Catégorie : Actualité

  • INTEMPERIES – Le Pape Léon XIV exprime sa solidarité avec Madagascar après les cyclones

    INTEMPERIES – Le Pape Léon XIV exprime sa solidarité avec Madagascar après les cyclones

    Le Pape Léon XIV tourne son regard vers Madagascar. C’était dimanche 15 février, lors de la traditionnelle prière mariale de l’Angelus. Le Souverain Pontife a notamment exprimé sa “profonde douleur” face aux catastrophes naturelles successives qui frappent actuellement la Grande île. Devant les fidèles rassemblés, le chef de l’Eglise catholique a déclaré être “proche des populations de Madagascar qui ont été frappées, en peu de temps, par deux cyclones, accompagnés d’inondations”.

    Alors que Madagascar panse ses plaies après le passage dévastateur de deux cyclones successifs, Fytia et Gezani, la voix du Vatican s’est élevée pour apporter un message d’espoir et de soutien. Depuis le balcon du palais apostolique surplombant la Place Saint Pierre à Rome, Léon XIV a assuré de ses prières “pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui ont subi de graves dommages”.

    La population malgache a été affectée par le passage de deux cyclones meurtriers Fytia et Gezani ce mois de Février. Les deux météores laissent derrière eux des bilans meurtriers surtout dans la partie Est du pays où Gezani a tout balayé sur son passage.

  • DIPLOMATIE – La SADC justifie auprès de l’Union africaine son choix de ne pas suspendre Madagascar de ses organes

    DIPLOMATIE – La SADC justifie auprès de l’Union africaine son choix de ne pas suspendre Madagascar de ses organes

    Des explications. La tenue de la 39ème session ordinaire de l’Assemblée a été l’occasion pour les responsables de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) d’expliquer à la Commission de l’Union africaine pourquoi elle n’a pas sanctionné Madagascar, comme l’a fait l’Union africaine. “La SADC a choisi de travailler de manière constructive avec les autorités intérimaires afin de faciliter les réformes et de préparer le terrain aux élections, plutôt que d’opter pour une suspension”, indique un communiqué de l’organisation continentale qui rapporte une rencontre entre Elias Magosi, secrétaire exécutif de la SADC, et Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, à Addis Abeba.

    Pour la SADC, son approche, qu’elle qualifie “réfléchie, structurée et éclairée” vise surtout à “favoriser une solution durable et portée au niveau national”. Elle n’en affirme pas moins que la situation à Madagascar est traitée “conformément aux structures établies de l’Organe de la SADC chargé de la politique, de la défense et de la coopération en matière de sécurité” et qu’elle demeure “fermement engagée en faveur de la promotion d’un dialogue inclusif et du respect de l’ordre constitutionnel”. Elias Magosi a notamment “insisté sur l’importance de tirer les leçons de la crise de 2011 afin d’éviter la répétition des difficultés passées”, indique encore le communiqué de la SADC.

    L’organisation régionale attend donc, comme déjà annoncée, que les autorités de la Refondation soumettent “d’ici la fin du mois de février, un rapport présentant les avancées réalisées sur les réformes convenues”. Mais celles-ci sont aussi attendues sur “une feuille de route claire pour guider les réformes institutionnelles et la transition vers un pouvoir civil, devant aboutir à des élections crédibles et inclusives”.

    L’Union africaine qui a suspendu Madagascar de ses organes, pour sa part, a rappelé à l’issue de son sommet son “engagement sans faille en faveur d’une tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement”. Lors de sa rencontre avec Elias Magosi, Mohamed Idriss Farah a mis en avant “l’importance d’une collaboration étroite entre l’Union africaine et la SADC pour soutenir la transition à Madagascar”. Pour lui, bien que Madagascar subisse “l’impact récent de deux cyclones ayant engendré des besoins humanitaires urgents”, le processus de dialogue politique inclusif doit se poursuivre. Il a insisté sur la nécessité d’un “appui coordonné pour accompagner” la Grande île “dans la stabilisation et le relèvement”.

