Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Madagascar fixé sur ses adversaires pour la qualification à la CAN 2027 ce vendredi soir

    FOOTBALL – Madagascar fixé sur ses adversaires pour la qualification à la CAN 2027 ce vendredi soir

    Antananarivo, 19 Décembre, 15h00 – Les yeux des férus du ballon rond malgache seront rivés sur Rabat (Maroc) ce vendredi soir. Madagascar sera fixé sur ses adversaires dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, à l’issue du tirage au sort organisé par la Confédération africaine de football (CAF).
     
    24ème au classement de la zone CAF en novembre, Madagascar se retrouve dans le chapeau 2 lors de ce tirage au sort. La Grande Île n’affrontera donc pas le Ghana, le Gabon, la Guinée, l’Ouganda, l’Angola, la Zambie, le Bénin, la Guinée équatoriale, le Mozambique, les Comores, le Niger et la Libye, logés dans le même chapeau.
     
    En revanche, la sélection malgache pourrait croiser des poids lourds du continent issus du chapeau 1, notamment le Maroc, leader du classement africain, ainsi que le Sénégal, l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Mali, la RD Congo, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso ou le Cap-Vert.
     
    Madagascar pourrait également hériter d’adversaires issus du chapeau 3, composé de la Tanzanie, du Kenya, de la Mauritanie, de la Gambie, du Soudan, de la Namibie, de la Sierra Leone, du Togo, du Malawi, du Zimbabwe, du Rwanda, de la Guinée-Bissau et du Congo.
     
    Enfin, le chapeau 4 regroupe le Botswana, la Centrafrique, le Liberia, le Lesotho, le Burundi, l’Éthiopie, l’Eswatini, le Soudan du Sud, Maurice, le Tchad, Sao Tomé-et-Principe et Djibouti.
     
    La 36ème édition de la CAN se déroulera du 19 juin au 18 juillet 2027, sauf changement. Elle sera coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Les calendriers ainsi que la formule des éliminatoires seront également dévoilés lors de cette cérémonie à Rabat.
    Photo : FMF
  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi fixant le régime d’autonomie des Universités

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – L’Assemblée nationale adopte le projet de loi fixant le régime d’autonomie des Universités

    Antananarivo, 19 Décembre, 12h30 – L’Assemblée nationale a été très active durant la dernière semaine de la deuxième session ordinaire de l’année. Parmi les deux projets de loi adoptés par la Chambre basse, juste après la rencontre avec le gouvernement jeudi, figure le projet de loi fixant le régime de l’autonomie des universités.
     
    Selon un communiqué de Tsimbazaza, ce projet de loi vise à doter les universités d’outils techniques, technologiques, financiers et politiques répondant aux exigences de la performance moderne. Il tend également “à leur offrir une plus grande flexibilité de gestion afin qu’elles puissent accomplir de manière optimale les missions qui leur sont confiées”.
     
    Pour l’Assemblée nationale, il est nécessaire d’instaurer un statut spécial pour les universités ainsi qu’une autonomie effective en matière de gestion. L’université est, selon le communiqué de la Chambre basse, le socle de l’avenir d’une nation, en particulier pour les pays en développement comme Madagascar. “Il est impératif d’établir une politique claire et un plan stratégique dans le secteur de l’enseignement supérieur, en adéquation avec les besoins actuels”, rapportent les députés.
     
    Outre ce projet de loi fixant le régime de l’autonomie des universités, l’Assemblée nationale a également adopté le projet de loi portant orientation de la recherche scientifique et de l’innovation. Celui-ci vise à doter Madagascar d’un cadre juridique harmonisé, clair et durable dans le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation.
    Photo : Assemblée nationale
  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale donne le feu vert pour la création des commissions d’enquête sur les grands projets miniers à Madagascar

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale donne le feu vert pour la création des commissions d’enquête sur les grands projets miniers à Madagascar

    Antananarivo, 19 Décembre, 11h20 – Les grands projets miniers sont désormais dans le collimateur des parlementaires. Les députés ont validé, jeudi, la création de commissions d’enquête parlementaire portant sur la société QIT Madagascar Minerals (QMM) à Tolagnaro, Base Toliara et Ambatovy.
     
