Catégorie : Actualité

  • TENNIS – Sarah Rakotomanga s’incline avec les honneurs au premier tour de l’Open d’Australie face à Aryna Sabalenka

    TENNIS – Sarah Rakotomanga s’incline avec les honneurs au premier tour de l’Open d’Australie face à Aryna Sabalenka

    Pas de miracle pour Sarah Rakotomanga qui a été éliminée dès le premier tour de l’Open d’Australie, ce dimanche à Melbourne. La Française d’origine malgache a été battue en deux sets (6-4, 6-1) par la n°1 mondiale Aryna Sabalenka, finaliste de l’édition précédente.

     

    Opposée à l’une des grandes favorites du tournoi, la joueuse de 20 ans a toutefois livré une prestation encourageante, notamment lors de la première manche. Sarah Rakotomanga est parvenue à prendre le service de la Biélorusse dès le début de la rencontre, avant de voir Aryna Sabalenka réagir immédiatement. Solide dans l’échange et mobile sur le court, la Française a résisté jusqu’à 5-4, moment choisi par la double championne de Melbourne pour faire la différence et empocher le premier set.

     

    Dans la seconde manche, l’expérience et la puissance de Aryna Sabalenka ont pesé davantage. La n°1 mondiale a rapidement pris l’ascendant en menant 3-0, avant de breaker à deux reprises pour conclure la rencontre sur le score de 6-1.

     

    Malgré l’élimination, ce match constitue une étape importante dans la progression de Sarah Rakotomanga, actuellement classée 118e mondiale. La joueuse d’origine malgache va désormais se tourner vers les qualifications du tournoi WTA de Cluj-Napoca, prévues à partir du 31 janvier.

  • ADMINISTRATION – “La HCC nous a accordé un mandat de 24 mois”, déclare le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo

    ADMINISTRATION – “La HCC nous a accordé un mandat de 24 mois”, déclare le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo

    Le Premier ministre s’offre une tribune de choix ce dimanche. Herintsalama Rajaonarivelo réaffirme à Antsojombe que la Haute Cour constitutionnelle (HCC) avait accordé un mandat de 24 mois au régime de la Refondation pour mener à bien la “Refondation de la République”. Une déclaration qui intervient dans un contexte politique marqué par des spéculations sur un éventuel remaniement gouvernemental.

    Devant des milliers de fidèles de l’Eglise FJKM réunis au Coliseum, le chef du gouvernement rappelle l’engagement de son équipe à respecter ce délai. “Nous avons le cœur pur. Lorsqu’un mandat nous est confié, nous travaillons durant cette période. La HCC, dont des représentants sont ici présents, nous a accordé un mandat de 24 mois. Une fois ce délai expiré, nous passerons le relais à nos successeurs avec un cœur sincère”, a-t-il déclaré.

    Cette annonce intervient alors que plus d’une centaine de partis politiques, réunis sous la bannière du Comité de Refondation de Madagascar (KFIM), ont signé, vendredi à Mahamasina, un « accord politique » exigeant la dissolution des institutions de la IVᵉ République. Les signataires, coordonnés par Guy Maxime Ralaiseheno, réclament une « charte de transition » et une « feuille de route » pour garantir « l’apaisement et la stabilité » du pays.

    Herintsalama Rajaonarivelo profite de son intervention pour lancer un appel à la responsabilité individuelle et collective. « La Refondation ne sera possible que si chaque Malgache se renouvelle lui-même. Changez de mentalité, cessez de vous plaindre, et agissez avec un cœur pur », insiste-il, soulignant que la réussite de ce projet dépendra de l’engagement de tous.

    Il compare également la Refondation à la construction d’un édifice. « Ce que nous demandons à nos successeurs, c’est de poursuivre l’œuvre, car nous posons aujourd’hui les fondations », exhorte-t-il. Un message qui sonne comme un appel à la continuité, malgré les pressions politiques croissantes.

  • AGRICULTURE – Plus de 600 000 ha de terrain à traiter pour la campagne antiacridienne 2025-2026

    AGRICULTURE – Plus de 600 000 ha de terrain à traiter pour la campagne antiacridienne 2025-2026

    L’offensive contre les criquets s’intensifie. La campagne antiacridienne 2025-2026, lancée officiellement ce samedi à Toliara, prévoit de traiter au moins 600 000 ha. C’est environ le double de la surface couverte lors de la précédente campagne, que le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) se fixe comme objectif.