  • INTEMPERIES – Course aux générateurs à Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    INTEMPERIES – Course aux générateurs à Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    Des solutions alternatives. Alors que l’électricité n’est pas encore rétablie dans sa totalité à Toamasina après le passage du cyclone Gezani, les habitants se ruent vers les générateurs domestiques pour maintenir un minimum d’activités. La demande étant en hausse, les quincailleries et les revendeurs spécialisés sont pris d’assaut.

    “Nous avions un kit anti-délestage pouvant tenir quelques jours. Aujourd’hui, il est hors service et nous peinons à trouver une autre solution depuis deux jours”, déplore Mika Rakotobe, transitaire et père de famille habitant dans le quartier de Tanamborizano. Comme de nombreux foyers, il cherche à acquérir un générateur, ne serait-ce que pour assurer l’alimentation électrique entre 18 heures et 22 heures, afin de faire fonctionner la cuisinière et préparer les repas quotidiens.

    Dans plusieurs quartiers, la solidarité s’organise. Des voisins se regroupent et cotisent pour financer l’achat et le transport d’un générateur depuis la capitale. Toutefois, le coût élevé de l’équipement et les frais d’acheminement constituent un obstacle supplémentaire dans un contexte déjà fragilisé par les dégâts du cyclone.

    “Les taxi-brousse à destination de Toamasina sont remplis de groupes électrogènes ”, confie Hanitra Raivotiana, mère de famille qui vient de déposer un colis auprès d’une coopérative, samedi. Elle a, pour sa part, envoyé un powerbank pour son époux en mission dans la Ville du Grand Port”. “Ils ont un générateur au bureau, mais il m’a demandé de lui envoyer ce powerbank pour tenir quand il est à la maison”, raconte-t-elle.

    À la suite du passage du cyclone Gezani, survenu récemment dans la région du grand port, près de 90 % du réseau électrique de la Jirama a cessé de fonctionner. La compagnie nationale d’eau et d’électricité a parlé de la chute d’une dizaine de transformateurs et de la dégradation de plus de 100 poteaux électriques. Depuis plusieurs jours, les habitants de Toamasina vivent sans électricité, une situation appelée à perdurer encore plusieurs jours, selon les estimations officielles.

    Par ailleurs, la situation évolue progressivement sur le plan de l’approvisionnement en eau potable. La Jirama indique que la station de production de Farafaty a été remise en service dans la nuit, permettant une reprise graduelle de la distribution. Les quartiers de Barikadimy et Mangarano figurent parmi les premiers réapprovisionnés, tandis qu’un retour progressif de l’eau est attendu dans la majorité de la ville.

    En parallèle, les équipes techniques poursuivent les travaux de réparation des infrastructures électriques de moyenne tension dans le centre-ville, sous la coordination du directeur général par intérim, le général Hajatiana Rasolomanana. Selon lui, “la priorité est accordée aux lignes alimentant les hôpitaux, la prison, les camps militaires, les banques et les services administratifs”. Selon les estimations de la compagnie, le rétablissement complet du réseau électrique pourrait nécessiter jusqu’à deux mois, en raison de dommages majeurs touchant près de 95 % des installations.

  • FOOTBALL – Le Disciples FC toujours invaincu malgré un match difficile face au Cospn dimanche

    FOOTBALL – Le Disciples FC toujours invaincu malgré un match difficile face au Cospn dimanche

    La sixième journée du championnat national de première division s’est déroulée ce week-end. Sans surprise, Disciples FC reste invaincu, malgré un match difficile face au Club omnisports de la police nationale (COSPN), à Antanikatsaka, dimanche. L’équipe du Vakinankaratra a battu le champion d’Analamanga sur le score de 3 à 2.

    Fabrice Andriatsilavina a encore ajouté deux nouveaux buts à ses statistiques. L’attaquant d’Antsirabe a inscrit ce doublé après l’ouverture du score de Rado Andrininosy à la 38ème minute. Le COSPN a tenté de revenir en marquant deux fois, mais n’est pas parvenu à égaliser.

    Grâce à cette nouvelle victoire, Disciples FC totalise 18 points et figure en tête du classement provisoire de la Conférence Sud. C’est le seul club du championnat à avoir remporté tous les points en jeu lors de ces six premières journées.

