Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – La reprise du championnat nationale deuxième division perturbée par une grève des arbitres à Mahajanga

    FOOTBALL – La reprise du championnat nationale deuxième division perturbée par une grève des arbitres à Mahajanga

    Antananarivo, 22 Novembre, 11h30 – Trois rencontres comptant pour la première journée de la deuxième phase du championnat national de deuxième division ont été annulées vendredi. Il s’agit des matchs qui devaient se tenir à Mahajanga mais qui n’ont pas pu avoir lieu en raison d’une grève des arbitres.

     

    Des dizaines d’arbitres ont organisé une manifestation au stade Rabemananjara, demandant le règlement des indemnités impayées depuis trois ans, rapportent des témoins sur place. Des banderoles ont été brandis dans le stade. Puis, ils ont empêché le coup d’envoi des matchs.

     

    A Toliara, le deuxième site de compétition de cette deuxième phase prévue du 21 au 30 novembre, les matchs ont été joués sans incident. Parmi les rencontres de cette première journée, la confrontation entre le COSPN représentant la ligue Analamanga qui a battu 1 à 0 le Fc Manjaka Ihorombe.

     

    Cette deuxième phase du D2 national a été initialement prévue fin septembre. Avec les événements qui se sont déroulés à Madagascar, la Fédération malgache de football (FMF) l’a repoussée du 3 au 11 novembre. Ce nouveau calendrier avait été compromis par les revendications des arbitres concernant des indemnités non réglées lors des précédentes compétitions de la saison.

     

    Photo : FMF

  • FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    Antananarivo, 22 Novembre, 10h45 – Le projet de Loi de finances initiale (PLFI) 2026 introduit une mesure fiscale incitative visant à encourager la formalisation des petites entreprises. Il propose d’abaisser à 3 % le taux de l’Impôt Synthétique (IS) applicable aux nouveaux adhérents qui se formalisent auprès des Centres de Gestion Agréés (CGA) durant leurs premiers exercices et aux nouveaux contribuables (prestataires ou fournisseurs de biens et services) nouvellement immatriculés fiscalement par leurs propres clients.

     

    Cette disposition devrait favoriser la transition des activités informelles vers le secteur formel, en réduisant le coût fiscal d’entrée pour les petits opérateurs économiques. Le taux normal de l’Impôt synthétique est de 5 % du chiffre d’affaires pour les contribuables non adhérents à un CGA ou ne bénéficiant d’aucune réduction spécifique. En cas d’adoption de la réforme, un taux réduit de 3 % serait appliqué aux nouveaux contribuables concernés. Ce taux serait applicable uniquement pendant les premiers exercices fiscaux suivant leur formalisation ou leur immatriculation.

     

    Ce taux de 3% s’applique donc spécifiquement aux nouveaux adhérents se formalisant auprès des CGA, dont les personnes ou entreprises dans l’informel qui entreprennent les démarches pour leur formalisation. Cette disposition devrait également s’appliquer aux nouveaux contribuables nouvellement immatriculés, à savoir les prestataires ou fournisseurs de biens et services qui sont incités à se faire immatriculer fiscalement par leurs clients.

     

    L’Impôt Synthétique est un régime fiscal simplifié destiné aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 400 millions d’ariary. Cet impôt est libératoire de l’Impôt sur le revenu et d’autres impôts professionnels. Il se calcule en appliquant directement un pourcentage (5 % ou 3 % en cas de réduction) sur le chiffre d’affaires déclaré.

  • ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    Antananarivo, 22 novembre, 10h00 – La vente des stocks de bois de rose de nouveau sur la table. Les autorités indiquent réfléchir sur la faisabilité de leur vente. “Si c’est faisable, on va les vendre, d’une manière normale, licite et transparente comme c’est le cas avec la vanille”, affirme le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, Haut conseiller de la Refondation, vendredi à Sambava.

    L’officier supérieur reconnaît l’existence d’une étude de cession des stocks en question devant les acteurs économiques et autorités locales. “On l’a confiée à la Primature et au ministère de l’Environnement et des eaux et forêts [ministère de l’Environnement du développement durable]”, affirme-t-il.

    Le Haut conseiller de la Refondation répond à une demande formulée par le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim. “Vous êtes déjà nombreux à venir au palais d’Iavoloha se plaindre sur ce dossier”, rapporte-t-il avant de prévenir sur les limites de la démarche. “Nous sommes dans un Etat de droit. Nous sommes soumis à la Constitution”, prévient-il.

