Catégorie : Actualité

  • FORMATION – Un digital center pour renforcer la compétence numérique à Madagascar

    FORMATION – Un digital center pour renforcer la compétence numérique à Madagascar

    Antananarivo, 10 Mars, 22h40 – Un gap à combler. Un déséquilibre entre l’offre et la demande en compétence numérique est enregistré à Madagascar. Ce qui représente un obstacle au développement des entreprises locales et aux investissements étrangers, souligne le chargé de coopération auprès de l’ambassade d’Allemagne, Konrad Sternisko. Il souligne alors la nécessité de renforcer cette compétence, durant l’inauguration de l’Orange digital center à Ankorondrano, ce jeudi.
    ⭕Madagascar dispose de beaucoup d’atouts et de potentiel, selon le président directeur général du groupe Orange, Stéphane Richard. « La digitalisation est une chance historique pour ce pays d’accélérer son développement. L’objectif est actuellement de promouvoir une économie numérique inclusive », explique-t-il en soulignant que la fracture numérique n’est pas seulement un problème de réseau ou d’accès aux équipements mais également un problème de manque de compétences de base.
    ⭕Le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MDNPT), Tahina Razafindramalo reste persuadé que le digital et le numérique permettront à Madagascar de rattraper son retard de développement. Ce qui implique de former les jeunes, en tenant compte des plusieurs défis liés à ces secteurs, comme le faible taux d’accès à l’électricité ou encore le faible taux de bancarisation de la Grande ile.
    ⭕L’Orange digital center devrait ainsi permettre de pallier une partie de ce gap de compétences numériques. Le centre, opérationnel depuis le 19 octobre vise à former 1000 jeunes en compétences numériques liées à l’emploi et à offrir à 500 d’entre eux des emplois numériques décents, d’après Konrad Sternisko. « Cela va jouer un rôle important pour leur développement et l’amélioration de leur condition de vie mais aussi dans le renforcement des conditions du marché de travail malgache dans son ensemble », explique-t-il.
    ⭕Ce centre réunit quelques programmes stratégiques, comme l’Ecole de Code, un atelier de fabrication numérique « FabLab solidaire », ou encore l’ accélérateur de start-up « Orange Fab » qui sont soutenus par le fonds d’investissements « Orange Ventrues ». L’ensemble de ces programmes sont gratuits et ouverts à tous. Ils vont de la formation des jeunes au numérique à l’accompagnement ded porteurs de projets, en passant par l’accélération de start-up et l’investissement dans ces projets.
  • JUSTICE- Madagascar doit quintupler le nombre des tribunaux de première instance pour être aux normes

    JUSTICE- Madagascar doit quintupler le nombre des tribunaux de première instance pour être aux normes

    Antananarivo, 10 mars, 20h55 – Encore des efforts à déployer. Madagascar manque un peu de tout pour offrir un meilleur accès à la justice aux justiciables. « Nous disposons de 42 tribunaux de première instance. Nous avons besoin de 218 TPI pour être aux normes », soulève Salohy Randrianarisoa, directeur général des affaires judiciaires, des études et des réformes (DGAJER), lors d’un atelier dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de la Cour suprême, ce jeudi à Anosy.

    ⭕Les constats évoqués durant l’atelier permettent d’avoir une idée sur la situation à Madagascar en matière d’accès à la justice. Le cas du nombre des TPI, débouchant sur une faible couverture géographique, est un exemple parmi tant d’autres. Pour les maisons centrales, Omega Imaranjafinimalo, directeur général de l’administration pénitentiaire (DGAP), affirme que le rythme d’une maison centrale rattachée à un tribunal de première instance est encore tenu.

