Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Victoire impérative de Madagascar contre la Tanzanie pour espérer un deuxième tour, selon Romuald “Rôrô” Rakotondrabe 

    FOOTBALL – Victoire impérative de Madagascar contre la Tanzanie pour espérer un deuxième tour, selon Romuald “Rôrô” Rakotondrabe 

    Antananarivo, 9 Août, 11h15 – “Si nous voulons aller au deuxième tour, il faut tout donner. Il faut gagner ce match”. Romuald “Rôrô” Rakotondrabe, sélectionneur des Barea A’, sait ce qui attend son équipe ce samedi soir pour son deuxième match au championnat d’Afrique des nations (Chan). Face aux Taifa Stars de la Tanzanie, les Barea A’ affronteront “l’équipe hôte, qui joue chez elle, qui a six points dans son escarcelle, qui est favori et qui a déjà un pied en quarts de finale”, reconnaît-il en conférence de presse d’avant-match vendredi.

     

    Mais pour le sélectionneur, il est impératif que Madagascar gagne pour passer au tour suivant. “Si nous voulons l’accrocher, et gagner au moins la deuxième place du groupe”, celle qui est qualificative pour le tour suivant, “nous devons gagner”, poursuit-il. Romuald “Rôrô” Rakotondrabe sait que “ce ne sera pas facile”. Mais “on va tout donner pour gagner ce match”, martèle-t-il.

     

    Cette volonté du sélectionneur est confirmée par Tony Elysée Randriamanampisoa de l’Elgeco Plus qui prend le brassard de capitaine en l’absence de “Dax” Aro Hasina Andrianarimanana, privé de match pour carton rouge. “L’équipe est prête et déterminée”, confie-t-il en conférence presse d’avant-match.

     

    L’équipe malgache a déjà rencontré la sélection tanzanienne lors de la dernière Coupe de la Cosafa, et a remporté le match, mais “ce sont deux compétitions différentes”, souligne le sélectionneur. La composition des Taifa Stars ne sera pas non plus la même, tient-il à souligner. “Il ne doit plus y avoir que deux ou trois joueurs ayant participé à la Cosafa Cup dans la sélection tanzanienne”, glisse-t-il.

     

    Dimanche dernier, les Barea A’ avaient joué à 10 face aux Mourabitounes mauritaniens pendant plus de 50 minutes après l’expulsion de “Dax” Aro Hasina Andrianarimanana. Ils avaient néanmoins réussi à tenir et avaient terminé le match avec un score nul et vierge.

     

    Exemptée lors de la deuxième journée, et créditée d’un point après son nul face à la Mauritanie, la Grande île se classe provisoirement troisième, derrière la Tanzanie (6 points) qui compte deux victoires en deux journées, et le Burkina Faso (3 points) qui se relance après avoir battu la Centrafrique (4-2) lors de la deuxième journée, et malgré sa défaite face à la Tanzanie (0-2) lors de la première journée. Les troisième et quatrième places sont occupées par la Centrafrique et la Mauritanie qui n’a marqué aucun point en deux journées, après un nul contre Madagascar (0-0) et une défaite contre la Tanzanie (0-1).

  • COOPÉRATION – Le secteur privé tend la main à l’Etat dans l’organisation du 45ème Sommet de la SADC

    COOPÉRATION – Le secteur privé tend la main à l’Etat dans l’organisation du 45ème Sommet de la SADC

    Antananarivo, 9 Août, 8h35 – Un signal fort d’unité et de confiance entre le secteur privé et l’État. Les conventions de partenariat entre le gouvernement malgache et les entreprises contribuant à l’organisation du 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement d’Afrique australe ont été signées vendredi au stade Barea de Mahamasina.

     

    Pour la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, la cérémonie de signature de vendredi “marque une nouvelle étape dans la construction d’un partenariat public-privé de qualité, équitable et institutionnalisé au service de l’intérêt général”. Au-delà de la volonté commune de garantir un événement relevant des standards internationaux, mettant en lumière les infrastructures nationales et l’expertise locale, le secteur privé affiche ainsi sa confiance dans l’État malgache et son engagement concret aux côtés des pouvoirs publics.

