Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Environ 100 000 dollars déduits du prize money par la CAF pour les arriérés de la FMF, selon Isoraka

    FOOTBALL – Environ 100 000 dollars déduits du prize money par la CAF pour les arriérés de la FMF, selon Isoraka

    Antananarivo, 21 Octobre, 10h45 – Justifications. La Fédération malgache de football (FMF) explique le montant plus faible que prévu des primes octroyées aux joueurs et membres du staff des Barea après leur finale au Championnat d’Afrique des nations (Chan). “Il ne restait plus qu’environ 1,1 million de dollars » versés sur le compte de la Fédération indique Benjamin Édouard Rabemanantsoa, membre du comité exécutif lors d’une rencontre avec la presse, lundi.

    A l’en croire, la Confédération africaine de football (CAF) a déduit des 1,2 million de dollars de prize money destinés au vice-champion du Chan des arriérés de la FMF. Celui qui a été chef de la délégation malgache au Chan rapporte que c’est sur cette somme qu’ont été prélevées les amendes pour les cartons durant le Chan 2024, et les charges pour les six joueurs convoqués en plus des 23 pris en charge par la CAF.

    En plus de ces amendes et charges il y a également les coûts de production TV des éliminatoires de la CAN 2023, ainsi que les coûts des ballons de marque Puma. Ces arriérés avoisinent les 100.000 dollars selon le membre du CE.

    Ce sont donc les 1,1 million de dollars qui ont été distribués entre les parties concernées, dont 60% pour « le staff », le staff technique et les joueurs, et 40% pour la FMF. « C’est une décision du comité exécutif et les joueurs étaient déjà informés de cela au Chan », explique Benjamin Édouard Rabemanantsoa.

    En plus des 29 joueurs, du sélectionneur Romuald Rakotondrabe et des huit membres du staff technique, quatre » personnes clefs de la fédération » ont également bénéficié des primes. Il s’agit du président de la FMF, du chef de la délégation et de deux membres de section et de ligue.

    Les joueurs et le sélectionneur ont gagné chacun 61 824 500 ariary. « C’est vérifiable sur leurs relevés de compte », souligne le membre du comité exécutif. Le chef de la délégation au Chan souligne que les modalités de distribution ont été approuvées par la CAF.

    Des anciens internationaux malgache ont indiqué lundi leur mécontentement sur cette distribution du prize money. Les joueurs restent encore discrets sur le sujet malgré les tensions.

  • JUSTICE – L’Ordre des avocats élit Ferdinand Ranary Rakotoarisoa comme bâtonnier

    JUSTICE – L’Ordre des avocats élit Ferdinand Ranary Rakotoarisoa comme bâtonnier

    Antananarivo, 21 Octobre, 7h15 – Un nouveau bâtonnier à Madagascar. Les avocats du barreau de Madagascar ont élu Ferdinand Ranary Rakotoarisoa comme bâtonnier lors de l’Assemblée générale du 18 octobre 2025. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2026 pour un mandat de deux ans, succédant à Maître Alain Raondry qui achève son second mandat et ne pouvait plus se représenter.

     

    Cette élection marque une autre étape pour le barreau, qui confie désormais la direction de ses instances à un avocat expérimenté et reconnu pour son engagement dans le Conseil de l’Ordre et pour sa connaissance approfondie du système judiciaire malgache.

     

    Maître Ferdinand Ranary Rakotoarisoa est inscrit au barreau de Madagascar depuis 1997 et possède une longue expérience au sein du Conseil de l’Ordre, où il a siégé de 2012 à 2016 en plus d’être sortant de la 9e promotion du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) en 2014. Avocat de renom, il a participé à de nombreuses affaires marquantes, dont la défense du procureur général près la Cour suprême qui avait contesté son limogeage par décret présidentiel devant le Conseil d’État en 2018. Son expertise et sa connaissance des procédures juridiques ont été largement reconnues, faisant de lui un candidat naturel à la tête du barreau et garantissant la continuité des missions et de la régulation de la profession d’avocat à Madagascar.

     

    À l’aube de son mandat 2026-2027, Maître Ferdinand Ranary Rakotoarisoa devra relever des défis majeurs liés à la modernisation du barreau et à la défense des droits des avocats et de leurs clients. Son élection s’inscrit dans un contexte où la transparence et l’éthique professionnelle sont au cœur des attentes de la communauté juridique malgache. Avec son expérience et son engagement, l’ordre pourra ambitionner de renforcer les instances de régulation, soutenir la formation continue des jeunes avocats et promouvoir un accès plus équitable à la justice, consolidant ainsi la réputation et l’autorité du barreau de Madagascar.

