Catégorie : Actualité

  • INFRASTRUCTURES – 211,5 millions de dollars supplémentaires de la Banque mondiale dont une partie pour l’acquisition de ponts modulaires

    INFRASTRUCTURES – 211,5 millions de dollars supplémentaires de la Banque mondiale dont une partie pour l’acquisition de ponts modulaires

    Antananarivo, 12 Juillet, 6h40 – Du financement pour mieux affronter les situations d’urgence. Le projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI) vient de bénéficier d’un financement additionnel de 211,5 millions de dollars de la part de l’Association internationale de développement (IDA). Une partie de cette enveloppe sera affectée dans l’acquisition et le déploiement de ponts modulaires dans les zones très vulnérables aux chocs climatiques et à l’isolement, indique la Banque mondiale dans un communiqué, jeudi.

     

    Initialement financé à hauteur de 400 millions de dollars, le PCMCI visait à améliorer la connectivité, la résilience et la gestion des routes principales dans certaines zones rurales de Madagascar, notamment dans le Sud. Ce financement additionnel élargit la portée de ce projet, avec un nouveau volet dédié à la solidité et résilience des ponts. Il soutiendra entre autres la réhabilitation et la construction des ouvrages endommagés par les cyclones récents, dont notamment les ponts de Mahavavy et d’Ifasy sur la route nationale RN6, et celui de Manambery sur la RN5a.

     

    Mais ce projet assurera aussi la disponibilité de ponts modulaires qui seront prépositionnés en réserve afin de permettre une intervention d’urgence rapide en cas de catastrophe. Ces investissements visent ainsi, selon la Banque mondiale, à prévenir l’isolement prolongé, à maintenir une connectivité vitale et à protéger les communautés face aux événements météorologiques extrêmes.

     

    “En renforçant les ponts stratégiques et en disposant de ponts modulaires en réserve, ce financement supplémentaire aidera le gouvernement à réagir rapidement, à garantir le maintien des liens vitaux et à protéger les communautés vulnérables contre les impacts croissants des chocs climatiques”, soutient le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Et cet appui est essentiel, estime le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison. “Ce financement supplémentaire nous permettra d’intervenir encore plus rapidement en cas d’urgence, tout en investissant dans des solutions durables et adaptées au climat, comme les ponts modulaires”, lance-t-il.

  • INDUSTRIE – L’ambassadeur de Chine à Madagascar encourage les industriels malgaches à exporter leurs produits vers la Chine 

    INDUSTRIE – L’ambassadeur de Chine à Madagascar encourage les industriels malgaches à exporter leurs produits vers la Chine 

    Un potentiel à exploiter. C’est le constat dressé par l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, lors d’une visite qu’il a effectuée à l’usine de la chocolaterie Amcho, du groupe Inviso jeudi. C’était aussi l’occasion pour le diplomate chinois de saluer non seulement le savoir-faire et le sérieux des industriels malgaches mais aussi la qualité des usines malgaches.

     

    Ces qualités étant très recherchées sur le marché chinois, l’ambassadeur Ji Ping invite les entreprises malgaches à s’y positionner davantage, en allant au-delà de l’exportation de matières premières pour privilégier les produits transformés. Une opportunité pour des entreprises comme Amcho, qui mise sur la transformation locale du cacao afin de créer plus de valeur ajoutée.

     

    La suppression des droits de douane sur 100 % des produits malgaches, en vigueur depuis décembre dernier, constitue une mesure préférentielle adoptée par la Chine pour ouvrir plus largement son marché aux exportations de Madagascar. Ce levier devrait renforcer la compétitivité de la Grande Île à l’international.

     

    Les exportations malgaches vers la Chine sont d’ailleurs en progression constante, avec une hausse estimée à 13,8 %. Parmi les produits les plus demandés figurent notamment le girofle et les produits de la mer, comme les crevettes.