    Le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim demande “à ce qu’on procède rapidement [à la vente] car beaucoup [des rondins] commencent à pourrir. Nous demandons à ce que l’argent collecté de l’exportation puisse servir à réhabiliter l’université [d’Antsiranana] (…) [qui] est le plus en mauvais état à Madagascar”, plaide le parlementaire élu à Antsiranana.

    Les gouvernements successifs avaient tenté de liquider les stocks de bois de rose “élastiques”, saisis ou déclarés, sans réussite. Ils se sont heurtés à l’exigence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui veille sur le commerce international des animaux et des plantes menacés d’extinction.

    Les cyclones avaient provoqué la dévastation des forêts et la destruction des arbres comme le bois de rose. Des profiteurs s’engouffrent dans la brèche pour abattre et vendre les bois précieux sous prétexte de nettoyage et de récupération des ressources forestières. Le trafic de bois de rose a pris de l’ampleur après la crise politique de 2009. L’interdiction de la coupe, du déplacement de vente des bois précieux avaient conduit à la constitution de stocks de bois précieux destinés à l’exportation.

  • ECONOMIE – Le Conseil national pour l’industrialisation entre en action pour accélérer la transformation industrielle de Madagascar 

    ECONOMIE – Le Conseil national pour l’industrialisation entre en action pour accélérer la transformation industrielle de Madagascar 

    Antananarivo, 22 Novembre, 8h45 – Madagascar lance son plan d’attaque pour sa transformation industrielle. Et c’est le Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim) qui vient d’être officiellement inauguré vendredi qui est l’organe d’exécution chargé de la mise en œuvre du Pacte pour la programmation industrielle du pays. Il s’agit, comme rappelé par le président du Cnim, Rivo Andriamanalina, du cadre stratégique qui va définir la trajectoire nationale vers une industrialisation durable et compétitive, avec une ambition majeure de porter la contribution du secteur secondaire à 30% du PIB d’ici 2040.

     

    La Grande île entend positionner l’industrialisation comme un levier central de développement économique durable. Et ce, en mettant l’accent sur la création de richesses et d’emplois par le secteur privé. Son Pacte pour la programmation industrielle avait alors déjà identifié plusieurs secteurs stratégiques tels que l’agroindustrie, la transformation minière, les industries textiles et d’habillement, les huiles essentielles et extraits, ainsi que l’industrie de l’énergie sur lesquels repose cette ambition nationale.

     

    Ce Pacte constitue désormais “la feuille de route nationale pour l’industrialisation”, lance le ministre Andrianiaina Rasoarahona. “Il fixe les orientations, les priorités d’investissement, l’organisation institutionnelle, les instruments financiers et les mécanismes de suivi qui doivent nous guider dans les années à venir”, poursuit-il. Et c’est le Cnim qui est l’organe chargé “d’assurer la coordination des actions menées par les différentes structures, de garantir la cohérence des interventions, de veiller au respect des engagements pris et de soutenir l’accélération des projets industriels”, lance ce membre du Gouvernement.

     

    Donatien Kouassi, responsable programme-pays de la Banque africaine de développement (BAD) pour Madagascar se dit optimiste. Il estime que “l’industrialisation constitue une étape essentielle du processus de développement du pays”. Et le Cnim aura à y assurer plusieurs responsabilités. “Le caractère inclusif de cette structure réunissant le ministère sectoriel, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, en feront un outil précieux pour assurer la cohérence, la réforme et l’efficacité de leurs mécanismes”, selon ses explications.

  • ADMINISTRATION – Chamarly Gersain Andrianjafimananjara à la tête du syndicat des inspecteurs des impôts

    ADMINISTRATION – Chamarly Gersain Andrianjafimananjara à la tête du syndicat des inspecteurs des impôts

    Antananarivo, 21 Novembre, 17h00 – Chamarly Gersain Andrianjafimananjara a été officiellement installé comme nouveau président du Syndicat des Inspecteurs des Impôts de Madagascar (S2IM) lors d’une cérémonie de passation de service tenue en début de semaine dans la salle du Plan à Anosy. Cette installation marque le début de son mandat, à la suite d’une élection organisée la semaine dernière. Il succède à Marson Hugues Andriamaniraka, président par intérim jusqu’alors. La cérémonie s’est déroulée en présence de hauts responsables de la Direction générale des impôts.