    Concernant QMM, l’enquête portera sur l’exploitation de l’ilménite menée par cette société, dans laquelle l’État malgache détient 20 % des actions, le groupe Rio Tinto étant l’actionnaire majoritaire. Une commission d’enquête parlementaire sera également mise en place pour le projet Ambatovy afin d’examiner le projet d’exploitation de cette société minière spécialisée dans l’extraction de nickel et de cobalt.
     
    Enfin, pour le projet minier Base Toliara, devenu Vara Mada et porté par Energy Fuels, la commission d’enquête se penchera sur les impacts réels générés par le projet. Le président de l’Assemblée nationale s’est personnellement positionné en chef de file de l’opposition à la mise en œuvre de ce projet dans le Sud du pays.
     
    L’Assemblée nationale devra ainsi constituer les équipes qui composeront ces commissions d’enquête parlementaires. En outre, une autre commission d’enquête sera également créée pour se pencher sur la gestion de la compagnie Air Madagascar.
  • BILLARDS – Eric Dearest  et Stéphanie Diallo  dominent la deuxième étape du championnat national UBM

    BILLARDS – Eric Dearest et Stéphanie Diallo dominent la deuxième étape du championnat national UBM

    Antananarivo, 19 Décembre, 10h28 – La deuxième étape du championnat national de l’Union du billard malagasy s’est déroulée à Antananarivo le week-end dernier. Éric Dearest, du club Alpha, chez les Hommes, et Stéphanie Diallo, du club My Adals, chez les Dames, ont dominé la compétition.
     
    Les matchs de poules se sont tenus samedi dans trois salles de la capitale: à Antanimora, à Ambondrona et à Analamahitsy. Les phases finales ont, quant à elles, eu lieu le dimanche. Chez les Seniors, Tsinjohasina Rabeharisoa, du club My Adals, s’est imposé, tandis que Jordan Andrianjakamihamina, du club Favelas, a remporté le titre dans la catégorie U23.
     
    Ce championnat national permet à l’UBM de sélectionner le représentant de Madagascar pour le championnat du monde, prévu en octobre 2026 à Cape Town, en Afrique du Sud. Il reste encore dix étapes aux joueurs et joueuses de billard malagasy pour espérer décrocher leur billet pour ce rendez-vous mondial.
     
    Jusqu’à la fin de la 12ᵉ étape, prévue en août 2026, les joueurs et joueuses reprendront la queue chaque mois pour se mesurer lors des compétitions. La prochaine étape se tiendra les 10 et 11 janvier.
     
    Photo : UBM
  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une nouvelle baisse des tarifs de l’Internet mobile annoncée par le ministère du Développement numérique en début d’année 

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une nouvelle baisse des tarifs de l’Internet mobile annoncée par le ministère du Développement numérique en début d’année 

    Antananarivo, 19 Décembre, 7h40 – “Les prix de l’Internet vont encore baisser”. Le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications n’entend pas lâcher du lest. Dans un communiqué publié ce vendredi, il assure que des ajustements à la baisse des tarifs de l’Internet mobile sont encore attendus en janvier. A en croire le ministère, les baisses actuellement signalées au niveau des opérateurs en télécommunications constituent “des essais qui leur permettront de revoir à nouveau leur tarif en début d’année”.

     

    Depuis quelques semaines, les opérateurs en télécommunications ont lancé des offres promotionnelles à petit prix. C’est ainsi que sur certaines offres, le Go de data mobile coûte autour de 1 000 ariary, avec 500 Mo utilisables en journée et 500 Mo utilisables en nuit.

     

    Parallèlement aux discussions autour des prix de l’Internet mobile, les autorités concluent des accords en vue de mettre en place des hotspots Wifi via la fibre optique auprès des universités publiques du pays. L’objectif est de rendre l’Internet plus accessible pour les étudiants, souligne le ministère.

