La France va mettre une centaine de drones à la disposition des forces armées malgaches d’ici la fin de l’année 2026. Principalement destinés à la surveillance, à l’observation et à la reconnaissance, ces appareils doivent notamment renforcer la surveillance du territoire et des côtes malgaches. “Il y a 20 premiers drones qui vont arriver dans les jours qui viennent” et “80 drones supplémentaires arriveront dans la foulée”, indique Catherine Vautrin, ministre française des Armées et des anciens combattants, mardi à Ambohibao, au cours de la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre les deux pays sur l’utilisation des drones.
“Avant la fin de l’année 2026, il y aura une centaine de drones qui auront été mis à disposition des armées malgaches”, souligne la ministre. La coopération liée à ce volet prévoit également la formation de militaires malgaches au pilotage et à l’utilisation des drones.
Selon le Général Ely Razafitombo, les drones offerts par la France doivent être utilisés par différentes unités des forces armées, notamment dans les opérations de sécurisation contre les dahalo. L’objectif est notamment de réduire le temps nécessaire à la collecte du renseignement sur le terrain. “Si une personne va sur un lieu où se trouvent des dahalo, cela peut prendre une demi-journée ou une journée. Avec le drone, en quelques heures, on peut avoir tous les renseignements”, explique le ministre.
Mais les drones seront également affectés à la surveillance maritime. Le drone S330 ISR dont un prototype a été présenté mardi à Aerial Metric, à Ambohibao, doit notamment contribuer à renforcer le dispositif de surveillance des côtes dans le Sud de Madagascar, en appui au sémaphore de Fort-Dauphin. “Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, une grande partie du trafic maritime se déplace vers les routes du Sud. Il est donc important pour nous de surveiller les mouvements des navires dans la partie sud de Madagascar”, souligne le ministre des Forces armées.
Outre la dotation de drones, la coopération comprend un volet industriel et de formation. Les militaires malgaches participent aux différentes étapes du projet, de la fabrication à l’utilisation des drones.











