Catégorie : Actualité

  • SANTE PUBLIQUE – Un mort de plus signalé jeudi soir par l’HJRA suite à la suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza

    SANTE PUBLIQUE – Un mort de plus signalé jeudi soir par l’HJRA suite à la suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza

    Antananarivo, 4 Juillet, 9h20 – 23 morts confirmés sur 52 patients pris en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy suite à la suspicion d’empoisonnement survenue le samedi 14 juin à Ambohimalaza. L’établissement rapporte un nouveau décès jeudi soir. Avec les trois morts officiellement signalés en dehors de l’établissement d’Ampefiloha, au moins 26 personnes sont décédées à la suite de ce drame.

    Selon les mêmes sources hospitalières, 14 patients sont encore en cours de traitement dans l’établissement. 15 autres ont pu sortir de l’hôpital et rentrer chez eux après avoir reçu les soins nécessaires. Pour l’heure, la nature exacte de la substance à l’origine de l’intoxication n’a pas encore été officiellement communiquée ni par les autorités sanitaires ni par les autorités judiciaires qui avaient indiqué vouloir communiquer dès que les enquêtes connaissent une évolution.

    Le 14 juin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à Ambohimalaza pour une fête d’anniversaire. Le lundi 16 juin, au moins une dizaine de décès ont été signalés suite à cette fête après avoir consommé les repas servis durant l’événement. Depuis, d’autres personnes sont décédées.

    Après les expériences faites sur des souris de laboratoire, l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires a évoqué la présence de “produit hautement toxique et dangereux” dans les échantillons de vomi et de restes alimentaires donnés aux souris. Pour connaître la nature de ce produit, l’ACSSQDA a évoqué la “poursuite des investigations avec les échantillons prélevés et scellage effectué par l’équipe de la direction de la protection des consommateurs du ministère de l’Industrialisation et du commerce dans la salle de transformation”.

    Il était notamment question d’effectuer “une analyse bactériologique des restes alimentaires et des vomissements des patients atteints de la maladie”. Le président de la République avait annoncé que les analyses pour connaître la nature du produit ont été effectuées à l’étranger. “Nous sommes en attente de ces résultats” avait indiqué la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo dans ses dernières déclarations publiques sur ce sujet.

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  • TOURISME – Un besoin de 11 500 chambres supplémentaires d’ici 2028 pour compléter les 8 000 chambres recensées

    TOURISME – Un besoin de 11 500 chambres supplémentaires d’ici 2028 pour compléter les 8 000 chambres recensées

    Antananarivo, 3 Juillet, 18h15 – Une capacité de près de 20 000 chambres à atteindre. Madagascar devra se doter de 11 500 chambres d’hébergement supplémentaires pour pouvoir accueillir le million de visiteurs par an à l’horizon 2028. Pour l’heure, le pays compte un peu plus de 8 000 chambres, soit environ 15 000 lits répartis dans plusieurs centaines d’établissements. Un chiffre jugé insuffisant pour soutenir l’ambition de faire du tourisme un levier économique majeur.

     

    La priorité est donnée à la diversification de l’offre d’hébergement et à l’optimisation des structures existantes. Plusieurs initiatives concrètes ont déjà été lancées sur le terrain. Dans le même temps, les démarches de formalisation des structures d’accueil sont accélérées.

     

    L’État mise également sur la montée en compétence des acteurs locaux, avec le lancement du programme « Tourisme chez l’habitant », initié en février 2025 en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le projet propose des formations sur l’accueil, la gestion, la restauration et le marketing digital, afin d’encourager une offre de proximité, durable et professionnalisée.

     

    Ces actions coordonnées traduisent la volonté des autorités d’adapter l’écosystème touristique aux ambitions nationales, en misant à la fois sur l’extension de l’offre, la qualité de l’accueil et l’inclusion des territoires.

    Photo de Pixabay

  • PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    Antananarivo, 4 Juillet, 6h15 – Madagascar passe son deuxième examen. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé jeudi la deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande île. Une évaluation positive permet à Madagascar de bénéficier d’un décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part cette institution de Bretton Woods.