     

    Comme rappelé par la ministre des Affaires étrangères, le sommet de la SADC représente une opportunité de rayonnement régional pour Madagascar, en tant que moteur du dialogue stratégique en Afrique australe. Cet événement historique sera marqué par la prise de la présidence de l’organisation régionale par Madagascar, une première dans l’histoire de la Grande île.

     

    Mais au-delà d’un simple partenariat, il s’agit aussi pour le secteur privé de “valoriser le savoir-faire malgache sur la scène régionale et continentale, et de confirmer que l’expertise malgache peut contribuer activement au développement de la région”, comme le souligne le groupe Inviso, partenaire Platinium de l’événement.

  • CONSOMMATION – Une hausse de plus de 190% du volume du riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025

    CONSOMMATION – Une hausse de plus de 190% du volume du riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 8 Août, 21h30 – Le riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025 dépasse déjà le volume total du riz importé pendant toute l’année 2024. Par rapport au premier semestre de 2024, la hausse est de 193,8% en volume. Alors que la Grande île avait importé 125 251 tonnes de riz de janvier à juin 2024, le volume importé est passé à 367 984 tonnes en 2025 à la même période.

     

    Avec une baisse de 13,9% du prix moyen du riz sur le marché international, la hausse n’a pas été aussi importante en termes de valeur. Selon les données de la Banky Foiben’i Madagasikara, la hausse est de 153% en termes de valeur, passant de 70,5 millions de dollars au premier semestre de 2024 à 178,4 millions de dollars en 2025 à la même période.

     

    Cet accroissement de l’importation du riz “a permis de stabiliser les prix de cet aliment de base sur le marché local”, souligne la Banque centrale. Cela a néanmoins conduit à une hausse notable des importations de la catégorie alimentations, avec une hausse de 28,2%.

     

    Avec une consommation annuelle par habitant estimée entre 135 et 153,5 kg, Madagascar ne parvient pas encore à couvrir entièrement ses besoins malgré une production locale importante, notamment à cause des aléas climatiques et du manque d’infrastructures agricoles et logistiques. La Grande île devient ainsi quasi-dépendante des importations pour garantir l’approvisionnement national.

     

    Pour inverser la tendance, Madagascar prévoit plusieurs actions, dont entre autres la production locale de riz hybride. Avec ce projet, la Grande île n’envisage pas seulement de réussir à nourrir sa population. Elle ambitionne de devenir le premier exportateur de riz en Afrique.

  • PÉNURIE D’EAU – 18 camions-citernes pour assurer l’approvisionnement en eau dans certains quartiers de la Capitale durant la période de sécheresse

    PÉNURIE D’EAU – 18 camions-citernes pour assurer l’approvisionnement en eau dans certains quartiers de la Capitale durant la période de sécheresse

    Antananarivo, 8 Août, 18h00 – Anticiper la période de sécheresse. Dix-huit nouveaux camions-citernes, financés par l’État, ont été officiellement présentés ce vendredi à Andranomena. Le président de la République Andry Rajoelina, présent à la cérémonie, a souligné que cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévision.

    “L’idée est d’anticiper dès maintenant au lieu d’attendre septembre ou octobre pour se demander quoi faire”, lance le chef d’Etat. Il rappelle dans son discours que “la saison sèche arrive dans un ou deux mois, en septembre et octobre, et elle sera très difficile. Il insiste alors sur le fait que “gouverner c’est prévoir”, pour expliquer la remise des camions dès le mois d’août.

    Les camions-citernes constituent une solution provisoire pour faire face à la pénurie d’eau dans les prochains mois. “Ces véhicules transporteront l’eau dans tous les quartiers. En attendant que les tuyaux endommagés et les pompes qui ne fonctionnent pas soient réparés, nous serons approvisionnés en eau”, exlique le locataire d’Iavoloha durant cette cérémonie.

