Catégorie : Actualité

  • FIANARANTSOA – Le Coliseum inaugure les différentes étapes de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena

    FIANARANTSOA – Le Coliseum inaugure les différentes étapes de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena

    Antananarivo, 6 Juillet, 21h00 – Fianarantsoa en fête. La capitale de la Haute Matsiatra a accueilli vendredi soir la première infrastructure censée constituer le nouveau pôle urbain de Fianarantsoa sis à Ambatomena. Le deuxième plus grand coliseum de Madagascar y a été inauguré en présence du président de la République, du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement et de nombreux élus.

     

    Or, “les travaux ne s’arrêteront pas là”, souligne Andry Rajoelina dans son discours d’inauguration. “C’est ici que nous allons aménager le pôle urbain, et nous allons construire ici de nombreux bureaux administratifs, un centre commercial, mais aussi de nombreuses usines en vue de la création d’emplois, et pour permettre aux jeunes et aux habitants de Fianarantsoa d’avoir des emplois”, souligne-t-il.

     

    Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat parle de dizaines de milliers d’emplois à pourvoir sur le site en projet. Après le coliseum qui constitue “la première étape de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena”, selon le ministère, “une avenue commerciale sera aménagée et génèrera des dizaines de milliers d’emplois pour les jeunes de Fianarantsoa”.

     

    En attendant, les artistes et les organisateurs d’événements peuvent déjà profiter de la nouvelle infrastructure dont la capacité dépasse les 30 000, selon le président de la République. “Il est possible d’organiser beaucoup de choses ici”, indique-t-il dans son allocution.

     

    Outre les concerts, les spectacles et d’autres manifestations culturelles, le chef de l’Etat évoque l’organisation d’événements religieux sur le site. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes voit dans le coliseum “une opportunité importante qui donnera un coup de fouet à l’économie de Fianarantsoa, et bénéficiera directement aux artistes, aux jeunes, aux Eglises, et aux divers opérateurs locaux”.

     

    Pour Andry Rajoelina, le coliseum d’Ambatomena représente “un cadeau durable” pour les jeunes et pour les habitants de Fianarantsoa. Il évoque la date de l’inauguration comme “une journée historique”, surtout que “le projet d’aménagement d’Ambatomena a été en projet depuis la Première République”, souligne Andry Rajoelina.

     

    Photo : SENVH

  • ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    Antananarivo, 6 Juillet, 18h40 – Des abonnés de la Jirama ne recevront plus leur facture sous format papier dès ce mois de juillet. Pour les clients rattachés aux agences d’Ankadievo et d’Antsirabe les factures seront désormais sous format numérique et leur seront envoyées soit par courrier électronique soit par SMS. Si l’on en croit un communiqué publié samedi par la Jirama, le système numérique devrait s’étendre à l’ensemble des agences avant la fin de l’année 2025. En attendant, ces deux agences sont désignées comme sites pilotes du déploiement.

     

    Les abonnés, pour leur part, sont invités à “transmettre dès maintenant leur adresse e-mail, leur numéro de téléphone et leurs coordonnées complètes”, soit auprès des services d’accueil des sites et agences de la Jirama, soit par courrier électronique. La compagnie nationale d’eau et d’électricité ne donne pas de date butoir pour la transmission de ces informations, mais elle invite ses clients à ne pas tarder. “Cette étape est essentielle pour une transition fluide vers le numérique”, souligne-t-elle.

     

    En cessant d’imprimer ces factures et en les transmettant directement par e-mail et/ou SMS, la Jirama entend moderniser ses services. Son objectif, écrit-elle dans un communiqué publié samedi, est d’offrir à ses clients “un service plus rapide, plus pratique et plus écologique”.

     

    La Jirama avait commencé à entrer dans le système numérique depuis quelques années en mettant en place une agence en ligne et une application. La généralisation a cependant commencé en 2024 quand elle a comme,cé à proposer l’envoi des factures via courrier électronique, WhatsApp ou SMS, tout en permettant aux abonnés de consulter et de télécharger leurs factures via son agence en ligne.

  • CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    Antananarivo, 6 Juillet, 15h15 – Madagascar stagne. La Grande île se trouve toujours dans la catégorie des “pays à faible revenu” pour l’exercice 2026 en cours. La Banque mondiale met à jour annuellement cette classification le 1er juillet, et cette fois-ci, les “économies à faible revenu” sont celles dont le Revenu national brut par habitant (RNB) était inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024.

     

    Madagascar se trouve dans cette catégorie depuis la fin des années 1980. Et pourtant, si 30 % des pays étaient encore classés dans la catégorie “à faible revenu” en 1987, cette proportion est passée à 12 % en 2024. La proportion de pays à faible revenu a également reculé de 75% à 45% entre ces deux périodes pour la région Afrique subsaharienne où se trouve la Grande île.