     

    Le FMI fait part de “résultats satisfaisants” et de “progrès notables”, en indiquant que tous les critères de performances quantitatifs à fin décembre 2024 pour la FEC avaient été remplis, avec trois des quatre objectifs indicatifs atteints. Et que seulement un des repères structurels qui avaient été fixés n’a pas été respectés, rapporte-t-il. Ce qui a permis à Madagascar de bénéficier d’un décaissement d’environ 50 millions de dollars dans le cadre de ce programme.

     

    Madagascar avait parallèlement adopté un nouveau cadre pour la séquestration du carbone forestier pour favoriser la participation du secteur privé au reboisement. Il s’agit d’une action que le pays devait entreprendre en matière environnementale, de même pour l’opérationnalisation du Fonds national de contingence pour la gestion des risques de catastrophes. La Grande île a ainsi pu obtenir un décaissement d’environ 56 millions de dollars au titre de l’accord FRD.

     

    Madagascar est néanmoins appelé à poursuivre ses efforts. C’est le cas de la mise en œuvre rapide du plan de redressement financier de la Jirama récemment adopté ou la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. C’est également le cas pour la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la gestion des finances publiques et le processus d’investissement public ou encore la mise en œuvre rapide de la stratégie gouvernementale de lutte contre la corruption, lance le Fonds monétaire international.

  • MONDE DES AFFAIRES – Le secteur privé malgache composé à moins de 1% par les grandes entreprises en 2022, d’après la BAD

    MONDE DES AFFAIRES – Le secteur privé malgache composé à moins de 1% par les grandes entreprises en 2022, d’après la BAD

    Antananarivo, 3 Juillet, 16h15 – Les grandes entreprises représentent moins de 1 % des 332 000 entreprises du secteur privé formel à Madagascar en 2022. La grande partie, soit près de 93 % étaient des entreprises individuelles, selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en juin.

    Ces grandes structures opèrent principalement dans les secteurs extractif, pétrolier et bancaire. Les micro et petites entreprises, elles, dominent le commerce, l’agro-industrie, le textile et le bois, précise l’institution panafricaine.

    La compétitivité du tissu entrepreneurial reste limitée, poursuit encore la BAD, en raison de l’insuffisance des infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications. Les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité constituent un obstacle majeur à l’investissement privé. Les coupures fréquentes de l’électricité fournie par la société nationale Jirama, contraignent de nombreuses entreprises à produire elles-mêmes leur électricité, ce qui augmente leurs coûts.

    La Banque mondiale avait déjà proposé des pistes pour stimuler la croissance : renforcer les capacités productives, faciliter la réaffectation des ressources vers des entreprises plus performantes et encourager l’entrée de nouvelles structures.

    Pour l’heure, la productivité des entreprises reste pénalisée par des facteurs externes comme l’accès limité au financement, les compétences inadéquates de la main-d’œuvre, les lacunes profondes en matière d’infrastructures ou encore le manque de fiabilité des services publics. Aussi, l’allègement de ces contraintes pourrait débloquer une croissance rapide de la productivité, avec des implications positives pour l’emploi, la pauvreté et le bien-être des ménages, soutient la Banque mondiale.

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  • HAUTE MATSIATRA – Plusieurs mesures annoncées pour améliorer l’approvisionnement en eau à Fianarantsoa

    HAUTE MATSIATRA – Plusieurs mesures annoncées pour améliorer l’approvisionnement en eau à Fianarantsoa

    Antananarivo, 3 Juillet, 12h45 – La ville de Fianarantsoa est aussi touchée par le problème d’approvisionnement en eau. Elle enregistre un déficit de production estimé à 8 000m3 par jour. Selon le Conseil des ministres, cette situation est due à la dégradation avancée des infrastructures de production d’eau et à l’usure des canalisations de distribution. Des problèmes que la plupart des grandes villes malgaches rencontrent actuellement.

    Pour faire face à ce problème, le Conseil des ministres tenu mercredi dans cette localité annonce des mesures à prendre pour remédier la situation. Ces mesures concernent la réhabilitation et l’équipement des centres de production d’eau existants, ainsi que la poursuite des travaux entamés dans les centres d’Ankidoana et d’Ambanimaso. Des travaux d’aménagement seront également entrepris au niveau des sites d’Andohabevava, d’Ankijana I et II afin d’augmenter la capacité de production d’eau jusqu’à 18 000 m³ par jour.

