Catégorie : Économie

  • FISCALITE – Report du paiement des impôts trois mois après la réouverture des frontières pour le secteur tourisme et les entreprises franches

    FISCALITE – Report du paiement des impôts trois mois après la réouverture des frontières pour le secteur tourisme et les entreprises franches

    Antananarivo, 14 Décembre, 20h45 – Une mesure qui devrait soulager les acteurs du secteur tourisme et les entreprises franches. Le gouvernement vient de leur octroyer un autre deadline pour la déclaration et le paiement de certains de leurs impôts. Ces deux secteurs fortement impactés par la pandémie de Covid-19 auront jusqu’au 15 du troisième mois après l’ouverture des frontières pour se soumettre à ces obligations.
    ⭕Cette décision intervient alors que les acteurs du secteur tourisme venaient de demander l suspension du paiement des impôts, ou à tout le moins le report de leurs obligations fiscales. Ils avaient craint de devoir s’y soumettre alors que leurs activités n’ont toujours pas repris.
    ⭕Les autres secteurs, notamment celui du transport, doivent, pour leur part passer à la caisse. Selon un communiqué de la direction générale des impôts, l’échéance de déclaration et de paiement des impôts synthétiques et des impôts sur les revenus est fixée au 15 décembre pour les coopératives de transports urbains terrestres de personnes et de marchandise, Analamanga et Moramanga. Les opérateurs sur les transports national et régional, eux, ont encore jusqu’au 15 Janvier, soit le 15 du troisième mois suivant la reprise de leurs activités.

  • MALNUTRITION – 100 millions de dollars des Etats-Unis pour des aides d’urgence et des solutions à long terme contre l’insécurité alimentaire

    MALNUTRITION – 100 millions de dollars des Etats-Unis pour des aides d’urgence et des solutions à long terme contre l’insécurité alimentaire

    Antananarivo, 14 Décembre, 18h00 – Les Etats-Unis répondent à l’appel lancé par Madagascar. Michael Pelletier, leur ambassadeur à Madagascar, annonce ce lundi l’octroi de 10 millions de dollars d’aides d’urgence supplémentaires pour 167 000 habitants d’Androy et d’Atsimo Andrefana actuellement victimes de malnutrition et de sous-alimentation. Il fait également part de la mise en œuvre de deux projets à plus long terme destinés à aider Madagascar à « relever le défi de l’insécurité alimentaire ».
    ⭕Les deux projets, de 45 millions de dollars chacun, s’étalent sur cinq ans. Ils sont surtout destinés à mener des projets de développement pour garantir les besoins alimentaires de 279 000 personnes dans l’Atsimo Andrefana et l’Androy pour le premier, de réduire l’insécurité alimentaire qui guette 428 000 individus dans les régions de Vatovay-Fitovinany et d’Atsimo Atsinanana pour le deuxième.
    ⭕Ces aides américaines viennent en complément des 8300 tonnes de vivres que l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) a déjà envoyé dans le Sud depuis plusieurs mois, ainsi que les 2,5 millions de dollars de traitement déjà gérés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
    ⭕Les projets seront mis en œuvre par le Catholic Relief Service (CRS) et l’Adventist development and relief agency (Adra), « en coopération avec les autorités malgaches », précise l’ambassadeur américain.
    Photo : Présidence de la République

  • TRANSPORT AERIEN – L’Aviation civile de Madagascar publie la liste des autorités de délivrance des autorisation d’entrée à Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – L’Aviation civile de Madagascar publie la liste des autorités de délivrance des autorisation d’entrée à Madagascar