  • E-LEARNING – Moins de 15% des établissements publics équipés pour dispenser des enseignements numériques de qualité

    E-LEARNING – Moins de 15% des établissements publics équipés pour dispenser des enseignements numériques de qualité

    Antananarivo, 11 Juillet, 14h45 – Du chemin reste à parcourir. Moins de 15% des établissements publics sont aujourd’hui suffisamment équipés pour dispenser un enseignement numérique de qualité. Cette estimation faite par le ministère de l’Enseignement supérieur avait été avancée lors de la deuxième édition de la conférence “Parlons développement”. Cette conférence qui traite de la digitalisation dans l’enseignement supérieur a été organisée par le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), à l’Université d’Antananarivo, mardi.

     

    C’est tout un écosystème qui reste encore à bâtir au sein de chaque université, avance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Comme dans quelques pays d’intervention de cette institution financière, des universités disposent par exemple de plan stratégique sur l’informatique pour la recherche, pour l’enseignement ou pour la gestion. Des universités ont pu alors bénéficier de financement sur la base de ces plans, incluant des contrats de performance, expose-t-il.

     

    La digitalisation reste en tout cas un sujet stratégique pour Madagascar, souligne le représentant résident du Pnud, Edward A. Christow. “La digitalisation peut être un formidable levier de transformation sociale, d’innovation et de compétitivité et pour le développement humain. Mais à l’inverse, si elle reste inégalitaire ou inaccessible, elle risque de creuser davantage les fractures sociales, territoriales et générationnelles”, souligne-t-il.

     

    La conférence “Parlons développement” se voulait plus qu’une rencontre. Elle constitue un espace de dialogue citoyen, ancré dans l’écoute active, le débat ouvert, et l’émergence d’idées nouvelles pour relever les défis du développement du pays. Aussi, un panel d’experts, des échanges interactifs avec les étudiants et une restitution participative débouchant sur des recommandations concrètes, y ont été programmés.

     

    Inspirée d’un modèle lancé au Maroc par le Policy Center for the New South, l’initiative “Parlons Développement” ambitionne de devenir un espace permanent de dialogue citoyen. Et ce, pour être en phase avec les priorités nationales et les Objectifs de développement durable (ODD).

     

    Photo : PNUD Madagascar

  • RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Madagascar moins performant dans la gestion budgétaire et la qualité de l’administration publique dans la CPIA 2025

    RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Madagascar moins performant dans la gestion budgétaire et la qualité de l’administration publique dans la CPIA 2025

    Antananarivo, 11 Juillet, 14h45 – Madagascar avait une nouvelle fois été moins performant dans l’indicateur “gestion et institution du secteur public” dans l’Evaluation des politiques et des institutions nationales pour l’Afrique ou le CPIA 2025 de la Banque mondiale. La note obtenue par la Grande île dans cet indicateur est de 2,6 sur 6 selon ce qui est rapporté dans ce document publié jeudi.

    Cet indicateur figure parmi les quatre domaines dans lesquels chaque pays est noté dans le cadre de la CPIA. Il s’agit, notamment, de “la gestion économique”, “les politiques structurelles”, “les politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”, et “la gestion et les institutions du secteur public”. La notation se fait sur une échelle de 1 à 6, allant de “faible” à “élevé”.

    Dans l’indicateur “gestion et institution du secteur public”, qui évalue entre autres les droits de propriété et la gouvernance fondée sur les règles, la qualité de la gestion budgétaire et financière, l’efficience de la mobilisation des recettes ou encore la qualité de l’administration publique, la note obtenue par la Grande île est de 2,6 sur 6. Elle s’aligne à la moyenne de l’Afrique de l’Est et australe mais est en dessous de la moyenne de l’IDA en Afrique subsaharienne et de la moyenne des pays emprunteurs de l’IDA qui sont toutes à 2,9 sur 6.