  • TOURISME – Le paquebot Aida Stella fait escale avec plus de 2 000 passagers à Antsiranana 

    TOURISME – Le paquebot Aida Stella fait escale avec plus de 2 000 passagers à Antsiranana 

    Antananarivo, 19 Décembre, 6h15 – Le port d’Antsiranana a accueilli jeudi le paquebot de croisière Aida Stella, avec à son bord 2 190 passagers. Une première escale qui sonne comme le début officiel de la saison des croisières pour la capitale du Nord de Madagascar.

     

    L’arrivée du Aida Stella représente bien plus qu’une simple halte pour les voyageurs. C’est un véritable souffle économique pour la région. Artisans, guides touristiques, chauffeurs, commerçants et autres acteurs locaux ont profité de cette journée pour faire découvrir leurs savoir-faire et leurs produits aux croisiéristes, majoritairement allemands et britanniques. Les retombées attendues sont significatives, avec une dynamique qui profite à plusieurs secteurs d’activité.

     

    Les autorités touristiques avaient préparé un programme riche en découvertes. Dans le planning figure l’exploration des célèbres Tsingy Rouges, la visite du parc national de la Montagne d’Ambre, des escapades vers les Trois Baies, ou encore des visites guidées pour découvrir les trésors cachés de la ville. De quoi faire de cette journée une expérience inoubliable aux passagers.

     

    Par ailleurs, les équipes locales chargées de l’accueil des croisières, ainsi que les autorités de la ville, ont été invitées à monter à bord du paquebot. Une occasion d’échanger avec l’équipage et de renforcer les liens entre les acteurs du tourisme malgache et les compagnies maritimes internationales.

     

    Le paquebot Aida Stella va reprendre la mer pour poursuivre son trajet vers Nosy Be ce vendredi.

     

    Photo : Région Diana

  • FOOTBALL – Les Barea jeunes conservent leur titre à l’Indian ocean festival filles et garçons 2025

    FOOTBALL – Les Barea jeunes conservent leur titre à l’Indian ocean festival filles et garçons 2025

    Antananarivo, 18 Décembre, 18h00 – Consécration. Madagascar se hisse sur la plus haute marche du podium lors de la deuxième édition de l’Indian Ocean Festival, qui s’est déroulée à Maurice. Les Barea, chez les jeunes filles comme chez les garçons, ont été sacrés champions et championnes pour la deuxième fois dans ce tournoi réunissant les sélections U15 des îles du Sud Ouest de l’océan Indien.

    Les deux équipes nationales malgaches U15 ont réalisé un parcours sans faute. Chez les garçons, malgré un match nul (0-0) face à Maurice lors de la dernière rencontre disputée ce vendredi, les trois victoires obtenues contre les Seychelles (4-0), La Réunion (8-1) et les Comores (2-1) ont suffi pour décrocher la première place.

    Chez les filles, en revanche, le parcours a été parfait avec quatre victoires en autant de matchs. Lors de la première journée, elles ont écrasé les Seychelloises sur le score de 11-0, avant de battre La Réunion (3-2). Lors de la deuxième et dernière journée, ce vendredi, elles ont dominé les Comores (8-0) puis conclu le tournoi par une victoire (3-0) face aux Mauriciennes.

    Comme en 2024, Madagascar a largement dominé ses adversaires dans ce tournoi des jeunes sélections nationales. La Grande Île conserve ainsi son titre dans les deux catégories.

  • GOUVERNANCE – Madagascar classé dans la zone rouge en matière de blanchiment d’argent, selon l’index Basel 2025

    GOUVERNANCE – Madagascar classé dans la zone rouge en matière de blanchiment d’argent, selon l’index Basel 2025

    Antananarivo, 18 Décembre, 17h35 – Madagascar fait partie des pays les plus exposés au blanchiment d’argent. C’est ce que révèle Basel AML Index 2025 publié par The Basel Institute on Governance, un institut rattaché à l’Université de Bâle Suisse. Tandis que le risque global recule légèrement, Madagascar se maintient dans une zone de vigilance préoccupante.

