Un autre projet de dessalement d’eau de mer à l’étude. Madagascar signe un accord de partenariat avec la société chinoise Jiangsu Bangtec Huachuang Sci-Tech Co., Ltd pour étudier la mise en place d’unités de dessalement dans les régions du Sud. L’accord porte sur la réalisation d’études de faisabilité technique et économique du recours au dessalement pour produire de l’eau potable. Il s’agira de surtout de déterminer les solutions techniques adaptées aux besoins des zones concernées et d’en apprécier la viabilité économique.
Les travaux devront notamment examiner les dimensions environnementale et sociale du projet, ainsi que les conditions de mise en œuvre, de financement, de gestion et de maintenance des futures installations. Le partenariat a été signé par la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, avec l’entreprise chinoise présentée comme spécialisée dans les technologies de traitement et de dessalement de l’eau de mer. Les résultats devront notamment permettre de déterminer
“La réalisation d’infrastructures liées à l’eau est importante pour les autorités de la Refondation”, souligne le Colonel Thierry Rampanarivo, dans son discours lors de la cérémonie de signature. Il souligne que les études qui sont faites dans le Sud avec la société ne sont qu’un début, mais que “le projet devrait s’étendre à tout Madagascar”. Il assure également que Madagascar est ouvert à la collaboration avec toutes les entreprises privées pour les projets liés à l’approvisionnement en eau.
En août, Madagascar a déjà signé un accord avec une société chinoise pour l’implantation d’une usine de dessalement d’eau de mer à Tsiarangoty Ambovombe. Cette usine devrait produire jusqu’à 1 500m3 d’eau potable par jour et ravitailler plus de 75 000 personnes. Elle devrait par ailleurs être fonctionnelle dès janvier, avait encore rappelé le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, à New York lors de sa rencontre avec les membres de la diaspora malgache aux Etats-Unis.
Si l’on en croit le chef de l’Etat, l’installation de l’usine de Tsiarangoty sera prise en charge par l’entreprise que l’Etat malgache a sélectionnée pour l’exploitation future des réserves de bauxite de Manantenina. Le Colonel Michaël Randrianirina évoque une contrepartie parmi d’autres demandée par l’Etat malgache. Une autre contrepartie porte sur la construction d’un port à Manantenina.
