Madagascar souhaite produire localement les semences de riz hybride au lieu de dépendre des importations. C’est dans ce sens que le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, de retour d’une mission officielle en Chine, annonce l’implantation sur la Grande île d’un centre de production de semences de riz hybride dans le cadre de la coopération avec la Chine. L’objectif est de produire localement les semences destinées aux agriculteurs, tout en menant des recherches sur des variétés adaptées aux conditions et aux réalités agricoles malgaches.
Avec ce nouveau centre, les autorités malgaches entendent réduire le coût d’accès aux semences hybrides pour les producteurs malgaches. “En produisant ici, le prix des semences sera plus accessible pour les agriculteurs”, souligne Mamitiana Rajaonarison. Mais l’objectif est aussi “de créer des emplois et de produire une grande quantité de semences”, explique le chef du gouvernement à sa descente d’avion à l’aéroport international d’Ivato.
Le dispositif doit notamment combiner les acquis de la recherche chinoise avec les variétés de riz existant dans le pays. La coopération envisagée doit ainsi s’appuyer sur les travaux menés en Chine dans le domaine du riz hybride. Lors de sa visite dans la province du Hunan, le Premier ministre indique avoir visité des parcelles de recherche de l’Académie des sciences agricoles du Hunan où deux chercheurs malgaches participent à des travaux de recherche.
Selon le Premier ministre, les variétés de riz hybride observées en Chine présentent des rendements pouvant atteindre jusqu’à 15 tonnes par hectare dans certaines conditions, contre environ 2 à 3 tonnes par hectare évoquées pour la production rizicole actuelle à Madagascar. Il a également cité différentes variétés présentant des caractéristiques adaptées à des conditions spécifiques, notamment à des terrains moins favorables à l’irrigation.
Le projet de centre de production de semences de riz hybride s’inscrit dans les discussions menées lors de la mission officielle du Premier ministre en Chine. Selon le communiqué de son bureau, cette mission a porté sur plusieurs domaines, dont l’agriculture, les technologies et le numérique, les transports, la recherche scientifique, la météorologie, les technologies satellitaires et la protection de l’environnement.
