Catégorie : Actualité

  • JUBILÉ – Sir David Attenborough, un siècle de passion au service de la biodiversité malgache

    JUBILÉ – Sir David Attenborough, un siècle de passion au service de la biodiversité malgache

    Lorsque l’Ambassade du Royaume-Uni à Antananarivo a réuni les acteurs de la conservation le 8 mai dernier, l’objectif dépassait la simple célébration diplomatique. En effet, il s’agissait de rendre hommage à l’héritage de Sir David Attenborough pour son centenaire. Cette commémoration, tenue à la résidence de l’Ambassadeur, baptisée pour l’occasion “Attenborough House”, a mis en lumière le lien indéfectible entre le célèbre naturaliste et la Grande Île. Si l’ambition est de célébrer un siècle de vie, elle souligne surtout l’importance cruciale de Madagascar qui, avec seulement 0,4 % des terres émergées, abrite près de 5 % de la biodiversité mondiale.

    Le parcours de David Attenborough à Madagascar est jalonné de moments historiques qui ont marqué la télévision mondiale. Dès 1960, il y tournait la série “Madagascar” pour son émission Zoo Quest, révélant pour la première fois aux yeux du public l’Indri, le plus grand des lémuriens vivants. Ce travail de pionnier s’est poursuivi des décennies plus tard avec son retour en 2011 pour une nouvelle série documentaire saluée à l’international. Pour Patrick Lynch, Ambassadeur du Royaume Uni à Madagascar, Sir David demeure une voix inspirante pour la protection d’un patrimoine naturel que le Royaume-Uni s’engage activement à préserver.

    Cependant, au-delà de l’hommage, la réalité de la conservation sur le terrain repose sur une coopération technique et financière intense. Le Royaume-Uni a déjà soutenu plus de 40 programmes à Madagascar, ciblant le renforcement des aires protégées et la préservation des paysages terrestres et marins. L’enjeu actuel est de transformer cette vision de protection en bénéfices concrets pour les communautés locales via des moyens de subsistance durables. Pour que cet héritage survive au siècle prochain, le défi reste de maintenir cette dynamique de collaboration entre le gouvernement malgache et ses partenaires internationaux afin de protéger ce sanctuaire unique de la nature.

  • EDUCATION – Le suivi scolaire passe à l’ère digitale avec le numéro unique d’identification pour chaque élève

    EDUCATION – Le suivi scolaire passe à l’ère digitale avec le numéro unique d’identification pour chaque élève

    Plus qu’une procédure de recensement. En attribuant un numéro unique d’identification scolaire des élèves malgaches, les autorités ne veulent pas se limiter à une opération statistique. Elles entendent également faciliter le suivi du parcours scolaire de chaque enfant, depuis le préscolaire jusqu’au lycée. Quel que soit l’établissement que l’élève fréquentera et quel que soit le niveau scolaire qu’il atteindra, il pourra toujours être identifié grâce à son NUIS, un identifiant individuel, permanent et sécurisé attribué à chaque élève.

    Selon le ministère de l’Education nationale, l’objectif sera d’enrôler 4,2 millions d’élèves provenant de 19 303 établissements scolaires publics et privés répartis dans 48 CISCO et 17 régions de Madagascar jusqu’au 12 juin, soit avant le départ des grandes vacances. La phase pilote qui a eu lieu dans la circonscription scolaire d’Atsimondrano a déjà permis de procéder à l’enrôlement numérique de 180 000 élèves issus de 792 établissements publics et privés entre mars et avril de cette année. Le lancement de la mise à l’échelle de l’opération s’est tenu ce 11 mai au Collège d’enseignement public d’Ambodifarihy, dans la Cisco d’Ambatolampy, région du Vakinankaratra.

    Le recensement numérique des élèves s’inscrit dans le cadre du projet Projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malgache (Prodigy). Il est réalisé par le ministère de l’Education nationale et l’Unité de gouvernance digitale, avec l’appui du Programme de réformes de l’administration (Prea). Il marque l’engagement du ministère en faveur de la modernisation de l’éducation et de l’amélioration de la qualité des données scolaires à Madagascar, à travers la digitalisation.

  • SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    Nairobi, 12 Mai, 7h30 – “Notre défi commun, Europe et Afrique? C’est de ne pas dépendre”. Le président français, Emmanuel Macron, expose sa vision Afrique – France devant la jeunesse africaine réunie en amont de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du Sommet Africa Forward 2026. Répondant aux discours aussi bien des dirigeants que des jeunes d’Afrique qui disent ne plus avoir besoin de l’aide de la France, il affirme vouloir des “partenariats d’égal à égal”.

     

    S’exprimant lundi à Nairobi lors de la séquence jeunesse “Future Makers”, Emmanuel Macron estime que l’Afrique a davantage “besoin d’investissements pour être plus souveraine”, plutôt que des relations où la France viendrait aider. Parce qu’elle “n’a plus totalement les moyens” et parce qu’en plus “cela crée plein de tensions à la maison”, explique-t-il. Mais au-delà, il s’agit aussi, pour la France et pour l’Europe d’investir au cœur du “continent le plus jeune au monde” et “qui a le plus de croissance au monde”.

     

    Il défend alors une coopération centrée sur la souveraineté technologique, énergétique et culturelle entre l’Afrique et l’Europe. Devant la jeunesse africaine qui a présenté ses “rêves”, ses “ambitions” et ce qu’elle est “déjà en train de faire”, le président français répond qu’“on a des investissements à faire, c’est intelligent pour vous, c’est bon pour nous, on le fait ensemble”. “Si nous travaillons ensemble, nous serons d’autant plus forts”, poursuit-il.

     

    Et l’enjeu, laisse-t-il entendre, c’est de réduire les dépendances vis-à-vis des grandes puissances technologiques. “Les solutions sont conçues aux États-Unis ou en Chine”, soulève-t-il, estimant que l’Afrique et l’Europe sont encore davantage des consommateurs que des producteurs dans plusieurs secteurs stratégiques. Il appelle ainsi à investir ensemble dans les infrastructures et l’énergie afin de bâtir “l’autonomie stratégique” des deux continents, mais aussi afin de défendre leur souveraineté.

     

    Mais la France n’entend pas limiter les investissements aux infrastructures, il insiste également sur la question de la formation et de la rétention des talents africains. Pour lui, les partenariats avec les universités africaines et l’accélération des investissements français dans ce domaine contribuent à créer du talent qui, espère-t-il, restera afin d’aider le développement du continent. Car l’idée est aussi que la jeunesse africaine réussisse “parce que c’est bon pour la France et pour l’Europe”. “Si vous échouez, votre jeunesse quittera, on aura plein de tensions migratoires”, reconnaît-il, ajoutant surtout que “si vous échouez, on n’a aucune chance”.

     

    Emmanuel Macron est d’autant plus optimiste qu’il dit avoir senti chez la jeunesse africaine un “panafricanisme positif” qui “veut juste conquérir tout, bâtir son continent, soulever ses défis, attirer les investissements du monde entier”. Et cela, assure-t-il, fait que la France veuille “investir à vos côtés parce qu’on est sûrs que ça va marcher et que l’histoire africaine est une grande histoire”.

  • ASSAINISSEMENT – Procédure d’abrogation d’agréments déjà enclenchée pour 366 “fausses” entreprises franches

    ASSAINISSEMENT – Procédure d’abrogation d’agréments déjà enclenchée pour 366 “fausses” entreprises franches

    Un grand ménage réglementaire engagé. Avec seulement 279 sociétés opérationnelles sur 737 agréées comme entreprises franches depuis 1990, les autorités travaillent sur la procédure d’abrogation d’agréments pour les 366 resquilleurs qui ne justifient plus d’aucune activité répondant à ce régime. Une disposition rapportée dans le Rapport d’assistance technique sur le Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption de Madagascar, fait par le Fonds monétaire international (FMI).