    Parallèlement, les autorités entendent réhabiliter intégralement les réservoirs et les conduites d’eau répartis à travers toute la ville pour garantir une meilleure distribution et une sécurisation durable de l’approvisionnement.

  • FOOTBALL – Gianni Infantino attendu à Madagascar pour l’inauguration du centre de Carion, selon Alfred Randriamanampisoa

    FOOTBALL – Gianni Infantino attendu à Madagascar pour l’inauguration du centre de Carion, selon Alfred Randriamanampisoa

    Antananarivo, 3 Juillet, 12h15 – Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) devrait faire un déplacement à Madagascar d’ici la fin de l’année. A en croire Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF), le patron du football mondial est prévu à inaugurer le Centre technique national (CTN) de Nandihizana, Carion, en cours de réhabilitation.

    Il s’agit d’un deuxième déplacement de Gianni Infantino à Madagascar. L’Italien était déjà venu dans la Grande ile en 2019. Avant lui, d’autres dirigeants de la Fifa se sont déjà rendus dans le pays à l’instar de Joseph Blatter. Il a fait le déplacement à Madagascar en mars 2010 pour l’inauguration de ce centre de Carion. Michel Platini alors haut responsable au niveau de cette instance dirigeante du football mondial avait inauguré la maison du football, siège de la fédération à Isoraka en 2005.

    C’est pour l’inauguration des travaux de réhabilitation de centre que l’Italien va faire le déplacement sur la Grande Île. A en croire le président de la FMF, le CTN devait servir de centre de pilote pour la Fifa, une fois les travaux finis.

    Le numéro un du football malgache a annoncé lors d’un point de presse qui s’est tenu à Isoraka, mercredi, que la fin des travaux est prévue vers le mois de septembre. Actuellement, l’entreprise en charge des travaux est en train de déposer les vitres et les portails. L’architecture du centre reste la même, ajoute-t-il.

    Le CTN de Carion sera équipé d’une tribune qui pourra accueillir 600 spectateurs. Les travaux sont également en cours, poursuit-il. Concernant l’aire de jeux, le président de la FMF ajoute que c’est la Fifa qui devait offrir le tapis. Ce terrain « pourrait accueillir des matchs internationaux » souligne Alfred Randriamanampisoa.

  • DIPLOMATIE – Madagascar supprime les frais de visa pour les délégations officielles du Sommet de la SADC

    DIPLOMATIE – Madagascar supprime les frais de visa pour les délégations officielles du Sommet de la SADC

    Antananarivo, 3 Juillet, 10h45 – Visa gratuit. Les autorités malgaches ont décidé mercredi en Conseil des ministres de supprimer les frais de visa pour les membres des délégations officielles au Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu au mois d’août ainsi qu’à tous les participants aux réunions préparatoires liées au Sommet. L’Objectif est de faciliter l’organisation de cet événement régional d’envergure.

    Dans son communiqué, le gouvernement précise que cette mesure vise à simplifier les procédures d’entrée sur le territoire pour les représentants des pays membres et partenaires de la SADC, attendus en nombre dans les semaines à venir. Il souligne qu’il s’agit des usages diplomatiques en vigueur pour l’accueil des réunions internationales. En sa qualité de président en exercice de la SADC qui court du mois d’août 2025 au juillet 2026, Madagascar a l’obligation d’organiser toutes les réunions officielles de l’organisation durant son mandat. Cela inclut non seulement le sommet lui-même, mais aussi les différentes réunions de cette organisation régionale.

  • MUSIQUE – Des rencontres musicales autour du jazz avec Glocal Jazz Haïti / Madagascar

    MUSIQUE – Des rencontres musicales autour du jazz avec Glocal Jazz Haïti / Madagascar

    Antananarivo, 3 Juillet, 9h05 – Une table ronde consacrée jazz à l’Institut français de Madagascar (IFM), ce vendredi. Cet événement s’inscrit dans Glocal Jazz, une série de rencontres scientifiques et culturelles organisées du 2 au 4 juillet à Antananarivo, portée par l’Université Paris Cité, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et leurs partenaires malgaches et haïtiens. L’initiative propose une réflexion sur les circulations culturelles à travers le prisme du jazz.