    ⭕Le facteur humain est également au cœur des préoccupations si l’on tient compte des statistiques publiées. « Selon les normes, une juridiction devrait s’occuper de 100.000 habitants. Nous sommes encore très loin si on fait le calcul », alerte Salohy Randrianarisoa. « En Afrique, le ratio est de un juge pour 10 000 habitants. [A Madagascar], nous sommes 26 millions », poursuit-elle. Madagascar compte 980 magistrats pour les trois ordres selon les chiffres de 2020 et il n’y a pas de recrutement depuis 2018. « Pour l’ordre judiciaire, c’est 200 au niveau du Parquet et 300 juges », détaille-t-elle.

    ⭕Angelo Ranadialison, secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) donne un exemple sur l’une des conséquences de ce manque en matière de ressources humaines. « Selon les textes, il faut trois magistrats de siège pour composer la chambre de détention préventive au niveau d’un TPI. Parfois, il n’y en a que deux. Il y a des cas où il n’y a qu’un magistrat de siège et un autre pour le Parquet », rapporte-t-il. « Comment va-t-il traiter d’une manière rapide les dossiers alors qu’il est seul ? », se demande le SG du CSM, pour évoquer la qualité du travail des magistrats confrontés à un tel cas. « Tout cela conduit à la violation à l’accès à l’accès à la justice », conclut-il.

    ⭕Andry Rabarisoa, vice-président du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), milite pour l’augmentation du budget du ministère de la justice pour résoudre ces problèmes. Pour ce faire, il se tourne vers le président de la République. « Il est le président de la République qui est le président du CSM et devrait être un président bienveillant pour la justice. Il est sollicité pour faire un effort en faveur de cette justice-là ».

    ⭕Le ministère de la Justice annonce quelques mesures pour faire face aux besoins des justiciables et de la société. Il promet, entre autres, le recrutement de 100 magistrats, de 200 greffiers, tout comme la mise en place des Tribunaux administratif et financier (TAF) dans les 23 régions alors que, pour l’heure, ceux-ci sont encore limités aux chefs-lieux de province.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 10 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 10 MARTSA 2022

    – LOZA VOAJANAHARY – Olona iray no namoy ny ainy, iray tsy hita popoka ary miisa 935 ireo traboina taorian’ny fandalovan’ny rivo-doza Gombe
    – FAMPIANARANA AMBONY- Eo am-pandaminana ny fandoavana ny vatsim-pianaran’ireo mpianatra ao amin’ny Oniversiten’i Fianarantsoa ireo tompon’andraikitra.
    – COVID-19 – Ny eto Analamanga no ahitana olona manao vakisiny miaro amin’ny Covid-19 maro indrindra

  • INTERNET – Un réseau métropolitain en fibre optique de 200 km d’Huawei pour raccorder l’administration, l’appel d’offre pour son exploitation en préparation

    INTERNET – Un réseau métropolitain en fibre optique de 200 km d’Huawei pour raccorder l’administration, l’appel d’offre pour son exploitation en préparation

    Antananarivo, 10 Mars, 20h30 – Le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MDNPT), Tahina Razafindramalo, a annoncé ce jeudi le déploiement prochain de 200 km de câbles fibres optiques à Antananarivo, par la société Huawei. Le réseau métropolitain qui va être mis en place servira à raccorder tous les ministères et les organismes rattachés dans cette zone et jouera un rôle crucial dans le projet de modernisation des réseaux de télécommunications de l’administration.
    ⭕A en croire les explications du directeur général des opérations et de vulgarisation des technologies de l’information et de la communication, Dera Andriatsarafara, Huawei travaillera sur la mise en place de ce réseau. « Et étant donné que la réglementation en vigueur ne permet pas à l’Etat de l’exploiter, nous allons collaborer avec les opérateurs locaux pour son exploitation. L’appel d’offre en ce sens est en préparation », lance-t-il.
    ⭕Cette entreprise chinoise de télécommunication travaillera également avec le MDNPT dans la mise en place du premier datacenter de l’Etat. « Toutes les applications d’e-gouvernance à Madagascar seront hébergées sur ce datacenter. L’administration électronique va simplifier et rendre plus transparent et rapide le traitement de tous les dossiers. Elle va également fluidifier et mettre de la transparence dans les services publics et éradiquer ainsi la corruption », soutient le ministre Tahina Razafindramalo.
    ⭕Une quarantaine de techniciens malgaches suivent actuellement des formations sur la mise en place du projet d’e-gouvernance de Madagascar dans le cadre de ce projet. Leur formation touche la gestion du datacenter, de la fibre optique de l’Etat, la visioconférence, les caméras et les drones de sécurité. Le MDNPT a par ailleurs déjà conclu une convention avec la Commune urbaine d’Antananarivo pour la construction des pylônes et le déploiement des câbles aériens dans la capitale.
  • SANTE PUBLIQUE – Faible capacité d’absorption des vaccins sur la Grande île

