Catégorie : Actualité

  • DIPLOMATIE – La nomination de Marc Dillard en tant qu’ambassadeur des États-Unis à Madagascar en attente de la confirmation du Sénat

    DIPLOMATIE – La nomination de Marc Dillard en tant qu’ambassadeur des États-Unis à Madagascar en attente de la confirmation du Sénat

    Le nom du futur ambassadeur des États-Unis à Madagascar connu. Le choix de Donald Trump, président américain, s’est porté sur Marc Dillard, diplomate de carrière. Mais sa nomination et son arrivée sur la Grande île doivent encore être confirmées par le Sénat.

    Membre du Senior Foreign Service avec le rang de Minister-Counselor, Marc Dillard compte près de trois décennies d’expérience au Département d’État américain. Il a notamment été Deputy Chief of Mission puis chargé d’affaires a.i. à l’ambassade des États-Unis à Nairobi, au Kenya, de 2022 à juillet 2025.

    Son parcours comprend également des postes à Budapest, en Hongrie, à Kinshasa en RDC, à Lilongwe au Malawi, à Tokyo au Japon, à Séoul en Corée du Sud et à Sofia en Bulgarie. Il a aussi dirigé à Washington un bureau chargé de la politique économique et de la diplomatie publique au sein du Département d’État.

    Sa nomination a été transmise avec une longue liste de propositions d’ambassadeurs dans d’autres pays du monde vendredi dernier. Aux États-Unis, les ambassadeurs sont nommés par le président, mais doivent obtenir le consentement du Sénat. Le candidat est d’abord examiné par la Commission des relations extérieures du Sénat, qui peut procéder à une audition publique. Si la commission approuve la nomination, celle-ci est soumise à l’ensemble du Sénat pour un vote.

  • AFROBASKET U18 – Madagascar reste à la deuxième place du groupe B après la défaite face au Mali dimanche

    AFROBASKET U18 – Madagascar reste à la deuxième place du groupe B après la défaite face au Mali dimanche

    Les Ankoay perdent leur duel face aux Aiglons du Mali, dimanche au Palais des sports de Treichville à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’équipe nationale malgache s’est inclinée 44 à 53 pour son dernier match de groupes à l’Afrobasket U18. Madagascar termine donc à la deuxième place de la poule B, derrière le Mali.

    A’Ranty Rasetrarivony, qui était encore le meilleur joueur malgache de ce match, et ses coéquipiers concèdent leur première défaite lors de cette compétition. Lors des deux premières journées, Madagascar a battu tour à tour le Gabon et le Maroc.

    Le Mali, champion en titre, débute la rencontre avec un statut de favori. Mais les jeunes Malgaches ont longuement titillé leur adversaire. Lors du premier quart-temps (1 à 11), les protégés de Tojo Rasamoelina ont, certes, trébuché face à une forte défense malienne, alternant pertes de balle et maladresses au panier.

    Mais les Ankoay ont montré un autre visage lors du deuxième quart-temps en dominant leur adversaire et améliorant leur adresse au panier. Porté par un A’Ranty Rasetrarivony en feu, les jeunes Malgaches remportent ce duel 22 à 9. Les deux équipes rentrent au vestiaire avec un score de 23 à 20 à l’avantage de Madagascar.

    Au retour des vestiaires, les Aiglons ont intensifié leur défense. Asphyxiés, les Ankoay sans la magie d’A’Ranty Rasetrarivony n’arrivent presque pas à trouver la faille. Le Mali remporte ce troisième quart-temps 11 à 20 et est devant au score 34 à 40. Lors du dernier quart-temps, les Malgaches ont essayé de revenir au score, mais, les champions en titre l’emportent encore 10 à 13.

    Avec cette première défaite Tojo Rasamoelina devrait trouver de solution afin de limiter les pertes de balle et d’augmenter la réussite en lancer-franc. Les autres joueurs devraient aussi montrer leur qualité. Sans le numéro 10 sur terrain, l’équipe se trouve en difficulté. L’adversaire des Ankoay en quarts de finale sera connu après la dernière journée de la phase de groupes, ce lundi.

