Avant de devenir pharmacien et se tenir en blouse blanche derrière un comptoir, accueillir les clients pour leur donner des conseils ou leur fournir des médicaments, il faut entreprendre de longues études en pharmacie. Le cursus n’est pas des plus simples, et Madagascar ne délivre que 25 diplômes de pharmacien par promotion sur les milliers de candidatures reçues chaque année par la Faculté de médecine mention pharmacie. Découvrez les étapes à franchir pour être parmi ces 25 élus, avec Elodie Corban Duvale Solofomalala, étudiante en pharmacie à l’université d’Antananarivo.
Catégorie : Actualité
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ETUDES SUPÉRIEURES – Les étapes à franchir pour devenir pharmacien
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SANTE PUBLIQUE – 399 pharmaciens dans tout Madagascar selon l’Ordre national des pharmaciens
Antananarivo, 26 Septembre, 17h25 – Très peu de pharmaciens sur la Grande île. A en croire les statistiques émanant de l’Ordre national des pharmaciens de Madagascar (ONP), le pays compte en tout 399 pharmaciens pour 25 millions de malgaches. La majorité de ces pharmaciens, soit 140, sont regroupés dans la région Analamanga. Outre l’Analamanga, les régions Atsinana (23), Diana (19), Vakinankaratra (16) et Sava (14) figurent parmi les régions où l’on trouve le plus de pharmaciens. Les autres régions enregistrent moins de 10 pharmaciens en tout, dont un dans le Melaky, un dans le Bongolava, un dans le Vatovavy et aucun dans la région Androy.
A en croire les explications de Faly Rakotoson, responsable auprès de l’ONP lors de la célébration de la journée mondiale des pharmaciens le samedi 24 Septembre, cette situation vient du fait que « la mention pharmacie a été créée il y a 10 ans dans la Grande île ». « Auparavant, les Malgaches devaient poursuivre des études à l’étrangers pour devenir pharmaciens », regrette-t-il. Par ailleurs, la mention pharmacie au sein de la faculté de médecine ne délivre que 25 diplômes chaque année sur les milliers de candidatures qu’elle reçoit.
Pour pallier ce problème, l’ONP indique travailler de près avec le ministère de la Santé publique pour accélérer l’intégration des nouveaux diplômés dans le tableau de l’ordre, faute de quoi, ils ne peuvent pas exercer le métier de pharmacien. « Cette initiative permet de compléter rapidement le nombre de pharmaciens », explique encore Faly Rakotoson. -

MUSIQUE – Un concert XXL au CCEsca pour marquer les 60 ans de scène de Salomon
Antananarivo, 26 Septembre, 15h30 – Un concert aussi grand que ses 60 ans carrière. A 80 ans, Salomon n’a rien perdu de sa superbe. Pour fêter ses 60 ans de scène, l’artiste a offert à ses fans un concert de quatre heures avec pas moins de 45 chansons interprétées par ses soins et sa bande. Son timbre légendaire, qui n’a pris aucune ride, a fait une nouvelle fois frissonner le CCEsca et le public, qui en a demandé, a été servi.
⭕ »Pao-tsatroka hoan’i Salomon », le titre donné au concert n’a pas menti. Le concert de quatre heures a réellement été un hommage et un voyage à travers la carrière du chanteur. « Hary Elatra », »Ny famataranandrotsika », Ny maraina », Tiako ianao », et bien d’autres encore, toutes ses plus grandes chansons ont été interprétées par ses soins ou par un de ses complices du jour, pour ne citer que sa petite fille Harena qui a hérité du talent de son grand-père.
⭕Salomon a aussi chanté en duo, en trio ou en quatuor avec ses compagnons de route d’autrefois ou d’aujourd’hui comme Lisa Raseta, Lily, Liliane ou encore son fils Hery également batteur lors du concert. Il a aussi chanté une chanson avec sa femme Mama Lala qui n’a pas manqué d’émouvoir le public.
⭕Avec Luc et Gothlieb à la place de Romule et Gaby, Salomon a aussi revisité ses années « Kintana Telo ». Une dizaine de chansons Ba gasy, accompagnées uniquement par le piano de Zozo, toujours aussi précis et généreux.
⭕Clou du spectacle, l’arrivée de Voahirana en tant qu’invitée surprise. « Sady taviny no volony », plaisante Salomon sur la chanteuse qui enchantera le public avec, entre autres, » Rehefa tia » de Henri Ratsimbazafy. En duo, les deux artistes reprennent la chanson » Veloma », avant dernière chanson du concert avant que la bande toute entière ne conclue le spectacle avec le légendaire « Asakasakareo ».
⭕Après 60 ans de scène, Salomon n’est pas encore prêt de déposer son micro. L’ancien fonctionnaire lancé par Naly Rakotofiringa sera là pour encore un bout de temps et de toute façon sa relève est assurée. -