    La table ronde réunira chercheurs et artistes pour échanger sur la place du jazz dans les dynamiques identitaires et les échanges transocéaniques entre Haïti, Madagascar et La Réunion. Plusieurs intervenants prendront la parole: Maud Laëthier, Julien Mallet, Guillaume Samson, Claude Alain Randriamihaja et Thurgot Théodat.

    La discussion explorera les liens entre création musicale, mémoire, histoire et patrimoine. Elle mettra en lumière comment le jazz, à la fois musique universelle et profondément ancrée dans les territoires, devient un vecteur de dialogue interculturel et un objet d’étude pour les sciences sociales.

  • IMPORTATION – Le volume du riz importé pour les cinq premiers mois de 2025 déjà largement supérieur au total annuel en 2024

    IMPORTATION – Le volume du riz importé pour les cinq premiers mois de 2025 déjà largement supérieur au total annuel en 2024

    Antananarivo, 3 Juillet, 7h55 – Une forte hausse. Le volume du riz mis à la consommation durant toute l’année 2024 est déjà largement dépassé par la quantité du riz importé et mis à la consommation à Madagascar durant les cinq premiers mois de cette année. Si le volume total de riz importé mis à la consommation s’établissait à environ 262 100 tonnes, en 2024, il tourne autour de 348 500 tonnes pour les cinq premiers mois de cette année, si on se réfère aux données rapportées dans les tableaux de bord économique de la direction générale des Douanes (DGD).

    Le montant CAF de ces 348 500 tonnes de riz importé durant les cinq premiers mois de 2025 s’élève à 795,8 milliards d’ariary. Pour la même période en 2024, ce volume s’élevait à 121 900 tonnes pour un montant CAF de 307 milliards d’ariary. C’est soit une hausse de 185,89% en volume et 159,22% en valeur.

    La Banky foiben’i Madagasikara avait fait part au mois de mai d’importations massives de riz au premier trimestre de cette année. Celles-ci ont été effectuées afin d’éviter des pénuries mais également pour stabiliser les prix de ce produit sur le marché, selon ce qu’avait expliqué la BFM dans sa Note de conjoncture économique à l’époque.

    Il avait été expliqué que les mauvaises conditions climatiques avaient engendré un déséquilibre entre l’offre et la demande de riz sur le marché local. C’est pourquoi des importations massives avaient été effectuées pour garantir un approvisionnement suffisant sur le marché national. Et il y a d’un côté la reprise des exportations indiennes qui avait fait baisser les cours mondiaux et qui avait stimulé l’accroissement du volume importé, avait exposé la BFM.

  • CINEMA – Canal Olympia Iarivo baisse définitivement le rideau

    CINEMA – Canal Olympia Iarivo baisse définitivement le rideau

    Antananarivo, 2 Juillet, 15h45 – La salle Canal Olympia Iarivo ferme ses portes après six années d’activités. L’annonce a été faite ce jour sur la page officielle de Canal Olympia, marquant ainsi la fin d’un espace culturel et cinématographique qui avait trouvé sa place dans le paysage urbain d’Antananarivo. Ouverte en 2018, la salle a accueilli des projections de films, des concerts, des événements culturels et des avant-premières, devenant un lieu fréquenté par un large public.

    Contactée au téléphone, Norotiana Razafindrabe, responsable de salle auprès de Canal Olympia Iarivo, confirme que cette fermeture s’inscrit dans un changement de stratégie global du groupe Canal+. “C’est le changement de politique auprès du groupe Canal+ qui conduit à cette fermeture”, explique-t-elle. Cette décision concerne non seulement Madagascar, mais aussi d’autres pays. L’ensemble du réseau des salles Canal Olympia à travers l’Afrique est amené à cesser progressivement ses activités selon toujours la responsable.

    Cette fermeture soulève des interrogations quant à l’accès aux espaces de diffusion culturelle dans la capitale. Elle marque également la fin d’un projet panafricain qui visait à renforcer l’offre culturelle sur le continent. Aucun calendrier officiel n’a été communiqué sur la fermeture des autres salles, mais le retrait progressif du groupe semble désormais enclenché.