  • TENSION POLITIQUE – Le camp d’Andry Rajoelina appelle à l’apaisement et au dialogue inclusif

    TENSION POLITIQUE – Le camp d’Andry Rajoelina appelle à l’apaisement et au dialogue inclusif

    Antananarivo, 21 Octobre, 6h45 – Résoudre la crise autour d’une table. Le clan Rajoelina, à travers son porte-parole, l’ancien député Paul Bert Velontsara, relance son appel à l’apaisement et au dialogue inclusif pour sortir le pays de la période difficile qu’il traverse actuellement. C’est “la voie à suivre pour rétablir la paix et l’ordre au sein de l’Etat”, insiste-t-il lors du rassemblement du groupe de soutien du Président déchu à Ivandry, lundi.

     

    Le camp Rajoelina qui se qualifie de “majorité citoyenne” qui est “attachée au respect de la légalité” souligne l’importance de se rapprocher pour un dialogue national. Paul Bert Velontsara estime urgent de se mettre sur la table des discussions, après avoir vu ses “compagnons de lutte” interpellés.

     

    Il explique de ce fait qu’il est impératif de s’engager dans un processus de concertation nationale, mené par les Raiamandreny du FFKM et qui inclut tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation. Et ce dans l’objectif de trouver, ensemble, une solution durable et pérenne qui bénéficiera à l’ensemble du peuple malgache.

     

    Le clan Rajoelina se réjouit d’ailleurs de l’arrivée de représentants de la communauté internationale pour des missions de médiation à Madagascar. Ce qui, selon Paul Bert, constitue un atout, dans la mesure où leurs expertises aideront les acteurs locaux à progresser dans les négociations pour parvenir à un consensus. Celui-ci se dit persuadé que le peuple malgache attend ce rapprochement et cette consultation.

  • GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo, une figure influente du secteur privé, au poste de Premier ministre

    Antananarivo, 20 Octobre, 18h45 – Consultant international de premier plan et figure emblématique du patronat, Herintsalama Rajaonarivelo est celui sur lequel le choix du Colonel Michael Randrianirina s’est finalement porté pour être son Premier Ministre. C’est cet expert économique malgache qui va donc diriger le Gouvernement de la Refondation.

    Nommé pour être à la tête d’un gouvernement “civil”, Herintsalama Rajaonarivelo se présente comme un pivot entre les institutions internationales et le secteur privé national. Il avait notamment couvert le rôle de consultant international pour le compte de la Banque mondiale, de l’Union Européenne ou encore du Comesa. Sans parler des travaux techniques qui l’impliquaient dans le commerce international, que ce soit pour l’Organisation mondiale du commerce, la Commission de l’océan Indien, ou l’Accord ACP-UE qui désigne le cadre juridique, politique et économique réunissant l’Union européenne à un large groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

    Herintsalama Rajaonarivelo est parallèlement un technocrate chevronné issu du monde des affaires et un leader respecté du secteur privé. Trois mandats en tant que président du Groupement du patronat Malagasy (Fivmpama) ne fait que souligner son influence mais également son expérience sur le secteur privé. Il a par ailleurs participé à l’élaboration de programme en appui institutionnel au Gouvernement de Madagascar, à l’instar du Fonds d’appui au secteur privé avec la Banque mondiale, le Programme d’appui au développement du secteur privé soutenu par le Fonds Européen de Développement (FED), ou du Fonds de Portage et de Privatisation.

    Avant cette nomination en tant que Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a été président du Conseil d’administration de la BNI Madagasikara. Mais il a déjà également été au sein des Conseils d’administration des assurances Aro, de Galana Raffineries, de Madarail ou encore de l’Ostie ou de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM).

     

  • TOURISME- 248 140 visiteurs internationaux rapportés pour les trois premiers trimestres de 2025

    TOURISME- 248 140 visiteurs internationaux rapportés pour les trois premiers trimestres de 2025

    Antananarivo, 20 Octobre, 15h50 – Madagascar a accueilli 248 140 visiteurs internationaux durant les trois premiers trimestres de 2025. C’est le ministère chargé du Tourisme qui a mis à jour ses données et qui vient de publier cette statistique des arrivées touristiques au pays.