JIRAMA – Une nouvelle centrale thermique d’une capacité de production de 105 Mégawatts sera opérationnelle en Juin 2023 à Ambohimanambola, selon Solo Andriamanampisoa
Antananarivo, 26 Septembre, 15h12 – Un projet pour accroître la production d’électricité au niveau du réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). La compagnie de production et de distribution de l’électricité et de l’eau (Jirama) prévoit de mettre en service une nouvelle centrale thermique à Ambohimanambola afin d’accroitre la production d’électricité sur le RIA. La centrale pourra produire 105 MW, dévoile Solo Andriamanampisoa, président du conseil d’administration de la compagnie, à en marge de la « Semaine du génie électrique » à l’Ecole supérieure polytechnique de Vontovorona ce lundi.
La construction de la centrale a déjà commencé, selon les explications du PCA. « Comme vous pouvez le voir, l’édification des bâtiments est déjà en cours afin de pouvoir accueillir les nouveaux groupes thermiques qui sont en train d’être acheminés à Madagascar en ce moment », développe Solo Andriamanampisoa. Il indique que l’infrastructure sera achevée en Juin 2023.
Cette nouvelle centrale qui sera installée à Ambohimanambola appartient à l’Etat malgache, précise le PCA de la Jirama. Avec cette infrastructure, la production de ce site se verra doublée. Actuellement, en ne tenant pas compte, des problèmes d’approvisionnement en fioul et en gasoil, ainsi que des pannes du matériel, Ambohimanambola peut fournir 120 MW.
Les autorités aspirent à inverser son mix énergétique, encore dominé à 60% par l’énergie thermique. Pour y arriver, elles misent sur la mise en place des centrales hydroélectriques comme celle de Sahofika, et éventuellement celle de Volobe, en parallèle du basculement à l’hybridation des centrales thermiques à travers l’Île. La mise en place de la nouvelle station thermique a été décidée « afin d’accompagner la transition énergétique », explique le PCA de la Jirama.Photo d’archives : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures -

HYDROCARBURES – Les contrôles inopinés des stations services renforcés mais insuffisants, des stations services fermées pour cause de frelatage de carburant, selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures
Antananarivo, 26 Septembre, 12h50 – Les autorités annoncent avoir déjà pris des mesures contre le frelatage de carburant même si les moyens ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des stations services du pays. « Les contrôles inopinés des stations services par l’Office malgache des hydrocarbures ont été renforcés depuis que nous avons été au courant de l’existence d’un réseau procédant au frelatage de carburants », annonce Andry Ramiarison, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, ce lundi en marge de la cérémonie de signature d’une convention de construction de deux sous-stations avec l’ambassade de la République de Corée.
Les moyens, notamment humains, ne sont pas suffisants pour procéder à des contrôles systématiques, indique encore le ministre. « Le personnel de l’OMH ou du ministère ne se compte pas par milliers pour pouvoir faire des contrôles au quotidien », poursuit-il, expliquant que toutes les stations de distribution de carburant ne fassent pas l’objet de surveillance étroite. Il assure néanmoins qu’au moindre non-respect des cahiers de charges, le gérant de la station tout comme le pétrolier dont l’enseigne est exploitée devraient être sanctionnés.
A en croire le ministre, des stations services auraient même déjà été fermées suite à cette affaire de frelatage de carburants. Il rappelle que des suspects ont déjà été placés en détention tandis que d’autres font l’objet de poursuites. « Ils sont connus », souligne-t-il sans plus de détails. Il martèle que les autorités seront intransigeantes contre ceux qui sont convaincus de s’adonner à de tels actes. -

AUTOMOBILE – Séquence nostalgie dans les rues de Tana avec des voitures d’époque
Antananarivo, 26 Septembre, 11h45 – Les voitures anciennes étaient de nouveau de sortie ce dimanche à l’occasion de Thé Distinguished Gentleman’s drive. Aux commandes de ces véhicules vintage, des Ladies et des Gentlemen tout aussi distingués les uns et les autres dans leurs costumes qui se voulaient également d’époque.
L’événement qui réunit les passionnés d’ici et d’ailleurs et qui se tient dans de nombreuses villes du monde en est à sa deuxième édition pour Antananarivo. Les véhicules ont fait le tour de la ville pour une parade avant de s’exposer aux yeux des amateurs sur le parking de Tana Water Front.
Comme à chaque événement impliquant les vieilles voitures, c’est tout un patrimoine qui sort des garages. Mais au-delà de la séquence nostalgie, l’événement sert aussi la bonne cause : la lutte contre le cancer de la prostate. Retour en images sous l’objectif de Ra-Bens. -

