Catégorie : Actualité

  • FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et  provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    Une mesure forte en faveur de la branche de la production locale de la filière avicole. La Commission de l’économie et des finances, de la législation, et de l’évaluation des politiques publiques de la Chambre Basse apporte quelques amendements au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. Parmi les propositions figure la suppression de la retaxation progressive des préparations des types utilisés pour l’alimentation des animaux, incluant la provende pour les volailles.

    Pour justifier cet amendement, les députés argumentent que le maintien de l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la provende est une mesure de soutien direct à la production nationale. C’est surtout une disposition qui permettrait de générer des emplois pour la population, exposent-ils dans le rapport d’examen du projet de loi de cette Commission.

    Des députés qui se sont exprimés sur ce sujet ont d’ailleurs expliqué que l’allègement de la charge fiscale sur la provende qui est un intrant essentiel pour la filière permettrait de préserver la marge des éleveurs. Il contribuerait également à stabiliser les prix à la consommation et de maintenir les emplois créés par cette filière.

    Le projet initial avait prévu une TVA à 20% sur l’importation des aliments préparés pour animaux, comme les provendes finies pour les volailles. Il en est de même des intrants nécessaires à l’alimentation animale m, comme la “farine, poudres et agglomérés sous forme de pellets, de viandes ou d’abats ou cretons” ainsi que “des sons, remoulages et autres résidus même agglomérés sous forme de pellets, du criblage, de la mouture ou d’autres traitements des céréales ou des légumineuses”.

  • AGRICULTURE – Le dragage de la prise d’eau de Bevoay enclenché en urgence pour assurer la deuxième campagne rizicole du Bas Mangoky

    AGRICULTURE – Le dragage de la prise d’eau de Bevoay enclenché en urgence pour assurer la deuxième campagne rizicole du Bas Mangoky

    Antananarivo, 25 Novembre, 7h55 – Un grand chantier pour déterrer la prospérité agricole du Sud-Ouest. Le dragage d’urgence de la prise d’eau de Bevoay avait été enclenché. Une disposition qui s’avère cruciale pour sauver la deuxième campagne rizicole du Bas Mangoky, selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.
    Le ministre José Nirina Rasatarimanana s’était récemment déplacé dans la plaine du Bas Mangoky, un grenier à riz essentiel de la région Atsimo Andrefana, qui fait vivre environ 9 000 ménages de riziculteurs. Il a pu constater sur place l’envasement de l’ouvrage d’irrigation. La prise d’eau située à Bevoay, qui alimente le canal principal, est obstruée par l’ensablement, empêchant de ce fait le flux normal de l’eau.
    Alors qu’une superficie rizicole totale de 7 750 hectares dépend entièrement de ce point d’alimentation en eau, seuls 2 500 ha ont pu être mis en culture, au cours des trois dernières années. Et ce, faute de dragage et de désensablement du canal de Bevoay réalisé en temps opportun, rapporte le ministre.
    Le Chef des opérations de désensablement sur place, Joseph Randrianasolo évoque un problème de financement de l’entretien de l’ouvrage d’irrigation. Une situation qui est exacerbée par l’accélération de l’accumulation de sédiments en raison de la dégradation du bassin versant, notamment par la déforestation des zones environnantes.
    La plaine du Bas Mangoky permet théoriquement deux cycles de culture de riz par an, avec des rendements potentiels de 25 000 tonnes par récolte, soit une production annuelle totale de 50 000 tonnes. Pourtant la majorité des agriculteurs sont empêchés de démarrer la seconde campagne rizicole avec en raison du retard des opérations de désensablement.
    Le désensablement avait alors été enclenché en urgence. Des opérations de curage et de dragage des canaux, ont déjà débuté sur place. Du matériel lourd a été déployé pour extraire le sable et rétablir l’acheminement de l’eau vers les parcelles des riziculteurs. Le ministre José Nirina Rasatarimanana rassure également que les fonds nécessaires à la poursuite de ces travaux ont été alloués jusqu’en mai 2026 afin de garantir aux agriculteurs un accès à l’irrigation.
    Photo : Ministère de l’agriculture et de l’élevage
  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – L’Etat exige un “compromis sur les prix d’Internet” sans renoncer au droit d’accise et aux autres taxes