    Le nombre des touristes étrangers qui ont voyagé dans la Grande île a ainsi connu une croissance de 9,13% par rapport aux 227 386 visiteurs enregistrés pour les neuf premiers mois de 2024. Et ce, grâce notamment à une affluence record enregistrée au troisième trimestre de cette année.

    Mais c’est un élan qui risque de s’essouffler face à la baisse déjà anticipée par les opérateurs touristiques pour le dernier trimestre de l’année. La fin du mois de septembre avait été surtout marquée par l’émission par les pays émetteurs de recommandations de voyage par rapport à la situation sécuritaire à Madagascar. Ils appelaient leurs ressortissants à reporter tout projet de voyage vers Madagascar sauf raison impérative. Une vague d’annulation de voyages avait déjà été signalée.

  • TECHNOLOGIE – De nombreux sites touchés par une panne majeure d’Internet partout dans le monde depuis ce lundi matin

    TECHNOLOGIE – De nombreux sites touchés par une panne majeure d’Internet partout dans le monde depuis ce lundi matin

    Antananarivo, 20 Octobre, 13h00 – Des messages d’erreur sur de nombreux sites Internet ce lundi 20 octobre matin. C’est une panne d’envergure mondiale qui perturbe plusieurs services numériques, dont Snapchat, Fortnite, Roblox, Duolingo et certaines plateformes bancaires. Un incident survenu dans le principal centre de données d’Amazon Web Services (AWS), situé dans l’État de Virginie du Sud, aux États-Unis est à l’origine de cette perturbation. Ce centre, appelé “US-EAST-1”, héberge une grande partie des infrastructures utilisées par de nombreuses applications et sites internet à travers le monde.

    Selon les informations techniques publiées par AWS, le problème provient d’une défaillance interne liée à la résolution du système de noms de domaine (DNS) et à l’interface de programmation d’application (API) de son service de base de données. Autrement dit, les serveurs ont connu une hausse soudaine des erreurs et des délais de réponse, rendant de nombreux services inaccessibles ou instables. L’incident a affecté plus d’une trentaine d’outils internes et externes à AWS, dont certains produits d’Amazon comme Alexa, Ring, Snapchat, Roblox, Fortnite ou encore Signal. D’autres plateformes sont aussi touchées, selon Downdetector, comme Canva, Perplexity et bien d’autres encore.

    Cette panne démontre une fois de plus la dépendance mondiale vis-à-vis d’un nombre restreint de fournisseurs de services cloud. La région US-EAST-1, considérée comme un site central du réseau AWS, concentre une part importante du trafic numérique mondial. Bien qu’Amazon ait indiqué travailler à la résolution du problème, aucune heure précise de rétablissement complet n’a encore été communiquée. L’incident souligne l’importance de renforcer la résilience des infrastructures numériques face à ce type de défaillance.

  • TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    TSIMBAZAZA – L’Assemblée nationale toujours en attente de la constitution de son bureau permanent

    Antananarivo, 20 octobre 2025 – L’élection des membres du nouveau bureau permanent de l’Assemblée nationale prend du temps. Après les séances plénières de destitution du bureau permanent et d’élection du nouveau président de la Chambre basse du 15 octobre, Tsimbazaza grouille de députés mais n’arrive plus à organiser une séance plénière.

    Selon l’ordre du jour annoncé, la séance plénière pour l’élection des vice-présidents, des questeurs, du rapporteur général et du rapporteur général adjoint aurait dû se tenir depuis le jeudi 16 octobre, après la passation entre Justin Tokely et son successeur Siteny Randrianasoloniaiko. Jusqu’à lundi matin, il n’en est rien. Selon une source proche du dossier, la séance devrait reprendre ce lundi. “Nous sommes prêts et n’attendons que la décision des députés pour y aller”, confie une source auprès de l’administration de l’Assemblée nationale.

    Selon certains élus, les tractations vont bon train ces derniers jours et aucun consensus n’a été trouvé entre les tendances politiques à Tsimbazaza. “Si vous [députés issus du groupe Isika rehetra miaraka amin’i filoha Rajoelina ou Irmar], ne vous conformez pas à l’esprit du mouvement sur la Place du 13 Mai, il vaut mieux dissoudre l’Assemblée nationale”, tonne le député Fidèle Razara Pierre du Tiako i Madagasikara (TIM) samedi à Analakely.