    Dans ce même indicateur, les notes de Madagascar dans les “droits de propriété et gouvernance fondée sur les règles”, la “qualité de la gestion budgétaire et financière”, la “qualité de l’administration publique”, la “transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public” sont toutes à 2,5 sur 6. Sa note est de 3,5 sur 6 pour “l’efficience de la mobilisation des recettes”, détaille le rapport sur le CPIA.

    C’est dans l’indicateur “gestion économique” que Madagascar enregistre sa meilleure performance, avec une note de 3,7 sur 6. Cet indicateur tient compte des “politiques monétaires et des changes” et la “politique et la gestion de la dette” dans lequel la Grande île a obtenu des notes de 4 sur 6. La note du pays sur sa politique budgétaire est pour sa part de 3 sur 6.

    Pour les deux autres indicateurs, la note de Madagascar est de 3,3 sur 6 pour “les politiques structurelles” et de 3,4 sur 6 pour ce qui est “des politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”.

    Avec ces quatre indicateurs combinés, la note globale de Madagascar s’établissait une nouvelle fois à 3,3 sur 6. C’est la même note que Madagascar a obtenue dans le CPIA depuis 2017. L’évaluation porte annuellement sur la qualité des réformes politiques et institutionnelles dans les pays d’Afrique subsaharienne bénéficiaires de l’aide de l’Association internationale de développement (IDA). Pour le CPIA 2025, c’est l’année civile de 2024 qui est évaluée.

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  • COOPÉRATION – Les activités liées au sommet de la Sadc se dérouleront du 3 au 18 août

    COOPÉRATION – Les activités liées au sommet de la Sadc se dérouleront du 3 au 18 août

    Antananarivo, 11 Juillet, 11h35 – Le compte à rebours commence pour la tenue du 45ème Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) à Madagascar. Le Conseil des ministres de ce jeudi, délocalisé à Sainte-Marie, donne des détails supplémentaires concernant cet évènement diplomatique régional. Selon le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif, “les activités liées à cet événement majeur se dérouleront du 3 au 18 août”.

    Le point d’orgue de cet évènement est sans doute la prise du pouvoir de Madagascar à la présidence de cette organisation régionale. C’est un point qui a été examiné lors de cette réunion à Sainte Marie. “Le président Andry Rajoelina prendra officiellement le pouvoir. Une passation devait avoir lieu entre le président zimbabwéen et le président malgache”, mentionne le communiqué du Conseil des ministres.

    Les travaux pour les préparatifs s’accélèrent du côté des commissions concernées. Une dernière mission d’inspection sera effectuée par le Secrétariat de la SADC avant le sommet.

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  • FOOTBALL – Madagascar reste 115ème au classement Fifa mis à jour en juillet avec 1 163 points comme en avril

    FOOTBALL – Madagascar reste 115ème au classement Fifa mis à jour en juillet avec 1 163 points comme en avril

    Antananarivo, 11 Juillet, 13h15 – Statu quo pour les Barea. L’équipe nationale malgache de football reste à la 115ème place du classement Fifa à l’issue de la mise au jour effectuée par cette organisation ce mois-ci. En avril, Madagascar se trouvait déjà à cette position, et comptait déjà 1 163 points.

     

    Sans match officiel depuis mars, après la cinquième et la sixième journées des éliminatoires au Mondial 2026, Madagascar ne bouge donc pas sur le classement Fifa. Du changement devrait néanmoins intervenir dans les prochains mois. La sélection malgache participera aux septième et huitième journées des éliminatoires au Mondial 2026 en septembre. Madagascar affrontera respectivement la Centrafrique et le Tchad.