     

    Comme souligné par la Banque mondiale, la catégorie de revenu d’un pays reflète non seulement son niveau de développement, mais elle peut aussi influer sur sa trajectoire de développement. Cette institution de Bretton Woods indique alors que ce critère conditionne l’accès à l’aide publique au développement et à des financements à des conditions préférentielles, dit “concessionnelles”. Pour Madagascar, le RNB par habitant était de 510 dollars en 2024, au même niveau qu’en 2023.

     

    Les économies mondiales sont catégorisées en quatre groupes par la Banque mondiale, à savoir ceux à faible revenu, avec un revenu intermédiaire de la tranche inférieure, avec un revenu intermédiaire de la tranche supérieure et ceux à revenu élevé. Cette classification est mise à jour le 1er juillet, ce qui marque le début du nouvel exercice budgétaire. Et elle est basée sur le RNB par habitant de l’année précédente, exprimé en dollars des États-Unis et calculé selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale.

     

    Ainsi, pour l’exercice 2026 en cours, les économies à faible revenu sont celles dont le RNB par habitant est inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024. Les économies à revenu intermédiaire inférieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 1 136 et 4 495 dollars ; celles à revenu intermédiaire supérieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 4 496 et 13 935 dollars ; et les économies à revenu élevé sont celles dont le RNB par habitant est supérieur à 13 935 dollars.

     

    Ces seuils avaient été revus à la baisse comparés aux précédents seuils fixés au 1er juillet 2024. Il était à l’époque à 1 145 dollars pour les économies à faible revenu, entre 1 146 et 4 515 dollars pour les économies à revenu intermédiaire inférieur, entre 4 516 et 14 005 dollars pour celles à revenu intermédiaire supérieur ; et à plus de 14 005 dollars pour les économies à revenu élevé.

  • FOOTBALL – Le joueur camerounais Ismail qualifie l’Elgeco Plus en finale de la Coupe de Madagascar face au Cosfa

    FOOTBALL – Le joueur camerounais Ismail qualifie l’Elgeco Plus en finale de la Coupe de Madagascar face au Cosfa

    Antananarivo, 6 Juillet, 12h45 – Elgeco Plus retrouve pour la troisième année consécutive la finale de la Coupe de Madagascar. Les protégés de Fano Raoelison ont battu dans la douleur la formation du Club omnisports des forces armées (Cosfa) lors de la première demi-finale de cette compétition qui s’est tenue au stade Elgeco Plus By-Pass, samedi après-midi.

    L’unique but du match a été marqué par l’attaquant camerounais Kevin Akambi Marcelin Ismail à la 89ème minute du jeu. Il a hérité d’un ballon récupéré suite à une mésentente entre les deux défenseurs centraux du Cosfa pour attaquer un but vide abandonné par le gardien de but d’Ampahibe ayant effectué une sortie ratée.

    Cette conclusion récompense la domination de l’Elgeco Plus lors des 15 dernières minutes du match. Pour le Cosfa, c’est un but tardif qui anéantit complètement ses espoirs de finale.

    La formation sextuple vainqueur de la Coupe de Madagascar est bien partie pour conserver et soulever une nouvelle fois le trophée. Mais, elle est également en route pour un doublé coupé-championnat. L’Elgeco Plus attend le vainqueur entre le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) et l’As Fanalamanga qui jouera cet après-midi pour l’affiche de la deuxième demi-finale.

  • SPORTS – L’équipe malgache de basketball 3×3 perd de deux points son quart de finale contre l’équipe mexicaine de Monterrey

    SPORTS – L’équipe malgache de basketball 3×3 perd de deux points son quart de finale contre l’équipe mexicaine de Monterrey

    Antananarivo, 6 Juillet, 11h30 – Fin de parcours pour l’équipe de Madagascar au Runball 2025. A l’issue d’un match intense, Fiary Rakotonirina, Marco Rakotovao, Hasina Rasolonandrianina et Kanto Damie Arimanana se sont inclinés 19-21 contre l’équipe mexicaine de Monterrey. Le dernier panier des Mexicains, tiré à l’extérieur de l’arc, a mis fin au match alors que les deux équipes étaient au coude à coude depuis le début de la rencontre.

     

    A 19 partout, les Mexicains, qui enchaînent les réussites, concluent le match avec une missile à longue portée, tuant tout espoir malgache d’aller plus loin. Les Ankoay ont pourtant fait un sans-faute samedi en match de groupe, terminant premiers du groupe D avec trois victoires en autant de matchs.

