Catégorie : Actualité

  • INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    INSTITUTION – La HCC confirme que les quatre Hauts conseillers de la Refondation ont rang de chef d’Etat

    Antananarivo, 18 Novembre, 22h55 – Les fonctions des quatre “colonels”, proches collaborateurs du président de la Refondation de la République consacrées par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans une décision publiée ce mardi, la HCC reconnaît que “le Colonel Lucien Rabearimanana, le Médecin Colonel Manantenasoa Marcellin Zafitasondry Ranoelson, le Colonel Solofoniaina Thierry Rampanarivo, et le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, ont le titre de Haut conseiller de la Refondation”.

    ⭕En tant que tels, ils ont pour mission principale “d’assister le président de la Refondation dans l’exercice de ses fonctions”. Et bien qu’ils n’assument pas tous les pouvoirs constitutionnels du chef de l’Etat, ils n’en sont pas moins placés sur un pied protocolaire très élevé avec un statut comparable à celui d’un chef d’Etat. “Ces Hauts conseillers bénéficient de ce fait des avantages et privilèges de chef d’Etat avec l’ordre de préséance qui s’y rapportent”, souligne la HCC dans sa décision.

    ⭕Dans sa décision, la HCC souligne également que l’autorité militaire à qui elle a confié le pouvoir après la constatation de la vacance de la présidence et qui est incarnée par le Colonel Michaël Randrianirina “est une structure ayant pour mission de diriger le pays pendant une période limitée”. Elle ajoute même que cette structure est “composée de cinq officiers supérieurs dont le Colonel Michaël Randrianirina en est le Président et les quatre autres ayant titre de Haut conseiller”.

    ⭕Dans la foulée de sa décision, la HCC prévoit qu’“un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar sera pris par le président de la Refondation de la République de Madagascar”. Le 31 octobre, le Conseil des ministres avait déjà adopté un décret portant organisation et fonctionnement de la présidence de la Refondation de la République de Madagascar.

    ⭕La décision de la HCC intervient suite à une saisine du président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, qui l’a invitée à “fournir plus de précision sur l’exercice de ses attributions en tant qu’il est chargé d’assurer les fonctions de Chef d’Etat”.

  • FOOTBALL – Corentin Martins s’ouvre pour une discussion concernant son avenir à la tête des Barea

    FOOTBALL – Corentin Martins s’ouvre pour une discussion concernant son avenir à la tête des Barea

    Antananarivo, 18 Novembre, 17h30 – Corentin Martins termine l’année en beauté avec les Barea en s’imposant 2 à 0 face au Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale en match amical. Cette rencontre pourrait également être la dernière pour le sélectionneur franco-portugais sur le banc de Madagascar, son contrat arrivant à échéance en janvier. Mais il se dit prêt à discuter de son avenir.

    Face à la presse, dimanche, en Turquie, Corentin Martins a glissé quelques mots sur son contrat. Selon lui, “on a du temps pour parler avec les dirigeants. On verra d’ici là”. Il avait déjà exprimé auparavant son envie de poursuivre l’aventure avec la sélection malgache.

    La balle est désormais dans le camp des décideurs. Le comité exécutif de la Fédération malgache de football a déjà fait connaître sa position et souhaite continuer avec le technicien. Alfred Randriamanampisoa a rappelé que Corentin Martins présente un bilan positif, avec quatre victoires et deux défaites.

    L’aventure de Corentin Martins ne dépend pas seulement de la Fédération mais aussi de l’Etat qui prend en charge une partie de son salaire. Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des sports n’a pas encore répondu clairement si le gouvernement continuera de soutenir la FMF sur le contrat du sélectionneur.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines modernise ses équipements au sol pour plus d’efficacité

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines modernise ses équipements au sol pour plus d’efficacité

    Antananarivo, 18 Novembre, 14h55 – La compagnie Madagascar Airlines a récemment fait l’acquisition de nouveaux équipements pour moderniser ses opérations au sol. Il s’agit notamment de trois nouvelles Ground Power Units (GPU) et de deux « Tow bars » (barres de traction). Les GPU sont des générateurs d’énergie qui permettent d’alimenter les systèmes essentiels des avions comme l’éclairage, la climatisation ou l’électronique lors de leur stationnement, sans nécessiter l’activation des moteurs. Cette démarche, financée par les fonds propres de la compagnie, vise à améliorer la coordination des opérations d’escale et à optimiser la gestion des ressources.

