Catégorie : Actualité

  • TRAFIC – 54 pièces de rubis de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum d’un passager interceptés à l’aéroport d’Ivato

    TRAFIC – 54 pièces de rubis de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum d’un passager interceptés à l’aéroport d’Ivato

    Antananarivo, 13 Juillet, 14h15 – Une tentative de trafic de pierres précieuses déjouée à Ivato samedi. Un ressortissant thaïlandais, en partance pour Bangkok, a été interpellé alors qu’il avait tenté de faire sortir clandestinement 54 rubis dissimulés dans son corps.

     

    Le passager a été repéré vers 13h05 lors de son passage au scanner corporel dans la zone d’embarquement, rapporte la direction générale des douanes. Les agents de l’Agence nationale anti-fraude (Anaf) ont détecté des anomalies suspectes au niveau de la région pelvienne, entraînant immédiatement l’alerte des services des douanes.

     

    Les autorités douanières ont procédé à son interpellation et à une nouvelle inspection au moyen d’un dispositif de contrôle plus poussé. À l’issue de cette vérification, le passager a été transféré à l’hôpital de Soavinandriana pour des examens médicaux approfondis.

     

    L’analyse a permis de confirmer la présence de 54 rubis, pour un poids total de 59,3 grammes dissimulés dans le rectum du voyageur. Les pierres ont été saisies et le suspect placé en garde à vue en attendant la suite de l’enquête.

     

    Photo : Direction générale des douanes

  • INFLATION – Le FMI continue de recommander le resserrement de la politique monétaire 

    INFLATION – Le FMI continue de recommander le resserrement de la politique monétaire 

    Antananarivo, 13 Juillet, 11h45 – “La Banque centrale de Madagascar ne doit pas relâcher sa politique monétaire”. Le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Nigel Clarke invite les autorités monétaires malgaches à davantage de prudence. Cette orientation a été évoquée à l’issue de la deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République de Madagascar le 3 juillet.

     

    Bien que l’inflation ait légèrement reculé par rapport au pic atteint en janvier, dit-il, “la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) ne doit pas relâcher sa politique monétaire tant que l’inflation n’est pas fermement sur une trajectoire baissière”. “Le mandat de la Banque centrale c’est d’ailleurs la stabilité des prix”, souligne de son côté le représentant résident du FMI à Madagascar, Eklou Kodjovi.

     

    “Dans un contexte où l’inflation était assez persistante, nous avons estimé que c’est important que la BFM maintienne cette restriction pour faire descendre l’inflation et se stabiliser avant de changer d’orientation”, explique-t-il. Eklou Kodjovi rappelle que la BFM avait transitionné depuis quelques années vers une politique monétaire basée sur les taux d’intérêts. “En resserrant le taux d’intérêt qui est son outil principal, cette disposition prise par la BFM impacte par exemple sur le coût du crédit. Ce qui contribue à mieux juguler la demande et de freiner un peu l’inflation”, expose-t-il.

     

    C’est ce que le Comité monétaire de la Banque centrale avait décidé au mois de mai de cette année. La BFM avait relevé son taux directeur à 12% afin de prévenir une accélération de l’inflation dans un contexte mondial incertain. L’autorité monétaire avait alors expliqué que ce resserrement de la politique monétaire s’avérait indispensable pour inverser cette tendance haussière et pour se prémunir des risques associés aux incertitudes.

     

    Pour la BFM, ce resserrement de la politique monétaire visait à préserver la stabilité des prix à moyen terme et à ancrer les anticipations d’inflation autour de 5% sur cet horizon. La Banque centrale avait pris cette mesure, en étant consciente que celle-ci peut impacter sur l’activité économique à court terme. Mais la BFM avait surtout estimé que cette mesure était nécessaire pour renforcer la stabilité macroéconomique et financière à plus long terme.

     

    Une légère baisse de l’inflation avait dernièrement été notée. “Ce qui signifie, quelque part, que les signaux envoyés par la Banque centrale ont commencé à porter leur fruit”, estime Eklou Kodjovi. La BFM avait toutefois anticipé dernièrement une inflation annuelle de 8,5% à fin décembre 2025, qui est nettement supérieure à son objectif à moyen terme. Et les perspectives pour le reste de 2025 demeurent d’ailleurs sensibles aux chocs externes, a-t-elle soulevé. La prochaine réunion de son Comité monétaire est prévue le 5 août.

  • CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    Antananarivo, 13 Juillet, 9h30 – Un grand gap à combler. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime à 770 000 tonnes le besoin d’importation de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026. La FAO fait part de cette estimation dans ses bilans de l’offre et de la demande de céréales pour les pays d’Afrique subsaharienne, en livrant la situation à fin juin 2025.

     

    Cette organisation onusienne estime à 2 990 000 tonnes la disponibilité intérieure de la Grande île pour cette campagne de commercialisation qui s’étale d’avril 2025 à mars 2026. Elle est constituée d’une production de 2 680 000 tonnes pour 2025, ajoutée à une prévision de déstockage de 310 000 tonnes.

     

    Le besoin en riz de la Grande île est pour sa part estimé à 3 760 000 tonnes durant cette campagne. Cette demande est composée de 3 360 000 tonnes pour l’alimentation, en tenant compte de la consommation de riz par habitant de Madagascar qui est de 103 kilos par an, selon la FAO. A celle-ci s’ajoute une utilisation non alimentaire de 400 000 tonnes.

     

    Le volume du riz importé mis à la consommation pour les cinq premiers mois de 2025 s’élevait à 348 500 tonnes, pour un montant CAF de 795,8 milliards d’ariary, d’après les données livrées dans les tableaux de bord de la direction générale des Douanes (DGD). Pour la même période en 2024, ce volume s’élevait à 121 900 tonnes pour un montant CAF de 307 milliards d’ariary, soit une hausse de 185,89% en volume et 159,22% en valeur. Par rapport à la campagne de commercialisation 2025-2026, ce sont les données pour les mois d’avril et mai 2025 qui sont encore disponibles.

  • SANTE PUBLIQUE – Les premiers chiffres officiels sur le paludisme font état de 118 morts du paludisme à Ikongo ces derniers mois

    SANTE PUBLIQUE – Les premiers chiffres officiels sur le paludisme font état de 118 morts du paludisme à Ikongo ces derniers mois

    Antananarivo, 13 Juillet, 8h15 – Les autorités sanitaires donnent les statistiques officielles des décès dus au paludisme signalés à Ikongo. Une vidéo du bilan chiffré de la situation du paludisme dans ce district de la région du Fitovinany diffusée vendredi par la chaîne de télévision publique rapporte un total de 118 morts dans la localité.

     

    Ce chiffre représente 10% des causes de mortalité à Ikongo, poursuit le “slide” diffusé durant l’intervention du Dr Manuela Christophere Vololoniaina, directrice de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé publique. S’agissant des premières statistiques officielles publiées, le bilan publié rapporte les “faits saillants” de ces derniers mois.

     

    Dans la même vidéo, la responsable du ministère reconnaît une hausse de 29% des cas de paludisme à Ikongo comparé à l’année 2024. Elle souligne que “cinq communes sont concernées par cette situation, mais c’est dans la commune d’Ambatofotsy que les cas sont les plus élevés”. Le Conseil des ministres délocalisé du jeudi 10 juillet fait d’ailleurs état de 35 morts dus au paludisme dans cette commune depuis le début de l’année.

     

    Pour la semaine du 4 au 10 juillet, les chiffres officiels rapportés font état de 1 122 cas confirmés positifs au paludisme dans les cinq communes les plus touchées par la maladie. Les données ne mentionnent cependant pas le nombre de tests de dépistage effectués.

     

    Le 24 juin 2025, l’ONG Médecins sans frontières qui intervient sur place depuis mi-mai 2025 rapporte plus de 3 567 cas positifs diagnostiqués sur 4 361 personnes testées en 35 jours d’intervention, soit un taux de positivité de 81,79%. Cela confirme “la sévérité de la flambée”, avait souligné l’ONG.

     

    Lors de sa descente à Ikongo le 24 juin, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany avait reconnu de nombreux morts sans donner de chiffres précis. “Non pas que le ministère de la Santé publique ait fait la sourde oreille ou ait fait semblant de ne rien voir, mais nous avons dû faire des enquêtes et voir de près ce qu’il en est en réalité”, explique le Dr Manuela Christophere Vololoniaina.

