Ambohimalaza, 10 Juillet, 6h15 – Qu’est ce qui a tué les victimes de la fête d’anniversaire d’Ambohimalaza du 14 juin? “Une substance inhabituelle que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain”, répond le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy, directeur général de la fourniture des soins au ministère de la Santé.
Dans la vidéo publiée par le ministère de la Justice, le responsable ne donne aucun détail sur la nature de la substance en question. Il indique toutefois que “les impacts de l’ingestion de cet élément correspondent aux symptômes observés chez les nombreuses personnes hospitalisées”.
Le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy laisse par ailleurs entendre qu’il ne s’agit pas de botulisme. “Le botulisme est détruit par la chaleur, notamment par les méthodes habituelles de chauffage et de cuisson des aliments, tandis que les résultats de toutes les recherches menées à l’échelle mondiale n’ont jamais révélé la présence de botulisme dans des produits de pâtisserie”, précise-t-il.
A entendre le haut responsable du ministère de la Santé publique, les analyses n’ont pas porté sur les restes des aliments servis et scellés prélevés sur le site de transformation des repas. Dans sa déclaration, le directeur général de la fourniture des soins évoque des “examens réalisés sur la base d’échantillons de sang et de restes d’aliments retrouvés dans l’estomac des victimes”.
Pour la procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, les résultats confirment la thèse de l’empoisonnement retenue par le parquet après les résultats des expérimentations menées sur des souris de laboratoire. Celles-ci, effectuées par l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA), ont conclu à la présence de produit hautement toxique et dangereux dans les vomis et les restes des repas servis durant la fête sans donner la nature du produit en question.
Trois semaines après la survenue de l’incident qui a tué au moins 27 personnes ayant mangé des repas servis à une fête d’anniversaire, les autorités sanitaires et judiciaires annoncent les résultats des analyses toxicologiques des échantillons prélevés sur les patients et effectués à l’étranger. Elles évoquent “de nombreuses étapes nécessaires à l’identification des éléments présents dans les prélèvements envoyés, ainsi qu’une confirmation des résultats” pour expliquer ce délai.
Antananarivo, 10 Juillet, 6h35 – Madagascar montre encore une fois ses muscles en sports boules. La triplette composée de Yves Cédrick Rakotoarisoa, de Tiana “Tonnerre” Laurens Razanadrakoto, et de Lova Satamandimby Rakotoarisoa remporte mercredi soir la finale du Mondial La Marseillaise à pétanque après une partie de plus de trois heures .
L’équipe malgache fait tomber l’équipe française tenante du titre formée par Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Jean-Claude Jouffre sur le score de 13 à 10. Pour les médias français, cette victoire malgache est historique. “C’est la première fois dans l’histoire du tournoi, vieux de 64 éditions, qu’une formation non-française décroche le titre”, soulignent-ils.
Dès le début du match, la triplette malgache impose son rythme. A la septième mène, elle mène à 7-0. Cet écart creusé en début de partie sera décisif. Il ne sera pas comblé malgré un retour progressif des Français qui voient leur rêve de doublé s’envoler. Philippe Quintais et Philippe Suchaud comptent respectivement cinq et quatre victoires dans ce tournoi, mais n’ont pas pu contenir l’efficacité et la régularité des boulistes malgaches auteurs de performances solides.
Les syndicalistes de la Jirama regroupés autour du mouvement « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama » sont entrés en grève générale ce mercredi. Un mouvement qui devrait encore s’intensifier en cas d’insatisfaction de leur revendication. Face aux services essentiels que ces agents assurent, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures les appelle de nouveau au dialogue.
La tension monte. Les agents syndiqués de la Jirama ont mis leur menace à exécution. Ils sont officiellement entrés en grève ce mercredi. Les syndicalistes parlent d’une « grève générale ».
Avec la même revendication : la suppression des nouveaux statuts de la Jirama.
Ces agents de la Jirama indiquent ne s’arrêter que lorsque cette revendication sera satisfaite.