  • SPORTS – L’équipe malgache de basketball 3×3 face à l’équipe mexicaine de Monterrey pour les quarts de finale du Runball 2025

    SPORTS – L’équipe malgache de basketball 3×3 face à l’équipe mexicaine de Monterrey pour les quarts de finale du Runball 2025

    Antananarivo, 6 Juillet, 8h45 – Les Ankoay invaincus en phase de groupe. L’équipe de Madagascar qui participe au Runball 2025 termine première du groupe D au tournoi international de basketball qui se tient depuis samedi à la Réunion. Avec trois victoires, elle se qualifie en quarts de finale et devrait rencontrer l’équipe mexicaine de Monterrey, deuxième du groupe B, ce dimanche à 9h25, heure de Madagascar.

    Avec trois victoires en autant de matchs, les joueurs malgaches ont réalisé un parcours sans faute. Après des succès accrochés face à La Réunion (21–19) et USA Orlando (21–17), Madagascar a confirmé sa domination en s’imposant contre la Martinique sur le score de 21–15 lors de la dernière rencontre de groupe.

    Faisant partie des tournois de la catégorie Lite Quest, le Runball n’est pas qualificatif pour le World Tour, mais plutôt pour un événement Challenger. Il est notamment qualificatif pour le Challenger de Taiwan qui devrait permettre aux joueurs malgaches de gagner en expériences internationales.

  • CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    Antananarivo, 6 Juillet, 7h55 – D’où vient l’huile alimentaire récemment retirée du marché à Antsirabe? Quel a été son parcours jusqu’à son arrivée sur les étals du grossiste d’où elle a été saisie? “Une enquête est en cours pour retracer l’origine et le parcours de ces produits”, indique le ministère de l’Industrialisation et du commerce dans un communiqué publié samedi.

     

    Cette enquête fait suite à une analyse physico-chimique approfondie réalisée à la suite de la saisie de 56 cartons de l’huile alimentaire de la marque Roots par la direction régionale de l’industrialisation et du commerce d’Antsirabe. L’analyse scientifique des échantillons envoyés à l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires a “confirmé que les huiles issues du même lot de production ne sont pas propres à la consommation humaine”, rapporte le ministère dans son communiqué.

     

    Dans le rapport d’analyse de l’ACSSQDA diffusé sur les réseaux et authentifié par les autorités, il est indiqué que l’huile en question devrait encore “être raffinée avant la mise à la consommation humaine”. Le ministère de l’Industrialisation et du commerce évoque, pour sa part, une incertitude sur la date de péremption du produit saisi. Si l’étiquetage indique “une durée de conservation de 24 mois après la date de fabrication”, cette date est “inscrite en caractères arabes, ce qui rend la vérification de leur validité impossible selon les normes en vigueur”, poursuit le ministère.

     

    En attendant les résultats de l’enquête de traçabilité, les 56 cartons de 672 bouteilles saisis chez le grossiste à Antsirabe ont été détruits et incinérés jeudi. Les autres bouteilles appartenant au même lot et à la même marque que le produit suspect ont été retirées du marché.

     

    Depuis la multiplication récente des cas de toxi-infection alimentaire massive dans différentes régions du pays, le ministère en charge du Commerce et ses démembrements multiplient les activités de contrôle et d’inspection des denrées alimentaires sur le marché. C’est dans le cadre de ces inspections sur terrain que les inspecteurs de la direction régionale du Vakinankaratra ont identifié le lot suspect d’huile alimentaire envoyé pour contre-analyse. Le ministère appelle par ailleurs le public à renforcer leur vigilance et à signaler tout produit suspect via le numéro vert 961.

     

    Photo : MIC

  • DISPARITION DU NAVIRE AW – Les avions mauriciens survolent le Nord de Mayotte et le Nord des Comores 

    DISPARITION DU NAVIRE AW – Les avions mauriciens survolent le Nord de Mayotte et le Nord des Comores 

    Antananarivo, 5 Juillet, 20h30 – Deux vols effectués ce samedi par des avions mauriciens dans le cadre de la recherche du navire AW. Arrivés vendredi soir à Mahajanga, les aéronefs de la garde-côte mauricienne ont survolé le Nord de Mayotte puis le Nord des Comores ce samedi. “Ils effectuent deux vols de trois heures chacun”, rapporte le ministre coach de la région Boeny, Marson Abdullah Moustapha.

     

    “Ils disposent de matériels de pointe capables de sonder même le plus petit objet en mer”, poursuit le ministre. D’autres vols sont encore prévus dimanche sur d’autres zones si les recherches effectuées ce samedi ne donnent pas de bons résultats. Le patrouilleur Antsantsa est également à nouveau sorti en mer ce samedi pour renforcer les recherches.