     

    Dans son slide, la responsable explique les décès par “la non prise des médicaments, le refus des soins et la prise des ‘tambavy’”, les tisanes traditionnelles. Le Conseil des ministres de jeudi regrette également que certains patients ne terminent pas leur traitement parce qu’il y a “des rumeurs qui disent que l’antipaludique Artefan, contient du poison”.

     

    Pour faire face à la recrudescence de la maladie, le Conseil des ministres indique que le Centre d’opération d’urgence de la santé publique de la région a immédiatement été mobilisé. Un centre de coordination opérationnelle dirigée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes a également été mis en place à Ikongo.

     

    L’Exécutif a également dépêché par deux fois une délégation gouvernementale dirigée par le ministre de la Santé publique dans le district. Une première délégation s’est déplacée le 27 juin 2025, et une deuxième le 11 juillet. Outre la prise en charge des patients, une lutte contre la malnutrition est également menée sur place pour réduire les risques.

  • FORMATION – La Madagascar Security Academy du groupe Sodiat ouvre ses portes à Andakana

    FORMATION – La Madagascar Security Academy du groupe Sodiat ouvre ses portes à Andakana

    Antananarivo, 12 Juillet, 18h55 – Madagascar se dote d’un centre de formation de haut niveau dans le domaine de la sécurité. La Madagascar Security Academy (MSA) a été inaugurée vendredi à Andakana, en périphérie d’Antananarivo. Ce complexe flambant neuf, porté par le groupe Sodiat et son fondateur Mamy Ravatomanga, entend répondre aux défis de souveraineté nationale, de professionnalisation et de création d’emplois durables. L’objectif est de former des professionnels malgaches et internationaux “compétents, responsables et fiers de leur mission”, indique le directeur général de l’Académie, Bruno Lemasson.

     

    La MSA se présente comme la première académie de ce type à Madagascar, avec une offre de formation couvrant cinq secteurs clés : sécurité privée, sûreté aéroportuaire, hôtellerie de luxe, services cynophiles et médecine vétérinaire.

    Située aux abords de la RN4, la MSA s’étend sur plusieurs hectares. Sur place, les visiteurs découvrent un stand de tir, une clinique vétérinaire, une salle de simulateurs pour la sûreté aéroportuaire, un restaurant d’application, ainsi qu’un parcours d’obstacles, une piscine olympique, et des logements modernes pour les stagiaires.

     

    Le site a déjà obtenu l’agrément de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) pour ses formations en sûreté. La MSA s’est également entourée de partenaires de référence, comme SPSS/Amarante pour la sûreté et la Havila Premium School pour l’hôtellerie. L’ensemble des cursus débouchent sur des certificats reconnus, et alignés sur les normes internationales. Le département cynophile, déjà opérationnel, abrite plus de 60 chiens entraînés à la détection d’explosifs, à la protection rapprochée et à la recherche de personnes. Certains sont déjà en service dans les aéroports du pays.

  • DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    Antananarivo, 12 Juillet, 17h45 – Un partenariat stratégique pour l’océan Indien. En visite officielle en France, le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V, guide spirituel des musulmans ismaéliens, a signé avec le président français Emmanuel Macron un accord de coopération pour l’océan Indien vendredi. Dotée d’un budget de 100 millions d’euros, cette initiative cible cinq pays et territoires de la région, dont Mayotte et Madagascar. Les trois autres pays concernés sont le Kenya, le Mozambique et la Tanzanie.

     

    La coopération pour l’océan Indien concerne d’abord la reconstruction du département français de Mayotte, ravagé par un ouragan en décembre, comme l’indique l’Élysée. Mais il s’agira également de restaurer les écosystèmes côtiers, de promouvoir les économies bleue et verte, de faciliter l’accès à l’eau potable, d’améliorer l’assainissement et de renforcer la gestion durable des déchets.

     

    Cet accord s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre l’Aga Khan Development Network (AKDN) et l’Agence française de développement (AFD), partenaires depuis plus de trente ans sur plus de 60 projets en Afrique, en Asie centrale et au Moyen-Orient. À Madagascar, l’AKDN est déjà actif dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire, du développement rural et de la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones les plus vulnérables.

     

    Outre la coopération dans l’océan Indien, deux autres textes ont été signés entre le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V et le président français Emmanuel Macron. Ils portent sur un accord-cadre officialisant la personnalité juridique internationale de l’Imamat ismaélien en France, et sur une déclaration conjointe pour la Syrie axée sur la reconstruction et la résilience communautaire.