« Si cette réquisition tombe, c’est son droit (au ministre) de la mettre en œuvre. Mais les employés suivront-ils la réquisition du ministre ? Si elle est présentée comme une menace ou une intimidation, les travailleurs sont déjà déterminés à ne pas se laisser intimider. En tant que service public, la Jirama s’efforce d’aider la population. Mais la grève continue malgré tout. Concernant la réquisition qui exigerait que tous les employés reprennent le travail, la majorité a déjà décidé : les agents ne reprendront pas tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Tous les employés sont unis pour s’opposer à ce nouveau statut. Quant au service minimum, une décision a déjà été prise à ce sujet. Sauf en cas d’urgence grave mettant véritablement en danger la population, la Jirama n’interviendra pas. », a déclaré un représentant du « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama »
Du côté du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, des “incompréhensions” sont évoquées. Le ministre Olivier Jean-Baptiste tente de rassurer tant bien que mal sur son contenu. Il regrette que les syndicats n’aient pas répondu à son invitation au dialogue.
« D’après ce que nous avons entendu, il semblerait qu’ils ne comprennent pas bien, et craignent que cela mène à une privatisation ou à des licenciements. Je tiens à réaffirmer ici que le nouveau statut de la Jirama ne prévoit ni privatisation, ni licenciement. Ce statut vise uniquement à améliorer la situation actuelle, afin que la Jirama puisse réellement entrer dans une phase de redressement en profondeur. », annonce Olivier Jean-Baptiste
Ministre de l’Energie et des hydrocarbures.
En principe, une rencontre devait avoir lieu aujourd’hui (mardi) à 16h30, pour discuter avec les grévistes qui envisagent de faire grève. Cependant, ils ne sont pas venus, malgré une convocation officielle. Les portes du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures restent toujours ouvertes au dialogue, à l’échange et à la clarification de tous les points qui leur paraissent flous. »
La deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de Madagascar a été bouclée par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le jeudi 3 juillet. Le représentant résident de cette institution de Bretton Woods, Eklou Kodjovi, apporte des explications sur cet examen qui a permis à Madagascar d’obtenir un décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars au titre de ces deux programmes. Interview.
Madagascar a passé avec succès la deuxième revue de ces programmes en cours avec le FMI.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international s’est penché sur son dossier le 3 juillet.
La revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) a permis le décaissement de 50 millions USD.
Celle du programme de Facilité pour la résilience et la durabilité a permis de décaisser 56 millions USD.
Le déblocage de ces fonds a toutefois nécessité le respect de certains critères de performance.
Eklou Kodjovi est le représentant résident du FMI à Madagascar.
Comment devons-nous interpréter la décision du Conseil d’administration du FMI ?
“Tout d’abord, je voudrais commencer par féliciter les autorités à Madagascar suite à la conclusion des deuxièmes revues dans le compte de la FEC et de la FRD. Comme vous le savez, ceci donne lieu immédiatement à un décaissement de 107 millions de dollars. Dans le contexte du programme, la performance ou les résultats de Madagascar sont jugés satisfaisants”.
Sur quels critères se base cette performance que le FMI juge satisfaisante?
“Spécifiquement, dans le cadre de cette revue, la plupart des repères structurels ont été satisfaits. Nous avons eu essentiellement deux actions préalables. Comme vous le savez, à Madagascar, la loi sur la concurrence veut que l’administration des prix soit faite de façon semestrielle. Donc, on avait une première action préalable sur l’administration des prix des produits pétroliers et le décret de mise en œuvre qui l’accompagne. Et on avait une deuxième action préalable sur l’adoption du plan de redressement de la Jirama qui, nous pensons, est un très bon pas dans la bonne direction”.
Que pensez-vous justement du plan de redressement financier de la Jirama qui est adopté?
“C’est vraiment important, cette réforme. Dans la mise en œuvre de cette action préalable, dans la mise en place de ce plan de redressement, les autorités ont bénéficié d’un appui de la Banque mondiale. Nous avons eu les experts sectoriels de la Banque mondiale qui ont appuyé ce plan en donnant des recommandations. Nous espérons encore une fois que mettre en place ce plan rapidement va permettre de mettre la compagnie sur une trajectoire de soutenabilité ou de viabilité financière.