    Antananarivo, 14 Décembre, 16h00 – Les ressortissants malgaches et les étrangers résidant à Madagascar avec carte de résident valide n’ont plus besoin d’autorisation spécifique pour entrer sur le territoire malgache, du moins pour les cinq prochaines semaines. Alors que les frontières sont « temporairement » et « partiellement » ouvertes depuis le 12 Décembre jusqu’au 19 Janvier, les autorités malgaches allègent les procédures d’entrée à Madagascar, du moins pour ce qui concerne des documents à délivrer.
    ⭕Dans un communiqué publié ce lundi, l’Aviation civile de Madagascar (ACM) les invite juste à « prendre contact avec une compagnie aérienne opérant sur Madagascar pour une réservation directe ». Selon ce communiqué, ils peuvent, soit prendre les compagnie aériennes qui effectuent des vols spéciaux sur Madagascar, comme Air Madagascar, soit celles qui desservent Nosy Be par vols commerciaux, à l’instar de Air Austral, Ewa Air et Ethiopian Airlines.
    ⭕Contrairement aux touristes qui n’ont pas non plus besoin d’autorisation pour venir sur l’île aux Parfums, les Malgaches et les résidents peuvent quitter Nosy Be et rejoindre la Grande Terre. Par ailleurs, et saud changement, jusqu’au 19 Janvier, Air Madagascar prévoit environ une douzaine de vols en aller-retour entre Antananarivo-Paris et Paris-Antananarivo.
    ?Les passagers qui sont mandatés par des organisations internationales, des organisations non gouvernementales ou encore des ambassades, pour leur part, doivent adresser leur demande d’autorisation auprès du ministère des Affaires étrangères.
    ?Quant aux passagers ayant statut d’hommes d’affaires, d’investisseurs et de travailleurs titulaires d’une autorisation de travail délivrée par le ministère en charge du Travail, leur demande d’autorisation d’entrée à Madagascar doit être adressée au ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
    ?Les membres des familles des étrangers travaillant ou en mission à Madagascar doivent également demander des autorisations d’entrée sur le territoire malgache. Leurs demandes sont adressées au ministère dont relève le dossier de l’ayant-droit principal. Ainsi, dans le cadre d’un regroupement familial, les proches parents d’un investisseur doivent déposer leur demande auprès du ministère dont relève l’investisseur, le Mica en d’autres termes.

  • COMMERCE – Le Premier ministre annonce un contrôle du prix de la vanille sur le marché international

    COMMERCE – Le Premier ministre annonce un contrôle du prix de la vanille sur le marché international

    Antananarivo, 13 Décembre, 18h15 – « Nous avons fixé à 250 dollars le prix FOB de la vanille et nous nous y tenons ». Pour le Premier ministre Christian Ntsay, le prix de la vanille préparée à l’exportation ne doit pas être en-deçà du prix plancher fixé par le gouvernement. Il l’a encore rappelé vendredi lors d’une réunion du gouvernement avec les opérateurs de la filière. Et pour que le prix fixé par les autorités soit respecté, le chef du gouvernement annonce une collaboration aussi bien avec les services des douanes qu’avec les importateurs. « Un contrôle du prix devrait également être effectué sur le marché international », annonce Christian Ntsay à la sortie de la réunion.
    ⭕La nécessité de rapatrier les devises a également été évoqué au cours de la réunion entre les opérateurs du secteur vanille et le gouvernement. A entendre le chef du gouvernement cité par le communiqué de compte-rendu de la rencontre, « beaucoup de devises n’ont pas été rapatriées en 2017-2018 » alors que le secteur de la vanille est l’un des plus grands pourvoyeurs de devises du pays. « Des efforts doivent ainsi être faits dans ce secteur afin de redonner dela valeur à la monnaie malgache », souligne Christian Ntsay.
    ⭕Outre le prix FOB, le gouvernement a également fixé le prix local de la vanille préparée prête à l’exportation à 650 000 ariary le kilo. Dans la région de la Sava, pourtant, ce prix n’était plus qu’à 100000 ariary le kilo vers la fin du mois de Novembre, selon les collecteurs. Quelques semaines plus tôt, ce prix était encore autour de 250000 à 280000 ariary, ce qui était déjà très bas, poursuivent nos sources. La vanille verte, elle, s’était vendue autour de 50 000 ariary le kilo durant la campagne.
  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte en deuxième lecture le projet de loi de finances de 2021 ce samedi

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte en deuxième lecture le projet de loi de finances de 2021 ce samedi