    De nombreux chantiers sont en perspective, d’autres déjà en cours, pour résoudre les problèmes récurrents concernant l’approvisionnement en eau. Pour ne citer que les différents chantiers au niveau de Mandroseza, le principal centre névralgique de production en eau potable de la capitale et ses environs ou encore la construction d’une nouvelle station de production d’eau à Amoronankona. “Une fois le chantier à Amoronankona achevé, nous n’aurons plus de problème”, avance déjà le Président Andry Rajoelina.

  • FISCALITÉ – Le système de facturation se tourne vers le numérique

    FISCALITÉ – Le système de facturation se tourne vers le numérique

    Antananarivo, 8 Août, 17h05 – Finies les reçus griffonnés à la main. Désormais, chaque opération devra être documentée, datée, signée et traçable en ligne. Le décret officialisant la mise en œuvre de la “e-Facturation” a été validé en Conseil des ministres le 2 Juillet dernier, enclenchant le virage numérique de la fiscalité. Le dispositif entend moderniser les pratiques commerciales et administratives. L’objectif est de simplifier et automatiser les échanges, de réduire les coûts et les délais, tout en renforçant la traçabilité et la sécurité des transactions.

    Concrètement, l’e-Facturation repose sur une plateforme centrale pilotée par l’administration fiscale, reliée à des systèmes homologués développés par des prestataires tiers. Ces outils, conformes à des normes techniques strictes, permettent la création, la transmission, le contrôle et l’archivage des factures numériques. Grâce à des interfaces de programmation (API), ils peuvent dialoguer avec les systèmes informatiques des entreprises, facilitant ainsi l’échange structuré des données. Cette interconnexion vise à assurer une couverture complète de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur.

    Tous les acteurs économiques seront concernés après effectivité de la phase test qui sera d’abord appliquée uniquement pour les grandes entreprises. En sommes, industriels, artisans, prestataires de services et commerçants, qu’ils opèrent en gros ou au détail. Les achats destinés à la revente ou à la transformation devront également être accompagnés de factures conformes une fois que le système aura été validé pour le cas des grandes entreprises. Pour les autorités, cette réforme marque une étape clé dans la lutte contre l’évasion fiscale et l’assainissement du climat des affaires.

    Reste le défi de l’adoption. De nombreuses très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME) ne disposent pas encore des outils informatiques ou d’une connexion stable. Le gouvernement assure que des campagnes de formation et un accompagnement seront mis en place pour éviter toute exclusion. L’enjeu est de taille et c’est de faire de l’e-Facturation un instrument de transparence et de confiance, tout en garantissant que les petits opérateurs ne soient pas laissés au bord de la route.

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  • CARBURANT – L’Etat maintient son engagement d’aligner progressivement les taxes sur le gasoil au niveau de celles de l’essence

    CARBURANT – L’Etat maintient son engagement d’aligner progressivement les taxes sur le gasoil au niveau de celles de l’essence

    Antananarivo, 8 Août, 14h30 – L’Etat cherche-t-il à encourager davantage l’usage des véhicules à essence ? Les autorités entendent en effet aligner progressivement les taxes sur le diesel sur les taux applicables au Super Carburant. C’est une des mesures de réformes qu’elles ont convenues avec le Fonds monétaire international (FMI), et maintenues lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).

    L’Etat explique que les droits et taxes d’entretien routier pour le diesel sont moins élevés que ceux pour l’essence. Déjà, c’est “une différence qui ne correspond pas aux externalités environnementales et à l’impact respectif des véhicules diesel et des voitures à essence sur les infrastructures”, mais elle a également “favorisé une structure du parc automobile fortement orientée vers le diesel qui représente 60 % de la consommation totale de produits pétroliers”.

    Les autorités s’engagent alors à augmenter progressivement la taxe et les autres prélèvements sur le carburant diesel afin de les aligner sur le niveau applicable à l’essence. Et c’est une disposition prévue être prise à fin octobre 2026, si l’on s’en tient au rapport de la deuxième revue de la FRD. Et elle devra être approuvée en Conseil des ministres.

    L’Etat indique d’ailleurs bénéficier du soutien de la Banque mondiale dans cette mesure. Un appui qui concerne la préparation et la mise en œuvre des mesures d’atténuation en faveur des groupes les plus vulnérables, notamment les véhicules de transport public et leurs utilisateurs.