    Classée 16e nation la plus exposée au monde sur 177 pays, la Grande Île affiche un score de 6,77 sur 10. Ce résultat place le pays parmi les juridictions à haut risque, loin derrière les leaders de la transparence financière comme la Finlande avec un score de 3,03 signifiant un moindre risque sur la question du blanchiment.

    Malgré une dynamique régionale positive en Afrique subsaharienne, Madagascar peine à suivre cette tendance et reste ancré dans le peloton de tête des pays vulnérables.

    Plusieurs facteurs expliquent ce classement difficile pour l’économie nationale. L’indice souligne principalement la persistance d’une économie largement informelle qui complique la traçabilité des flux financiers. Par ailleurs, la corruption et les trafics de ressources naturelles, notamment le bois de rose, demeurent des obstacles majeurs à l’assainissement du système d’après l’enquête.

    Bien que les autorités malgaches aient renforcé le cadre législatif pour répondre aux standards internationaux, l’efficacité concrète des mesures sur le terrain est jugée insuffisante. Cette situation expose le pays à des sanctions économiques et freine l’investissement étranger nécessaire à son développement, alors que les voisins progressent. La réforme nationale s’annonce donc cruciale.

    Face à ces défis, des institutions comme le Samifin jouent un rôle pivot dans la surveillance. Le service de renseignement financier tente de structurer la lutte contre le blanchiment malgré des moyens limités. Toutefois, le rapport 2025 note un contraste frappant avec d’autres pays d’Afrique subsaharienne, comme la Côte d’Ivoire, qui ont réussi à sortir de la zone rouge.

    Pour Madagascar, toujours selon le rapport, l’enjeu des prochaines années sera de transformer les lois en actions concrètes et visibles. Une meilleure transparence budgétaire et une coopération accrue avec les organismes internationaux sont indispensables pour restaurer la confiance des marchés mondiaux.

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  • SECTEUR HALIEUTIQUE – Appui massif pour la filière pêche dans les régions Anosy et Androy

    SECTEUR HALIEUTIQUE – Appui massif pour la filière pêche dans les régions Anosy et Androy

    Antananarivo, 18 Décembre, 17h20 – D’une activité artisanale vulnérable en un secteur local performant. La filière pêche dans les régions Anosy et Androy bénéficie d’un appui massif, combinant renforcement de compétences et modernisation technique. Des équipements de pêche leur avaient été remis, mercredi. Le Centre de formation piscicole de Tolagnaro vient également d’être inauguré, le même jour.

    Cet appui leur est octroyé dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique (PrAda II). Ce projet constitue l’une des principales initiatives de la coopération allemande en faveur de la résilience face au changement climatique à Madagascar, en soutenant l’adaptation des chaînes de valeur agricoles et halieutiques, rappelle l’ambassadeur d’Allemagne, Oliver Knoerich.

    La modernisation complète de la pêche dans ces deux régions repose sur la remise de 200 pirogues motorisées pour accroître la mobilité, doublée d’un arsenal technologique de pointe comprenant des GPS, radios VHF et drones pour garantir la sécurité et la surveillance en mer. Pour maximiser les revenus et éradiquer les pertes après capture, des congélateurs solaires et des moyens de transport logistiques ont été déployés, tandis que l’installation d’ateliers de réparation à Fort-Dauphin et Ambovombe assure la maintenance durable de ces équipements.

    “Ces équipements sont destinés à garantir la sécurité humaine des pêcheurs en mer. Ils visent à prévenir les risques d’accidents, tout en permettant l’exercice de l’activité dans des conditions de sérénité et de fiabilité optimales”, lance le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye. Ces outils contribueront parallèlement à l’amélioration de la productivité et à l’accroissement des revenus des ménages, ajoute-t-il.