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h45 – Une séance imprévue à l’Assemblée nationale. Les députés sont venus travailler ce samedi pour examiner puis adopter en deuxième lecture le projet de loi de finances de 2021. Ils ont rejeté les amendements apportés par le Sénat et ont « décidé de garder la version déjà adoptée par l’Assemblée nationale ». Ils ont ainsi maintenu la proposition du gouvernement de réduire à 5% la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le gaz domestique et de garder intact le budget du Sénat. Ils ont également maintenu leur proposition d’exonérer de TVA l’or acheté par la Banque centrale.
    ⭕L’ordre du jour initial adopté mercredi avait prévu que la deuxième lecture du projet de loi de finances ne devait avoir lieu que le 16 Décembre. Un rectificatif a été néanmoins apporté à l’agenda ces dernières 24 heures après que le Sénat a apporté des amendements au projet de budget. Après la deuxième lecture de l’Assemblée nationale , le texte devrait à nouveau revenir vers le Sénat.
    ⭕La Chambre haute, afin d’augmenter le budget consacré aux vaccins de routine avait, entre autres, proposé que le gaz domestique soit toujours soumis à une TVA de 20%. Il avait également suggéré une baisse du budget du Sénat qui, dans le projet de loi de finances de 2021, est à peu près égal à celui par le projet de loi de finances rectificatives de 2020.
    Photo : Assemblée nationale

  • AGRICULTURE – Des récoltes bradées faute d’infrastructures

    AGRICULTURE – Des récoltes bradées faute d’infrastructures

    Moyens de conservation inappropriés ou inexistants. Routes défoncées. Faute d’infrastructures pour écouler ou conserver leurs produits, les paysans sont souvent obligés de les vendre à perte. Pendant la période de récoltes, le kilo des pommes de terre peut descendre jusqu’à 150 ariary. Surtout quand la pluie est abondante et quand les routes sont quasiment impraticables.

    https://www.youtube.com/watch?v=FlLEu4eIUis

  • ENVIRONNEMENT – Les entreprises invitées à davantage d’engagement dans la lutte contre la pollution et le changement climatique

    ENVIRONNEMENT – Les entreprises invitées à davantage d’engagement dans la lutte contre la pollution et le changement climatique

    La lutte contre le changement climatique est un devoir commun. Les entreprises, dont les émissions polluantes en constituent l’une des causes sinon l’une des principales causes, sont invitées à inclure la dimension environnementale dans leur politique de responsabilité sociétale de l’entreprise ou RSE. Un aspect qui, pour le ministère de l’Environnement et du développement durable, implique que toute entreprise qui pollue doive rembourser.

  • COMMERCE – Les revendeurs se disent dans l’impossibilité de vendre le riz à 550 ar

    COMMERCE – Les revendeurs se disent dans l’impossibilité de vendre le riz à 550 ar

    Les mesures de contrôle du ministère du commerce ont du mal à produire les effets escomptés sur le prix du riz. Et pour cause, les vendeurs se disent dans l’impossibilité de baisser le prix sous peine de vendre à perte. Les agents du ministère multiplient depuis quelques semaines les descentes auprès des détaillants et grossistes.

     

  • FISCALITE – Un nouveau mode de calcul des impôts pour augmenter les salaires des travailleurs

    FISCALITE – Un nouveau mode de calcul des impôts pour augmenter les salaires des travailleurs

    Avec les nouvelles dispositions fiscales qui prévoient un mode de calcul progressif sur les impôts sur les revenus salariaux et assimilés, les travailleurs peuvent voir leur salaire augmenter jusqu’à 22500 ariary par mois. Cette modification de la modalité de calcul de l’Irsa est destinée à augmenter le pouvoir d’achat des salariés et à relancer la consommation, indique le projet de loi de finances de 2021.

  • EMPLOI – Le chômage des guides touristiques vivant près des aires protégées fait craindre une recrudescence des crimes environnementaux

    EMPLOI – Le chômage des guides touristiques vivant près des aires protégées fait craindre une recrudescence des crimes environnementaux

    Leur métier dépend essentiellement de l’affluence des touristes. Huit mois après les premières mesures de fermetures des frontières, les guides touristiques ne voient toujours pas le bout du tunnel. Ils ont perdu leur travail lors du confinement et sont actuellement dans une situation dramatique, signale la fédération nationale des guides touristiques. Aujourd’hui comme tous les métiers du secteur, ils espèrent un retour rapide des touristes pour éviter que la situation ne se dégénère.