    Le régime fiscal malgache offre un panel d’incitations attractives pour stimuler les secteurs stratégiques, notamment à travers le statut de zone franche. Ce régime octroie notamment une exonération d’Impôt sur les Revenus (IR) pouvant atteindre dix ans, suivie d’un taux préférentiel de 10 %, comme rappelé dans ce document.

    Outre des réductions d’impôt pour investissement allant jusqu’à 25 % et des exonérations de taxes foncières sur les nouvelles constructions, le Code des impôts prévoit un crédit d’impôt de 20 % pour les investissements dans des secteurs clés comme l’industrie, l’agriculture ou les énergies renouvelables. Ce dispositif est complété par des avantages douaniers spécifiques régis par les codes minier et pétrolier, renforçant ainsi la compétitivité des grands projets d’investissement.

    Les ZEF sont par ailleurs exonérées de TVA en matière d’importation. Elles bénéficient d’un remboursement de crédit de TVA pour les achats locaux. Pour ce qui est de leurs ventes à l’exportation, elles sont soumises au taux de 0 pourcents, poursuit le FMI.

    Interrogé sur la situation de ces « fausses » entreprises franches, le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison avait indiqué que certaines entreprises bénéficient indûment de ce régime alors qu’elles ne devraient pas y être éligibles. Ce membre du Gouvernement révèle que des abus ont été constatés. « Certaines sociétés jouissent du statut de zone franche sans en remplir les critères. Par conséquent, elles importent des marchandises en franchise de droits et taxes pour les revendre ensuite sur le marché local. Ces pratiques sont inacceptables », prend-il comme exemple.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison se dit convaincu que l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et le ministère de l’Industrie collaborent déjà étroitement pour examiner cette situation de près. Dans son rapport, le FMI annonce que les agréments pour les 366 entreprises indiquées plus haut font en ce moment l’objet d’une procédure d’abrogation, dont 325 à abroger par décret et 41 attestations à retirer par l’EDBM.

  • TRANSPORT AERIEN : Rado Rabarilala nommé directeur général de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN : Rado Rabarilala nommé directeur général de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 11 Mai, 20h15- Un commandant de bord aux manettes de Madagascar Airlines. Le Conseil d’administration de la compagnie nationale choisit Rado Mamisoa Rabarilala au poste de Directeur Général, lundi.

    La décision a été officialisée en interne dans l’après-midi après la réunion des membres du conseil d’administration de Madagascar Airlines, ceux d’Air Madagascar ou encore ceux de Tsaradia, dans la matinée à Ivato. La décision s’inscrit dans la stratégie de redressement du secteur aérien national, selon la communication en interne des membres des conseils d’administration.

    Rado Rabarilala, avec le soutien des représentants du personnel, avait réclamé le départ de l’ancien directeur général de Madagascar Airlines, Thierry de Bailleul, dénonçant l’opacité entourant la fin du mandat initial de ce dernier en juillet 2025. Le DG sortant avait présenté sa démission, ouvrant la voie à la nomination d’un directeur général par intérim.

    Mais le DG par intérim avait été soupçonné d’implication dans une affaire intéressant la justice. Ce qui a conduit le Conseil d’administration à nommer un dirigeant responsable (Accountable Manager), et à renforcer la direction collégiale.

    Rado Rabarilala, alors délégué du personnel, avait fait partie des leaders du mouvement de grève du personnel d’Air Madagascar qui avait duré près d’un mois en 2015, pour contester les dirigeants de la compagnie et de leurs décisions à l’époque. Ses différends avec la compagnie ne s’étaient pas estompés après l’accord conclu entre les grévistes et la nouvelle direction d’Air Madagascar. Il avait fait partie des employés licenciés, débouchant sur une longue bataille juridique qu’il a engagée pour sa réintégration. Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts pour la société d’Etat.

