La lèpre est une maladie qui peut désormais se soigner. Les malades peuvent donc rentrer chez eux une fois guéris. Sauf que ce n’est pas toujours le cas. Les anciens lépreux préfèrent parfois rester là où ils ont été soignés. Parce qu’ils restent exclus de la société. Ou parce qu’ils sont trop pauvres pour rentrer chez eux. Manakavaly est l’un de ces villages où on peut encore trouver les lépreux. L’histoire de la prise en charge de la lèpre et des lépreux racontée par le Dr Bertrand Cauchoix, médecin-conseiller et représentant à Madagascar de la Fondation Raoul Follereau, et par Helihanta Rajaonarison, présidente et fondatrice du Musée de la photographie.
Catégorie : Actualité
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SANTE – Quand la pauvreté maintient les anciens lépreux en léproserie
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INFRASTRUCTURES – La partie Nord du projet Miami à Toamasina, symbole de la solidarité selon les autorités, en cours de finition, indique le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat
Antananarivo, 3 Octobre, 15h30 – « Toamasina s’impatiente, même ceux qui n’ont pas cru à la réalisation du projet ». A en croire le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, les travaux d’aménagement de la partie Nord du projet Miami à Toamasina sont en cours de finition. « Une visite de travail a été effectuée sur place par le président de la République avec le SENVH pour constater l’avancement de la finalisation des travaux et pour donner les consignes liées aux travaux de finition », communique le ministère sur sa page Facebook.
Selon toujours le SENVH, une séance de travail a eu lieu juste après cette visite pour discuter du démarrage de l’aménagement de la partie Sud du projet et de la mise en place des éléments qui distingueraient le site. L’idée est de « faire mieux que ce que l’on voit à l’étranger », indique encore le ministère. Pour celui-ci, le projet Miami traduit l’état d’esprit du président de la République. « Le président Rajoelina est ainsi, tout ce qu’il dit, il réalise », écrit-il.
Au-delà du site, le chef de l’Etat voit surtout en ce lieu le signe et le symbole de l’amour réciproque entre les dirigeants et la population. « Nous sommes liés, personne ne peut passer outre cet amour », a déclaré Andry Rajoelina durant le discours d’inauguration de la rue en pavé à Ankirihiry, Toamasina. Il indique que « c’est pour manifester cet amour réciproque que le défi de créer un endroit agréable a été lancé ». « Cet endroit, nous l’appelons Miami », ajoute-t-il. « Certains ont pensé qu’il s’agit de Miami comme aux Etats-Unis, mais le Miami que nous mettons en place est un Miami Malagasy, Miray hina ary mifankatia (Solidaires et amicaux) ».
Pour le président de la République, le projet Miami sera connu dans tout Madagascar quand il sera achevé. Le nom du projet, qu’il a développé par « Miray hina ary mifankatia » sera transmis à tous les Malgaches, indique-t-il, car « il faut être solidaires et s’aimer les uns les autres ».Photo : Secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat
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VOYAGE – Nosy Be reçoit 700 touristes en provenance de l’Europe de l’Est en une semaine, l’Office du tourisme évoque un pic des visites depuis la reprise des activités
Antananarivo, 3 Octobre, 13h52 – Une fin de semaine riche à Nosy Be. L’île aux parfums a reçu plus de 700 touristes en provenance de l’Europe de l’Est en moins d’une semaine. Vendredi, ce sont 357 passagers venant de la Pologne qui ont débarqué à l’aéroport de Fascène à bord d’un vol de Neos Air. Dimanche, la même compagnie a transporté 349 passagers provenant de la République Tchèque. « Ces visiteurs resteront dans l’île pour une semaine », indique l’Office régional du tourisme de Nosy Be.
A en croire Geraldo Didien Randrianjafinirina, responsable de l’Office régional du tourisme de Nosy Be, ces arrivées sont « le résultat d’une activité de promotion de l’île au parfum auprès de la clientèle de l’Europe de l’Est ». « Nous nous sommes rendus compte que l’Europe de l’Est est un marché que nous pouvons également exploiter », poursuit-il, soulevant qu’il s’agit du pic des visites sur l’île aux parfums depuis la réouverture des frontières.
L’Office régional du tourisme de Nosy Be espère que l’arrivée de ces touristes contribuera au redémarrage de l’économie de l’île qui dépend presque entièrement de ce secteur. Il espère également rehausser le niveau de compétitivité de Madagascar par rapport aux autres destinations dans l’Océan indien.
Outre les plus de 700 touristes arrivés en fin de semaine, Nosy Be accueille aussi depuis dimanche 17 tours opérateurs émetteurs dans le cadre de l’éductour organisée par le ministère du Tourisme et l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM). Ces professionnels viennent notamment de France, de La Réunion, de Pologne, de Nigéria, de Hongrie et d’Afrique du Sud.Photo : Office régional du tourisme de Nosy Be
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SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Pharmalagasy prévoit des collaborations avec des partenaires indiens, égyptiens et marocains pour produire des médicaments génériques
Antananarivo, 3 Octobre, 12h02 – Pharmalagasy envisage de se lancer dans la fabrication de médicaments génériques. Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, la société d’Etat indique être « en train d’élaborer des projets de joint-ventures et de transfert de technologie avec des partenaires provenant de l’Inde, de l’Egypte et du Maroc afin de pouvoir produire des médicaments utiles aux Malgaches au quotidien ». Elle parle, entre autres, de médicaments comme « le paracétamol, la vitamine C ou les médicaments contre les maux de ventre ». « L’objectif est d’atteindre les objectifs fixés par le président de la République de produire localement les médicaments qui répondent aux besoins des Malgaches en termes de santé », précise-t-elle.
