Catégorie : Actualité

  • RECRUTEMENT – La Confédération du Tourisme cherche son directeur exécutif

    RECRUTEMENT – La Confédération du Tourisme cherche son directeur exécutif

    Antananarivo, 17 Février, 12h20 – Renforcement institutionnel. La Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) lance un appel à candidatures pour le recrutement de son directeur exécutif. Ce poste stratégique vise à assurer la gestion institutionnelle, opérationnelle et financière de la Confédération, conformément à sa feuille de route et à ses orientations de développement.

    Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du Projet de transformation économique pour la croissance inclusive (PIC3), financé par Association internationale de développement (IDA). L’initiative a pour objectif de consolider la gouvernance et la capacité organisationnelle des structures représentatives du secteur touristique, en vue de soutenir une croissance inclusive et durable.

    Dans ce contexte, le directeur exécutif aura pour mission principale de coordonner la mise en œuvre des activités de la CTM, d’assurer la bonne gestion administrative et financière de l’institution et de veiller à l’exécution efficace des actions inscrites dans la planification stratégique. Une attention particulière sera portée à la capacité du candidat à mobiliser et coordonner les différentes parties prenantes du secteur.

    Les consultants intéressés sont invités à soumettre un dossier démontrant qu’ils disposent des qualifications et de l’expérience requises pour mener à bien cette mission. La sélection sera effectuée conformément aux procédures applicables aux Consultants individuels de la Banque mondiale, telles que définies dans le règlement de passation des marchés en vigueur pour les projets financés par l’institution.

    Le profil recherché devra notamment justifier d’un diplôme universitaire de niveau Bac+5 minimum en tourisme, gestion, management, économie, administration publique ou domaine apparenté, ainsi que d’au moins cinq années d’expérience dans un poste de direction ou de coordination au sein d’une organisation de complexité comparable. Une expérience confirmée en gestion institutionnelle, en planification et en conduite de projets financés par des partenaires techniques et financiers est requise. La maîtrise du malgache, du français et de l’anglais constitue une exigence essentielle, tandis qu’une expérience professionnelle dans le secteur du tourisme représente un atout supplémentaire.

  • INFRASTRUCTURE – Un besoin de près de 2 millions d’euros pour le rétablissement du fonctionnement du Port de Toamasina, selon la SPAT

    INFRASTRUCTURE – Un besoin de près de 2 millions d’euros pour le rétablissement du fonctionnement du Port de Toamasina, selon la SPAT

    Toamasina, 17 Février, 11h00 – Le Grand Port de Toamasina panse ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Gezani. Une enveloppe d’environ 1,850 million d’euros est indispensable pour remettre cette infrastructure en état. C’est le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Heritiana Anicet Randriambahoaka, qui avait fait part de ce besoin financier lors de la rencontre des autorités locales à Toamasina avec le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, lundi.

    Bien que le port ait pu reprendre ses activités dès le week-end dernier grâce à des interventions d’urgence, la situation reste précaire. Ce premier responsable de la SPAT avait expliqué que si l’infrastructure portuaire est déjà opérationnelle, des réparations sont encore nécessaires pour qu’elle retrouve ses capacités techniques optimales.

    L’impact du cyclone Gezani avait été particulièrement sévère pour l’outil de production portuaire. Les vents violents et la forte houle avaient causé des dommages notamment aux équipements de manutention et aux infrastructures de stockage. Une situation qui avait pénalisé les activités des autorités portuaires mais également celles des opérateurs économiques.

    Cette situation survient alors que le projet d’extension du port se poursuit. Une étape historique est en effet attendue très prochainement, qui est la livraison et la mise en service du nouveau quai à conteneurs (C4) prévues pour le mois de mars 2026.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de Toamasina suspend les activités pédagogiques pendant quatre semaines

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Université de Toamasina suspend les activités pédagogiques pendant quatre semaines

    Toamasina, 17 Février, 10h50 – Suspension partielle. Depuis lundi, le campus universitaire de Barikadimy tourne au ralenti pour permettre une réorganisation urgente. Le conseil scientifique élargi de l’Université de Toamasina décide de suspendre des activités pédagogiques pour une durée de quatre semaines.