     

    Pour la première fois, le S2IM a organisé un vote direct pour élire son leader, avec deux candidats en lice. Sur 387 membres inscrits, 313 ont participé, témoignant d’une forte mobilisation. L’organisation du vote, combinant bureaux physiques et vote par courriel, a permis une large participation des inspecteurs des impôts. Le processus électoral s’est déroulé dans la sérénité, sans incident majeur ni contestation. Le consensus autour de la légitimité du scrutin, renforcé par l’acceptation des résultats par les deux candidats, consolide la nouvelle gouvernance.

     

    Avec 161 voix, soit 51 % des suffrages exprimés, Chamarly Gersain a remporté l’élection face à son concurrent, qui a obtenu 151 voix (48 %). Un seul voix blanche a été enregistrée, confirmant clairement le choix des membres pour une nouvelle direction.

  • ORGANE CONSTITUTIONNEL – L’Assemblée nationale envoie Thierry Rakotonarivo à la Ceni pour remplacer Houssen Abdallah

    ORGANE CONSTITUTIONNEL – L’Assemblée nationale envoie Thierry Rakotonarivo à la Ceni pour remplacer Houssen Abdallah

    Antananarivo, 21 novembre, 22h30 – La place de Houssen Abdallah au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’est pas restée vide trop longtemps. L’Assemblée nationale élit Thierry Rakotonarivo pour lui succéder au sein de l’organe chargé des opérations électorales.

    ⭕Le candidat unique Thierry Rakotonarivo obtient 57 voix, soit 100% des votants lors de l’élection à Tsimbazaza vendredi. “Je vous [députés] promets de porter haut l’honneur de l’Assemblée nationale et de le placer à la place qu’il faut”, soutient-il, après son élection. “Je suis toujours prêt pour vous [députés] satisfaire selon les pouvoirs entre mes mains”, s’engage-t-il.

    ⭕Thierry Rakotonarivo a occupé le poste de directeur de cabinet de Siteny Randrianasoloniako avant l’élection du vendredi. L’administrateur civil n’est pas un novice en matière d’organisation des élections et connaît très bien la Ceni. Il avait déjà siégé au sein de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, en tant que vice-président, avant de le quitter d’une manière prématurée dans un contexte particulier en mars 2020.

    ⭕L’élection de l’ancien président du Syndicat des administrateurs civils (Synad) fait suite au départ avant les termes de son mandat de Houssen Abdallah, celui qui avait représenté l’Assemblée nationale au sein de la CENI. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) avait prononcé sa destitution pour “incapacité physique”, pour des “raisons d’ordre médical”, le 19 novembre.

  • ÉDUCATION – La troisième édition de “Diary Nofy” plonge les enfants au cœur de la Nature et du monde des animaux

    ÉDUCATION – La troisième édition de “Diary Nofy” plonge les enfants au cœur de la Nature et du monde des animaux

    Antananarivo, 21 Novembre, 15h15 – “Nature et animaux”. La nouvelle collection de la série d’ouvrages pour enfants Diary Nofy se pare d’un titre évocateur. A travers ses six titres et son cahier d’activités, elle met l’environnement au cœur de chaque récit et de chaque exercice. Mais plus qu’un fil conducteur narratif, le thème “Nature et animaux” a aussi été choisi pour sensibiliser les enfants à la protection de la nature, à la lutte contre les feux de brousse et des forêts ainsi qu’au respect de l’environnement.

    Outre les six livres bilingues et le cahier d’activités, la collection comprend également une version audio. Pour lui donner vie, l’ONG Teach For Madagascar initiateur du projet Diary Nofy a réuni une équipe d’auteurs et spécialistes. Les récits sont signés Rolling Pen, les illustrations sont de Catmouse James, tandis que les histoires viennent des idées de spécialistes comme Max Andonirina Fontaine, ancien ministre de l’Environnement et du développement durable.

    Le lancement officiel de la nouvelle collection s’est tenu jeudi dans l’enceinte de l’Ambassade du Royaume-Uni. Les livres devraient ensuite rejoindre les établissements scolaires des diverses régions du pays et animeront les séances de lecture dispensées par les volontaires du projet Teach For Madagascar. Ils viendront s’ajouter aux 60 000 exemplaires des deux premières éditions déjà distribuées dans 23 régions.