En attendant la conclusion de ces partenariats, la société d’État dit continuer la production d’une douzaine de médicaments et de compléments alimentaires. Selon Pharmalagasy, il s’agit de produits pour la mémoire, de fortifiants, de remèdes contre les problèmes de tension ou pour aider à la digestion. Lors d’une rencontre avec la presse la semaine dernière, le directeur général de la société a évoqué un partenariat avec l’association des tradipraticiens Fitrama pour la distribution de ces produits.
Pour ce qui est du CVO+, son principal produit, Pharmalagasy indique avoir réduit la production et la vente. « Ce qui a entraîné des difficultés dans le fonctionnement de l’entreprise qui n’a cependant pas cessé de chercher des solutions », souligne-t-il.Photo : Présidence de la République
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CONNECTIVITÉ – Les réseaux routiers de Madagascar parmi les moins développés du monde, avec 17 millions de résidents ruraux enclavés, selon le rapport annuel 2022 de la Banque mondiale
Antananarivo, 2 Octobre, 18h21 – De grands chantiers en perspective. « Madagascar possède l’un de réseaux routiers les moins développés du monde », constate la Banque mondiale dans son rapport annuel 2022 publié vendredi. Et pour cause, « la densité routière du pays n’est que de 5,4km pour 100km2 de superficie, ce qui laisse environ 17 millions de résidents ruraux enclavés », note-t-elle. Elle souligne que « la plupart des routes sont en mauvais état, ce qui les rend très vulnérables aux cyclones ».
En 2018, Madagascar se classait 127ème sur 141 pays en termes de connectivité routière, selon le rapport sur la compétitivité mondiale en 2019. La Société financière internationale (SFI) estimait de son côté dans son diagnostic du secteur routier que 58% seulement des malgaches vivent dans des zones où les produits agricoles peuvent être acheminés à des prix de transport abordables, soit moins de 10 dollars par tonne. Le reste de la population, soit 42%, doit subir des coûts de transport pouvant atteindre 34 dollars par tonne. L’étude diagnostic sur l’intégration du commerce (EDIC) actualisé avait notamment pointé que les chauffeurs routiers surchargent souvent leurs camions pour augmenter leurs revenus, aggravant la détérioration des routes.
Le mauvais état du réseau routier pèse également sur le potentiel de croissance du secteur du tourisme, d’après ce diagnostic de la SFI. « Les voyages par route, lorsqu’ils sont possibles, sont souvent extrêmement longs, dangereux et inconfortables pour les touristes », expose cette institution financière. « Plusieurs sites touristiques sont inaccessibles pendant la saison de pluies », ajoute-t-elle.
La Banque mondiale estime alors que les nouvelles routes changent de vie à Madagascar, en prenant l’exemple du tronçon de 40 km de la route nationale 44 (RN44) qui a récemment été réhabilité. L’achèvement de la réhabilitation ce cette route nationale ainsi que la RN12A bénéficiera à 600.000 personnes et réduira les temps de trajets de deux tiers, indique l’institution de Bretton Woods. Ce projet de connectivité pour l’amélioration des moyens de subsistance en milieu rural, financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque mondiale devra également améliorer l’accès routier à 125 écoles et 45 centres de santé.
La Banque mondiale indique « aider le gouvernement à développer le secteur des transports à long terme » dans son rapport annuel. Ses investissements sont destinés aux communautés les plus vulnérables ainsi qu’à celles qui sont touchées par l’insécurité alimentaire, afin de leur fournir un accès et une connectivité indispensables, tout en améliorant leur résilience aux chocs climatiques, conclut-elle.
Dans le cadre de cet appui, la Banque mondiale a signé en Avril le financement du projet « connecter Madagascar pour une croissance inclusive » qui consiste à réhabiliter les 400km de la route nationale (RN) 10 reliant Andranovory à Ambovombe, à réhabiliter et revêtir de bitume les 100km de la RN31 reliant Mangoaka et Bealanana, ainsi qu’à entretenir 500 km de routes locales. Ce projet est financé à hauteur de 400 millions de dollars, dont 200 millions de dollars sous forme de dons et 200 millions de dollars de prêts. -

RESSOURCES HALIEUTIQUES – Fermeture de la pêche aux langoustes jusqu’en fin Décembre 2022 pour les régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, de Sava, de Diana, de Sofia, de Boeny, de Melaky, de Menabe et d’Atsimo Andrefana
Antananarivo, 2 Octobre, 11h23 – Il n’y aura pas de langoustes fraîches à consommer dans les régions ou en provenance des régions de l’Ouest, du Nord et du Nord-Est du pays dans les trois prochains mois. Selon un communiqué publié samedi par le ministère de la Pêche et de l’économie bleue, « la pêche, la mise en vente, la vente, l’achat, le transport et le colportage des langoustes sous toutes formes sont prohibés à partir du 1er Octobre à 00h jusqu’au 31 Décembre 2022 à 23h59 dans les régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, de Sava, de Diana, de Sofia, de Boeny, de Melaky, de Menabe et d’Atsimo Andrefana ».
Les langoustes que détiennent en stock les sociétés de pêche, collecteurs, poissonneries et autres revendeurs doivent être déclarés au plus tard le 10 Octobre auprès de la direction régionale de la Pêche et de l’économie bleue concernée, poursuit le ministère dans son communiqué. Pour trouver des langoustes fraîches, durant cette période, il faut aller du côté des régions d’Androy, d’Anôsy, d’Atsimo Atsinanana, de Vatovavy, et de Fitovinany. Pour ces régions, le décret modifiant la taille et les périodes d’exploitation des langoustes indique que la pêche ne devrait être fermée qu’à partir du 1er Janvier à 00h et cela jusqu’au 31 Mars à 23h59.Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage