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – L’Etat exige un “compromis sur les prix d’Internet” sans renoncer au droit d’accise et aux autres taxes

    Antananarivo, 24 Novembre, 23h50 – L’Etat n’entend pas céder aux demandes de suppression de taxes et d’impôt formulées par les opérateurs en télécommunications comme condition de la baisse des prix d’Internet. Il exige des compromis, et annonce vouloir sévir si les opérateurs campent sur leur position. “Les opérateurs n’ont pas à imposer quoi que ce soit à l’Etat”, martèle le ministre de la Communication et de la culture Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony sur les chaînes audiovisuelles publiques ce lundi soir.

    A en croire les membres du gouvernement, des négociations sont en cours avec les opérateurs sauf qu’“ils ne demandent rien moins que la suppression de 215 milliards d’ariary d’impôts”, s’insurge le porte-parole du gouvernement au cours de l’émission spéciale sur le tarif d’Internet. Mais “le gouvernement refuse leur demande qui conditionne la baisse des prix d’Internet à la suppression des taxes”, poursuit-il.

    Selon les explications du ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, les opérateurs en télécommunications demandent la suppression du droit d’accise, de la taxe sur les transactions mobiles et des taxes sur les appareils téléphoniques de moins de 100 dollars. Le montant total de ces taxes tourne autour de 215 milliards d’ariary, soit un peu plus de 11% des chiffres d’affaires total qui se chiffraient à environ 1 938 milliards en 2024, indique le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto.

    “Ce n’est pas l’Etat qui bloque, ce sont les opérateurs qui refusent de baisser les prix si ces taxes ne sont pas supprimées”, insiste le ministre de la Communication et de la culture. “Imaginez les conséquences de la suppression de ces taxes sur le budget de l’Etat”, ajoute-t-il encore. “Cela impactera directement sur les budgets de l’Education et de la Santé”, renchérit le ministre en charge des Télécommunications

    Mais au-delà, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances indique qu’il est trop tard pour faire entrer de nouvelles dispositions dans la loi de finances de 2026. “Le texte est déjà en cours d’examen et d’adoption et cela n’est plus possible d’insérer de nouvelles dispositions”, informe Iouri Garisse Razafindrakoto. Il évoque également des risques selon lesquels le retrait de ces recettes du budget de l’Etat ne pourra pas être compensé pour couvrir les dépenses prévues.

    Malgré son refus de céder aux demandes des opérateurs, le gouvernement affirme ne pas encore vouloir couper les ponts. “Les négociations se poursuivent mais s’ils n’acceptent pas le compromis, nous prendrons des mesures comme le prévoient les textes”, assure Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony. A l’entendre, l’Etat serait prêt à “appliquer la loi et à ouvrir le secteur à la concurrence”. “Nous l’avons déjà fait avec Starlink”, souligne le ministre qui appelle les opérateurs intéressés par le secteur des télécommunications, nationaux ou étrangers, à se préparer pour cette éventualité.

  • ÉLECTRICITÉ – L’Assemblée nationale convoque “tous les partenaires de la Jirama” pour exposer leur contrat avec la compagnie nationale

    ÉLECTRICITÉ – L’Assemblée nationale convoque “tous les partenaires de la Jirama” pour exposer leur contrat avec la compagnie nationale

    Antananarivo, 24 novembre, 21h55 – L’Assemblée nationale s’invite dans le dossier énergie. “Nous invitons tous les partenaires de la Jirama (…) jeudi”, annonce Siteny Randrianasoloniaiko, lors de la séance plénière d’examen du projet de loi de finances, lundi. “Ils feront tous une présentation de leurs contrats [les liant avec la Jirama] (…) Qu’ils soient fournisseurs de carburants, loueur de groupes [thermiques] (…) Ils seront tous invités”, poursuit-il, à Tsimbazaza.

    “Si nous voulons vraiment la transparence, la population malgache doit connaître la vérité sur la Jirama”, argumente le président de la Chambre basse. “C’est la priorité numéro un des autorités”, continue-t-il après avoir rapporté une demande des députés sur le cas de l’énergie lors d’une séance à huis clos au début de l’examen du projet de la loi de finances dans la matinée.

    Le président de la Chambre basse parle d’une “enquête parlementaire” pour évoquer l’initiative lancée à Tsimbazaza. “C’est la demande des députés”, explique-t-il. “Si nous voulons le vrai changement, il faut avancer vers la transparence”, appuie-t-il.

    Siteny Randrianasoloniaiko avait indiqué la solution russe pour régler le problème de la Jirama en matière de fourniture d’énergie pour la Jirama, après son voyage en Russie le 12 novembre. “Ce sont les Russes qui sont les spécialistes pour solutionner un problème à court terme”, étaie-t-il. “Les Russes sont prêts à nous prêter du gaz ou du pétrole si nous le voulons”, atteste-t-il. “On peut solliciter la venue d’un expert russe pour discuter avec ses homologues malgaches avant d’entamer la relation bilatérale entre le gouvernement russe et le gouvernement malgache”, détaille-t-il.

    Le président de l’Assemblée nationale réitère l’alternative russe pour résoudre le cas de la Jirama. “Le choix est entre nos mains si nous souhaitons trouver une solution à notre problème. « Elle [Russie] est prête avant la fin de l’année. Et c’est faisable”, promet-il.

  • NÉCROLOGIE – Jimmy Cliff rejoint le firmament à l’âge de 81 ans

    NÉCROLOGIE – Jimmy Cliff rejoint le firmament à l’âge de 81 ans

    Antananarivo, 24 Novembre, 19h45 – Le reggae est en deuil. La légende du reggae, le Jamaïcain Jimmy Cliff, est décédée ce 24 novembre 2025, annonce son épouse Latifa Chambers dans un message publié sur les comptes officiels de l’artiste. Dans ce texte, elle indique que Jimmy Cliff “s’est éteint à la suite d’une crise convulsive, suivie d’une pneumonie”, et remercie “toutes celles et ceux qui ont exprimé leur soutien et leur compassion”, tout en demandant le “respect de l’intimité de la famille en cette période de deuil”.

    Cette disparition survient après plusieurs mois durant lesquels la fragilité de l’artiste a de plus en plus alerté les fans. Selon son entourage, Jimmy Cliff avait fait face à des complications récurrentes et avait nettement réduit ses activités publiques. Malgré cela, il demeurait une figure influente en Jamaïque, impliquée dans divers projets culturels et communautaires, fidèle à son engagement artistique et humaniste.

    Avec sa mort, le monde perd l’une des voix majeures du reggae. Depuis les années 1970, Jimmy Cliff a marqué la musique mondiale avec des titres devenus incontournables, au premier rang desquels « Reggae Night », morceau emblématique et véritable hymne international au soleil des Caraïbes, à la joie et à la paix. Depuis l’annonce de son décès, les réactions se multiplient. Artistes, responsables politiques et anonymes saluent unanimement un pionnier dont l’héritage musical et culturel restera indélébile.

  • JUSTICE – Plainte de Tahiana Rasolojaona contre la créatrice de contenu Syntia pour “imputation publique de fait incorrect préjudiciable”

    JUSTICE – Plainte de Tahiana Rasolojaona contre la créatrice de contenu Syntia pour “imputation publique de fait incorrect préjudiciable”

    Antananarivo, 24 Novembre, 18h50 – “Elle a nommément cité mon nom en m’imputant un fait incorrect”. Tahiana Rasolojaona alias Jay Taxx, fondateur de la Radio des Jeunes (RDJ) confirme avoir déposé une plainte contre la créatrice de contenu Syntia. Celle-ci, dans une publication postée dimanche sur sa page Facebook, indique que le Tahiana Rasolojaona cacherait chez lui une personnalité qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt. “Une information qui est fausse”, souligne le fondateur de RDJ.