    La lutte antiacridienne menée pour la campagne 2024-2025 avait déjà permis de traiter 302 827 ha. Le déploiement, qui avait combiné interventions aériennes (288 000 ha) et terrestres (14 827 ha), avait permis de sécuriser les régions les plus exposées, de l’Androy au Menabe, ainsi que de préserver durablement les moyens de subsistance des populations locales face à l’invasion.

    Le ministère i, à travers le Centre national antiacridien (IFVM), double donc la mise pour la campagne 2025-2026, avec un objectif de 600 000 hectares de terrain à traiter. Le déploiement massif combinera des opérations aériennes et terrestres, visant à réduire l’impact des infestations en cours et d’éviter des pertes agricoles majeures.

    Les agents de l’IFVM bénéficieront parallèlement d’un programme de renforcement continu de leurs capacités techniques. Les formations qui leur seront dispensées sur le terrain et les recyclages réguliers devront garantir une mise en œuvre efficace, sécurisée et conforme aux normes nationales et internationales des opérations.

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – 45 droits d’exploitation de crevettes côtières à attribuer exclusivement à des sociétés malgaches

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – 45 droits d’exploitation de crevettes côtières à attribuer exclusivement à des sociétés malgaches

    Antananarivo, 18 Janvier, 11h30 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) prévoit l’attribution de 45 droits d’exploitation permettant d’exercer la pêche aux crevettes côtières à Madagascar. Il s’agit de droits strictement destinés à des sociétés de pêche de droit malgache, comme précisé par ce département dans l’appel à proposition qu’il a publié à la fin du mois de décembre 2025.

    Ces 45 droits d’exploitation font l’objet d’un appel à proposition de manière individuelle. Chaque droit a une validité d’utilisation de dix ans à compter de la campagne de 2026 et autorise son détenteur à exploiter un navire pour la pêche aux crevettes côtières, sous réserve de l’obtention d’une licence de pêche.

    L’appel à proposition est donc réservé aux sociétés de pêche de droit malgache, qui doivent justifier d’une expérience suffisante pour garantir une exploitation efficace et une gestion durable des ressources. La sélection de celles qui se verront attribuer les droits d’exploitation se fera sur la base de la proposition économiquement la plus avantageuse pour l’État malgache, précise le ministère.

    Une réunion d’information faisant suite à cet appel à propositions avait déjà eu lieu le 7 janvier. Une occasion pour le ministère de la Pêche de présenter aux sociétés malgaches intéressées les conditions d’accès aux droits d’exploitation, ainsi que les nouvelles exigences réglementaires applicables à la pêche des crevettes côtières à Madagascar, en vue de la campagne 2026 qui est prévue ouvrir officiellement au début du mois de mars.

    Le ministère indique par ailleurs avoir pris des mesures. Elles devront renforcer les recettes en devises étrangères au profit du Trésor public, garantir une concurrence loyale et équitable entre les sociétés de pêche crevettière, et générer un impact positif sur le quotidien des citoyens, grâce à une meilleure valorisation des produits halieutiques

  • VOYAGE – Madagascar épargné par la suspension du visa d’immigration aux États-Unis ciblant 75 pays

    VOYAGE – Madagascar épargné par la suspension du visa d’immigration aux États-Unis ciblant 75 pays

    Les Etats-Unis ont annoncé la suspension du traitement de certaines demandes de visas d’immigration pour des ressortissants de 75 pays, dont 26 en Afrique. Cette mesure administrative, mise en œuvre par les services consulaires américains, concerne principalement des pays dont les autorités américaines estiment que les procédures de contrôle et de coopération migratoire présentent des insuffisances. À ce stade, Madagascar ne figure pas sur la liste des États concernés, ce qui place le pays en dehors du périmètre immédiat de cette décision.

    La suspension touche plusieurs pays africains d’Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est et du Centre, parmi lesquels figurent notamment le Nigeria, le Ghana, le Sénégal, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie ou encore le Maroc. En dehors du continent africain, la mesure concerne également des États d’Asie, d’Europe de l’Est, du Moyen Orient, des Caraïbes et d’Amérique latine. Les autorités américaines évoquent des motifs liés à la fiabilité des documents d’état civil, à la coopération en matière de rapatriement ou encore à la gestion des flux migratoires.

    L’absence de Madagascar sur cette liste signifie que les procédures de traitement des visas d’immigration pour les ressortissants malgache se poursuivent normalement, sans restriction supplémentaire annoncée. Cette situation peut être interprétée comme un signal positif en matière de coopération administrative et diplomatique entre Antananarivo et Washington, notamment sur les questions de sécurité des documents, de contrôle migratoire et de respect des engagements internationaux.