    Elgeco Plus reste son dauphin après sa courte victoire (1-0) face à Antimo Records. De son côté, l’AS Sainte-Anne a été accrochée par le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA), 1 à 1, sur sa pelouse à Iavoloha.

    Dans la Conférence Nord, le Club omnisports des forces armées (Cosfa) impose également sa loi. Les militaires ont remporté leur match face à Clinique Zanatany (2-0). L’équipe d’Ampahibe reste ainsi en tête du classement provisoire du groupe. L’Ajesaia a retrouvé le chemin de la victoire en battant Fosa Juniors sur le score de 1 à 0.

  • SKI ALPIN – Mia Clerc dans le top 50 sur le slalom géant aux Jeux olympiques d’hiver

    SKI ALPIN – Mia Clerc dans le top 50 sur le slalom géant aux Jeux olympiques d’hiver

    Mialitiana Clerc, skieuse malgache, termine les deux manches du slalom géant dames aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, dans le top 50. Elle s’est classée 50ème sur les 76 concurrentes qui ont pris le départ, dimanche. Elle a terminé les deux manches avec un temps cumulé de 2:31.99, soit 18.49 de plus que l’Italienne Federica Brignone, championne olympique.
     
    Lors de la première manche, disputée sur la piste du centre de ski alpin de Tofane, à Cortina, elle a pris la 54ème position avec un chrono de 1:12.35. Sur les 76 skieuses au départ, 13 ont abandonné, une a été disqualifiée et une autre n’a pas pris le départ.
     
    En seconde manche, elle n’a pas amélioré son temps de la première manche, mais a gagné des places au classement. Elle a terminé en 50ème position avec un chrono de 1:19.64. Au total, 20 skieuses inscrites ont abandonné.
     
    Les Jeux olympiques ne sont pas encore terminés pour Mialitiana Clerc. Elle aura un nouveau défi qui l’attend mercredi, le slalom.
  • INTEMPÉRIES – Suspension des frais de magasinage pour une durée de sept jours au port de Toamasina

    INTEMPÉRIES – Suspension des frais de magasinage pour une durée de sept jours au port de Toamasina

    Mesures exceptionnelles. À la suite du cyclone ayant touché Toamasina le 10 février et en raison des dommages enregistrés par plusieurs opérateurs économiques, le Gouvernement a décidé de mettre en place des mesures de soutien destinées à faciliter la reprise des activités. Ces dispositions visent à répondre aux difficultés logistiques et financières constatées après le passage du phénomène météorologique.

    Dans ce cadre, les frais de magasinage appliqués au port sont suspendus pour une période de sept jours, aussi bien pour les conteneurs que pour les marchandises conventionnelles, selon un communiqué de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT). Les compagnies maritimes sont également invitées à interrompre, pour la même durée à compter du 10 février, la facturation des frais de détention des conteneurs à l’importation et à l’exportation. Ces mesures ont pour objectif de limiter les charges supplémentaires supportées par les entreprises durant la phase de reprise.

    Une attention particulière concerne les marchandises conditionnées en big bag et stockées dans les entrepôts de la SMMC. Compte tenu des dégâts observés et des risques de détérioration, leur enlèvement dans les meilleurs délais est requis afin de réduire les pertes potentielles et d’assurer des conditions de stockage adaptées.

  • PRODUITS DE PÊCHE – Autorisation exceptionnelle d’exportation pour des trépangs stockés entre 2023-2024

    PRODUITS DE PÊCHE – Autorisation exceptionnelle d’exportation pour des trépangs stockés entre 2023-2024

    Une opération d’apurement progressif des stocks de trépangs est en cours. Le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye, fait part d’une autorisation exceptionnelle d’exportation qui va être accordée pour les stocks inventoriés et certifiés pour les campagnes 2023-2024. Son département précise que ces dérogations sont accordées exclusivement pour les espèces de concombres de mer non inscrites aux annexes de la convention Cites.
     
    Le démarrage progressif de l’exportation des stocks d’holothuries s’inscrit dans le cadre de la levée de la suspension de la pêche de concombre de mer, entérinée par un arrêté publié début février. Sous l’égide du ministère de la Pêche et de l’économie bleue, cette opération s’effectuera sous le signe de la légalité et de la transparence, rassure ce département.
     
