Catégorie : Actualité

  • PARTENARIAT – L’Etat et le secteur privé se mettent d’accord sur la nécessaire refondation de leur contrat économique

    PARTENARIAT – L’Etat et le secteur privé se mettent d’accord sur la nécessaire refondation de leur contrat économique

    Madagascar fait le choix du sursaut collectif pour la refondation de son modèle de développement économique. L’État et le secteur privé conviennent donc de refonder leur contrat économique. Ainsi, au-delà des intentions, les deux parties se sont penchées sur l’élaboration de plans d’actions pour traduire cette nouvelle alliance en résultats tangibles, comme exposé par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Le processus a été enclenché durant le lancement officiel des Assises pour la relance économique de Madagascar, ce lundi à Ivato.

    Pour le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn, il n’est plus question de se limiter aux diagnostics. Il souligne l’impératif d’une transition vers l’exécution. Ce président du GEM plaide alors pour une approche opérationnelle rigoureuse, qui devrait être structurée autour de plans d’action précis définissant les responsabilités, les échéances et les modalités de financement. Ce qui contribuerait à rompre définitivement avec le cycle des diagnostics sans lendemain, soutient-il.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison expose de son côté la vision stratégique de l’État, qui s’articule, selon lui, autour d’un calendrier précis. A commencer par la restauration de la confiance et la relance des investissements dès 2026 via un Pacte National. Celui-ci précèdera la phase de consolidation, à partir de 2027, durant laquelle seront posées les fondations d’un développement à la fois inclusif et stable.

    Pour transformer cette vision en résultats tangibles, le gouvernement mise sur des objectifs spécifiques axés sur l’efficacité opérationnelle. Il s’agit d’identifier des réformes à impact rapide pour stimuler l’emploi et la productivité, tout en formalisant des contrats de performance État-Privé. Le renforcement du Dialogue Public-Privé (DPP) demeure la méthode privilégiée pour assurer la cohérence de ces actions, avance ce membre du Gouvernement.

    L’aboutissement de ces assises sera l’adoption d’un plan national de relance, avance le ministre Herinjatovo Ramiarison. Ce plan devrait par ailleurs être assorti d’un mécanisme de suivi rigoureux, garantissant que les engagements réciproques soient respectés grâce à des indicateurs de performance clairs et mesurables.

  • PARLEMENT – La HCC confirme la fin du mandat des Sénateurs

    PARLEMENT – La HCC confirme la fin du mandat des Sénateurs

    Les membres de la Chambre haute plient bagage. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) constate la fin du mandat des sénateurs dans un avis publié ce lundi 19 janvier. Selon la décision de la Cour d’Ambohidahy, “le mandat des Sénateurs et celui du Bureau permanent du Sénat sont arrivés à expiration, sans prorogation possible, le 18 janvier 2026 à minuit”.

    Pour expédier les affaires courantes, le président du Sénat par intérim et le questeur sont maintenus mais “en tant qu’autorité administrative et financière”. A ce titre, ils devraient uniquement être chargés de “régler le salaire du personnel existant et d’assurer les besoins logistiques des différents services du Sénat dans la stricte limite du nécessaire”. Ces responsabilités administratives devraient être maintenues “jusqu’à la mise en place du Bureau Permanent de la législature suivante sinon jusqu’à la survenance d’un éventuel avènement d’ordre constitutionnel affectant l’existence du Sénat dans la Constitution”.

    Pour ce qui est de “l’exercice du pouvoir législatif, tel que défini par l’article 68 de la Constitution”, il devrait être “assuré uniquement par l’Assemblée nationale jusqu’à la mise en place effective du nouveau Sénat”. “L’absence temporaire du Sénat n’est pas de nature à entraver le fonctionnement régulier du pouvoir législatif, dès lors que l’Assemblée Nationale, élue au suffrage universel direct, demeure en exercice pour assurer la fonction législative”, souligne la HCC.