    La nomination de Rado Rabarilala à la tête de Madagascar Airlines se déroule dans le contexte d’un processus de “retour progressif d’Air Madagascar”. Herizo Andrianavalona Ramanambola, ministre des Transports et de la météorologie, avait évoqué une période de six mois pour les opérations conduisant à ce “retour progressif”. Le membre du gouvernement avait assuré de l’existence d’un plan de redressement de la compagnie aérienne.

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar projeté à plus de 2,2 milliards de dollars en 2026, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar projeté à plus de 2,2 milliards de dollars en 2026, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    Le déficit commercial de Madagascar devrait s’accentuer pour atteindre -2 276,2 millions de dollars cette année, contre -2 036,3 millions de dollars en 2025. Cette dégradation, qui représente 10,1% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, est exposée dans le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), présenté la semaine dernière.

    Selon les projections de la BFM, le creusement de ce déficit résulterait principalement de l’intensification des importations de biens d’équipement et d’intrants, leviers essentiels pour soutenir la relance économique prévue. Elle reflète ainsi l’accélération massive des importations de ce biens, indispensables pour alimenter les moteurs de la croissance.

    Le déficit commercial constitue le principal composant du déficit du compte courant, estimé à -1 687,6 millions de dollars, lequel retrace l’ensemble des transactions réelles de Madagascar avec le reste du monde. Il est partiellement compensé par les transferts courants que sont les dons, les aides et les envois de fonds de la diaspora qui s’élèvent à plus de 1,2 milliard de dollars.

    En proportion de la richesse nationale, le déficit commercial représenterait donc -10,1 % du PIB. Bien que le montant en dollars augmente, le poids relatif par rapport au PIB s’améliorerait légèrement, après s’être établi à -10,5 % en 2025.

    La BFM livre pour le moment des prévisions. Selon ses données provisoires, le déficit commercial de Madagascar au premier trimestre s’élevait à -496,2 millions de dollars, soit -2,2 % du PIB. Une amélioration nette par rapport aux -615,8 millions enregistrés à la même période l’année précédente est cependant rapportée.

    Cette performance durant les trois premiers mois de l’année repose sur un “effet de ciseaux” favorable. D’un côté, les exportations de Madagascar avaient bondi de 8,0 % (616,3 millions de dollars) grâce à l’envolée du girofle et au redressement de la vanille. De l’autre, les importations ont reflué de 7,5 %, portées par une baisse des achats de riz et une appréciation de l’ariary qui a allégé la facture globale, indique la BFM.

  • TAUX DE CHANGE – Appréciation à deux chiffres de l’ariary face à l’euro au premier trimestre

    TAUX DE CHANGE – Appréciation à deux chiffres de l’ariary face à l’euro au premier trimestre

    L’ariary avait affiché une nette progression, en s’appréciant de 10,7% face à l’euro au cours du premier trimestre de 2026. D’après les derniers chiffres de la direction des Opérations monétaires de Banky foiben’i Madagasikara (BFM), la monnaie unique européenne était passée de 5 309,31 MGA en début d’année à 4 726,29 MGA fin mars.

    La tendance est similaire, vis-à-vis du billet vert, avec un gain de 8,9 %. Le cours du dollar ayant reculé de 4 579,78 MGA à 4 166,36 MGA. Le marché des changes malgache clôture ainsi le premier trimestre 2026 sur une note de fermeté marquée pour la monnaie nationale

    La BFM explique en partie ce resserrement des parités par la vigueur du dollar face à l’euro sur le marché international. Le taux de change EUR/USD avait glissé de 1,17 à 1,15 durant la période sous revue. Au niveau local, cette solidité de l’ariary est portée par l’afflux de devises issues des recettes d’exportation du trimestre précédent, ainsi que par les décaissements liés aux grands projets de développement à Madagascar.

    Mais techniquement, cette performance s’est également jouée dans un contexte international volatile, fortement influencé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent sur la parité Euro/Dollar. Localement, la Banque Centrale était restée active sur le Marché interbancaire des devises (MID). L’autorité monétaire avait multiplié les interventions d’achat et de vente, notamment en mars, afin de lisser les fluctuations et maintenir cette dynamique de renforcement de l’ariary.