    Toutefois, aucune garantie n’est donnée sur la durée de cette exemption, la mesure pouvant évoluer en fonction des évaluations américaines. Pour les candidats malgaches à l’immigration, cette annonce permet de maintenir une certaine stabilité dans les démarches en cours, dans un contexte international marqué par un durcissement progressif des politiques migratoires. La décision américaine s’inscrit dans une logique globale de réévaluation des dispositifs migratoires, susceptible d’être ajustée à tout moment en fonction des priorités diplomatiques et sécuritaires des États Unis.

  • TÉLÉCOMMUNICATION – Des opérateurs mobiles s’intéressent au marché malgache, selon le président de la Refondation

    TÉLÉCOMMUNICATION – Des opérateurs mobiles s’intéressent au marché malgache, selon le président de la Refondation

    Antananarivo, 18 Janvier, 9h50 – Des acteurs du secteur des télécommunications sont prêts à investir sur le marché malgache. L’annonce a été faite par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, à son retour au pays après une visite de travail en Afrique du Sud. Au cours de son voyage au pays de Nelson Mandela, le chef d’Etat malgache rapporte avoir rencontré des opérateurs issus de divers secteurs d’activités dont l’industrie sucrière, l’infrastructure routière et la télécommunication. Il annonce ainsi la réforme des textes afin d’instaurer une concurrence dans le secteur des télécommunications et de mettre fin à toute forme de monopole. L’objectif étant de faire baisser le coût de l’accès à internet dans le pays, souligne-t-il.

    Le chef d’Etat malgache n’a pas révélé l’identité de ces nouveaux investisseurs. Une source proche du dossier confie toutefois que des opérateurs venant du Moyen Orient et de l’Asie frappent déjà à notre porte. En plus, un autre concurrent de Starlink s’intéresse aussi dans le secteur de la connexion par satellite. Les utilisateurs malgaches qui se concentrent plutôt dans les grandes villes auront ainsi un large choix d’offres internet sur le marché. Actuellement, quatre fournisseurs proposent des offres internet à l’instar de Yas, Orange, Airtel et Blueline. A cela s’ajoute la filiale de Space X du milliardaire Elon Musk qui a jeté son ancre en juillet 2024.

    La baisse du coût de l’internet est au cœur du bras de fer entre le gouvernement de la Refondation et les opérateurs télécoms. Réunis au sein du GTM, ces derniers demandent la suppression de certaines taxes qu’ils jugent responsables des tarifs élevés, évoquant aussi le coût des licences, la dépréciation de l’ariary, la hausse de l’énergie et une concurrence jugée déloyale. Les opérateurs ont affirmé que la suppression des taxes additionnelles qu’elle demande ne devrait pas faire baisser les recettes fiscales internes. Ils assurent même garantir jusqu’à 400 milliards d’ariary d’impôts si le droit d’accises, la taxe sur les transactions mobiles ou encore la taxe sur les importations de smartphones de moins de 100 dollars sont supprimées. Mais ces requêtes ont été rejetées en bloc par le gouvernement.

    Début décembre 2025, les opérateurs ont annoncé une baisse des tarifs. Une réduction toutefois limitée à une seule offre internet. Pour 1 000 ariary, les usagers peuvent bénéficier de 512 Mo de données valables 24 heures, auxquels s’ajoutent 512 Mo utilisables entre 23h et 5h du matin. De son côté, le ministre en charge des télécommunication, Mahefa Andriamampiadana, a confié à la presse que l’Etat n’est pas contre la suppression du droit d’accise, mais souhaite que les opérateurs démontrent que cette mesure n’aura pas d’impact sur le budget de l’Etat. Il est également demandé aux opérateurs de réinvestir dans l’amélioration de la qualité de service les montants économisés suite au non paiement de cette taxe.

    Quelques semaines plus tard, le ministère chargé des télécommunications annonce encore de nouveaux ajustement de tarif de l’internet pour cette année. “Les baisses actuellement signalées au niveau des opérateurs en télécommunications constituent “des essais qui leur permettront de revoir à nouveau leur tarif en début d’année”, avait indiqué le ministère dans un communiqué publié le 19 Décembre 2025.

    La venue de ces nouveaux opérateurs va bousculer le marché de la téléphonie mobile et de l’internet en particulier Madagascar. Quand on sait que la plupart des usagers d’Internet dans le pays se concentre dans les grandes villes comme Antananarivo et Toamasina, il serait intéressant de voir comment ces nouveaux acteurs feront pour rentabiliser leur investissement.