    SANTE PUBLIQUE – Faible capacité d’absorption des vaccins sur la Grande île

    Sur les 4,5 millions de doses de vaccins réceptionnées, Madagascar n’en a consommé que 45%. L’objectif du million de personnes vaccinées fixé pour fin 2021 n’a été atteint qu’en Mars. Les partenaires hésitent à faire livrer davantage de vaccins, par crainte d’une perte des produits. Les Malgaches sont encore réticents au vaccin contre la Covid-19.

  • Tsilavina Ramiarijaona : « Le plus dur était de trouver un endroit où dormir »

    Tsilavina Ramiarijaona : « Le plus dur était de trouver un endroit où dormir »

    A 11 ans, Tsilavina Ramiarijaona vivait dans la rue et gagnait un peu d’argent en tant que « porteur ». A 24 ans, il exerce le métier de mécanicien dans une entreprise en centre-ville. Il paie son loyer, et il subvient aux besoins de sa fille de trois ans. Entre son enfance difficile où il jouait aux petites voitures dans les rues de la capitale, et son rêve qui se réalise, bien de péripéties se sont produites. Il nous raconte son parcours.

  • SECTEUR DU VOYAGE – Le plan ambitieux du tourisme freiné par les conditions de sûreté

    SECTEUR DU VOYAGE – Le plan ambitieux du tourisme freiné par les conditions de sûreté

    Depuis l’annonce de la réouverture des frontières, les acteurs du secteur tourisme travaillent d’arrache-pied afin de rattraper les retards provoqués par la crise sanitaire mondiale. Au niveau de l’Office national du tourisme, cinq marchés sont ciblés pour retrouver au moins le nombre de 370.000 touristes qui avaient visité Madagascar en 2019. Une situation qui est pourtant encore impensable jusqu’à l’heure actuelle, selon la Confédération du tourisme de Madagascar puisque les décisions prises relatives à la réouverture des frontières par le gouvernement font reculer les touristes.

     

    https://youtu.be/rmGQWIN___U

  • TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    Antananarivo, 10 Mars, 12h05 – Changement de programme. Si l’on en croit les acteurs privés du tourisme, Aviadev Africa 2022 qui devait avoir lieu à Madagascar en Juin 2022 ne se tiendra plus dans la Grande île, comme cela a été prévu depuis deux ans. Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération tourisme Madagascar (CTM) a laissé entendre que les organisateurs de l’événement ont changé d’avis. Elle met en avant les péripéties des derniers jours dans le secteur du transport aérien pour expliquer la décision des organisateurs d’un événement qui aurait pourtant beaucoup apporté pour Madagascar, ajoute-t-elle.

    ⭕Les organisateurs aussi bien ceux qui sont sur le continent que leurs partenaires à Madagascar ne se sont pas encore officiellement exprimés sur le sujet. « Une annonce officielle sera faite dans les prochains jours », se contente de souligner un responsable au sein d’une des organisations partenaires, sans confirmer ni infirmer l’information. Un autre acteur du tourisme croit comprendre que le changement du pays d’accueil d’Aviadev Africa 2022 est dû à « l’incertitude sur l’ouverture des frontières et toutes les contraintes imposées aux compagnies aériennes ».

    ⭕Un communiqué publié en Décembre publié par le ministère des Transports et de la météorologie a pourtant indiqué que près de 40 compagnies aériennes, plus de 700 participants venant de plus de 20 pays étaient attendus dans la capitale pour l’occasion. Le ministère avait alors parlé d’une occasion pour la Grande île de promouvoir sa visibilité à l’international, et d’attirer de nouveaux investisseurs ainsi que d’une opportunité de générer des revenus supplémentaires grâce au passage de nombreux touristes et acteurs du secteur durant la célébration.

    ⭕Aviadev est un forum international réunissant les aéroports, les compagnies aériennes, les professionnels du tourisme ainsi que les gouvernements et toutes les institutions concernés par les secteurs du tourisme et de l’aviation. La célébration s’est tenue par visioconférence en 2021, à cause des restrictions sanitaires.

  • FIHARIANA – Mitaraina ny mpandraharaha noho ny fepetra apetraky ny governemanta amin’ny sidina iraisam-pirenena

    FIHARIANA – Mitaraina ny mpandraharaha noho ny fepetra apetraky ny governemanta amin’ny sidina iraisam-pirenena

    Tsena sy asa maro no ahiana ho votsotra tsy ho azon’i Madagasikara noho ny fikatonan’ny sisin-tany eto Madagasikara, hoy ry zareo mpisehatra eo amin’ny orinasa afak’haba.

  • CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    Antananarivo, 9 mars, 21h30 – Des incompréhensions et un appel du pied au gouvernement. Des groupements économiques attirent l’attention des autorités sur la situation économique et lancent un appel au dialogue pour redresser d’une manière urgente la barre, si l’on s’en tient à leur déclaration. « Ce n’est pas le plan qu’on nous fait miroiter », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), face à la presse, ce mercredi.

    ⭕Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le Groupement du patronat malagasy (Fivmpama) ont uni leur voix pour exposer leur position. Ils décident faire part ensemble de leur déception après la réouverture « ratée » du ciel le 5 mars. « Il n’y a que deux lignes aériennes réouvertes depuis fin 2021 », rappelle le communiqué conjoint. Or, les groupements signalent des demandes formulées par les autres compagnies.

    ⭕Les groupements économiques imputent les résultats actuels au gouvernement. Ils évoquent des mesures « inappropriées et fantaisistes », en parlant des conditions d’octroi d’autorisation du retour des compagnies. « Nous nous demandons si la relance économique est la priorité du gouvernement ou autre chose », se demande Aina Raveloson.

    ⭕Ceux qui opèrent dans le secteur du tourisme expriment leurs inquiétudes et leurs appréhensions pour une autre saison morte si la situation n’évolue pas. Johan Pless, président de la Fédération des hôteliers et des restaurateurs de Madagascar (FHORM) regrette que la « situation est catastrophique » et les tours opérateurs parlent d’« annulation » de réservations.

    ⭕Pour les patrons des groupements économiques, les impacts de la réouverture manquée du ciel du 5 Mars frappent également d’autres secteurs. Hery Lanto Rakotoarisoa, président du GEFP, s’érige en témoin quand il évoque la perte d’un marché potentiel d’une valeur de 600 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa), après l’exclusion de l’Ethiopie.

    ⭕Rivo Rakotondrasanjy, président du FIVMPAMA affirme que le secteur privé, est « dans l’incertitude totale » et qu’il a « besoin de visibilité ». C’est pourquoi, les groupements économiques réclament « un dialogue public-privé pour relancer l’économie », selon Thierry Rajaona, président du GEM pour se faire entendre.

    ⭕Dans l’immédiat, les groupements économiques réclament l’autorisation des vols commerciaux et de « cesser immédiatement le chantage diplomatico-économique sur la reprise des autres lignes aériennes ». « Nous représentons 60% du PIB quand même », rappelle Aina Raveloson.