Certains agriculteurs ont trouvé un procédé pour contourner le problème de la sécheresse et obtenir des récoltes malgré l’insuffisance de pluies et d’eau dans le sud. A Tanandava, dans la commune d’Amboasary sud, des paysans regroupés dans la coopérative Mitambatra Soa utilisent le système de goutte à goutte pour arroser ses champs. Une technique utilisée notamment dans les zones arides.
Catégorie : Actualité
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REGIONS – Des gouverneurs n’ont pas encore reçu la subvention de 2 milliards promise pour 2020
A un mois de la fin de l’année, certains gouverneurs affirment ne pas avoir perçu leur subvention de 2 milliards d’Ariary promise par l’Etat pour 2020 à en croire Hery Rasomaromaka, gouverneur d’Analamanga. Mais la question devrait être bientôt réglée d’après le ministre de l’intérieur et de la décentralisation.
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REGIONS –L’élection des gouverneurs en suspens à cause d’un calendrier électoral chargé
Antananarivo, 26 Novembre, 17h20 – « Chaque chose en son temps ». Le Premier ministre Christian Ntsay évoque un calendrier chargé n’a pas permis jusqu’ici d’organiser les élections des chefs de région aujourd’hui, rebaptisés gouverneurs. Durant ces deux dernières années, déclare-t-il, « Madagascar a organisé quatre élections dont l’une n’est pas encore arrivée à terme », en indiquant que l’organisation d’une élection prend des mois. A cela s’est ajoutée l’urgence sanitaire et ce que cela a impliqué en termes de confinement.
L’absence de responsables régionaux élus ne doit cependant pas être un frein au développement effectif du pays et à la décentralisation, selon lui. C’est pour cela que le gouvernement a décidé de nommer les gouverneurs, de les financer et de les équiper, explique-t-il. « La décentralisation doit pourtant être palpable », affirme Christian Ntsay et « les pouvoirs doivent être transférés à ceux qui peuvent les mener ».
Durant son discours d’ouverture de la journée internationale des régions, le Premier ministre a mis en garde les gouverneurs quant à l’utilisation des deniers publics et des équipements pour qu’ils servent l’intérêt public. -

PARLEMENT – Le Sénat lance une procédure en vue d’augmenter le nombre des sénateur
Antananarivo, 26 Novembre, 15h00 – Les sénateurs envisagent de modifier l’ordonnance qui fait passer de 63 à 18 le nombre des sénateurs. Selon une source auprès de la Chambre haute, une proposition de loi organique prévoyant, entre autres, une augmentation du nombre des sénateurs a été déposée au Sénat.
La proposition de loi organique modifiant l’ordonnance sur le fonctionnement du Sénat, les modalités d’élection et de désignation des sénateurs a été déposée par Olivier Rakotovazaha, président de la Commission Justice auprès du Sénat. « L’idée est de permettre que chaque région soit au moins représentée », poursuit notre source.
Déposée le 15 Novembre selon la date inscrite dans l’ordre du jour du Sénat, la proposition de texte est prévue passer en séance plénière pour examen et adoption le 4 Novembre prochain. Elle fait suite aux démarches déjà engagées par le Sénat qui avait initialement essayé de ne pas faire passer la ratification de l’ordonnance présidentielle.
Après s’être engagé à supprimer le Sénat durant la campagne électorale, le chef de l’Etat n’a pu que revoir à la baisse le nombre des sénateurs à travers une ordonnance. C’est cette ordonnance que les Sénateurs prévoient aujourd’hui de modifier. -