     

    L’île Maurice avait été impliquée dans les recherches et les opérations de sauvetage depuis quelques jours. Dès que le navire a été signalé disparu, les autorités malgaches et comoriennes ont sollicité l’appui des gouvernements des îles soeurs pour leur prêter main forte dans les opérations de recherche et de sauvetage, rapporte le site web service-île-maurice.com.

     

    Dès le 18 juin, “le centre régional de coordination des secours maritimes basé à Port-Louis (MRCC) a activé un protocole d’urgence”, souligne le site service-île-maurice.com. La garde-côte mauricienne a déjà aussi “dépêché des patrouilleurs dans la zone Nord de Madagascar” et a envoyé “des messages d’alerte à tous les navires civils et commerciaux en activité dans la région pour signaler toute présence inhabituelle ou embarcation en dérive”.

     

    La même source indique également que “le ministère mauricien de la Défense a également mis à disposition un soutien satellite pour l’analyse des courants marins et la triangulation des derniers signaux enregistrés par le navire disparu”. Ayant quitté Mahajanga le 16 juin, le navire recherché n’a plus donné signe de vie après un dernier contact radio signalé quelques heures après son départ. Il devait rejoindre Anjouan avec 19 occupants dont 14 ressortissants malgaches et quatre citoyens comoriens. Un ressortissant afghan se trouve également sur le bateau.

     

    Photo : Mokhtar Salim Andriatomanga

  • Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Antananarivo, 5 Juillet, 14h30 – Madagascar ne veut plus attendre six ans avant d’avoir le prochain round des discussions sur les Îles Éparses avec la France. Dans ses “requêtes” à l’occasion de la deuxième commission mixte tenue le 30 juin à Paris, la délégation malgache a demandé “l’élaboration conjointe d’une feuille de route, incluant un mécanisme permanent de concertation, des réunions régulières, et un calendrier clairement défini d’un commun accord”.

     

    Pour la délégation malgache, il s’agira de “poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable” sur la question des Îles Éparses. Mais les réunions envisagées devraient aussi permettre, au-delà des discussions sur la souveraineté, de “mettre en place un cadre de partenariat” autour des Îles Éparses entre les deux parties.

     

    En ayant des échanges permanents avec l’Hexagone, la Grande île entend ne pas rester sur un statu quo mais avancer. Et si les discussions autour de la souveraineté devraient faire l’objet de plusieurs rencontres, elle espère que des décisions transitoires soient prises dans divers domaines de coopération. Cela inclut, entre autres, le droit des pêcheurs malgaches d’accéder librement dans les eaux et autour des Îles Éparses ou encore la possibilité des scientifiques malgaches de participer aux recherches sur ces îles et l’accès aux données scientifiques qui les concernent.

  • POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    Antananarivo, 5 Juillet, 12h35 – Un “signal d’alarme”. C’est ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) qualifie les récents chocs climatiques, la baisse de l’aide publique au développement, ainsi que la possible hausse des droits de douane américains sur les exportations malgaches. Ces facteurs pourraient coûter cher à Madagascar, alerte l’institution de Bretton Woods, qui s’exprimait jeudi à l’issue des deuxièmes revues de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande Île.

     

    Selon le FMI, l’enchaînement de ces chocs menace la croissance, d’autant que Madagascar reste fortement dépendant des financements extérieurs. Le représentant résident de l’institution dans le pays, Eklou Kodjovi, cite par exemple l’arrêt des activités de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), qui représenterait un manque à gagner équivalant à 1 % du PIB. À cela s’ajoute l’éventuelle hausse des droits de douane américains, qui fragiliserait les secteurs du textile et de la vanille, très tournés vers le marché américain.

     

    “Ce contexte complexe appelle à davantage d’agilité dans la conduite des politiques macroéconomiques”, affirme Eklou Kodjovi. Cela implique à la fois de soutenir l’économie et de protéger les populations les plus vulnérables, qui subiraient de plein fouet ces chocs.

     

    Une réallocation budgétaire vers les secteurs sociaux, notamment ceux soutenus jusque-là par l’USAID, est évoquée. Eklou Kodjovi rappelle à ce titre que des seuils minimaux de dépenses sociales sont prévus dans le cadre du programme appuyé par le FMI. “L’objectif, dans un tel contexte, est de préserver les dépenses sociales essentielles et de maintenir un filet de sécurité pour les plus fragiles”, explique-t-il.

     

    Face à l’incertitude, le FMI invite également les autorités malgaches à anticiper dès à présent le budget 2026. Il recommande d’y intégrer des mesures de contingence pour faire face à d’éventuels chocs, et d’en repenser les priorités de dépenses.