Ce plan reflète-t-il les réformes que vous attendez ?
“Comme je viens de l’expliquer, le plan a bénéficié vraiment de l’appui des experts sectoriels de la Banque mondiale, prenant en compte différents facteurs tels que comment créer les incitations pour que les IPPs (les producteurs indépendants d’énergie), puissent continuer à investir. Vous savez, les autorités ont même aussi pris des engagements dans le contexte du budget de 2025 d’investir un peu plus dans le solaire, d’appuyer un peu dans sa transition dans le mix énergétique pour pouvoir produire de l’énergie à un coût beaucoup plus raisonnable que là où il est maintenant”.
Qu’en est-il du mécanisme d’ajustement des prix des carburants ?
“L’idée ici, c’est d’essayer au mieux que les prix à la pompe reflètent un peu les fluctuations sur les marchés internationaux. Évidemment, dans la formation du prix à la pompe, on a plusieurs éléments. On a des éléments de taxation, on a le taux de change. Tous ces éléments-là sont pris en compte. Pour Madagascar, le mécanisme qui est mis en place a quand même ce qu’on peut appeler des filets de sécurité pour éviter qu’il y ait des changements trop brusques dans les prix, permettant un peu de protéger les consommateurs. Donc on a mis des bornes de plus ou moins de 200 ariary par litre et les changements ne vont pas dépasser ces mesures-là et donc limiter les fluctuations qu’on peut avoir d’un mois à l’autre”.
Des hausses successives du prix du pétrole lampant avaient été constatées. N’est-ce pas finalement les ménages vulnérables qui utilisent ce produit qui sont principalement impactés par cette mesure ?
“Pour que ces réformes soient un succès, on a trois principaux critères. Le premier critère, c’est le mécanisme lui-même. Comment est-ce que le mécanisme lui-même est designé ? Comment il est mis en place ? Et donc je viens de mettre en lumière en fait cette marge qu’on a. Deuxièmement, il y a la communication, donc l’explication de pourquoi est-ce qu’on fait la réforme, pour que les consommateurs commencent à comprendre un peu mieux le lien entre le développement sur les marchés internationaux et les prix à la pompe. Troisièmement, il y a les mécanismes de compensation. C’est à ça que vous faites allusion en ce moment. Et pour les ménages vulnérables, notre compréhension, c’est que le pétrole lampant est beaucoup utilisé pour l’éclairage, surtout en milieu rural. Et donc nous avons été rassurés de savoir que les autorités ont déployé en plus des kits solaires, justement pour l’éclairage, en combinaison avec des mécanismes de transfert monétaire avec l’appui de la Banque mondiale”.
Donc au final, qu’est-ce qui est attendu avec ces deux mesures ?
“Sur le plan de redressement de la Jirama, il va falloir rapidement avoir un plan de mise en œuvre qui, nous espérons aussi, va permettre de réduire sa dépendance vis-à-vis du budget général et créer un peu plus d’espace budgétaire. Il s’agit de la même chose pour le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Nous pensons que la mise en œuvre continue de ce mécanisme permettra aussi de dégager des marges dans le budget pour justement les réallouer vers les dépenses de développement qui sont importantes, mais aussi de réduire les risques budgétaires qui sont associés à ces subventions”.
Vous avez par ailleurs toujours insisté sur l’importance de mesures crédibles pour améliorer le recouvrement des recettes intérieures. Est-ce que Madagascar a avancé dans ce sens ?
“Mobiliser des recettes fiscales domestiques, c’est important. Mais en plus, nous sommes dans un contexte, comme je l’ai mentionné tout à l’heure, où nous avons un contexte extérieur qui renforce l’urgence de continuer à faire des efforts en matière de recettes fiscales.