CIRCULATION – Le ministère des Transports annonce une plus grande fermeté face au non-respect de la tenue obligatoire d’un manifold
Antananarivo, 26 Novembre, 13h20 – Le ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie (MTTM) se veut « plus ferme et inflexible » à l’encontre des transporteurs qui n’utilisent pas correctement le manifold. Dans un communiqué de rappel du caractère obligatoire du manifold, le ministère rappelle que « le non-établissement d’un manifold avant le départ entraîne des sanctions sévères, non seulement pour le véhicule et le conducteurs concernés, mais également la coopérative dans laquelle opère le véhicule ».
Le rappel du ministère intervient après qu’un taxi-brousse opérant sur la ligne Antananarivo – Antsohihy avait été attaqué par un de ses passagers sur la route nationale 4, non loin de Maevatanana. « Comme le transporteur n’a pas respecté le protocole sur l’utilisation du manifold, il ne disposait d’aucune information sur ses passagers », fulmine le ministère qui parle d’un passager « racolé quelques kilomètres avant l’assaut ». « Aucun renseignement fiable ne permettra de reconnaître le malfrat et ses comparses », poursuit-il.
Au-delà de la traçabilité des passagers au cas où des cas positifs au coronavirus seraient détectés, le manifold devrait également « constituer un outil pour lutter contre l’insécurité sur les routes nationales », martèle le MTTM. « Impératif avant de prendre la route » « pour le transport public routier des zones nationales et régionales », l’établissement d’un manifold qui contient « des informations précises sur chaque passager » semble toujours avoir été négligé et n’a été que récemment « rétabli en raison de la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19 ». -

ADMINISTRATION – Un ingénieur hydraulicien à la direction générale de l’Office national pour l’Environnement
Antananarivo, 26 Novembre, 7h00 – Plus de quatre mois après l’abrogation de la nomination de son précédent directeur général, l’Office national pour l’environnement a enfin un nouveau directeur général. Il s’agit de Rija Herisolo Rakotoson, ingénieur hydraulicien, sortant de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo (ESPA).
Le nouvel homme fort de l’ONE a été nommé en Conseil des ministres, mardi. Il succède à ce poste à Laurent Ampilahy qui avait été remercié au lendemain de l’incendie qui a détruit les bureaux de l’ONE le 17 Juillet dernier. A l’époque, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, s’est défendu d’un éventuel lien entre l’incendie du bâtiment de l’ONE et le départ de son DG.
La ministre avait soutenu que la décision de remercier l’ancien DG avait été prise une semaine avant que celle-ci ne soit entérinée par le Conseil des ministres. Elle avait justifié le changement à la tête de l’office par la nécessaire redynamisation de l’équipe dirigeante au sein du ministère afin d’asseoir la bonne marche des activités, la bonne gouvernance et la nouvelle orientation du ministère pour répondre aux exigences de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar. -

FOOTBALL – Ahmad conteste la sanction de la Fifa et dénonce une attaque contre l’autodétermination du football en Afrique
Antananarivo, 25 Novembre, 22h10 – Ahmad, président « suspendu » de la Confédération africaine de football (CAF) n’entend pas se laisser faire. Dans un tweet publié ce mercredi soir, il dit « contester la sanction prononcée » contre lui par la Chambre de jugement de la commission d’éthique de la Fédération internationale de football association (Fifa). Il soutient, à la même occasion, que « au delà de [son] cas, c’est l’autodétermination du football en Afrique qui est attaqué ». Le tweet de l’ancien président de la Fédération malgache de football (FMF) accompagne un communiqué de son « équipe » qui annonce le dépôt d’un « appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester fermement la condamnation ».
Cette décision, estime l’équipe d’Ahmad, « n’a pas été rendue de façon juste et impartiale ». Celle-ci dénonce, entre autres, « un conflit d’intérêt et un problème de manque d’impartialité évident » du cabinet d’audit chargé d’enquêter l’administration du football africain. Ledit cabinet, soutient-elle, « oeuvrait jusque là pour la CAF et sous son mandat ». L’équipe d’Ahmad évoque également « une possible implication de la Fifa dans le travail de la commission d’éthique » pourtant censée être indépendante.
Elle déplore l’existence de fuites d’informations dans une procédure censée être confidentielle, et regrette que l’audition du président suspendu ne se soit pas tenue selon les standards attendus et habituels. Celui-ci, souligne le communiqué, se serait d’ailleurs vu refuser le droit de présenter une partie de ses témoins. Soulevant la précipitation de la Chambre de jugement de la commission d’éthique à publier un jugement « sans communiquer les motifs de la sentence », l’équipe d’Ahmad craint que la condamnation soit un prétexte pour « empêcher le président Ahmad d’être réélu à la présidence de la CAF lors des élections prévues en mars 2021, en dépit de nombreux soutiens déjà déclarés en sa faveur ». Afin de poursuivre sa campagne en vue des élections à la direction de la CAF, Ahmad assortit son appel d’une demande d’effet suspensif.