  • REVENDICATIONS – Le président de la République Andry Rajoelina annonce une rencontre avec le syndicat des employés de la Jirama

    REVENDICATIONS – Le président de la République Andry Rajoelina annonce une rencontre avec le syndicat des employés de la Jirama

    Antananarivo, 11 Juillet, 12h45 – Un rendez-vous pour résoudre les revendications des employés de la Jirama. Lors de l’inauguration d’un parc solaire d’un mégawatt installé à Sainte-Marie, le président de la République Andry Rajoelina annonce une rencontre avec les salariés de la Jirama et leur syndicat. “Nous allons recevoir les employés de la Jirama et les syndicats pour qu’ils nous fassent part de leurs préoccupations”, indique le chef de l’Etat dans son allocution, ce vendredi. “Nous écouterons également ce qui, selon eux, ne va pas sur la gestion [de l’entreprise]”, poursuit-il.

    Le locataire d’Iavoloha veut mettre un terme aux revendications des employés de cette compagnie nationale d’eau et d’électricité malgache dans un entretien direct. “Si vous avez des doutes ou des préoccupations, je suis prêt à vous écouter et à vous expliquer la voie à suivre”, poursuit-il. Mais, il appelle également ceux qui voudraient emboîter les pas du gouvernement pour le redressement de cette compagnie d’Etat à se joindre à lui. “Pour ceux qui sont prêts à s’investir et à œuvrer pour l’amélioration de la Jirama, marchons ensemble”, déclare le pensionnaire d’Iavoloha.

    A en croire le chef d’Etat “certains d’entre nous sont distraits et tentés par des actions inappropriées. Il y a ceux qui sont enclins à des considérations politiques, ce ne sont pas nos alliés”. “Dans les efforts que nous déployons actuellement, nous n’accepterons pas de telles interférences”, lance-t-il.

    Mercredi, les employés de la Jirama ont lancé une grève générale pour protester contre les nouveaux statuts de la société d’Etat. Les syndicats pensent que ce nouveau texte va pénaliser les employés et les usagers de la Jirama. La plupart des agences, dont celles d’Antananarivo, ont été fermées. Mais, après une première rencontre avec des décideurs, notamment le ministère de l’Energie et des hydrocarbures, ces employés ont reprit leur travail, jeudi.

  • BASKETBALL – Les Ankoay affronteront des équipes françaises pour leurs matchs de préparation à l’Afrobasket

    BASKETBALL – Les Ankoay affronteront des équipes françaises pour leurs matchs de préparation à l’Afrobasket

    Antananarivo, 11 Juillet, 11h50 – Changement de programme pour les matchs amicaux des Ankoay en France. La Fédération malgache de basketball (FMBB) rapporte que la sélection malgache masculine affrontera finalement des équipes locales, le Mil-Yon et la Team Paris, ce weekend.

    Les protégés du coach français John Douaglin joueront ces deux matchs au complexe sportif Gilles Boutantin dans la capitale française ce vendredi à 21h, heure de Madagascar, et samedi à 13h, heure de Madagascar. Le premier match sera face au Team Paris et le second face à Mil-Yon.

    Initialement, la Fédération avait annoncé des rencontres avec des sélections africaines pour ce weekend. Ces équipes africaines évoquées vont elles aussi participer à l’Afrobasket en Angola le mois prochain. Il s’agit des sélections malienne, congolaise et capverdienne.

    La sélection malgache est en stage en France depuis le 7 Juillet dernier et jusqu’au 25 Juillet prochain. Elle ralliera ensuite l’Espagne afin de poursuivre leur préparation l’Afrobasket. Elle y restera du 25 juillet au 7 août. C’est en Angola qu’elle clôture cette préparation avant d’entrer en compétition face au Nigéria.

  • FOOTBALL – Cosfa rejoint l’Elgeco Plus en finale du Pureplay football league

    FOOTBALL – Cosfa rejoint l’Elgeco Plus en finale du Pureplay football league

    Antananarivo, 11 Juillet, 9h30 – L’affiche de la finale du championnat de Madagascar de football 2025 est connue. A l’issue des matchs retour des demi-finales qui se sont tenus jeudi, le Cosfa et l’Elgeco Plus s’affronteront pour le titre de la Pureplay Football League. Ces deux équipes cherchent chacune à décrocher leur premier titre dans cette compétition.