    Tahiana Rasolojaona avait déjà répondu à l’allégation soulevée par l’influenceuse dimanche en affirmant qu’il n’avait rien à avoir avec le sujet évoqué, tout en dénonçant une affirmation gratuite qui n’a pas fait l’objet de vérification préalable à la publication. Mais sa version a été rejetée par l’influenceuse qui affirme rapporter des témoignages de gens ayant vu le suspect chez la cible de son allégation. Contacté au téléphone, Tahiana Rasolojaona évoque une procédure d’autant plus nécessaire que l’imputation du fait qu’il affirme incorrect pourrait être préjudiciable particulièrement à ses proches.

    Depuis quelques semaines, l’influenceuse basée en France multiplie les publications dans lesquelles elle pointe du doigt des individus sur la base de témoignages qu’elle collecte ou obtient par message privé dont elle publie d’ailleurs les captures d’écran. Elle multiplie également les contenus dans lesquels elle critique et attaque la communauté malgache d’origine indienne, mettant à l’index des membres de cette communauté sur la base de rumeurs et autres faits non vérifiés.

    Vendredi, alors que l’influenceur franco-vietnamien Dylan Siva avait été convoqué par la Gendarmerie dans le cadre d’une plainte pour diffamation, après avoir publié une vidéo dans laquelle il citait nommément un homme d’affaires d’origine indienne, Syntia a été en tête de liste des influenceurs ayant appelé à sa libération et à l’abandon des poursuites à son encontre.

  • RESSOURCES STRATÉGIQUES – Le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo à la tête de l’OMNIS

    RESSOURCES STRATÉGIQUES – Le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo à la tête de l’OMNIS

    Antananarivo, 24 Novembre, 17h30 – Un militaire à la tête des ressources stratégiques. C’est le général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo qui est désormais le directeur général de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). Il succède à Nantenaina Rasolonirina, qui avait assuré cette fonction en intérim pendant quelques années. Et la passation de service entre les deux responsables a eu lieu ce lundi.

    Protéger la souveraineté par l’intransigeance, agir avec équité pour le développement durable, et moderniser l’Omnis par la rigueur et le management de la Qualité. Ce sont les mots d’ordre d’une grande fermeté que l’officier général a formulés. “Nous sommes tous intransigeants quant à la protection de notre patrimoine national, en particulier s’agissant des minerais critiques et de nos ressources stratégiques. Nous sommes conscients que ces richesses sont intrinsèquement liées à notre souveraineté nationale”, lance-t-il.

    Le nouveau directeur général de l’Omnis indique que sa démarche suit les orientations du Gouvernement, la politique générale de l’État et la stratégie définie par le ministère des Mines et des ressources stratégiques, qui est d’assurer au mieux la sécurisation de nos ressources naturelles et leur utilisation équitable. “Nous agissons dans une perspective de développement durable, veillant aux intérêts de la population actuelle et des générations futures”, rassure-t-il.

    Le général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo avance par ailleurs la mise en place de méthodes de travail conformes aux standards modernes du management de la qualité, en accordant la priorité absolue à la pérennité et à l’épanouissement de l’Omnis. Il se dit néanmoins conscient de certaines appréhensions de la part d’une partie de ses collaborateurs, notamment avec sa position. “Il faut considérer ma nature militaire sous son angle positif. Un militaire est synonyme de respect de la discipline, d’anticipation, de résilience face aux difficultés et d’engagement sans faille”, se défend-il.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Les députés en réunion à huis-clos avant l’adoption du projet de loi de finances

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Les députés en réunion à huis-clos avant l’adoption du projet de loi de finances

    Antananarivo, 24 Novembre, 16h30 – C’est devenu une habitude chez les députés. Les membres de l’Assemblée nationale ont demandé aux personnes présentes dans la salle de séance de Tsimbazaza de quitter les lieux, ce lundi en fin de matinée. Les parlementaires ont ensuite tenu une réunion à huis clos.