    Si on se réfère à la structure des prix des carburants au premier semestre de 2024, la taxe sur les produits pétroliers (TPP) est de 228 ariary par litre pour le Gasoil contre 503 ariary par litre pour le Super Carburant. La Redevance allouée au Fonds routier (RER) est de 134 ariary par litre pour le Gasoil si elle est de 288 ariary par litre pour le Super Carburant.

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  • TOURISME – 150 000 visiteurs internationaux à Madagascar au premier semestre 2025

    TOURISME – 150 000 visiteurs internationaux à Madagascar au premier semestre 2025

    Antananarivo, 8 Juillet, 12h30 – Un chiffre en légère hausse. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat a récemment publié ses statistiques actualisées sur les arrivées touristiques à Madagascar. Entre janvier et juin 2025, la Grande Île a accueilli 150 757 visiteurs internationaux, selon les données provisoires communiquées par ce ministère. Par rapport à la même période en 2024, qui avait comptabilisé 147 822 visiteurs, il y a une légère hausse de 1,99%.

    Malgré cette hausse, la Grande île est pour le moment loin de son ambition. “Des efforts majeurs restent à faire pour ambitionner de faire de Madagascar une destination touristique mondiale phare d’ici 2028 en ce qui concerne la connectivité aérienne, l’accessibilité routière, le renforcement des compétences des travailleurs du secteur et l’augmentation de la capacité d’hébergement”, indique la Confédération du tourisme dans un communiqué publié sur sa page Facebook. A l’horizon 2028, Madagascar prévoit d’accueillir un million de visiteurs à l’année.

  • TRANSPORT PAR CABLE – La ligne téléphérique Orange officiellement ouverte au public à partir du 16 Août pour quatre heures par jour

    TRANSPORT PAR CABLE – La ligne téléphérique Orange officiellement ouverte au public à partir du 16 Août pour quatre heures par jour

    Antananarivo, 8 Août, 9h55 – Le compte à rebours peut commencer. La ligne téléphérique Anosy-Ambatobe sera ouverte au public à partir du 16 août. Cette ouverture sera néanmoins encore partielle, comme indiqué mercredi par le Conseil des ministres. “Le temps d’habituer les usagers à ce mode de transport par câble”, confie Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, dans une vidéo diffusée par le ministère.

    Pendant au moins deux mois, les cabines ne seront donc disponibles au transport de passagers que deux fois par jour à raison de deux heures à chaque fois. De 7h à 9h en matinée, de 16h à 18h en fin d’après-midi. La ligne ne sera ouverte à temps plein qu’après cette période.

    Pour l’instant, les frais de transport définitifs ne sont pas encore définis. Les horaires des cabines lors de l’opération à temps plein ne sont pas non plus encore communiquées. “Les détails des opérations seront communiqués progressivement au public”, explique le ministre.

    Pendant cette période de deux mois, les autorités indiquent mettre en place la société d’Etat qui assurera l’exploitation de la ligne Orange. A en croire Gérard Andriamanohisoa, les recrutements et les formations des agents qui y travailleront sont en cours.

  • Ernest Zafivanona Lainkana : “15% est mieux que 47%, mais l’idéal reste l’Agoa”

    Ernest Zafivanona Lainkana : “15% est mieux que 47%, mais l’idéal reste l’Agoa”

    Vous voulez en savoir plus sur les produits frappés par le droit de douane additionnel de 15% décidé par l’administration Trump? Ou encore sur la façon dont la transition va être menée, sachant que le décret est entré en vigueur ce jeudi? Cliquez sur la vidéo, le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana donne des détails dans cette interview.

    Le directeur général des douanes donne des détails sur le droit de douane additionnel décidé par les Etats-Unis. Les 15% viennent en fait s’ajouter aux droits de douane déjà appliqués actuellement sur les exportations. Et comme une bonne partie des produits en provenance de Madagascar étaient sous Agoa, donc à 0%, Ils sont désormais taxés à 15%, sauf certains produits exemptés comme les minerais stratégiques.