    L’Elgeco Plus a obtenu sa qualification pour cette finale prévue dimanche grâce à leur avantage au match aller. Battu par le Mama FC au stade de Vontovorona par 2 à 3, leur avance de 3 à 0 à l’aller leur permettait d’avoir la qualification après cumul de 5 à 3 pour les deux matchs.

    Pour le Cosfa, le parcours vers la finale n’était pas du tout facile comparé à celui de son prochain adversaire. Après avoir remporté le match aller contre le Centre de Formation de Football d’Andoharanofotsy (CFFA) sur un score de 4 à 2, le Cosfa a été battu 1 à 2 lors du match retour mais s’est qualifié avec un score cumulé de 5 à 4 sur les deux rencontres.

    Une semaine après leur confrontation en demi-finale de la Coupe de Madagascar, Cosfa et Elgeco Plus vont encore s’affronter, mais cette fois-ci c’est pour la finale du championnat de Madagascar. Concernant cette dernière confrontation en Coupe, ce sont les protégés de Fano Raoelison qui se sont qualifiés pour la finale en s’imposant 1 à 0 en fin de match.

  • JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    Antananarivo, 11 Juillet, 8h45 – Castration chirurgicale pour un violeur. La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo a condamné jeudi à la peine maximale prévue par le Code pénal malgache l’homme accusé du viol d’une fillette de six ans le 3 mars 2024. Le coupable étant également condamné pour “tentative de meurtre”, selon le procureur général près la Cour d’appel d’Antananarivo Didier Alban Razafindralambo, le juge a prononcé une peine de travaux forcés à perpétuité assortie d’une peine de castration.

    Selon le procureur général, cette décision a été “prise en application de la loi 2024-001” qui introduit la peine de castration chirurgicale dans le Code pénal malgache. Et bien que le texte réglementaire d’application de la loi ait été publié en septembre 2024, plus de six mois après le crime, “le décret d’application 1688 a déjà été adopté, ce qui permet l’application immédiate de ces dispositions”, poursuit-il.

    Dans sa déclaration vidéo publiée par le ministère de la Justice, Didier Alban Razafindralambo parle d’une “réponse forte et significative de la justice” aux “efforts de l’État visant à éradiquer les violences faites aux enfants de moins de 10 ans, et à tous les mineurs”. Ce verdict devrait aussi “servir d’avertissement à toute personne ayant de mauvaises intentions pour réaliser des actes aussi malheureux”, ajoute-t-il.

    Comme prévu par le décret d’application de la loi sur la castration, la peine de castration sera mise en oeuvre “en collaboration avec le ministère de la Santé, sous la supervision du procureur”, précise le procureur général. “Seuls les médecins sont habilités à réaliser la castration, et cela sera effectué en conformité avec leur expertise”, explique-t-il encore. Selon le décret 2024-1688 du 25 septembre 2024, “l’intervention chirurgicale de castration est assurée par une équipe médicale, composée notamment d’un médecin chirurgien ou d’un médecin formé à cet effet, d’un anesthésiste-réanimateur si nécessaire, d’un infirmier et de tout autre personnel médical requis”.

    Le décret d’application de la loi sur la castration qui précise les modalités d’application de la peine était l’une des conditions soulevées par la Haute cour constitutionnelle pour déclarer la conformité de la loi à la Constitution. Dans sa décision prononcée le 23 février 2024, la HCC avait enjoint le gouvernement à “préciser par voie réglementaire les modalités de l’opération chirurgicale tenant compte de l’obligation de respect des droits humains”. Elle avait alors insisté que les articles prévoyant la castration sont “conformes à la Constitution sous réserve de la publication d’un texte réglementaire précisant les modalités d’exécution de la peine de castration chirurgicale”.