    Les députés sont en session extraordinaire depuis mardi. Ils avaient voté l’empêchement du président de la République alors que ce dernier avait dissous la Chambre basse. Sur leur lancée, ils ont destitué le bureau permanent avant d’élire un nouveau président, puis de tergiverser. Selon la Constitution, les parlementaires entreront en session ordinaire à partir de mardi 21 octobre.

  • ENERGIE – Axian Energy étend sa présence en Afrique avec l’acquisition d’une centrale solaire en Zambie

    ENERGIE – Axian Energy étend sa présence en Afrique avec l’acquisition d’une centrale solaire en Zambie

    Antananarivo, 20 Octobre, 11h45 – Axian Energy consolide sa présence sur le marché africain. La filiale du groupe malgache Axian fait son entrée sur le marché énergétique zambien avec l’acquisition de la centrale photovoltaïque Bangweulu Solar PV. D’une capacité de 54,3 mégawatts, cette centrale située dans le district de Kafue, dans la province de Lusaka, produit chaque année suffisamment d’électricité pour alimenter plus de 82 000 foyers.

    À la suite de cette acquisition, Axian Energy détient désormais 85,6 % des parts de la centrale solaire, tandis que la Industrial Development Corporation (IDC) de Zambie conserve 14,4 %. D’après Benjamin Memmi, le CEO de Axian Energy, cet investissement marque “un nouveau chapitre” dans la mission de Axian visant à élargir l’accès à une énergie fiable et abordable à travers l’Afrique. “Après avoir consolidé notre présence en Afrique de l’Ouest, nous amorçons aujourd’hui notre première opération en Afrique australe. Bangweulu Solar PV marque le point de départ d’une série de projets à fort impact que nous voulons mener dans le pays”, souligne Benjamin Memmi.

    Une semaine avant, Axian Energy investit dans la construction d’une centrale solaire en Côte d’Ivoire au côté d’InfraCo Africa (PIDG) et d’Africa Via. Il s’agit de la centrale solaire photovoltaïque de Kong dans la région de Tchologo. D’une capacité de 50 MW, la nouvelle centrale solaire s’étendra sur 80 hectares avec 88 000 panneaux solaires. Elle devrait alimenter 380 000 foyers.

    Avec ses différents projets énergétiques, Axian Energy confirme son rôle d’acteur clé de la transition énergétique africaine. Elle est actuellement présente sur le marché en Afrique de l’Ouest, de l’Est et australe.

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  • SECTEURS STRATÉGIQUES – Quatre filières ciblées lors de la réunion SADC à Washington

    SECTEURS STRATÉGIQUES – Quatre filières ciblées lors de la réunion SADC à Washington

    Antananarivo, 20 Octobre, 11h15 – La réunion des représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe à Washington, présidée par l’ambassadrice malgache aux Etats-Unis, Lantosoa Rakotomalala, a permis d’aborder les priorités économiques régionales et les opportunités de coopération avec les États-Unis. L’énergie, le textile, le tourisme durable et la transformation agroalimentaire ont été choisis comme focus.

    La rencontre s’inscrit dans le cadre du SADC-USA Dialogue Forum et a offert à Madagascar une plateforme pour présenter ses secteurs stratégiques. L’objectif affiché est de renforcer les partenariats économiques régionaux et internationaux. Les discussions ont notamment porté sur la possibilité d’attirer des investissements étrangers dans ces filières jugées prioritaires pour la croissance nationale, tout en tenant compte de la situation politique et institutionnelle du pays.

    Lors de cette réunion, le secteur énergétique a été identifié comme un axe central pour Madagascar. Les représentants ont évoqué le développement de projets hydroélectriques et solaires afin de répondre à la demande nationale en électricité et de soutenir d’autres secteurs économiques. La réunion a permis d’échanger sur les possibilités de financements régionaux et internationaux. La conjoncture politique locale, marquée par des débats sur la transition institutionnelle et les réformes, influence toutefois le rythme de mise en œuvre de ces projets, et constitue un facteur pris en compte par les partenaires potentiels.