    Les sénateurs arrivés en fin de mandat ont commencé à siéger à Anosikely en janvier 2021, à l’issue des élections organisées en décembre 2020. De nouvelles élections étaient prévues à la fin de l’année 2025, mais les événements survenus à Madagascar ont contraint la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le gouvernement à annuler le processus électoral. L’avenir du Sénat reste donc en suspens, dans l’attente des décisions issues de la concertation nationale.

  • PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES – La Banque mondiale table sur un taux de croissance économique estimé à 4% pour Madagascar pour l’année 2026

    PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES – La Banque mondiale table sur un taux de croissance économique estimé à 4% pour Madagascar pour l’année 2026

    Une dynamique stable. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) à prix de marché de la Grande île est projetée à 4% pour 2026, selon les dernières Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale publiées en ce début d’année. Un pronostic qui s’aligne exactement sur les performances prévues par cette institution financière pour Madagascar en 2025.

    Cette prévision pour 2026 avait toutefois fait l’objet d’une légère révision à la hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport aux précédentes projections de 3,9% établies par la Banque mondiale au mois de juin 2025. Un ajustement marginal qui pourrait suggérer que les indicateurs économiques du pays se maintiennent conformément aux attentes, sans choc majeur anticipé à ce stade.

    La Banque mondiale souligne dans son rapport que Madagascar, tout comme le Kenya ou Maurice, dépend fortement des marchés américains pour ses exportations de biens et de produits de base. Les projections de référence concernant la Grande île, avancées par cette institution de Bretton Woods, reposent donc sur l’hypothèse que les droits de douane bilatéraux en vigueur actuellement le resteront tout au long de la période de prévision.

    L’année 2026 s’annonce en tout cas comme une année de consolidation pour Madagascar. L’enjeu pour le pays sera de maintenir un cap de croissance, tout en cherchant des leviers pour accélérer la productivité. Et ce, afin de se rapprocher de la dynamique de croissance plus vigoureuse observée chez ses pairs du continent comme l’Ouganda à 6,4 % ou le Rwanda à 7,2 % pour la même période.

    L’État avait déjà revu ses ambitions à la hausse. Le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, avait annoncé une révision des perspectives de croissance, tablant sur 6 % pour cette année. C’est soit un bond significatif de 1,2 point par rapport aux 4,8 % initialement inscrits dans la loi de Finances de 2026.

  • FOOTBALL – Le CFFA battu dans son jardin, l’AS Sainte-Anne étrille le COSPN

    FOOTBALL – Le CFFA battu dans son jardin, l’AS Sainte-Anne étrille le COSPN

    Cinq matches comptant pour la deuxième journée du championnat de Madagascar de première division ont été disputés ce week-end. Cette journée a notamment été marquée par la défaite du Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) à domicile et par la large victoire de l’AS Avenir Sainte-Anne face au COSPN.

    Les protégés de Franck Rajaonarisamba ont été surpris par Mama FC sur leur pelouse d’Andoharanofotsy, dimanche. À la 86e minute de jeu, Fitahiana a inscrit l’unique but de la rencontre, offrant la victoire aux assureurs.

    Au stade d’Antanikatsaka, l’AS Avenir Sainte-Anne n’a fait qu’une bouchée de l’équipe de la Police nationale. Promu cette saison en Pure Play Football League, le COSPN s’est lourdement incliné sur le score de 3 à 0.

    Dans les autres rencontres, Disciples FC s’est imposé face à l’Antimo Record à Toliara (2-1), grâce notamment à un but de Tendry Manovo Randrianarijaona. À Toamasina, l’Ajesaia a décroché une précieuse victoire contre le TGBC (2-1). Enfin, Fosa Juniors, avec une nouvelle génération de joueurs, a obtenu les trois points face au FC Rouge (1-0).