“Et donc, dans le contexte de Madagascar, les autorités ont commencé à faire des efforts que nous pensons qu’il est important de continuer à soutenir, notamment les efforts qui ont été faits en matière de rationalisation des dépenses fiscales. Et donc, dans le contexte du programme, on a un objectif d’augmenter les recettes fiscales en pourcentage du PIB de 2,4 points de pourcentage d’ici les 3 ans du programme. Et donc, ces efforts-là, nous espérons pouvoir contribuer à atteindre cet objectif.
Antananarivo, 9 Juillet, 15h15 – Des exceptions possibles. Le ministère des Travaux publics n’exclut pas que des charges de plus de 44 tonnes puissent passer sur les routes nationales. Le transport de ces charges nécessite cependant “une autorisation spéciale” ainsi que des “dispositifs techniques renforcés”, indique-t-il.
Le ministère donne l’exemple des matériels et équipements nécessaires à la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola qui doivent passer par la route nationale RN2 malgré des poids largement supérieurs aux charges autorisées. “Le transport du grand groupe électrogène de Toamasina à Antananarivo est classé dans la catégorie des convois exceptionnels”, souligne-t-il.
Le ministère rappelle alors que pour ce “convoi exceptionnel”, les 13 ponts où il va passer sont en cours de renforcement. Il parle également d’une “autorisation spéciale”, de “dispositifs techniques spécifiques” et d’une “surveillance accrue”. “Il ne s’agit pas d’une entorse au règlement, mais d’une opération encadrée par la loi, conforme aux normes internationales en vigueur”, poursuit-il encore dans son communiqué.
En tout, les équipements de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola qu’il faut acheminer jusqu’à Antananarivo devraient être transportés par 17 camions. Ils sont constitués de sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun, de sept alternateurs de 64 tonnes chacun et de trois transformateurs de 50 tonnes chacun.
Antananarivo, 9 Juillet, 15h55 – La deuxième équipe malgache obtient son ticket pour la finale de la mondiale La Marseillaise. La triplette formée par Yves Sédrick Rakotoarisoa, Tiana Laurens Razanadrakoto alias “Tonnerre”, et Lova Satamandimby Rakotoarisoa bat en demi-finale la triplette Germain Bauer Noa Molins et Sonny Prud Homme, 13 à 7.
“Ce n’était pas facile. L’objectif est atteint”, confie Yves Sédrick Rakotoarisoa, celui qui a mis cette équipe malgache sur l’orbite. Alors qu’elle menait 9 à 7 à l’issue de la 11ème mène, l’équipe de Tonnerre conclut la rencontre par un tir en carreau exécuté par le milieu malgache, lui permettant ainsi de gagner cinq points supplémentaires.
L’équipe Tonnerre affronte en finale l’équipe championne en titre formée par Philippe Quintais, Philippe Souchaux et Jean Claude Jouffre. Cette équipe a battu l’équipe de Zigle formée par Jean François “Zigle” Rakotondrainibe, de Faratiana “Tiana Kely” Rakotoniaina et Faralahy Joseph Urbain “Baloti” en quarts de finale, 13 à 12.
Antananarivo, 9 Juillet, 11h35 – La Fondation H dévoile la composition de son Conseil artistique, réunissant des figures majeures du monde de l’art contemporain issues de différentes régions du continent et de la scène internationale. Parmi ces personnalités figure Hemerson Andrianetrazafy, historien de l’art, artiste et membre de l’Académie malgache. Celui-ci devient ainsi le seul représentant malgache au sein de ce comité stratégique, chargé d’orienter les choix artistiques de la Fondation, tout en assurant un ancrage local et une ouverture sur les dynamiques globales de la création.
Joint au téléphone, Hemerson Andrianetrazafy confie que le comité a été mis en place depuis maintenant un an et qu’il travaille dans la continuité des projets engagés. “Ce comité a été pensé pour porter la vision internationale de la Fondation H, tout en gardant les pieds sur le territoire”, précise-t-il. Composé de profils complémentaires avec des artistes, des commissaires, des chercheurs, des responsables d’institutions, le Conseil artistique est conçu comme un espace de réflexion où s’élaborent les grandes orientations culturelles de la Fondation.