    Cet investissement s’inscrit dans une logique de réduction des coûts d’exploitation et de protection environnementale. En évitant l’utilisation des moteurs au sol, Madagascar Airlines réalise des économies de carburant significatives. Parallèlement, les deux nouveaux « Tow bars », des dispositifs permettant de remorquer les avions sur le tarmac, répondent aux dernières normes internationales. Ces outils, décrits comme plus maniables et plus fiables, sont destinés à garantir une sécurité accrue lors des manœuvres au sol, renforçant ainsi la préparation des vols selon les standards requis.

    L’intégration de ces équipements modernes souligne la volonté de la compagnie d’investir dans des infrastructures performantes. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité globale du service proposé aux passagers. En modernisant l’outillage au sol, la compagnie aérienne malgache vise une plus grande efficacité opérationnelle et une fiabilité renforcée dans toutes les étapes de l’assistance au sol et de la mise en vol. Cela confirme l’engagement de Madagascar Airlines à pérenniser l’amélioration continue de ses services.

  • TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    TRANSITION – La conférence nationale attendue d’ici six mois, le processus électoral devrait démarrer juste après

    Antananarivo, 18 novembre, 13h00 – Le gouvernement dévoile le calendrier de la transition menant vers l’élection présidentielle. “La conférence nationale aura lieu entre le premier et le sixième mois [de la transition]”, annonce le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo lors de la présentation de la politique de mise en oeuvre de la politique Générale de l’Etat, à l’Assemblée nationale, mardi à Tsimbazaza. “Le rendez-vous constitue l’“âme de la refondation” qui devrait permettre de collecter les avis et idées, et pourquoi pas les appréhensions, de la part des diverses entités”, poursuit-il.

    Le gouvernement projette ensuite de s’attaquer au processus électoral “entre le sixième et le 12e mois selon les idées issues de la conférence nationale”, avance Herintsalama Rajaonarivelo. Ce laps de temps devrait permettre à l’Exécutif de “corriger les structures légales relatives aux élections, aux partis politiques en vue des consultations populaires selon les normes démocratiques”. Le chef du gouvernement évoque “refondation de la CENI [Commission électorale nationale indépendante]”, afin de “garantir le processus électoral”.

    Une fois les textes électoraux adoptés, l’Exécutif pense organiser le référendum constitutionnel “d’ici 12 à 15 mois”. Puis, “il y aura la présidentielle, entre 15 et 18 mois, après la refonte des textes électoraux et le référendum “afin de permettre à la population de s’exprimer”. Puis, il aura, “entre 18 et 24 mois la passation selon les normes démocratiques (…) qui va permettre au gouvernement d’achever dans les dispositions les étapes de la refondation pour aboutir à un apaisement politique pérenne”.

    Dimanche, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina avait annoncé que la conférence nationale commencera par des concertations régionales. Il avait indiqué au cours de la “causerie avec la population” diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques qu’il ne restait plus que la mise en place effective des différents services du ministère d’Etat auprès de la présidence en charge de la Refondation pour démarrer les travaux.

  • ELECTRICITÉ – Les industriels disent « Oui » à l’autoproduction mais demandent la clarification de la prise en charge du carburant

    ELECTRICITÉ – Les industriels disent « Oui » à l’autoproduction mais demandent la clarification de la prise en charge du carburant

    Antananarivo, 18 Novembre, 10h30 – Approbation conditionnée. Les industriels donnent leur accord de principe à l’effacement. Ils acceptent d’autoproduire leur électricité et de libérer ainsi le réseau public, à condition toutefois que la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement des groupes électrogènes qu’ils vont utiliser soit clarifiée, avait avancé le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, la semaine dernière..

    La mesure avait été rediscutée entre les industriels, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures ainsi que le directeur général de la Jirama, la semaine dernière. L’effacement consiste, pour les industriels équipés, à substituer l’électricité fournie par le réseau public par l’utilisation de leurs propres groupes électrogènes durant des heures planifiées. “Nous n’émettons aucune objection à participer à cet effort de solidarité nationale”, fait savoir Tiana Rasamimanana.

    Le président du SIM souligne qu’il est néanmoins impératif de clarifier qui assurera la prise en charge du carburant nécessaire au fonctionnement de ces groupes. Il est tout aussi crucial de définir la source et la régularité du financement alloué à cette mesure. “Si le décaissement de ces fonds est effectué conformément aux modalités établies, cela ne nous pose aucun problème, car cette démarche contribue directement à la réduction du délestage pour l’ensemble des clients de la Jirama”, expose-t-il.

    Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera avait déjà avancé cette mesure, en encourageant les gros consommateurs à se débrancher temporairement du réseau public. Il avait alors indiquer que l’État s’engage à leur apporter un soutien financier sous forme de subvention pour compenser et faciliter leur autoproduction d’électricité. Il s’agit d’une disposition avancée par les autorités afin de combler le déficit énergétique actuel.

  • POLITIQUE GÉNÉRALE DE L’ETAT – Des mécanismes d’indemnisation ou de soin des victimes des événements de septembre et d’octobre 2025 annoncés

    POLITIQUE GÉNÉRALE DE L’ETAT – Des mécanismes d’indemnisation ou de soin des victimes des événements de septembre et d’octobre 2025 annoncés

    Les personnes blessées et décédées durant les manifestations de septembre et d’octobre 2025 bénéficieront de soutien et d’appui spécifique. La politique générale de l’Etat prévoit  la “prise en charge des victimes lors des événements, à travers des mécanismes d’indemnisation ou de soins”. Selon le gouvernement, le documentprévoit également de “lancer des enquêtes et de mettre en oeuvre les mesures appropriées relatives aux cas de violence aggravée et de mort d’homme pendant les événements”.

  • MONDE – La justice condamne à mort l’ancienne Première ministre bangladaise Sheikh Hasina

    MONDE – La justice condamne à mort l’ancienne Première ministre bangladaise Sheikh Hasina

    Antananarivo, 18 Novembre, 9h45 – La peine capitale prononcée contre l’ex-dirigeante du Bangladesh. Le verdict a été rendu ce lundi par un collège de trois juges issus du Tribunal pénal international et de la cour nationale bangladaise compétente en matière de crimes de guerre. L’ancienne Première ministre Sheikh Hasina, jugée en absence depuis son exil en Inde, a été reconnue coupable de crimes contre l’humanité pour avoir incité et ordonné la répression meurtrière des manifestations de l’été 2024 qui ont provoqué sa chute.

    Cette décision intervient après un procès médiatique que l’ex-dirigeante de 78 ans a toujours qualifié de “procès politique”, rejetant en bloc des accusations qu’elle estime infondées.

    La crise a éclaté en juillet et août 2024 lorsque des manifestations antigouvernementales, initialement pacifiques, se sont transformées en un mouvement massif réclamant son départ. La répression gouvernementale a été violente, faisant au moins 1 400 morts, majoritairement des civils, selon le bilan des Nations unies. Contrainte de fuir le pays par hélicoptère après quinze ans d’un règne sans partage, Sheikh Hasina a laissé derrière elle un pays profondément divisé.

    Le procureur Tajul Islam a défendu la peine capitale, arguant que pour 1 400 meurtres, elle l’a méritée “1 400 fois”. Ce verdict historique survient dans un contexte de fortes tensions politiques, à seulement trois mois d’élections législatives cruciales. Le parti de Sheikh Hasina, la Ligue Awami, victorieux d’élections en 2024 largement considérées comme frauduleuses, a depuis été interdit par le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus.

    En réaction, le fils de l’ancienne Première ministre a menacé de bloquer le scrutin, faisant planer le risque de nouvelles violences. En prévision de l’annonce du verdict, la capitale Dacca était placée sous haute surveillance, avec un déploiement massif de forces de sécurité. L’affaire ne se limite pas à ce seul procès. L’ancien ministre de l’Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal a également été condamné à mort.

    Le parcours politique de Sheikh Hasina est marqué par la tragédie et le pouvoir. Fille du père fondateur du Bangladesh, Hasina et sa sœur ont été contraintes à un long exil, suite au coup d’État militaire de 1975, au cours duquel son père, sa mère et ses trois frères ont été assassinés. Après des années d’opposition politique, elle est devenue Première ministre pour la première fois en 1996. Elle a exercé cette fonction pendant un mandat, puis est revenue au pouvoir en 2008, dirigeant le Bangladesh avec sa Ligue Awami jusqu’à sa chute en 2024.