    Tolagnaro vient pour sa part de se doter d’une Centre de formation piscicole, grâce au programme Afafi-Sud, qui est financé par l’Union Européenne. Ce centre moderne, désormais reconnu comme Zone d’émergence piscicole (ZEP), remplit une double mission qui est de former les jeunes ruraux à l’auto-emploi et garantir l’approvisionnement des producteurs locaux en alevins. Doté d’infrastructures de pointe (écloserie, bassins pédagogiques, énergie solaire), il affiche une capacité de production annuelle de 3 millions d’alevins et accueille des promotions de 20 étudiants pour des formations intensives.

    “La mer et les eaux intérieures sont des atouts stratégiques pour Madagascar. Et dans l’Équipe Europe, nous affirmons notre disponibilité à soutenir l’État et les collectivités locales malgaches pour faire du secteur halieutique un moteur de stabilité, d’emploi et de croissance économique”, lance le chef de Coopération de l’Union européenne, Roberto Schiliro.

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  • DIALOGUE – Le ministère de la Refondation se donne six mois pour établir des diagnostics et préparer la concertation nationale

    DIALOGUE – Le ministère de la Refondation se donne six mois pour établir des diagnostics et préparer la concertation nationale

    Antananarivo, 18 Décembre, 16h00 – Un chronogramme plus détaillé du processus de concertation nationale livré. La ministre d’Etat en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa partage aux députés les différentes étapes par lesquelles le pays doit passer avant les élections. Pour l’instant, elle indique que la concertation nationale en est à sa première phase qui consiste à établir des diagnostics et à préparer le dialogue proprement dit.

    A en croire la ministre, cette première phase couvre les six premiers mois du calendrier de la concertation nationale. La période dédiée au diagnostic et à la préparation devrait permettre “d’identifier ce qui doit être fait et ce qui doit être évité”, souligne-t-elle durant la dernière journée de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza. Elle évoque des consultations préliminaires pour lesquelles des équipes de son ministère sont actuellement engagées dans les régions.

    Evoquant les différentes initiatives menées par divers secteurs, Hanitra Razafimanantsoa précise que celles-ci n’entrent pas encore dans le cadre de la concertation nationale proprement dite. Il s’agit, selon elle, de démarches spécifiques à certaines entités ou ministères. Elle soulève toutefois que les résolutions prises par ces entités serviront de documents de base lors de la concertation nationale proprement dite. “Le ministère est l’unique responsable de la coordination de l’ensemble du processus de concertation”, poursuit-elle.

    C’est seulement après cette première phase que les concertations régionales et nationale proprement dites se tiendront, avance la ministre. Elle évoque une durée de six mois pour ces échanges qui auront lieu entre le 7ème et le 12ème mois du processus. Cette étape sera consacrée aux échanges à l’échelle nationale et territoriale, suivis de la consolidation des recommandations issues de ces débats. Du 13ᵉ au 18ᵉ mois, le pays s’attaquera à l’élaboration des textes constitutionnels et institutionnels sur la base des recommandations consolidées. Les derniers mois des deux ans de la “Refondation” seront, quant à eux, dédiés à la validation par référendum constitutionnel et à la préparation des élections, ajoute-t-elle.

    Dans le document de présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le Premier ministre avait déjà donné un calendrier estimatif que la préparation et l’organisation de la concertation nationale auraient lieu sur les six premiers mois du programme. Les six mois suivants devraient être consacrés à la réforme du cadre légal et institutionnel des élections, incluant la “finalisation et l’adoption des projets de révision complète des textes législatifs et réglementaires relatifs aux élections et aux partis politiques, la réforme institutionnelle visant à renforcer l’indépendance et l’efficacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ainsi que la numérisation et sécurisation du processus électoral”.

    Dans le chronogramme proposé par le Premier ministre, le référendum constitutionnel, de l’organisation à la proclamation des résultats, devrait se tenir entre le 12ème et le 15ème mois de la période de Refondation. La présidentielle, elle, est prévue se tenir entre le 15ème et le 18ème mois. L’objectif est alors d’organiser un “transfert pacifique du pouvoir vers un gouvernement démocratiquement élu” et d’obtenir “la reconnaissance du nouvel ordre constitutionnel par la population et la communauté internationale” durant les six derniers mois de la période de “Refondation”.