    Comment réagissez-vous par rapport au droit de douane additionnel de 15% qui avait finalement été fixé pour les exportations malgaches vers les Etats-Unis ?
    Oui, effectivement, si nous remontons, je dirais, au mois d’avril, quand nous avons vu le taux qui était appliqué à Madagascar à 47 %, qui était vraiment, je dirais, une menace pour la compétitivité des produits en provenance de Madagascar à destination des Etats-Unis. Avoir ce nouveau tarif à 15 % est une amélioration comparée au scénario initial de 47 %. Donc, certes, c’est un soulagement. Mais il ne faut pas se méprendre, parce que l’idéal, pour nous, c’est quand on était dans l’AGOA. C’était avec un tarif, je dirais, préférentiel pour Madagascar, qui boostait notre exportation à destination des Etats-Unis. Et c’était même la raison pour laquelle on a eu un excédent commercial de plus de 90 %. Donc, certes, ce n’est pas l’idéal pour nous, mais en effet, c’est une avancée par rapport à l’ancien taux qui était initialement à 47 %.

    Comment comprendre ce droit de douane additionnel ?
    “Si je peux faire une petite comparaison par rapport à notre pratique : nous, quand nous appliquons les tarifs, ou bien le taux dans les tarifs, il y a les lois des finances que nous faisons. Et c’est pareil aussi aux États-Unis. Donc, c’est le Congrès qui fixe le taux et les réglementations en matière de la douane. Donc, il y a, par exemple, l’AGOA qui été fixée de cette façon car c’est une loi. Il y a aussi des taux MFN (Most favored nation) en anglais. Donc, c’est un taux qui s’applique à tous les pays d’une manière pratiquement uniforme sans accord de préférence commerciale spécifique. Mais au-delà de ça, donc, il y a ce taux additionnel de 15% qui s’applique, eu égard des autres, je dirais, différentes, soit des accords commerciaux, soit de ce taux MFN”.

    Sur quels produits ce droit additionnel s’applique-t-il ?
    L’exportation des produits de Madagascar à destination des États-Unis, je pense qu’on peut les catégoriser en trois types de produits. Donc, il y a tout ce qui est produit d’agroalimentaire. On peut mettre la vanille, les épices ainsi que les huiles essentielles et tout ça. Et en deuxième catégorie, il y a le textile. Et en troisième catégorie, les produits miniers. Et une bonne partie des produits miniers sont dans le décret du 2 avril. Ces produits, par exemple, les produits stratégiques, miniers stratégiques, font partie de cette liste d’exclusion. Les deux (premières catégories) ne sont pas dans la liste d’exclusion, effectivement.

    Qu’en est-il donc de ces produits qui sont censés être exemptés de droit de douane avec l’Agoa?
    “Comme je l’ai expliqué tout à l’heure, l’Agoa élimine les taxes, les autres taxes. L’Agoa permet de faire entrer nos produits en exemption de droits et taxes suivant cet accord. Sauf que le tarif additionnel s’additionne au-dessus de ça. Et donc, même si la vanille à travers l’Agoa, disons, ne payait pas avant, donc à partir de minuit aux États-Unis, minuit et une minute, il y a 15% qui s’additionnent.
    Le décret n’annule pas l’Agoa, mais il se superpose à l’Agoa. Et donc, il y a aussi, par exemple le MFN, si on regarde dans le site de CBP (US Customs and border protection), on voit que la vanille est MFN free. Donc il n’y a pas de taxe sur la vanille pour le MFN. Sauf qu’il y a les 15% qui s’additionnent, parce que c’est une taxe additionnelle.

    Comment cette nouvelle taxation va-t-elle s’appliquer, et qu’en est-il des marchandises déjà en transit ?
    « D’après nos échanges avec nos homologues de CBP (U.S Customs and border protection), donc de la Douane américaine, sur l’application réciproque de produits non exemptés, en provenance de Madagascar. Il a été annoncé qu’il y a 10% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt entre 5 et 8 avril 2025, à condition qu’elles ne soient pas encore embarquées avant le 5 avril. Et donc il y a aussi 10% pour les marchandises importées entre le 10 avril et le 6 août inclus. Et puis 15% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt à partir de 7 août 2025 à 00h01, sauf si elles ont été embarquées avant cette date et sont dédouanées avant le 5 octobre 2025, auquel cas le tarif de 10% s’applique. Donc c’est ça les conditions pendant la phase transitoire qu’ils ont envoyées ».