     

    Durant leur rencontre à l’Elysée, Emmanuel Macron a salué “l’engagement de l’Imam en faveur du pluralisme, de l’éducation des filles et du développement inclusif”. L’Imam Aga Khan V a, de son côté, réaffirmé la mission de l’AKDN de soutenir les sociétés civiles à travers une gouvernance éthique, la protection de l’environnement et le respect des identités culturelles.

  • YANN VEZO DAVIDSON, ARBITRE INTERNATIONAL – “J’ai enchaîné des top performances qui m’ont conduit à la petite finale” du Mondial de basketball U19

    YANN VEZO DAVIDSON, ARBITRE INTERNATIONAL – “J’ai enchaîné des top performances qui m’ont conduit à la petite finale” du Mondial de basketball U19

    Antananarivo, 12 Juillet, 12h10 – Yann Vézo Davidson continue d’écrire l’histoire du basketball pour Madagascar et l’Afrique en tant qu’arbitre international. Lors du Championnat du monde U19 masculin de basketball, qui s’est tenu en Suisse, l’arbitre malgache a été désigné pour faire partie du trio arbitral de la petite finale opposant la Nouvelle-Zélande à la Slovénie.

     

    Revenant sur son expérience suisse, il confie avoir officié chaque jour durant la compétition. “Cela signifie que j’ai enchaîné des top performances qui m’ont conduit à la petite finale”, raconte-t-il. C’est “toujours un petit plus pour l’arbitrage africain et malgache, car je continue d’écrire l’histoire”, ajoute-t-il.

     

    Le match qui l’a le plus marqué lors de ce Mondial reste le quart de finale entre le pays hôte et la Nouvelle-Zélande. “La salle était comble, avec en avant-match le fameux Haka. Un match sous tension, des frissons garantis”, raconte celui qui était le seul représentant malgache à cette compétition.

     

    Ce championnat du monde a aussi été l’occasion pour les arbitres de tester pour la première fois en basket le système VOGO, un micro-oreillette facilitant la communication. Une nouveauté à laquelle l’arbitre malgache s’est facilement adapté : “Aucun souci d’adaptation”, dit-il, précisant qu’il l’utilise déjà dans le championnat professionnel en France.

     

    Comme les Ankoay, Yann Vézo Davidson donne rendez-vous à l’Afrobasket en Angola, où il sera également présent. À peine rentré du Mondial, il se prépare déjà pour cette prochaine étape.

  • SECTEUR EXTRACTIF – La divulgation au public des bénéficiaires effectifs des entreprises extractives à Madagascar se prépare

    SECTEUR EXTRACTIF – La divulgation au public des bénéficiaires effectifs des entreprises extractives à Madagascar se prépare

    Antananarivo, 12 Juillet, 9h55 – Qui sont derrière les activités minières au pays et qui en bénéficient ? Leur identité devra être connue du public, avec le protocole d’accord qui vient d’être signé entre la direction générale des Impôts (DGI) et l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar, mercredi. Ce protocole est établi entre les deux parties en vue de la divulgation des informations sur la propriété effective et les données financières des entreprises minières, en conformité avec la norme Itie.

    La propriété effective ou le bénéficiaire effectif c’est la ou les personnes physiques qui exercent en dernier lieu un contrôle effectif, portant sur au moins 5% des actions ou parts sociales d’une entreprise extractive. Procéder à leur divulgation contribuera donc à réduire les risques de corruption, selon ce qui était avancé lors de la signature de ce protocole d’accord.

    Le directeur général des impôts, Germain, annonce alors la publication prochaine du registre central des bénéficiaires effectifs des entreprises minières. Une disposition qui devrait améliorer la collecte des recettes fiscales auprès de ceux qui bénéficient des revenus tirés de ces activités minières, lance-t-il.

    Mais au-delà de la divulgation de ces propriétés effectives, le protocole d’accord devra également permettre la publication systématique des paiements fiscaux effectués par les entreprises extractives, indique le directeur exécutif de l’Itie Madagascar, Sergio Clerc Marc . Il y a également l’engagement des deux parties à faciliter la transmission des données, qui est essentielle notamment pour l’élaboration de rapport sur Madagascar, ajoute-t-il.