    Cette pause, qui devrait durer jusqu’à la mi-mars, ne signifie pas pour autant un arrêt total des activités académiques. Le Conseil précise que les examens et les soutenances pourront être maintenus selon les possibilités de chaque faculté, avec une priorité accordée à la clôture de l’année universitaire 2024-2025.

    D’autres mesures exceptionnelles ont aussi été prises visant à garantir la sécurité de la communauté universitaire et la continuité des services essentiels. Les responsables prévoient de lancer immédiatement des travaux de réhabilitation pour réparer les toitures des bureaux, des salles de cours et des cités universitaires, gravement endommagées.

    Parallèlement, la présidence de l’Université a lancé un appel pressant à la Jirama pour le rétablissement immédiat de l’eau et de l’électricité sur l’ensemble du campus. L’absence de ces services de base pèse lourdement sur le quotidien des étudiants et du personnel.

    Le climat sur le campus est également marqué par une recrudescence de l’insécurité. Suite à plusieurs cas de vols, l’institution a sollicité l’intervention des forces de l’ordre pour sécuriser les infrastructures et les personnes. Des mesures de surveillance interne seront également renforcées pour prévenir tout nouvel acte de malveillance.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE – L’outil Crida, une arme stratégique pour la résilience climatique et la paix dans le Sud

    CHANGEMENT CLIMATIQUE – L’outil Crida, une arme stratégique pour la résilience climatique et la paix dans le Sud

    Une arme stratégique. Face à l’urgence climatique qui frappe de plein fouet les régions de l’Atsimo Andrefana et de l’Androy, le lancement de la mission Climate Risk Informed Decision Analysis (Crida) marque un tournant décisif. Plus qu’une simple méthode technique, cet outil devient le pilier d’une stratégie visant à transformer la gestion de l’eau en un levier de stabilité et de paix durable.
     
    Le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Environnement et du développement durable ainsi que le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, en collaboration avec les agences onusiennes comme l’Unesco, l’Unicef et l’Organisation internationale de la migration (OIM), a donné le coup d’envoi d’une initiative majeure, l’application du cadre Crida. Cette mission vise à tester la résilience face à l’incertitude climatique et à améliorer les systèmes d’alerte précoce. Un atelier de formation consacré aux tests de stress climatiques marque le début des travaux.
     
    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Voatse “Changement climatique, paix et sécurité”, financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix. Le projet ambitionne de renforcer la résilience des populations vulnérables face aux risques de conflits et de violences liés aux effets du changement climatique.
     
    Contrairement aux approches traditionnelles, le Crida permet de réaliser des “stress-tests climatiques”. Cet outil offre la possibilité de simuler les scénarios les plus critiques afin d’évaluer la capacité de résistance des infrastructures et des politiques actuelles. L’outil aidera ainsi les décideurs à prendre des décisions mieux adaptées aux réalités du terrain. Selon l’Unesco, il sera expérimenté dans les communes d’Ambovombe et d’Ampanihy.
     
    L’outil Crida n’est pas seulement une solution technique pour la gestion de l’eau. Il constitue une véritable boussole pour la survie et la stabilité du Grand Sud face aux défis du XXIe siècle. En plaçant la science au service de la paix, Madagascar trace une voie exemplaire en matière de résilience climatique en Afrique. En formant des analystes, des ingénieurs et des acteurs communautaires à cette méthodologie, le pays se dote d’une expertise locale durable.

  • SINISTRE NATIONAL – La Banque mondiale s’emploie à “faire le maximum” pour le relèvement post-Gezani à Toamasina, assure Atou Seck

    SINISTRE NATIONAL – La Banque mondiale s’emploie à “faire le maximum” pour le relèvement post-Gezani à Toamasina, assure Atou Seck

    Toamasina, 17 Février, 9h30 – L’heure n’est plus au constat mais à la reconstruction. Le représentant résident de la Banque mondiale, Atou Seck, est à Toamasina depuis lundi face à l’urgence humanitaire majeure déclenchée par le passage du cyclone tropical intense Gezani dans ce pôle stratégique. Cette mission de terrain consiste à évaluer les besoins réels sur place afin de mieux calibrer un appui inclusif. Atou Seck rassure les autorités locales sur l’engagement de la Banque mondiale à “faire le maximum” pour soutenir les victimes sans aucune exclusion.