    Madagascar est-il préparé à ce taux?
    “Quand on parle de tarifs, effectivement, l’impact, c’est la compétitivité. Et je pense que c’est un devoir pour l’État de trouver un moyen à ce que le produit du pays soit compétitif. Et d’ailleurs, il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits. Si vous vous souvenez, Madagascar était un des premiers pays à rentrer en négociation avec les États-Unis après le 2 avril. Il y a eu une délégation qui s’est déplacée aux États-Unis. Il y a aussi beaucoup d’efforts qui ont été faits par la représentation diplomatique de Madagascar à Washington pour essayer de faire en sorte que les choses s’améliorent. Et dans ce sens, comme je disais, l’idéal, c’est d’arriver à avoir, soit un accord bilatéral commercial avec les États-Unis. Soit, je dirais, dans une forme éventuellement de l’extension de l’Agoa. (Mais ça, ça regarde les États-Unis. On n’a pas le contrôle sur ça). Mais s’il y a une équivalence par rapport à ça, c’est l’idéal. Et je pense que l’État est toujours là pour accompagner le secteur privé pour que ça aille dans ce sens”.

    Les discussions et négociations se poursuivent donc ?
    “Oui. Comme je disais, je pense que quand on voit la mobilisation de tous les acteurs, qu’ils soient dans le secteur public ou le secteur privé, peuvent confirmer. Parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. Quand on a eu, par exemple, 47 %, tout le monde s’est mobilisé, il y a eu plusieurs réunions. Il y a même des réunions qui étaient très tardives. Je m’en souviens, on a eu plusieurs réunions qui commençaient à 10 heures du soir, qui terminaient à minuit, à 1 heure du matin. Et tout ça, c’est la mobilisation de tout le monde. Et tant que les choses ne sont pas, je dirais, optimales pour le pays, la mobilisation va toujours continuer à se faire.

  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Une autre invitée à l’anniversaire d’Ambohimalaza décède

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Une autre invitée à l’anniversaire d’Ambohimalaza décède

    Antananarivo, 8 Août, 7h55 – L’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) enregistre son énième décès parmi les invités de l’anniversaire célébré le 14 juin à Ambohimalaza. La jeune femme décédée ne sera cependant pas citée parmi les personnes victimes de ce qui est qualifié d’empoisonnement par les autorités. “Elle était sortie d’hôpital et son décès n’est pas lié à l’empoisonnement mais à une autre pathologie”, confie une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique.

     

    A en croire notre interlocuteur, les statistiques officielles de l’HJRA font état de 26 morts suite à l’affaire Ambohimalaza recensés dans cet établissement. La jeune femme qui vient de perdre la vie jeudi n’en fait pas partie, poursuit-il. Les proches de la défunte, interrogés par Real TV, indiquent qu’elle était sortie d’hôpital, “bien portante”, le 19 juillet après plus d’un mois d’hospitalisation, avant d’être à nouveau admise à l’HJRA quelques jours plus tard.

     

    Outre les 26 décès signalés à l’HJRA, les autorités ont officiellement rapporté six autres décès enregistrés auprès d’autres établissements hospitaliers : un au Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta de Befelatanana (CHU/JRB), un au CHU Andohatapenaka, un au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), deux à la polyclinique d’Ankadifotsy et un à la clinique Mpitsabo mikambana.

     

    Lors de l’émission télévisée du 24 juillet, le président de la République avait indiqué que les invités auraient ingéré “une dose importante d’atropine contenue dans deux plantes toxiques de Madagascar, la belladone et le datura”. Les participants à l’émission avaient évoqué des conflits familiaux, des rivalités entre cousines et des actes de vengeance comme mobile de la suspicion d’empoisonnement.