    C’est une étape importante qui vient d’être franchie. Cette collaboration entre l’Itie Madagascar et la DGI devra promouvoir la bonne gouvernance, prévenir les flux financiers illicites, et assurer une répartition équitable des revenus issus des ressources naturelles.

  • BASKETBALL – Les Ankoay écrasent la Team Paris 95 à 65 en amical

    BASKETBALL – Les Ankoay écrasent la Team Paris 95 à 65 en amical

    Antananarivo, 12 Juillet, 9h30 – Une victoire sans appel. La sélection masculine malgache commence bien sa préparation à l’Afrobasket 2025 en Angola. Les Ankoay ont largement dominé la Team Paris en match amical, 95 à 65, vendredi soir en région parisienne.

     

    John Douaglin, nouveau sélectionneur de l’équipe nationale malgache, a aligné d’entrée un cinq composé de Rija Lahontan, Mathias M’Madi, Elly Randriamampionona, Sitraka Raharimanantoanina et Anthony Rasolomanana. Il s’agissait aussi de la première apparition du technicien français sur le banc des Ankoay.

     

    Les matchs amicaux vont s’enchaîner afin de permettre au nouveau coach de prendre ses marques avec le groupe. Pour cette rencontre face à la Team Paris, il était encore privé de Lovasoa Andriatrsarafara, le pivot malgache de 2,13 m.

     

    Un autre match amical est prévu ce samedi contre Mil-Yon, une autre sélection composée de joueurs locaux. Ce sera une nouvelle occasion pour l’équipe de travailler les schémas tactiques que le coach souhaite mettre en place.

    Photo : FMBB

  • DIGITALISATION – Un terminal de paiement électronique pour 7 000 habitants à Madagascar

    DIGITALISATION – Un terminal de paiement électronique pour 7 000 habitants à Madagascar

    Antananarivo, 12 Juillet, 7h45 – Alors que Madagascar s’ouvre progressivement aux paiements numériques, un chiffre interpelle : un seul terminal de paiement électronique (TPE) est disponible pour 7 000 habitants. Dans un pays où plus de 63 % des transactions s’effectuent encore en présentiel, cette pénurie d’équipements menace de ralentir sérieusement la dynamique de digitalisation engagée.

     

    Présentée par Visa, l’étude “Comprendre le paysage des paiements à Madagascar” a mis en lumière un paradoxe frappant car les usages physiques dominent encore largement, mais les infrastructures permettant des paiements numériques ne suivent pas. Avec une telle densité de TPE, si tous les consommateurs voulaient aujourd’hui régler leurs achats par carte, les files d’attente seraient tout simplement ingérables. “Le manque de terminaux disponibles freine l’acceptation, surtout chez les petits commerçants qui n’ont ni les moyens ni la formation pour les utiliser”, reconnaît Christian Mbonampeka, Visa Country Manager pour les îles de l’océan Indien.

     

    Le constat est d’autant plus préoccupant que le potentiel est là. Le mobile money, par exemple, connaît un taux d’utilisation de 73 % avec une notoriété de 100 % pour MVola selon l’étude de Visa sur un échantillon de 300 personnes. Et bien que le taux de bancarisation reste faible (18 %), la population, jeune et connectée, manifeste un intérêt croissant pour les solutions de paiement modernes. Pourtant, les cartes de débit ne représentent encore que 3,25 % des moyens de paiement utilisés.

     

    Face à cette situation, Visa et ses partenaires appellent à des mesures concrètes : faciliter l’accès aux terminaux via des subventions, former les commerçants à leur usage, et promouvoir des solutions hybrides comme les cartes virtuelles et les paiements via mobile. Car sans un renforcement de l’infrastructure, notamment dans les zones à forte densité commerciale, l’inclusion financière reste une promesse lointaine.

     

    L’étude recommande également un alignement des efforts entre régulateurs, banques, fintechs et opérateurs mobiles, afin de créer un écosystème propice à l’adoption de ces technologies. “Il est urgent de faire tomber les barrières techniques, économiques et culturelles qui freinent encore l’adoption des paiements électroniques”, martèle Evrard Nezeko, Senior Client Consulting Manager chez Visa.

     

    Dans cette course vers une économie digitale inclusive, le renforcement de l’infrastructure de paiement ne doit plus être une option. C’est la condition sine qua non pour démocratiser les services financiers.