    Selon le ministre Jaco Chan Kit Waye, un accord avait été conclu avec les exportateurs concernant les stocks restants de 2024. Et c’est suite à un inventaire rigoureux qu’une décision sera publiée pour autoriser leur exportation à titre exceptionnel. En effet, une application stricte des nouveaux critères techniques rendrait une grande partie de ce stock invendable. Cette mesure devrait donc permettre d’évacuer les produits existants avant la pleine application du nouvel arrêté, selon ce membre du Gouvernement.
     
    Cette démarche vise ainsi à assainir le secteur avant la pleine application de la nouvelle réglementation et l’ouverture de la nouvelle campagne de collecte prévue pour 2026. L’opération s’accompagne par ailleurs d’une forte hausse des prix FOB minimum, acceptée par les opérateurs. Ils passent d’environ 2,5 USD à une moyenne de 23-25 USD par kilo, indique le ministre Jaco Chan Kit Waye.
     
    Cette dynamique contribue ainsi à aligner les prix locaux sur les cours du marché international pour maximiser les recettes en devises du pays, selon le ministre. Mais elle garantit également une meilleure répartition de la valeur ajoutée afin que les pêcheurs et collecteurs bénéficient directement de cette hausse des prix à l’exportation, ajoute-t-il.
     
    L’exploitation des concombres de mer est donc désormais pleinement ouverte. Mais c’est sous réserve du respect strict des mesures de gestion durable. Celles-ci incluent le respect de la fermeture annuelle de la pêche, fixée annuellement du 1er janvier au 31 mars dès l’année prochaine et l’application des tailles minimales de capture par espèce afin de permettre la reconstitution des stocks.
     
    Pour ce qui est de l’octroi des permis de collecte, le ministre Jaco Chan Kit Waye annonce que cette opération reprendra dès cette année, en stricte conformité avec la nouvelle réglementation. De plus, un appel d’offres sera lancé pour la nouvelle campagne de concombre de mer. Un comité ad hoc, composé du ministère en charge de la pêche, du Bureau indépendant anti-corruption et de représentants de la société civile, sera chargé d’évaluer l’attribution des quotas.
  • SINISTRE NATIONAL – Réponse “massive et multidimensionnelle” de l’Europe face à la dévastation des cyclones Fytia et Gezani

    SINISTRE NATIONAL – Réponse “massive et multidimensionnelle” de l’Europe face à la dévastation des cyclones Fytia et Gezani

    L’Europe active son bouclier de solidarité pour Madagascar face à la dévastation causée par les cyclones Fytia et Gezani. L’Union Européenne (UE) et ses Etats membres se mobilisent pour répondre à l’urgence nationale par une aide multidimensionnelle. C’est un déploiement massif de moyens matériels, technologiques et financiers qui s’opère, indique un communiqué de l’UE dimanche.
     
    Cet appui est multiforme et se décompose notamment en aide matérielle et logistique. Les Etats membres de l’Union européenne fournissent des équipements de première nécessité pour la survie et l’hébergement des sinistrés, tels que des modules de purification d’eau, des équipements pour l’abri et le couchage ainsi que pour la logistique de base.
     
    L’Europe apporte également un appui technologique et de l’expertise, en mobilisant des outils de haute technicité pour optimiser les secours. Elle active le programme Copernicus afin de fournir des cartes satellites permettant d’évaluer l’étendue des dégâts de ces cyclones. Le Luxembourg va personnellement fournir un module de télécommunications afin de renforcer les capacités de communication et de coordination d’urgence sur le terrain.
    Pas moins de un million d’euros de soutien financier d’urgence sont déjà débloqués pour des actions immédiates et ciblées, via le service de la Commission européenne à la protection civile et aux opérations d’aide humanitaire (Echo).
     
    L’Union européenne avait déjà déployé une réponse humanitaire complète alliant secours d’urgence et stratégie d’anticipation, dont une enveloppe de 288 000 euros pour l’aide directe. A celle-ci s’ajoute le déblocage de 718 000 euros via le mécanisme Start Ready pour permettre d’activer des protocoles d’action précoces, transformant la gestion de la catastrophe en une intervention agile, préventive et logistiquement structurée.
     