  • EGLISE – Mgr Samoela Jaona Ranarivelo prend les commandes du FFKM pour l’année 2026

    EGLISE – Mgr Samoela Jaona Ranarivelo prend les commandes du FFKM pour l’année 2026

    La présidence du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) change de main. Mgr Samoela Jaona Ranarivelo, de l’Église anglicane (EEM) prend les rênes de la présidence tournante pour un mandat d’un an. La cérémonie de passation s’est tenue dimanche à la cathédrale d’Andohalo, à l’occasion d’un culte œcuménique, en présence du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, ainsi que de deux hauts conseillers de la Refondation, le général Lucien Rabearimanana et le général Ranoelson Marcelin Zafitondry.

    Après le pasteur Denis Rakotozafy (FLM), puis Mgr Raoelison (EKAR) en 2025, c’est au tour de l’EEM d’assurer la présidence du FFKM. Mgr Samoela Jaona Ranarivelo aura pour mission de conduire son équipe, notamment en vue de la concertation nationale prévue cette année. L’année 2026 sera également marquée par la célébration du 45ᵉ anniversaire du FFKM.

  • DIALOGUE – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les dirigeants du FFKM à choisir des “patriotes soucieux de l’intérêt général” pour organiser la concertation nationale

    DIALOGUE – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle les dirigeants du FFKM à choisir des “patriotes soucieux de l’intérêt général” pour organiser la concertation nationale

    Antananarivo, 19 Janvier, 9h30 – L’impartialité et le sens de l’intérêt général comme critères. Le Colonel Michaël Randrianirina invite les chefs d’Église au sein du Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes (FFKM), tête de file dans l’organisation de la concertation nationale, à désigner avec discernement les personnes chargées d’organiser cette concertation nationale. Il insiste sur la nécessité de confier cette mission à des personnalités animées par l’intérêt général et l’amour de la patrie.

    S’exprimant à l’occasion du culte de lancement des célébrations du 45ème anniversaire du FFKM, le président de la Refondation souligne l’importance du choix des organisateurs de la concertation nationale, qu’il considère comme une étape clé pour l’avenir du pays. “Nous, peuple malgache, moi, président de la Refondation inclus, plaçons notre espoir en vous”, déclare-t-il. Il appelle alors à la désignation de personnes “véritablement patriotes” et ne poursuivant pas d’objectifs personnels ou de “chemins alternatifs” prédéfinis. Il compte alors sur la sagesse des chefs d’Église afin d’éviter toute déviation du processus.

    Avec des personnalités focalisées sur l’intérêt général, le colonel Randrianirina mise sur des décisions prises collectivement et reflétant un consensus large à l’issue de la concertation nationale. “Les conclusions qui en seront issues doivent être des décisions communes à tous les Malgaches, et pas seulement celles des militaires, ou des Eglises, ou de la société civile, ou des politiques, ou de la jeunesse. Ce sont les idées de tous, ensemble qui sortiront pour régir Madagascar après la concertation nationale”, conclut-il.

  • AGRICULTURE – Plus de 1 300 ménages agricoles du Bas Mangoky propulsés vers une production moderne

    AGRICULTURE – Plus de 1 300 ménages agricoles du Bas Mangoky propulsés vers une production moderne

    Ils sont 1 333 ménages agricoles du Bas Mangoky, regroupés au sein de 48 organisations paysannes, à bénéficier d’un ensemble de plus de 12 000 équipements et intrants pour la campagne agricole 2025-2026. Ce matériel leur a été offert vendredi dernier, afin de les propulser vers une production moderne, mais surtout dans l’optique de promouvoir une production agroécologique dans cette zone.

    Cet appui aux paysans est octroyé dans le cadre du projet Tefiala. Il s’agit d’une initiative stratégique mise en œuvre par le Gouvernement malgache, avec le soutien technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (GEF) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce projet se fixe comme objectif d’améliorer les services écosystémiques et la conservation de la biodiversité dans le paysage dégradé du sud de Madagascar, à travers la mise en œuvre à grande échelle de la restauration des paysages et des forêts.

