Les e-fokontany devraient être opérationnels dans la capitale avant fin 2021. Tahina Razafindramalo indique que le projet est dans la phase de la connectivité. A l’entendre, les fokontany ont déjà été équipés. Et dès la phase de connectivité terminée, les services offerts par les fokontany, comme les certificats de résidence ou les certificats de vie, seront digitalisés. A entendre le ministre, cette digitalisation des services au niveau des fokontany devrait contribuer à la mise en place de la réforme de l’état-civil actuellement mené par Madagascar.
Catégorie : Actualité
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FISC – La ministre de l’Economie et des finances assure que les écoles privées seront encore exemptées d’impôt sur les revenus pour l’année 2021
Antananarivo, 17 Septembre, 16h45 – Un peu de soulagement pour les écoles privées. La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, a assuré ce que les écoles privées ne devraient pas encore payer les impôts sur les revenus cette année.
« Cette décision a été prise parce que nous avions rencontré des difficultés à cause du confinement », précise-t-elle en marge de la cérémonie de remise de l’application e-GP ce vendredi.
Selon la ministre de l’Economie et des finances, la direction générale des impôts ne fait que procéder actuellement au recensement des entités privées œuvrant dans les secteurs sociaux, dont les établissements scolaires privés. Il ne devrait nullement être question de paiement d’impôt dans leur mission, souligne-t-elle.
Dans un avis publié le 30 Août, la direction générale des impôts a annoncé l’envoi de ses unités opérationnelles pour effectuer ces travaux « dans le cadre de la mise en application des mesures prévues par le Code général des impôts relatives à l’application de l’impôt sur les revenus au taux de 10% et des conditions d’exonération des revenus des entités privées œuvrant dans les secteurs sociaux ». La DGI avait rassuré qu’il ne s’agit nullement de contrôle fiscal, mais les polémiques n’en ont pas moins enflé sur l’obligation des établissements scolaires à payer un impôt sur les revenus. -

JUSTICE – Le président de la République octroie deux fourgons cellulaires pour les prisons d’Antanimora et de Tsiafahy
Antananarivo, 17 Septembre, 15h35 – Les détenus des prisons tananariviennes ne devraient plus se déplacer en transport en commun. Le président de la République Andry Rajoelina a offert aux prisons d’Antanimora et de Tsiafahy deux fourgons cellulaires ce vendredi. Les deux véhicules de transport de prisonniers ont été remis à l’administration pénitentiaire au cours de l’inauguration de la nouvelle prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika.
Pour le chef de l’Etat, « les personnes condamnées et les prisonniers ne doivent pas se mêler aux autres citoyens ». Il met aussi bien en avant les risques de fuite des détenus que la nécessité de respecter leurs droits. « Les prisonniers et les gardes pénitentiaires sont bien séparés dans les voitures », explique-t-il, alors qu’il faisait visiter les deux véhicules qu’il dit avoir acheté lui-même.
Indiquant avoir été informé des difficultés de transporter les détenus lors des jours de procès ou durant les enquêtes, Andry Rajoelina a décidé de mieux équiper l’administration pénitentiaire et de commencer avec les prisons d’Antanimora et de Tsiafahy. Il affirme avoir lui-même pris en charge l’achat des véhicules parce que « les procédures auraient pris trop de temps » avec les délais nécessaires à l’affichage puis au dépouillement des appels d’offres.
Les deux véhicules sont « neufs et ne sont pas d’occasion », souligne le chef de l’Etat. Il parle de véhicules hautement sécurisés, et promet également des fourgons cellulaires aux autres prisons du pays. -

ARMEE – Le général Léon Richard Rakotonirina martèle que l’avion Casa CN-235 acheté en 2019 reste une propriété de l’Etat malgache
Antananarivo, 17 Septembre, 13h40 – « Cet avion appartient à l’Etat malgache ». Les propos sont du général Léon Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, ce vendredi, en marge de la cérémonie de passation de la gendarmerie nationale à Mahamasina. Il dément les informations publiées jeudi par le journal Le Monde selon lesquelles l’avion Casa acheté en 2019 par l’Etat malgache aurait été repris par la société vendeuse. Il parle d’ »informations infondées visant à déstabiliser la population. »
Selon le ministre, l’avion se trouve actuellement en Afrique du Sud pour subir des modifications d’ordre pratique. « L’avion n’est pas encore adapté au saut en parachute », prend-il comme exemple. « Il doit ainsi subir des modifications techniques », poursuit encore le général Léon Richard Rakotonirina. Il souligne que le confinement a retardé les modifications. Il soulève également un certain nombre de choses pour expliquer que l’avion ne soit pas encore de retour à Madagascar. Il parle, entre autres, de maintenance et d’accord pour la formation des pilotes malgaches qui vont piloter l’avion.
A en croire le ministre, l’Etat malgache aurait déjà payé « en grande partie le prix » de cet avion dont l’achat a nécessité « un grand effort de l’Etat pour redynamiser l’Armée de l’air du pays ». Or, selon le journal Le Monde, « les défauts de paiement répétés du ministère de la défense nationale ont conduit à la résolution irrévocable du contrat le 16 novembre 2020 ».
Madagascar aurait ensuite procédé à trois versements de 578.000 euros le 26 Novembre, le 16 Décembre 2020 puis le 21 Mai 2021, mais « ces paiements ne sauraient être employés à l’exécution du contrat de vente », indique la société vendeuse rapportée par Le Monde. Celle-ci dit vouloir affecter les versements « à la réduction de la créance de Sofema (…) dont le solde s’élève désormais, à la date de la présente lettre et sous réserve de tous coûts supplémentaires, à 4 973 658 euros ». -

SOLUTIONS – A la découverte de charbon pas de bois
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EMPLOI – 170 femmes issues de cinq assoAciations à Farafangana deviendront autonomes financièrement à travers un projet de transformation des poissons pour pouvoir les conserver
Antananarivo, 16 Septembre, 13h15 – Initiative pour rendre autonomes financièrement des femmes dans la commune urbaine de Farafangana, avec l’appui de l’Organisation internationale du travail (OIT). D’Août à Novembre, 170 femmes membres de cinq associations suivront une formation sur la technique de conservation du poisson par fumage, à l’issue de laquelle elles bénéficieront alors d’un emploi source de revenus. A la fin de cette formation, elles seront alors dotées d’équipements dont des kits de fumage, un hangar ainsi qu’un financement pour démarrer les activités. En outre, des experts formeront ces femmes à la sécurité et à la santé liées au travail. Et une attestation leur sera remise.
Le projet est mis en œuvre dans le fokontany d’Amboanio où la moitié des bénéficiaires habite. Il constitue une grande opportunité pour augmenter leurs revenus. « Dans notre cas, nous n’avons pas hérité de nos parents une fortune. En effet, nous devons nous débrouiller. Mais à travers ce projet, nous pourrons travailler afin de devenir indépendante financièrement », explique une participante. Si le kilo de poisson frais est à 10 000 ariary, une fois fumé il est vendu à 30 000 – 40 000 ariary, soit un bénéfice d’au moins 20 000 ariary.
Le projet est initié en collaboration avec le Programme alimentaire mondial et le ministère de la Pêche et de l’économie bleue. Le représentant de l’OIT à Madagascar et sa délégation, ainsi que les membres du Réseau des journalistes spécialisés en emploi et travail (RJSET) ont visité le site du projet dans le fokontany d’ Amboanio, ce 15 septembre.