  • FOOTBALL – Patrice Motsepe annonce la fin du Chan dont Madagascar est vice-champion en titre

    FOOTBALL – Patrice Motsepe annonce la fin du Chan dont Madagascar est vice-champion en titre

    Antananarivo, 18 Janvier, 6h40 – Il n’y aura plus de compétition africaine réservée aux joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux. Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), annonce officiellement la suppression du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) samedi à Rabat, au Maroc.

     

    Le patron du football africain qualifie le Chan de “spectaculaire gouffre financier”, pour expliquer la décision. À sa place, le Sud-Africain évoque le lancement de la Ligue des Nations africaines, un tournoi annuel qui verrait les 54 nations réparties en quatre zones et se rencontrer par zone durant les fenêtres Fifa. “Notre travail consiste à prendre des décisions qui sont dans l’intérêt du football africain”, explique-t-il.

     

    Pour l’instance dirigeante du football continental, le Chan est un spectacle qui “fait perdre de l’argent” à la CAF. Avec la mise en place de la Ligue des Nations africaines chaque année, “il n’y aura plus besoin” de cette compétition, précise Motsepe.

     

    La suppression du Chan fait partie de la refonte annoncée par le président de la CAF en décembre, avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations à Rabat. Lancé en 2009, le tournoi servait de vitrine pour les joueurs locaux. Madagascar est arrivé troisième du tournoi en 2023 et vice-champion en 2025, tandis que des joueurs malgaches ont pu être repérés sur le continent et démarrer une carrière à l’étranger.

     

    Patrice Motsepe justifie cette décision par la nécessité de rationaliser un calendrier surchargé et de concentrer les ressources sur les tournois phares, afin d’harmoniser le football africain avec les exigences mondiales, notamment celles de la Fifa. La dernière édition de la compétition aura été le Chan 2024 co-organisé par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda en août 2025.

    Photo :Capture d’écran vidéo CAF

     

  • DOUANE – Les nouveaux tarifs 2026 ciblent la protection de la production locale

    DOUANE – Les nouveaux tarifs 2026 ciblent la protection de la production locale

    Depuis le 1er janvier 2026, la Loi de Finances introduit de nouveaux tarifs douaniers annoncés comme axés sur le soutien à l’économie nationale.

    L’importation de lait en poudre, utilisé comme intrant par les industries, fait l’objet d’un encadrement modifié. Cette mesure limite l’entrée de produits à bas prix sur le marché intérieur. Par ce dispositif, les autorités prévoient de favoriser le développement de la filière laitière locale en réduisant la pression concurrentielle extérieure sur les transformateurs et les producteurs nationaux.

     

     

    L’ajustement tarifaire concerne également plusieurs catégories de biens de consommation et produits non essentiels. Les droits de douane sont révisés pour les équipements électroniques, les lampes ainsi que les pièces détachées automobiles. Cette modification cherche à établir un équilibre entre les importations et les produits similaires disponibles sur le territoire. En modifiant les taxes à l’importation de ces articles, l’administration fiscale applique une stratégie de régulation des prix pour soutenir les circuits de production et de distribution locaux.

     

     

    Ces réformes s’accompagnent d’une mise à jour du Code des douanes pour suivre les normes de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Le texte est reformulé pour simplifier les procédures et limiter les divergences d’interprétation entre les usagers et l’administration. Les nouvelles règles précisent les méthodes de calcul de la valeur en douane, notamment pour les marchandises endommagées par accident ou cas de force majeure. Ces dispositions visent à standardiser les pratiques d’évaluation lors des opérations de dédouanement aux frontières.

     

     

    Le volet énergétique et environnemental prévoit une fiscalité réduite pour les véhicules hybrides légers. En revanche, les exonérations totales sur les chauffe-eaux et panneaux solaires sont supprimées au profit de dispositifs ciblés. Concernant les produits sensibles, les insecticides à usage domestique ou industriel voient leur importation plus encadrée. Le régime fiscal préférentiel est maintenu pour les insecticides à usage strictement agricole, afin de ne pas impacter les coûts de production des agriculteurs et la disponibilité des intrants pour les cultures

  • CONFERENCE – Participation active des jeunes au débat économique avec le Fonds monétaire international

    CONFERENCE – Participation active des jeunes au débat économique avec le Fonds monétaire international

    Quelles réformes pour libérer le potentiel immense de la Grande île ? Quel regard la jeunesse porte-t-elle sur son avenir ? Comment Madagascar peut-elle se préparer à l’intelligence artificielle pour transformer les opportunités technologiques en réalités économiques ? Ces questions stratégiques ont été au cœur des échanges entre la communauté universitaire et la mission du Fonds monétaire international (FMI), ce vendredi à l’Université d’Antananarivo.

     

     

    Invités à cette tribune, le chef de mission du FMI pour Madagascar, Constant Lonkeng, et le Représentant résident, Kodjovi Eklou, ont exposé les enjeux liés aux réformes structurelles, à la croissance inclusive et à la préservation de la stabilité macroéconomique du pays. Mais ce sont surtout les jeunes étudiants qui ont été invités à participer activement à ce débat économique, afin qu’ils insufflent leur vision et leurs aspirations dans les grandes orientations stratégiques du pays.

     

     

    Cette conférence intervenait au lendemain du bouclage d’une mission technique des services du FMI, dans le cadre de la préparation de la prochaine revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Constant Lonkeng a alors souligné que le FMI ne se limite pas aux discussions avec les hauts dirigeants. L’institution de Bretton Woods adopte, selon lui, une approche inclusive en rencontrant la société civile, le secteur privé et, surtout, les étudiants, qu’il considère comme le “futur de Madagascar”. L’objectif est de “garantir que les réformes soient tournées vers la durabilité et la croissance inclusive”, explique-t-il.

     

     

    Côté gouvernemental, les échanges avec les autorités malgaches se sont enchaînés sur plusieurs jours. Ceci pour permettre aux services du FMI de recueillir des informations sur la politique économique et budgétaire et s’assurer de la soutenabilité et de la crédibilité des politiques publiques.

     

     

    Leurs discussions ont également porté sur le cadrage macroéconomique de 2025 et les perspectives à moyen terme, rapporte le ministère de l’Économie et des finances. Les résultats budgétaires à fin 2025 et les perspectives 2026 en vue de la Loi de finances rectificative (LFR), y ont également été discutées. De même que les réformes envisagées, notamment le plan de redressement de la Jirama, le mécanisme d’ajustement des prix des carburants, la politique monétaire, le secteur extérieur et la gouvernance.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina “briefe” Cyril Ramaphosa sur les “mesures prises vers un processus de transition pacifique”

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina “briefe” Cyril Ramaphosa sur les “mesures prises vers un processus de transition pacifique”

    Antananarivo, 17 Janvier, 9h15 – Un “briefing” du président de la Refondation malgache au président par intérim de la Communauté de développement d’Afrique australe. Si l’on en croit la présidence de la République d’Afrique du Sud, le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, a présenté vendredi au président sud-africain Cyril Ramaphosa les “mesures engagées en vue d’un processus de transition pacifique dans la Grande Île”. Reçu à Mahlamba Ndlopfu, la résidence officielle du président sud-africain à Pretoria, le chef d’Etat a, entre autres, informé son hôte des initiatives prises en faveur d’un “dialogue national entre tous les habitants de Madagascar”, précise le communiqué.

     

     

    Rappelant les décisions de la SADC sur la situation à Madagascar, Cyril Ramaphosa a alors réaffirmé “la nécessité de soutenir Madagascar dans sa transition vers une démocratie constitutionnelle”. Il a notamment insisté sur l’importance d’un “dialogue national inclusif devant conduire à l’organisation d’élections dès que possible”, indique encore la présidence sud-africaine. Il a également rappelé “la décision de la SADC de déployer le Panel des Anciens à Madagascar” afin d’accompagner ce processus, toujours selon le communiqué.

     

     

    Lors des discussions, l’Afrique du Sud a “exprimé ses préoccupations face aux récents développements politiques à Madagascar”. Elle a ainsi “appelé au calme et au respect des processus démocratiques”. Dans son communiqué, la Nation Arc-en-ciel réitère son “soutien à une résolution pacifique, fondée sur la défense de la démocratie, de l’État de droit et du développement durable” de la situation à Madagascar.

     

     

    La rencontre entre le Colonel Michaël Randrianirina et Cyril Ramaphosa s’est tenue dans le cadre d’une visite de travail du colonel Randrianirina en Afrique du Sud juste après son retour d’Abu Dhabi et après que celui-ci a présidé le Conseil des ministres, jeudi. Les deux dirigeants ont également échangé sur des questions d’intérêt commun et sur la coopération bilatérale entre Pretoria et Antananarivo, liées par des relations diplomatiques établies en 1994 et plusieurs accords, notamment dans les domaines du transport aérien, du transport maritime et de la coopération scientifique et technologique.

     

    Photo : PRRM