    Ainsi, pour la campagne agricole 2025-2026, le projet Tefiala a mobilisé un ensemble de dotations techniques et biologiques pour soutenir le Bas Mangoky. La dotation comprend alors plus de 10 000 outils de production agricole et forestière, complétés par 60 kits d’irrigation solaire et des équipements de pointe pour la riziculture et le maïs.

    A part les plusieurs dizaines de matériel apicole moderne et les 2 000 outils dédiés à la transformation et à l’accès au marché, l’appui inclut un volet semencier majeur composé de 6 tonnes de riz certifiés et de 376 000 boutures de manioc. L’ensemble vise à concilier productivité accrue et restauration environnementale.

  • BLOC GÉOÉCONOMIQUE – L’Intégration de Madagascar en tant que pays partenaire des Brics soutenue par l’Afrique du Sud, rapporte le colonel Michael Randrianirina

    BLOC GÉOÉCONOMIQUE – L’Intégration de Madagascar en tant que pays partenaire des Brics soutenue par l’Afrique du Sud, rapporte le colonel Michael Randrianirina

    Un parrainage stratégique. Le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michael Randrianirina, rapporte avoir obtenu le soutien formel de son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans l’intégration de la Grande île en tant que pays partenaires des BRICS. C’est un des dossiers que le chef d’Etat malgache dit avoir été abordés entre les deux parties durant la visite de travail qu’il a effectuée à Pretoria, vendredi et samedi.

    Madagascar serait ainsi soutenu par l’Afrique du Sud pour bénéficier de ce statut de pays partenaires des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui est une étape intermédiaire avant une adhésion pleine et entière à ce bloc géoéconomique. Ce statut, s’il venait à lui être accordé, offrira à Madagascar les avantages de l’influence du bloc sans l’obliger à un alignement politique total immédiat dans un premier temps.

    Dans cette démarche, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, aurait déjà appuyé la participation au prochain Sommet des Brics, qui se tiendra en Inde au mois de juin. Un grand rassemblement de cette alliance, avec un mot d’ordre centré sur la coopération du Sud global pour une gouvernance plus inclusive et plus durable.

    Désormais composé de dix membres principaux suite à l’adhésion de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Iran, des Émirats arabes unis, de l’Arabie Saoudite et de l’Indonésie, le bloc Brics+ élargit son influence via un statut de partenaire stratégique. Cette catégorie inclut des pays alliés comme le Nigéria, la Biélorussie, le Cuba et la Malaisie, renforçant la portée mondiale de l’alliance.

  • COMMERCE – Les Etats-Unis imposent un droit de douane de 10% à huit pays européens qui s’opposent à son projet d’acquisition du Groenland 

    COMMERCE – Les Etats-Unis imposent un droit de douane de 10% à huit pays européens qui s’opposent à son projet d’acquisition du Groenland 

    Une nouvelle menace tarifaire pour des pays européens. Le dossier Groenland est devenu un point de discorde entre les Etats-Unis et ses alliés de l’Europe. Pour mettre la pression sur des pays européens qui s’opposent à son projet d’acquisition de cette territoire autonome danoise, le Président américain, Donald Trump, menace d’imposer de nouveaux droits de douane sur les produits d’une série de pays européens. Cette mesure commerciale peut aller jusqu’à 25% « jusqu’à la vente totale du Groenland ».

     

    Comme d’habitude, c’est à travers son réseau social, Truth Social, que le patron de la Maison blanche fait connaître son intention. « À partir du 1er février », le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se verront appliquer une surtaxe de 10% sur les marchandises envoyées aux États-Unis”, écrit-il sur cette plateforme samedi. « Le 1er juin 2026, les droits de douane seront portés à 25 % » et ils s’appliqueront « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland », affirme-t-il.

     

    Face à cette escalade commerciale sans précédent, les réactions ne se font pas attendre du côté du Vieux continent. Le président français Emmanuel Macron juge “inacceptable” cette décision de son homologue américain. “Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne”, écrit-il sur ses réseaux sociaux en réaction à cette menace de Donald Trump.