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – Madagascar se prépare à verser sa part pour l’augmentation de 50% de sa quote-part auprès du FMI

    INSTITUTION FINANCIÈRE – Madagascar se prépare à verser sa part pour l’augmentation de 50% de sa quote-part auprès du FMI

    Antananarivo, 21 Novembre, 14h25 – Le décret autorisant la participation et l’émission de la part de Madagascar, dans le cadre de l’augmentation de 50 % de sa quote-part au titre de la Seizième révision générale des quotas du Fonds monétaire international (FMI), avait été adopté en Conseil des ministres mercredi. Ce texte formalise l’engagement de la Grande île à procéder à ce versement auprès de cette institution de Bretton Woods.

    La quote-part détermine le montant maximal que Madagascar s’engage à fournir au FMI en tant que membre. Elle constitue un déterminant clé du pouvoir de vote dans les décisions du Fonds, et détermine le montant maximal de prêts que chaque pays membre peut obtenir auprès du FMI au titre de l’accès normal. Elle fixe ainsi la part de l’allocation générale de DTS qui échoit à chacun d’entre eux.

    L’État malgache avait adopté au mois de juin 2023 le décret permettant à Madagascar de maintenir à 244 millions de DTS les ressources financières qu’il s’engage à fournir au FMI. Maintenir cette quote-part à ce niveau devait permettre à la Grande île de préserver à l’époque ses 3909 voix, soit un droit de vote 0,08%.

  • INFRASTRUCTURES – Début de l’assemblage des éléments métalliques pour former la structure du pont modulaire de Mahavavy

    INFRASTRUCTURES – Début de l’assemblage des éléments métalliques pour former la structure du pont modulaire de Mahavavy

    Antananarivo, 21 Novembre, 13h20 – La fin du calvaire s’annonce pour les usagers de la route nationale RN6, entre Ambilobe et Antsiranana. L’installation du pont modulaire destiné à rétablir la circulation interrompue au niveau de l’ancien pont de Mahavavy avance à grands pas, selon les autorités locales. Le ministère des Travaux publics indique que les travaux “progressent conformément au calendrier prévu”.

    Les pièces métalliques nécessaires à la construction du pont modulaire ont quitté Antananarivo la semaine dernière et sont arrivées à Ambilobe lundi. Les techniciens du ministère des Travaux publics ont commencé l’assemblage des éléments pour former la structure du pont.

    Les véhicules circulant sur la RN6 et souhaitant rejoindre Antsiranana ne devraient donc plus avoir à emprunter le passage à gué au niveau de Mahavavy dans les prochaines semaines. En revanche, du côté d’Ifasy, cette déviation demeure pour l’instant le seul moyen de traverser la rivière, en attendant la construction du nouveau pont destiné à remplacer l’ancien pont en béton, endommagé par le cyclone Gamane en mars 2024.

  • ADMINISTRATION – Un diplôme de bac+4 et cinq ans d’expérience exigés des prochains chefs de région non élus

    ADMINISTRATION – Un diplôme de bac+4 et cinq ans d’expérience exigés des prochains chefs de région non élus

    Antananarivo, 21 Novembre, 12h30 – Des critères qui se veulent stricts pour le choix des prochains chefs de région. Comme ceux-ci ne seront pas élus comme prévu par la Constitution mais désignés par l’Exécutif, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation entend mettre en place “un processus clair, transparent et rigoureusement encadré”. Des critères de compétences et d’expériences sont ainsi fixés pour les futures recrues, et parmi ces critères figurent le “diplôme de bac+4 reconnu par la Fonction publique” et les “cinq ans d’expérience pertinentes dans le domaine du management public ou du développement régional”.

    A cela s’ajoutent d’autres compétences comme la maîtrise des outils de planification, de gestion budgétaire et de coordination intersectorielle ainsi que la connaissance du cadre juridique de la décentralisation et des mécanismes de coopération entre l’Etat et les collectivités. Sur le plan éthique et de leadership, le ministère souhaite un profil avec une intégrité morale et une éthique irréprochable, ainsi qu’un esprit de service public et une proximité avec la population. Ceux qui seront choisis devraient également avoir une “capacité de dialogue, de médiation et de concertation”.

    Censés diriger l’organe chargé de la fonction exécutive de la région en tant que collectivité territoriale décentralisée, les chefs de région sont prévus être élus au suffrage universel. Créées par les textes sous la troisième République, les régions en tant que collectivités territoriales décentralisées n’ont jamais eu de chef de l’exécutif élu. Les premiers chefs de région ont été nommés à titre “provisoire” en 2004 en attendant l’élection des présidents de région, mais seuls les conseillers régionaux ont été élus en 2008. La désignation en Conseil des ministres des chefs de région s’est perpétuée et leur appellation a même été changée en “gouverneurs” en 2019.