    L’Europe n’agit pas ainsi en ordre dispersé, mais joue un rôle de fédérateur en misant sur la spécialité de chacun de ses pays membres. Un agent de liaison du Centre de coordination de la réaction d’urgence d’Echo est d’ailleurs à Madagascar depuis dimanche.
  • CATASTROPHE NATURELLE – Des vents de 65km/h attendus le long de la côte Sud-Ouest dans la nuit de lundi à mardi

    CATASTROPHE NATURELLE – Des vents de 65km/h attendus le long de la côte Sud-Ouest dans la nuit de lundi à mardi

    Gezani influencera encore le temps à Madagascar à partir de lundi. Ses vents, d’une puissance de 65km/h, devraient frapper la côte Sud-Ouest de la Grande île à partir de lundi soir. Le cyclone ne devrait plus toucher terre, mais les prévisions de Météo Madagascar indiquent qu’il devrait évoluer à environ 100 km au large d’Itampolo dans la nuit de lundi à mardi.

     

    Se trouvant à 549 km au Sud-Ouest d’Itampolo Ampanihy ce dimanche à 9h, Gezani, toujours au stade de cyclone tropical mais de plus en plus faible avec des vents de 120km/h, se déplace vers l’Est à une vitesse moyenne de 20km/h. Il devrait poursuivre un cap vers le Nord-Est ces prochaines 24 heures, avant de bifurquer vers le Sud et descendre ensuite vers les latitudes australes. “Il pourrait finir par perdre ses caractéristiques tropicales autour de jeudi en circulant sur des eaux plus froides”, prévoit Météo France Réunion.

     

    Mais jusque-là, ses vents et ses pluies arriveront jusqu’à Itampolo, Tsihombe et Beloha, placés en alerte verte depuis samedi. Météo Madagascar prévient également que “la sortie en mer entre Maintirano et Taolagnaro est fortement déconseillée à compter de ce dimanche après-midi, car la mer deviendra progressivement forte puis très forte”.

  • CYCLONE GEZANI – Les autorités sollicitent deux groupes électrogènes pour faire fonctionner les deux hôpitaux publics, paralysés, à Toamasina 

    CYCLONE GEZANI – Les autorités sollicitent deux groupes électrogènes pour faire fonctionner les deux hôpitaux publics, paralysés, à Toamasina 

    Toamasina, 15 février, 15h30 – Un appel d’urgence à la solidarité. Le ministère de la Santé publique affirme la nécessité d’installer en urgence deux groupes électrogènes de 200 kVA pour rendre opérationnel le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Analankinina et le CHU « manara-penitra » de Morafeno. Les deux principaux hôpitaux de la ville du Grand Port n’ont pas non plus été épargnés par le passage du cyclone Gezani

     

    « Les blocs opératoires sont à l’arrêt au niveau des deux centres hospitaliers. Faute d’électricité, il n’y a pas non plus de production d’oxygène. A Morafeno, le scanner n’est pas opérationnel pour les mêmes raisons », décrit Désiré Rakotoarimino, directeur général de médecine préventive au sein du ministère de la Santé public, samedi. « C’est crucial pour les activités médicales au sein des deux hôpitaux. Car dans la situation il n’y a presque rien à faire, sans électricité », plaide-t-il.

     

    Le DG de la médecine préventive au sein du ministère de la Santé reconnaît l’existence de groupes électrogènes au niveau des deux hôpitaux. « Mais les puissances fournies ne sont pas suffisantes [pour les besoin du bloc opératoire et du générateur d’oxygène », détaille-t-il.

     

    Le défi ne s’arrête pas là. « Les toits des deux établissements hospitaliers ont été partiellement arrachés. On n’a même pas de bureau pour travailler », confie le Désiré Rakotoarimino. Ces dernières heures, le ministère de la Santé publique affirme avoir reçu un coup de main pour faire face à une partie de ses besoins, notamment la réparation des toitures. Les hôpitaux bénéficient également de tentes pour servir de bureaux afin de parer au plus pressé.