PRODUIT DE RENTE – Près de 15.000 tonnes de cacao exportés par Madagascar en 2021 pour une valeur d’exportation de 24,5 millions de dollars, selon le ministère en charge du Commerce
Antananarivo, 26 Septembre, 10h59 – 14.783 tonnes de cacao, produits principalement dans le district d’Ambanja, ont été exportés par Madagascar l’année dernière. Ils ont été envoyés notamment au Pays-Bas, en Malaisie, en Inde, en Allemagne ou encore en Belgique, générant une valeur d’exportation de 24,5 millions de dollars. Ces données sont révélées par le ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation ce lundi.
Même si le volume des cacaos exportés par la Grande île demeure insignifiante par rapport à celles d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Togo ou encore le Cameroun, Madagascar se démarque en termes de qualité. L’excellence du cacao malgache est reconnue par les meilleurs chocolatiers au monde et a obtenu le label « cacao fin », délivré par l’International cocoa organization (ICCO) en 2015).
Madagascar s’est d’ailleurs porté candidat pour l’organisation de la prochaine édition du Panel Ad hoc sur le cacao fin en 2023, avec le Pérou pour seul concurrent. Cette réunion est un événement ouvert aux délégations membre de l’ICCO et à celles non-membres qui se sont acquitté le droit pour soumettre le dossier de leur pays. Elle se déroule sous la conduite des experts du Panel, avec l’assistance du secrétariat de l’ICCO. -

ACCORD DE PECHE – Les autorités malgaches proposent la moitié de ses ressources thonières pour exploitation à l’Union Européenne
Antananarivo, 26 Septembre, 9h32 – 25.250 tonnes. C’est la quantité de thons que les négociateurs malgaches proposent à l’Union Européenne (UE) dans le projet d’accord de pêche en cours de négociation entre les deux parties. Ce volume correspondrait à la moitié des ressources qui migrent vers les eaux malgaches, d’après ce qu’a confié le ministre de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB), Paubert Mahatante au cours d’une émission télévisée vendredi soir. Madagascar a proposé plus que ce que les européens prévoient de pêcher, qui était de 13500 tonnes de thons, indique encore le ministre sur la chaîne de télévision privée TV Plus.
Ce « tonnage de référence » figure parmi les points à négocier dans ce nouvel accord de pêche, tout comme la question des redevances correspondantes. Sur ce point, l’Union européenne aurait proposé de verser directement à l’Etat 80 euros par tonne capturée, avec les 50 euros par tonne proposés pour les armateurs européens. Le ministre Paubert Mahatante souligne que Madagascar avait initialement négocié pour obtenir le triple de ces montants avancés.
Durant l’émission, le ministre s’est abstenu de délivrer les chiffres de la dernière surenchère, qui vont d’ailleurs être renégociés durant le septième round de négociation sur cet accord de pêche prévu le 27 septembre. Il a seulement indiqué avoir demandé plus de 100 millions d’euros au depart des négociations. Ce qui était loin de la proposition de l’Union Européenne, surtout que dans le dernier accord arrivé à son terme à la fin de l’année 2018, la subvention de capture qu’avait versée l’UE était de 6 millions d’euros.
Concernant cette compensation financière basée sur les captures réclamée par la partie malgache, l’ambassadrice de l’UE Isabelle Delattre avait parlé « d’ambitions assez élevées » bien qu’elles soient compréhensibles dans toute négociation. Elle a fait toutefois remarquer lors d’une rencontre avec la presse que « les propositions financières pour Madagascar sont alignées sur des propositions que l’Union Européenne peut faire à d’autres ». Elle a d’ailleurs soutenu que Madagascar aurait beaucoup à gagner avec son accord de pêche avec l’Union Européenne, puisque qu’outre le volet financier, la Grande île devrait également bénéficier d’un volet appui au secteur pour une pêche durable.
Le ministre Paubert Mahatante souligne par ailleurs que les thons sont des ressources migratrices et n’appartiennent donc pas seulement à Madagascar. «Ce que va payer l’Union Européenne dans cet accord de pêche est un droit d’accès à cette ressource commune », expose-t-il. Aussi, même en l’absence d’un accord, ces thons pourraient être pêchés ailleurs, entre autres à Maurice, aux Comores ou encore en Afrique du Sud, explique-t-il. Ce ministre évoque alors que « ne pas parvenir à un accord pourrait être une perte pour Madagascar ». Paubert Mahatante espère que le pays beneficiera largement de cet accord que les deux parties prévoient de boucler avant la fin de cette année, selon l’ambassadrice Isabelle Delattre.Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue

