L’enseignement à Madagascar doit-il être dispensé en malgache aux enfants du primaire ? Les connaissances doivent surtout être transmises dans la langue que les enfants utilisent au quotidien, chez eux, dans leur environnement normal, estime l’ancien ministre de l’Education nationale, le sociologue Paul Rabary.
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JUSTICE – Un juge malgache à la chambre d’assises de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine
Antananarivo, 9 Juin, 15h55 – Prestation de serment pour Herizo Rado Andriamanantena, nouveau juge à la Chambre d’assises de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine ce mercredi. Le magistrat malgache, conseiller à la Cour de cassation avant cette expatriation, a été nommé à ce nouveau poste par décret pris en Janvier 2021 par le président centrafricain Faustin-Archange Touadera.
Sortant du département Droit de la Faculté de Droit, d’économie, de gestion et de sociologie (Degs), Herizo Rado Andriamanantena a obtenu son diplôme de fin d’études et d’aptitude aux fonctions de magistrat de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) en 2002. Il est également diplômé de l’Ecole nationale d’administration malgache et est titulaire d’un diplôme d’Université de 3ème cycle en droits fondamentaux de l’Université de Nantes.
Il a commencé sa carrière de magistrat en tant que juge et juge d’instruction auprès du tribunal de première instance de Miarinarivo. Il est ensuite passé par le tribunal de Betroka en tant que substitut du procureur, puis par le tribunal d’Arivonimamo en tant que président. En 2008, il intègre le staff de l’ENMG où il est formateur, assistant à la direction de formation des magistrats puis directeur de la formation au sein même de l’école.
Deux autres magistrats internationaux, un procureur et un autre juge, ont également prêté serment ce mercredi à Bangui devant la Cour de cassation centrafricaine, en présence du chef d’Etat centrafricain. La Chambre d’Assises où siège Herizo Rado Andriamanantena compte également six magistrats centrafricains.La prise de fonction de ces trois magistrats internationaux « renforcera la capacité de la CPS en matière d’enquêtes et de poursuites et permettra à la Cour de conduire des procès », indique un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).
La Cour Pénale Spéciale est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et les violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire de la République Centrafricaine depuis le 1er janvier 2003. La Chambre d’Assises est chargée de trancher au fond les affaires qui lui sont renvoyées par la Chambre d’Instruction de la CPS. -

ARTS MARTIAUX – Aina Laura Rasoanaivo Razafy et Damiella Nomenjanahary sortent dès le premier tour aux championnats du monde de judo, Fetra Ratsimiziva battu au deuxième tour
Antananarivo, 9 Juin, 15h25 – Fin de parcours pour les deux judokas dames malgaches participantes aux Championnats du monde de judo à Budapest Hongrie. Aina Laura Rasoanaivo Razafy et Damiella Nomenjanahary dans la catégorie des -63kg sont toutes les deux éliminées au premier tour de ce sommet mondial. Fetra Ratsimiziva, le troisième combattant malgache en lice, a été battu au deuxième tour.⭕️Damiella Nomenjanahary, la combattante de 23 ans, a été battue par la Capverdienne Sandrine Billet mercredi matin dans la capitale hongroise. Quant à Aina Laura Rasoanaivo Razafy, elle a été dominée par l’Ouzbeke Khojieva Farangiz.⭕️Exempté du premier tour, Fetra Ratsimiziva, dans la catégorie hommes des -81 kilos, a foulé le tatami ce mercredi après-midi. Le judoka malgache de 29 ans, 79ème au classement mondial n’a pas résisté aux assauts de l’Azerbaidjanais de 22 ans, Tckaev Zelim, 98ème au classement mondial. Il reste cependant en course pour la qualification aux Jeux olympiques de Tokyo.⭕️Plus de 110 pays et 664 athlètes participent à ce Championnat du monde de judo de Budapest, et qui se tient jusqu’au 13 juin. Dans chaque catégorie 40 à 70 combattants sont inscrits. A côté du titre mondial, les judokas jouent aussi pour la qualification aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo, dans deux mois.
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AGRICULTURE – Le prix du paddy atteint déjà les 1.350 ariary dans l’Alaotra
Antananarivo, 9 Juin, 7h20 – Le prix du riz local pourrait encore atteindre des sommets cette saison. Un peu plus d’un mois à peine après le début de la moisson, le prix du paddy atteint déjà les 1.350 ariary le kilo. « Dans certaines localités de la région, le kilo de paddy à 1 400 ariary est même évoqué », rapporte une source auprès de la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) d’Ambatondrazaka jointe au téléphone. « Mais je ne peux pas encore confirmer si ce prix est vraiment effectif », poursuit-elle.
Notre source craint que ce prix continue d’augmenter pour aller jusqu’à 1.600, voire 1.700 ariary dans les prochains mois. Il peut même encore être plus élevé en période de soudure, poursuit-elle, en raison d’une baisse de la production. Avec du paddy à 1.700 ariary auprès des producteurs, le prix du riz local pourrait aller jusqu’à 3.000 ariary, voire plus, lorsqu’il sera proposé sur les étals des détaillants.
Jointe au téléphone, une autre source auprès de la direction régionale de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche de la région d’Alaotra Mangoro estime que la production a baissé jusqu’à 30% par rapport à celle de l’année 2020. Elle indique que la partie Est de cette région considérée comme grenier à riz de Madagascar a été fortement touchée par la sécheresse, cette année. Dans la partie Ouest, la pluie a pourtant entraîné des inondations, ajoute-t-elle.
En 2020, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche avait estimé la production dans la région à 540 000 tonnes de paddy. Le prix maximum du paddy avait été de 1.700 ariary lors de la dernière saison rizicole, juste avant la période de la grande récolte.Photo d’illustration -

IMPOTS – Le ministère de l’Economie et des finances entend intégrer 800.000 nouveaux contribuables dans le secteur formel
Antananarivo, 8 Juin, 17h50 – La « prise en main progressive du secteur informel » est l’une des activités prioritaires du ministère de l’Economie et des finances pour 2021. Pour 2021, le ministère cible 1.250.000 contribuables. Un peu plus de 455.000 d’entre eux sont déjà actifs et ont payé leurs impôts en 2020. Près de 800.000 d’entre eux restent donc encore à sensibiliser et à intégrer dans le secteur formel.
Pour sensibiliser au civisme fiscal et procéder à la formalisation de ces entreprises, le ministère a lancé le programme « Anjara hetrako », « ma contribution fiscale » en Novembre – Décembre 2020. Pour ces deux mois de campagnes, le ministère a pu collecter plus de 429 millions d’ariary et délivré 17.880 cartes fiscales. « En étant dans le secteur formel, les entrepreneurs peuvent mieux développer leurs activités et leurs entreprises », indique Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, au cours de son rapport devant les députés ce mardi.
En 2020, la direction générale des impôts a pu enrôler plus de 100.000 nouveaux contribuables par rapport à 2019. Les recettes fiscales intérieures ont néanmoins baissé par rapport à 2019 en raison de la pandémie de Covid-19. « Nous avons quand même travaillé car le taux de réalisation fiscale a atteint 96,6% par rapport aux prévisions », a insisté le ministre de l’Economie et des finances. Sur les 2.757,02 milliards de recettes prévisionnelles inscrites dans la Loi de finances rectificatives, les autorités ont pu collecter la somme de 2.663,39 milliards d’ariary. Soit un peu plus de 200 millions d’ariary de moins qu’en 2019. -

ECONOMIE – Les opérateurs touristiques au fond du trou.
Chez le groupe Ramartour, « Tour opérator » et maisons d’hôte, chômage technique, réduction d’effectif et même déménagement ont été au rendez-vous. Plus d’un an après la fermeture des frontières à cause de la Covid 19, Ramartour et la très grande majorité des opérateurs touristiques sont plus que jamais dans le rouge. L’appel à l’aide demeure malgré la campagne de vaccination menée actuellement qui constitue un brin d’espoir pour ces entrepreneurs. Un espoir bien maigre tant qu’aucune indication concernant la réouverture des frontières n’est fixée.