    Au programme de ce lundi matin figurait la séance plénière consacrée au débat sur le projet de loi de finances initiale. Puis, dans l’après-midi, l’adoption dudit texte contenant le budget de l’État pour l’année 2026.

    Mercredi dernier, avant la présentation du projet de loi par le ministre de l’Économie et des finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, les députés avaient déjà tenu une réunion à huis clos. C’est donc la deuxième fois que les membres de la Chambre basse organisent une réunion interdite à toute personne non parlementaire dans le cadre des discussions sur la loi de finances.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une émission spéciale avec quatre ministres pour évoquer les tarifs d’Internet

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une émission spéciale avec quatre ministres pour évoquer les tarifs d’Internet

    Antananarivo, 24 Novembre, 14h10 – Quatre membres du gouvernement pour évoquer un sujet à polémique. Réagissant aux publications portées sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, le gouvernement annonce une émission spéciale sur les tarifs de la connexion Internet. Celle-ci sera diffusée ce lundi soir à 20h sur les chaînes audiovisuelles publiques et impliquera quatre ministres.

    Selon un communiqué du ministère de la Communication et de la culture, le plateau des chaînes publiques accueillera le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, celui de l’Economie et des finances, celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui de la Communication et de la culture qui assume également les fonctions de porte-parole du gouvernement.

    Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux, pointant du doigt les trois principaux opérateurs en télécommunications du pays et réclamant la baisse des tarifs Internet. Mais les demandes sont formulées dans le cadre d’une campagne de dénigrement de la communauté malgache d’origine indienne dont un membre est l’actionnaire majoritaire d’une des trois sociétés de télécommunications.

    En avril 2024, la fixation par décret d’un prix plancher du Gigaoctet de data mobile à 0,95 dollar a suscité un tollé. Le gouvernement est ensuite revenu sur sa décision mais les prix n’ont pas baissé pour autant. Les opérateurs, pour leur part, ont toujours demandé la suppression des droits d’accise actuellement à 8% pour pouvoir baisser le prix de la connexion Internet.

  • RECRUTEMENT – Plus de 9 000 enseignants à recruter pour 2026 selon le projet de loi de finances

    RECRUTEMENT – Plus de 9 000 enseignants à recruter pour 2026 selon le projet de loi de finances

     

    Antananarivo, 24 Novembre, 12h50 – La plupart des nouvelles recrues de la Fonction publique pour 2026 seront des enseignants et des agents des ministères en charge de l’Enseignement. Selon le projet de loi de finances initiale 2026, 9 300 nouveaux postes budgétaires seront créés au sein du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, ainsi qu’au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

    La très grande majorité des nouveaux fonctionnaires, soit 9 000 enseignants, seront recrutés dans le cadre du projet Transformer l’accès et l’apprentissage à Madagascar (TALIM), mis en œuvre au niveau du ministère de l’Éducation nationale. Financé par la Banque mondiale, ce projet vise à renforcer la profession enseignante et à améliorer la qualité de l’enseignement primaire. Il permettra notamment de recruter des enseignants subventionnés non-fonctionnaires, notamment des enseignants Fram.

    Les 300 postes restants seront départagés par les deux autres ministères en charge de l’Enseignement. Il y en aura 200 pour le département de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, et 100 pour les Universités et les Écoles normales.

    Pour 2026, le budget de l’Etat prévoit 13 240 recrutements. Outre les 9300 du secteur de l’éducation, les forces de défense et de sécurité auront également droit à 3 300 nouveaux agents, dont 1 300 pour l’Armée, 1 000 pour la Gendarmerie et 1 000 pour la police nationale.

    Le ministère de la Santé publique, le ministère de l’Environnement et du développement durable ainsi que le ministère de l’Agriculture et de l’élevage et celui de la Pêche et de l’économie bleue ouvriront des postes pour 674 nouveaux fonctionnaires. Parmi ces futurs postes, 500 seront affectés au département de la Santé publique tandis que les 140 autres iront à l’Agriculture, l’Environnement et les ressources halieutiques et marines.