La présence de Hemerson Andrianetrazafy dans ce comité marque une reconnaissance importante pour la scène artistique malgache, encore peu représentée dans les instances de réflexion à portée internationale. Aux côtés de personnalités telles que Touria El Glaoui du 1-54 Art Fair, Abdoulaye Konaté, Ibrahim Mahama ou encore le commissaire Bonaventure Soh Bejeng Ndikung , dont l’influence sur le monde de l’art n’est plus à présenter, l’historien malgache contribuera à faire dialoguer les enjeux spécifiques de Madagascar avec ceux du continent africain et du monde.
Antananarivo, 9 Juillet, 10h25 – La Marseillaise se poursuit pour l’équipe Tonnerre. La deuxième équipe malgache formée par Yves Sédrick Rakotoarisoa, Tiana Laurens Razanadrakoto alias “Tonnerre”, et Lova Satamandimby Rakotoarisoa se qualifie pour les demi-finales de la 64ème édition de cette compétition mondiale de pétanque.
Cette équipe malgache a balayé lors des quarts de finale qui se sont tenues mardi la triplette formée par Enryck Begnis, Yannick Faure et François N’Diaye sur le score de 13 à 8. La finale four est prévue pour ce mercredi matin.
L’aventure, elle, par contre, se termine pour la triplette composée de Jean François “Zigle” Rakotondrainibe, de Faratiana “Tiana Kely” Rakotoniaina et Faralahy Joseph Urbain “Baloti” Ramanantiaray. Cette équipe a trébuché en quarts lors d’un match épique en 19 mènes. Poussée par son public, l’équipe championne en titre, composée de Philippe Quintais, Philippe Souchaux et Jean Claude Jouffre, l’équipe Zigle sur le score de 13 à 12.
Antananarivo, 9 Juillet, 9h45 – Un processus de paiement à accélérer. Le Trésor public annonce la mise en place du paiement par mobile money des frais de passeport. Cette option de paiement, disponible depuis mardi, s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services publics. Elle repose sur l’exploitation du système intégré de gestion des recettes non fiscales (SIGRNF), un logiciel destiné à assurer une gestion plus efficace et plus transparente des fonds publics, selon la direction générale du Trésor.
Trois tablettes ont été installées mardi au sein du centre de délivrance des passeports pour permettre le traitement des paiements via Mobile Money. Des affiches comportant un QR Code sont également disponibles sur place de façon à permettre aux usagers d’accéder directement à l’application de paiement à partir de leurs propres téléphones. Les autorités espèrent qu’avec ce nouveau système, le temps d’attente sera réduit, les files d’attente fluidifiées et le processus de paiement des frais.
Antananarivo, 9 Juillet, 8h55 – Le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) évoque une nouvelle fois un taux de paludisme particulièrement élevé à Ikongo. Dans un communiqué publié lundi, il indique que, sur 177 personnes dépistées au cours de cette journée, 129 ont été testées positives au paludisme. Le dépistage a été réalisé dans trois villages : Voninkazo, dans la commune d’Ikongo, ainsi que Mahasoa et Ambatofotsy Centre, situés dans la commune d’Ambatosoa.
Ces résultats révèlent que 73 % des personnes testées sont porteuses du parasite Plasmodium, responsable de la maladie. Le BNGRC précise que la majorité des malades sont des enfants de moins de 15 ans, ayant déjà reçu une prise en charge médicale.
Il y a deux semaines, la délégation gouvernementale dirigée par le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany, venue à Ikongo, avait évoqué plusieurs morts dus au paludisme dans ce district. Il avait même indiqué que les actions de riposte menées depuis le signalement préoccupant des hausses des cas de paludisme n’avaient pas donné des résultats positifs après six semaines.
Pour faire face à cette situation, un centre opérationnel de lutte contre le paludisme a été mis en place dans la région. Ce centre coordonne les actions menées dans le district, en collaboration avec les autorités locales, le BNGRC, le ministère de la Santé publique, les forces de défense et de sécurité, ainsi que le ministère de la Population et de la solidarité.