    La Banque mondiale a déjà mobilisé un premier plan de réponse d’urgence de 37 millions de dollars, à la demande du Gouvernement malgache. Cette enveloppe sert à financer un paquet d’assistance pour répondre aux besoins les plus pressant de 40 000 ménages impactés par les cyclones Gezani et Fytia. L’évaluation de cette première tranche est alors au cœur de la mission d’Atou Seck. Il s’agit notamment de mesurer l’efficacité réelle des transferts monétaires ou encore de l’appui aux services essentiels, afin de s’assurer que chaque dollar soutient concrètement la résilience des communautés sur le terrain.

    Cette présence sur le terrain permet par ailleurs à cet émissaire de Bretton Woods de constater l’ampleur des dégâts et de collecter directement les besoins réels des populations. Ce qui permet à l’institution de préparer les prochaines étapes de son engagement, en vue d’un appui plus structuré au relèvement et à la reconstruction.

    “Il appartient désormais aux autorités locales de chiffrer précisément les coûts de cette reconstruction”, affirme Atou Seck lors d’une séance de travail au Centre opérationnel de Toamasina. Un responsable du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) présent à la réunion rappelle qu’une évaluation multisectorielle a déjà été finalisée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) et ses partenaires. Ce diagnostic technique complet constitue le socle indispensable pour transformer l’estimation des dégâts en un plan de financement concret.

    Alors que la restitution nationale de ces travaux a déjà été effectuée, une première estimation budgétaire est désormais disponible pour guider l’action, indique-t-il. Cette planification stratégique couvre des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé et l’habitat, permettant ainsi de cibler précisément la reconstruction là où les besoins des communautés sont les plus critiques, souligne encore ce responsable du BNGRC.

    “La situation actuelle nous impose de réfléchir non seulement à des réponses immédiates, mais aussi à des solutions durables”, déclare de son côté le Préfet de Toamasina, Hervé Philibert Andriamanantsoa. Ce dernier a, par ailleurs, remercié l’ensemble des partenaires, dont la Banque mondiale, pour leur soutien. Une solidarité essentielle permettant à la ville de Toamasina de reprendre progressivement son cours normal, explique-t-il.

  • INTEMPÉRIES – L’Allemagne évoque une contribution à hauteur de 3 millions d’euros pour soutenir l’après-Gezani et l’après-Fytia

    INTEMPÉRIES – L’Allemagne évoque une contribution à hauteur de 3 millions d’euros pour soutenir l’après-Gezani et l’après-Fytia

    Une aide sous diverses formes et à travers diverses organisations. La République fédérale d’Allemagne indique déployer une contribution globale s’élevant à 3 millions d’euros. Elle finance, par exemple, directement 20% du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) des Nations Unies, qui a débloqué 5 millions d’euros dans le cadre de la réponse au cyclone Gezani. En tant qu’actionnaire majeur de la Banque mondiale, l’Allemagne soutient également le programme Repair, visant le relèvement inclusif du pays.

    Via l’Union européenne, l’Agence fédérale de secours technique (THW) prépare également l’envoi imminent d’un convoi de matériel de premier secours d’une valeur de 300 000 euros. Ce convoi comporte 300 tentes pour l’hébergement d’urgence, 1 000 filtres à eau pour garantir l’accès à l’eau potable et 1 000 kits de cuisine et 1 280 matelas isolants.

    L’impact de l’aide allemande est déjà visible sur le terrain depuis le 29 janvier 2026 indique l’ambassade de l’Allemagne à Madagascar. Le soutien au projet Start Ready, mis en œuvre par Care International et Humanity and Inclusion, apporte une aide vitale dans la région Boeny.