    La filière textile et le tourisme durable ont également été abordés. Les participants ont souligné l’importance de sécuriser de nouveaux investissements pour accroître les exportations textiles et aligner la production sur les standards internationaux. Pour le tourisme durable, la réunion a servi à identifier les axes de diversification et les partenariats possibles pour promouvoir Madagascar comme destination régionale.

    Enfin, la transformation agroalimentaire a été discutée comme un secteur capable de renforcer l’emploi et la valeur ajoutée locale. Les échanges lors de la réunion SADC ont porté sur l’amélioration des chaînes de valeur et la facilitation des exportations. Les infrastructures et la stabilité politique restent des facteurs limitants. Les discussions ont montré que le rôle de la diplomatie économique régionale est central pour Madagascar, afin de soutenir ces quatre filières et d’assurer que la participation au sein de la SADC se traduise en résultats concrets pour l’économie nationale.

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  • NOTATION DE CREDIT – Note maintenue à “B-/B” pour Madagascar mais placement “sous surveillance avec implications négatives” par l’agence S&P Global Ratings

    NOTATION DE CREDIT – Note maintenue à “B-/B” pour Madagascar mais placement “sous surveillance avec implications négatives” par l’agence S&P Global Ratings

    Antananarivo, 20 Octobre, 9h45 – Un signal envoyé aux créanciers et investisseurs internationaux concernant la fiabilité et la solvabilité de l’État malgache. L’agence de notation S&P Global Ratings a placé vendredi à “B-/B” ses notes de crédit souverain à long et court terme en devises locales et étrangères attribuées à Madagascar. La Grande île est par ailleurs placée sous “CreditWatch”, c’est-à-dire sous surveillance, avec des implications négatives. S&P Global Ratings avait parallèlement revu à la baisse de « B » à « B-» son évaluation de transfert et de convertibilité de Madagascar.

    Cette agence de notation avait attribué ces notes à Madagascar par rapport au contexte de ces derniers temps et l’incertitude entourant la transition politique et son impact élevé sur l’économie. S&P Global Ratings estime en effet que “l’instabilité actuelle entravera l’élaboration des politiques, du moins dans un avenir proche, pèsera sur les performances économiques et budgétaires, et pourrait limiter l’accès de Madagascar aux financements externes des donateurs officiels”.

    Déjà la note basse de “B-/B” de Madagascar est dans la catégorie B qui est considérée comme “spéculative”. Ce qui indique que l’État malgache présente non seulement un risque de crédit élevé, mais que sa capacité à honorer ses obligations financières est également vulnérable aux conditions économiques défavorables.

    Être sous “CreditWatch” avec implications négatives reflète pour sa part l’incertitude politique significative qui pourrait compromettre les perspectives de croissance de Madagascar, retarder les efforts d’assainissement budgétaire et restreindre l’accès au financement externe officiel. Cela pourrait affecter la volonté et la capacité du pays à honorer intégralement et ponctuellement ses obligations de dette commerciale, expose l’agence S&P. Or celle-ci identifie des facteurs de risque qui rendent ces notes susceptibles d’être encore abaissées.

    “Nous pourrions confirmer les notes et les retirer du CreditWatch si la transition politique est fluide, la continuité administrative assurée, et l’accès au financement officiel maintenu, tout en continuant à assurer le service de ses obligations de dette commerciale”, avance alors l’agence S&P. Celle-ci prévoit de résoudre le placement sous CreditWatch de Madagascar au cours des trois prochains mois.

    L’agence S&P soutient que “des retards dans l’accès aux financements extérieurs concessionnels et de projet sont possibles”, estimant que “le processus constitutionnel n’a pas été respecté lors des récents événements”. Elle rappelle l’approbation par le Fonds monétaire international (FMI) des deuxièmes revues de l’accord de Facilité élargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD). Il y a également le fait que la Banque mondiale a approuvé la deuxième phase de son appui pour cette année. D’autres donateurs, tels que l’Union Européenne, la Banque africaine de développement (BAD) et les agences de développement japonaise et française, pourraient aussi choisir de reconsidérer leurs positions compte tenu des événements, note l’Agence.

    Le fait que l’encours de la dette de Madagascar est faible et majoritairement concessionnel est néanmoins considéré par S&P comme point positif pour le pays, puisqu’il limite les risques. Cette agence indique que la dette extérieure de l’administration publique malgache représente plus de 80% de la dette totale et est principalement composée de dette multilatérale. La dette commerciale extérieure de Madagascar est également minime, note-t-elle.

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