  • FOOTBALL – Johan N’Zi et Eshan Kari offrent les deux buts de la victoire des Barea face aux Nzalang Nacional équato-guinéens

    FOOTBALL – Johan N’Zi et Eshan Kari offrent les deux buts de la victoire des Barea face aux Nzalang Nacional équato-guinéens

    Antananarivo, 18 Novembre, 7h10 – Madagascar a dominé la Guinée équatoriale 2 à 0, ce lundi, lors d’un match amical disputé à Antalya, en Turquie. Johan N’Zi et Eshan Kari ont inscrit les deux buts malgaches en première période.

     

    Le premier but a été marqué à la 31ᵉ minute par le milieu de terrain sans club. Il récupère un ballon mal dégagé par le latéral droit adverse, juste à l’entrée de la surface, avant d’envoyer une frappe dans la lucarne opposée.

     

    Deux minutes plus tard, Eshan Kari double la mise au terme d’une belle combinaison. Rayan Raveloson a servi Hakim Abdallah en profondeur, lequel a centré pour le défenseur central qui a poussé le ballon de la tête au premier poteau.

     

    En seconde période, les Guinéens accentuent la pression, mais n’ont jamais réussi à trouver la faille dans le bloc malgache. Geordan Dupire a parfaitement tenu sa cage jusqu’au coup de sifflet final.

  • INTOXICATION ALIMENTAIRE – Au moins trois personnes décédées après avoir mangé du requin à Vohémar

    INTOXICATION ALIMENTAIRE – Au moins trois personnes décédées après avoir mangé du requin à Vohémar

    Antananarivo, 18 Novembre, 8h05 – Des cas d’intoxication alimentaire signalés à Vohémar. Au moins trois personnes ont perdu la vie après avoir mangé de la viande de requin à Antsahatopy, Fanambana. L’information a été confirmée par le chef de district qui rapporte que le premier décès est survenu dimanche. Deux autres morts ont été enregistrés lundi alors que les victimes avaient déjà été prises en charge à l’hôpital Salfa de Vohémar. 12 autres patients étaient encore en soins lundi soir, poursuit notre source

    Des agents de la gendarmerie se sont rendus sur place pour saisir les restes du poisson marin dimanche. Ces éléments forces de l’ordre ont pu intercepter les villageois qui étaient encore en train de découper le requin et de préparer sa viande. La prise de mer, capturée par les pêcheurs de Vohemar, a été enterrée, selon la gendarmerie. Une partie de sa chair a été prélevée pour des analyses, afin d’identifier la toxine qu’elle contient et de pouvoir poursuivre le traitement des personnes malades à l’hôpital.

    La consommation de viande contaminée ou mal conservée, qu’il s’agisse de poisson, de volaille, de porc ou de zébu,entraîne souvent des intoxications alimentaires graves, parfois mortelles, à Madagascar. Les autorités sanitaires recommandent alors de vérifier l’origine et la traçabilité des produits, de ne consommer que de la viande fraîche, correctement stockée et conservée au froid, et de respecter des règles d’hygiène strictes lors de l’abattage des animaux et la préparation de leur viande.

  • ENERGIE – De nouvelles opérations “pluies provoquées” programmées dans les prochains jours, selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    ENERGIE – De nouvelles opérations “pluies provoquées” programmées dans les prochains jours, selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    Antananarivo, 18 Novembre, 6h15 – La solution “pluies provoquées” à reproduire. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures annonce de nouvelles opérations d’ensemencement de nuage dès que la météo le permet. L’objectif est d’augmenter le niveau des eaux qui font tourner la centrale hydroélectrique d’Andekaleka de façon à y améliorer la production d’électricité. Ny Ando Jurice Ralitera rappelle devant les députés lundi que le recours aux pluies provoquées permet de réduire l’utilisation des centrales thermiques et ainsi de diminuer la consommation de carburants.

     

    Des opérations de pluies provoquées avaient déjà été menées les 8 et 9 novembre derniers. Les quatre vols qui ont permis d’ensemencer les nuages du côté d’Andekaleka, de Fiherenana et d’Andasibe ont coûté 108 millions d’ariary mais ont permis d’économiser 2,120 milliards d’ariary en achat de carburants, avait déjà soulevé le ministre.

     

    Selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera, les pluies qui étaient tombées jusqu’au 10 novembre avaient permis d’augmenter jusqu’à 85MW la puissance de la centrale d’Andekaleka qui ne pouvait plus en produire que 60MW. Jusqu’au 10 novembre, la consommation de fuel lourd par la Jirama avait donc diminué de 206 000 litres et la consommation de gasoil de 306 000 litres.