    Ce programme, qui s’étendra jusqu’au 30 mars 2026, cible plus de 38 000 bénéficiaires grâce à des transferts monétaires pour permettre aux familles de répondre à leurs besoins immédiats, la distribution de kits d’hygiène (WASH) et d’hébergement et un appui logistique direct au centre opérationnel du gouvernement malgache..

    Au-delà des grands mécanismes, l’Allemagne maintient une flexibilité locale. L’ambassade d’Allemagne à Antananarivo étudie actuellement un projet humanitaire complémentaire. Ce fonds bilatéral, pouvant atteindre 100 000 Euros, permettra de cibler des besoins spécifiques non couverts par les grands programmes, assurant ainsi une réponse adaptée aux réalités du terrain.

  • SANTÉ PUBLIQUE – 332 cas confirmés de Mpox dont 209 guéris depuis le début de l’épidémie à Madagascar

    SANTÉ PUBLIQUE – 332 cas confirmés de Mpox dont 209 guéris depuis le début de l’épidémie à Madagascar

    Antananarivo, 17 Février, 6h57 – Le Mpox est toujours d’actualité à Madagascar. Sept nouveaux cas suspects de Mpox et onze autres confirmés ont été été signalés à la date du 15 février, dont cinq à Toliara, cinq à Antananarivo et un à Antsohihy. Depuis le début de l’épidémie à la mi- décembre 2025, 854 cas ont été notifiés, parmi lesquels 332 confirmés en laboratoire. 209 patients ont été déclarés guéris et aucun décès n’a été rapporté, selon le bilan dressé par le Pr Mamy Randria, porte-parole du ministère de la Santé publique et incident-manager. Le dernier bilan enregistre également 255 cas suspects et 267 autres écartés après des tests négatifs au laboratoire.

    La région de Boeny reste l’épicentre national du Mpox, avec 397 cas recensés, suivie par l’Analamanga avec 177 cas, où le virus continue de circuler. Par contre, certaines régions restent peu touchées, à l’exemple d’Ihorombe où aucun cas n’a été signalé. Itasy n’enregistre qu’un seul cas.

    Les autorités rappellent que le Mpox circule toujours dans le pays. La population est appelée à respecter les gestes barrières, à éviter les contacts à risque et à consulter rapidement en cas de signes suspects. Les numéros d’urgence 910 et 115 restent opérationnels pour tout renseignement ou cas suspect. La vigilance collective reste de mise pour limiter la propagation de cette épidémie.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Le village Voara Andohatapenaka à aménager pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite

    SANTÉ PUBLIQUE – Le village Voara Andohatapenaka à aménager pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite

    Une mesure d’urgence. Les autorités sanitaires de Madagascar prévoient d’ouvrir le Village Voara à Andohatapenaka pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite. Cette décision est prise à l’initiative du ministère de la Santé publique pour désengorger les hôpitaux pédiatriques, dont les capacités d’accueil sont insuffisantes face aux demandes croissantes de ces derniers jours.

    La ministre de la Santé publique,Dr Monira Managna, s’est rendue sur place ce lundi matin pour voir de près la faisabilité de ce projet. Des bâtiments du village Voara devraient alors être aménagés pour accueillir les patients. Jusqu’à 60 lits d’hôpitaux seront installés sur place avec des équipements médicaux nécessaires aux soins dont des concentrateurs d’oxygène pour la prise en charge des formes graves. Des salles supplémentaires seront aménagées pour le personnel de santé et pour le stockage des médicaments et matériels médicaux.

    Les responsables ministériels et ceux des hôpitaux pédiatriques travaillent de concert pour finaliser tous les préparatifs d’ici mardi soir, entre autres les ressources humaines et logistiques. En attendant l’ouverture effective du site, les premiers soins d’urgence gratuits et l’hospitalisation se poursuivent dans les services pédiatriques des hôpitaux, malgré leurs débordements.

    Dimanche, la Société malgache de pédiatrie (Somaped) a attiré l’attention sur le “débordement des capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques”. L’association a soulevé que “le nombre d’enfants nécessitant une hospitalisation et de l’oxygène dépassent considérablement les capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques” face à ce qu’elle qualifie d’épidémie de bronchiolite.

  • Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona : « l’avortement expose davantage la femme à des risques de complications »

    Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona : « l’avortement expose davantage la femme à des risques de complications »

    Des milliers de femmes font face à des risques importants après l’interruption d’une grossesse. Dans les pays, comme Madagascar, où l’avortement reste encore interdit, des avortements clandestins mettent en danger la vie des femmes.

    Dans de nombreux pays où l’avortement est interdit ou sévèrement restreint des milliers de femmes prennent des risques importants pour interrompre une grossesse non désirée. A Madagascar, une estimation indique 70 000 à 75 000 avortements insécurisés chaque année. Ces avortements clandestins sont une cause majeure de complications médicales. Des hémorragies, des infections ou des perforations qui mettent en danger la vie des femmes. Parfois, après l’acte, les femmes n’osent pas parler aux professionnels de santé. Cela retarde pourtant la prise en charge médicale et complique les soins.

    Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona, Directeur d’Etablissement du CHU de Gynécologie et Obstétrique de Befelatanana :
    « L’interruption de la grosse est interdite. Mais s’il y a des complications après un avortement, la personne peut toujours être prise en charge à l’hôpital. Beaucoup de femmes, du fait que c’est interdit par la loi, ne disent pas qu’elles ont avorté. Parfois, ce n’est qu’au moment de l’intervention chirurgicale que l’on découvre une déchirure de l’utérus. Comme elles ne le disent pas, le diagnostic est retardé. Cela complique le travail des soignants pour assurer les soins. Il faudrait que, dès l’admission, les actes réalisés soient déclarés. Les soignants ne sont pas des policiers. Lorsqu’on consulte un professionnel de santé, il est important de dire tout ce qui a été fait afin d’améliorer la prise en charge. Toute interruption de grossesse comporte un risque de complications. Mais l’avortement, parce qu’il s’agit d’une grossesse normale interrompue volontairement, expose davantage la femme à des risques de complications. Même dans les pays où l’avortement est autorisé, il existe toujours des risques pour la personne qui avorte. Une grossesse normale est arrêtée et forcée à être expulsée, ce qui présente plus de risques comparé à une fausse couche spontanée où le fœtus n’a pas été retiré. Le CHUGOB accueille toutes les femmes, quelle que soit leur maladie ou la nature de leurs complications. »

  • DIPLOMATIE – Mahmoud Ali Youssouf reçoit Christine Razanamahasoa en marge du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba

    DIPLOMATIE – Mahmoud Ali Youssouf reçoit Christine Razanamahasoa en marge du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba

    Une délégation malgache a bien été présente à Addis Abeba ce weekend. Bien que Madagascar n’ait pas participé aux travaux du 39ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, a pu avoir quelques rencontres officielles sur place. Elle a, entre autres, été reçue par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine en marge du Sommet, ce lundi. Dimanche, elle a pu avoir une audience avec son homologue djiboutien, Abdoulkader Houssein Omar.

    Selon le ministère des Affaires étrangères, la mission de la délégation conduite par Christine Razanamahasoa “a pour objectif de maintenir une présence diplomatique soutenue” de Madagascar. Il s’agit également “d’intensifier les actions de plaidoyer et de lobbying engagées depuis le début de la Refondation”, poursuit le ministère dans un communiqué. La délégation a ainsi présenté à ses interlocuteurs l’évolution qualifiée de “positive de la situation actuelle à Madagascar”, ainsi que les prochaines échéances de la Refondation.

    Pour l’heure, Madagascar reste suspendu des instances de l’Union africaine, la sanction ayant été prise en octobre 2025 après que le pouvoir a changé de main. Pour l’Union africaine, le changement à la tête de l’Etat malgache est encore considéré comme inconstitutionnel, et la sanction ne devrait être levée qu’au retour de l’ordre constitutionnel, comme l’a déjà indiqué l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, Mohamed Idriss Farah. Dans les conclusions de leur rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Sommet de l’Union africaine ont encore réitéré leur “engagement sans faille en faveur d’une tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement”.