    La présidence de la refondation de la République avait récemment salué la consolidation de l’ariary face aux principales devises de réserve. Tout en exprimant sa satisfaction, elle avait encouragé la BFM à poursuivre ses interventions pour pérenniser ces acquis et prémunir l’économie nationale contre l’instabilité des marchés mondiaux. Le Gouverneur de la Banque Centrale, Aivo Andrianarivelo, avait alors expliqué de son côté que cette performance résulte de la dynamique propre au MID. Il a d’ailleurs précisé que la BFM ne se fixe aucun objectif de change prédéfini, en indiquant que l’évolution de la parité reste strictement dictée par les mécanismes du marché.

  • L’Etat cherche l’entreprise qui assurera l’opérationnalisation, la gestion et l’exploitation de la gare routière d’Amoronakona

    L’Etat cherche l’entreprise qui assurera l’opérationnalisation, la gestion et l’exploitation de la gare routière d’Amoronakona

    L’Etat avance dans ses démarches devant permettre l’entrée en service de la gare routière d’Amoronakona. L’appel à manifestation d’intérêt relatif à la mise en concession de cette infrastructure a été publié dimanche par l’Agence des transports terrestres (ATT), autorité de tutelle. Il s’agit de trouver l’entreprise ou le consortium qui sera chargé de l’opérationnalisation, de la gestion et de l’exploitation de cette infrastructure.

    Les personnes intéressées sont ainsi invitées à soumettre leur dossier avant le 8 juin 2026. En visite sur place la semaine dernière, le ministère des Transports et de la météorologie avait indiqué souhaiter que la gare puisse fonctionner avant le 26 juin 2026. L’objectif est, entre autres, d’y transférer les coopératives de taxi-brousse opérant sur la route nationale RN 7 et sur la RN2 et dont une bonne partie est actuellement stationnée du côté du Fasankarana.

    Le ministère, à travers l’ATT, affiche ainsi sa volonté d’avancer malgré le refus de certaines coopératives à quitter l’ancienne gare routière. Dans son communiqué après la visite du ministre Herizo Andrianavalona Ramanambola, il avait déjà signalé que “nous allons lancer l’appel à manifestation d’intérêt très vite parce que les transporteurs se sont dit prêts à venir travailler sur ce site”.

    Pour les autorités, cette mise en concession vise à améliorer l’accès des usagers à des infrastructures de transport “modernes, sûres, sécurisées et conformes aux normes en vigueur”, dans le cadre de la mise en place d’un réseau de transport terrestre de référence à Madagascar. Les candidats intéressés doivent ainsi justifier d’expériences dans la gestion des infrastructures publiques ou privées, la gestion administrative, financière et des ressources humaines, ainsi que dans la gestion des parcs roulants.

    Si le projet du ministère des Transports et de la météorologie aboutit, la gare routière devrait être fonctionnelle huit ans après que les travaux de construction ont été achevés. Snobée par l’équipe d’Andry Rajoelina depuis son retour au pouvoir en 2019, celle-ci est restée déserte pendant huit ans, à la grande satisfaction de certaines coopératives qui n’avaient pas voulu changer leur habitude ni celle de leurs clients.

  • ACCÈS AUX CRÉDITS – Le taux d’intérêt à 18 % jugé “insoutenable” pour les secteurs productifs par le ministre de l’Économie

    ACCÈS AUX CRÉDITS – Le taux d’intérêt à 18 % jugé “insoutenable” pour les secteurs productifs par le ministre de l’Économie

    La rentabilité actuelle de la majorité des entreprises ne permet pas de couvrir le coût du crédit. Avec des taux d’intérêt débiteurs, dépassant en moyenne 18 %, se pose la question de la viabilité des investissements. Pour le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, les secteurs capables de dégager un taux de rentabilité suffisant pour couvrir un tel coût du capital sont rares. Cette analyse a été livrée vendredi dernier, alors que ce membre du Gouvernement s’exprimait sur les enjeux de la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires.