     

    Territoire autonome rattaché au Danemark, le Groenland, la plus grande île au monde, est très convoitée par les Etats-Unis. Les pays visés par la menace tarifaire américain ont déployé des soldats sur place dans le cadre d’un exercice militaire baptisé « Arctic Endurance”. Des soldats français ont par exemple foulé le sol de cette île danoise le jeudi 15 janvier dernier.

     

    Pour Donald Trump, ces pays européens se livrent “un jeu très dangereux, et ont pris un risque inacceptable” en évoquant l’envoi des militaires au Groenland. « Après des siècles, il est temps pour le Danemark de le rendre – la paix mondiale est en jeu! La Chine et la Russie veulent le Groenland, et le Danemark ne peut rien y faire », ajoute le président américain dans sa publication.

  • FOOTBALL – Le Sénégal remporte la CAN 2025 et prive le Maroc d’un sacre à domicile

    FOOTBALL – Le Sénégal remporte la CAN 2025 et prive le Maroc d’un sacre à domicile

    Antananarivo, 19 Janvier, 6h15 – Dans le duel des Lions, ce sont ceux de la Teranga qui gagnent en s’imposant face à ceux de l’Atlas (1-0 après prolongation) au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat. Le Sénégal décroche ainsi le deuxième titre continental de son histoire après celui de 2021. Le Maroc, lui, perd sa Coupe d’Afrique des nations (CAN), et reste toujours en attente d’une deuxième étoile 50 ans après avoir décroché la première.

     

    La finale, longtemps fermée et tendue, a basculé au terme d’un scénario confus dans le temps additionnel du temps réglementaire, avant que les Lions de la Teranga ne fassent la différence en prolongation grâce à un but de Pape Gueye (94e). Le milieu sénégalais a trouvé la lucarne du gardien marocain Yassine Bounou d’une frappe puissante à l’entrée de la surface.

     

    Avant ce dénouement, le Sénégal avait cru ouvrir le score dans le temps additionnel de la seconde période. Sur une action dans la surface marocaine, Abdoulaye Seck dévie le ballon dans l’axe et Ismaïla Sarr marque de la tête (90e+2). Le but était toutefois annulé par l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo pour une faute préalable signalée sur Achraf Hakimi, une décision qui a suscité l’incompréhension des joueurs sénégalais.

     

    Quelques minutes plus tard, l’arbitre accorde un penalty au Maroc après une intervention de l’assistance vidéo, à la suite d’un accrochage d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz dans la surface (90e+6). Cette décision provoque de vives protestations côté sénégalais. Plusieurs joueurs quittent alors la pelouse pour regagner brièvement les vestiaires, tandis que la rencontre est interrompue de longues minutes dans un stade sous forte tension. Les Lions de la Teranga ne reviennent sur le terrain qu’après l’intervention de leurs cadres, dont Sadio Mané.

     

    Après près d’une vingtaine de minutes d’arrêt de jeu, Brahim Diaz s’élance pour tirer le penalty. L’attaquant marocain tente une panenka, frappée sans puissance, que le gardien sénégalais Edouard Mendy capte sans difficulté. Ce penalty manqué maintient le score à 0-0 et envoie les deux équipes en prolongation.

     

    Galvanisés par cet épisode, les Sénégalais prennent rapidement l’avantage grâce à Pape Gueye. Le Maroc, ensuite contraint d’évoluer à dix joueurs après la blessure d’Hamza Igamane alors que tous les changements ont été effectués, tente de revenir au score mais se heurte à une défense sénégalaise solide jusqu’au coup de sifflet final.

     

    Avec ce succès, le Sénégal confirme son statut de grande nation du football africain et remporte un second trophée continental, tandis que le Maroc échoue dans sa quête d’un premier titre depuis 1976, malgré l’avantage du terrain.

     

    Dans la petite finale qui a eu lieu samedi à Casablanca, c’est le Nigeria qui termine troisième de la CAN 2025 en battant l’Égypte aux tirs au but (0-0, 4 t.a.b. à 2).

     

    Photo : Fédération sénégalaise de football