     

    Le coût du crédit aux entreprises atteint ainsi un seuil critique, avec des taux d’intérêt débiteurs s’élevant en moyenne à plus de 18%. Le ministre Herinjatovo Ramiarison estime que ce niveau de coût du capital dépasse largement la capacité de rendement des secteurs productifs, rendant l’investissement quasi prohibitif. Il soutient que si les activités spéculatives ou commerciales peuvent s’en accommoder, les secteurs productifs, tels que l’agriculture ou l’industrie, se heurtent à une réalité économique où les rendements excèdent rarement 5 % à 7 %.

     

    Dans ces conditions, l’application d’une taxe supplémentaire de 20 % sur les intérêts s’apparente à une barrière infranchissable pour l’investissement. Le contexte macroéconomique a d’ailleurs radicalement évolué depuis la conception initiale de cette taxe, explique le Grand argentier. Si une telle mesure pouvait être envisagée lorsque le taux directeur stagnait autour de 5 %, elle devient contre-productive alors que la Banque Centrale, engagée dans une lutte rigoureuse contre l’inflation, a relevé ce taux à 12 %, note-t-il.

     

    Herinjatovo Ramiarison admet néanmoins que ce resserrement monétaire décidé par la Banque centrale est nécessaire pour la stabilité des prix. Toutefois, il renchérit mécaniquement le crédit pour le secteur privé. Aussi, superposer une pression fiscale accrue à une politique monétaire déjà restrictive risque de créer un environnement hostile à toute stratégie d’industrialisation ou de production nationale.

     

    La suppression de la TVA sur les intérêts bancaires, une mesure actuellement suspendue en raison de son caractère insoutenable pour le tissu entrepreneurial, est déjà envisagée par le ministère de l’Économie et des finances. Mais la décision finale repose sur la validation du Parlement.

     

    Le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo avait d’ailleurs accueilli favorablement cette annonce faite par le ministère des Finances, en confirmant que l’application de la TVA sur les intérêts renchérissait de manière excessive le coût du crédit. Toutefois, il souligne que la levée de ce verrou fiscal n’est qu’une étape. Pour véritablement stimuler l’octroi de crédits et soutenir les entreprises performantes, un chantier de simplification doit être ouvert sur la formalisation des garanties. Les frais d’enregistrement des dossiers de sûreté représentent par exemple aujourd’hui un coût transactionnel prohibitif pour les bénéficiaires.

  • CIRCULATION – La Mairie d’Antananarivo annonce une réouverture partielle et temporaire de la route à Anosy pour les festivités de l’Indépendance

    CIRCULATION – La Mairie d’Antananarivo annonce une réouverture partielle et temporaire de la route à Anosy pour les festivités de l’Indépendance

    Une suspension des travaux à prévoir du côté d’Anosy. La Commune urbaine d’Antananarivo annonce ce dimanche que la route à Anosy sera partiellement ouverte avant le 26 juin et devrait à nouveau être fermée après les célébrations de la fête nationale. Les travaux qui y sont menés dans le cadre du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo seront ainsi suspendus le temps des festivités. Une fois les fêtes terminées, “la route sera de nouveau fermée afin de poursuivre les travaux”, souligne le communiqué de la CUA.

     

    Cela fait quelques semaines que la circulation est perturbée du côté d’Anosy et de Mahamasina, notamment devant le commissariat de police du 5ème arrondissement. Des travaux de mise en place de canaux d’évacuation y sont en cours dans “l’objectif d’améliorer la gestion des eaux pluviales et des eaux usées afin de prévenir les inondations de manière durable”, comme le souligne la CUA. la coupure de la circulation sur cet axe a créé d’importants embouteillages autour d’Anosy, d’Ambohidahy et de Mahamasina ces dernières semaines, au grand dam des usagers de la route.