  • MÉMORANDUM D’ENTENTE – La Chambre économique Canada Dubaï GCC envisage 3,05 milliards d’euros d’investissements à Madagascar dans le secteur des transports

    MÉMORANDUM D’ENTENTE – La Chambre économique Canada Dubaï GCC envisage 3,05 milliards d’euros d’investissements à Madagascar dans le secteur des transports

    Des milliards d’euros d’investissement dans l’air. La Chambre économique Canada Dubaï GCC et Madagascar ont signé vendredi à Anosy un mémorandum d’entente (MoU) ouvrant des perspectives d’investissements pouvant atteindre 3,05 milliards d’euros dans le secteur des transports. Les 300 premiers millions d’euros doivent notamment financer les études de faisabilité des premiers projets. L’accord a été signé par le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Andrianavalona Ramanambola, et Vincent Bernier, président de la Chambre économique Canada Dubaï GCC.

    Selon le communiqué du ministère en charge des Transports, la première phase doit notamment servir à financer les études techniques et les études de faisabilité nécessaires au lancement des projets prioritaires. Les premières interventions envisagées concernent les infrastructures portuaires et aéroportuaires, avec la modernisation des installations, le renouvellement des équipements et le renforcement des dispositifs de gestion et de sécurité. Le transport fluvial figure également parmi les secteurs ciblés.

    Une deuxième phase prévoit 750 millions d’euros supplémentaires à moyen terme. Elle doit permettre de renforcer plusieurs infrastructures stratégiques, notamment à travers l’extension des principaux ports et la modernisation des installations aéroportuaires. Des investissements sont également envisagés dans le réseau ferroviaire, en particulier sur les axes présentant le plus fort potentiel économique. À plus long terme, 2 milliards d’euros sont envisagés pour les grands projets du réseau ferroviaire national et l’intégration de nouvelles technologies dans les infrastructures portuaires.

    Basée à Dubaï, la Chambre économique Canada Dubaï GCC se présente comme une plateforme destinée à renforcer les relations économiques entre le Canada, les Émirats arabes unis et les pays du Conseil de coopération du Golfe. Elle accompagne notamment ses entreprises membres dans leur développement international et la mise en place de partenariats commerciaux et d’investissement. La signature du MoU doit ainsi permettre d’identifier et de préparer les projets susceptibles de bénéficier de ces investissements, avec les études de faisabilité prévues comme première étape.

  • SOLIDARITÉ – Etat et association se mobilisent pour soutenir les commerçants sinistrés après l’incendie du Bazary Kely de Toamasina

    SOLIDARITÉ – Etat et association se mobilisent pour soutenir les commerçants sinistrés après l’incendie du Bazary Kely de Toamasina

    La solidarité s’organise à Toamasina après l’incendie qui a ravagé le marché de Bazary Kely dans la nuit du 2 au 3 août. L’Etat, les associations et différents acteurs se mobilisent pour venir en aide aux commerçants sinistrés. L’objectif commun est de leur permettre de reprendre rapidement leurs activités.

    Les 5 et 6 août derniers, l’aide de l’Etat est arrivée à Toamasina. La première vague était composée de 7 500 tôles, de 96 tonnes de ciment et de clous. Une deuxième dotation de 60 tonnes de ciment est ensuite venue compléter cette assistance.

    Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures a également apporté son soutien le 7 août, avec 43 sacs de riz, 100 tôles, 10 millions d’Ariary, une carte carburant d’une valeur de 5 millions d’Ariary ainsi que 166 sacs de ciment.

    Dans le cadre de ses actions de solidarité, l’association Fanjiry de la Première dame Elisa Randrianirina, s’est également rendue à Toamasina samedi pour apporter son soutien aux commerçants sinistrés. L’association a notamment remis 65 tonnes de riz, soit près de 1 300 sacs, aux victimes. Une partie de cette aide a été distribuée directement aux commerçants concernés.

    L’Unité de coordination pour la reconstruction de Toamasina assure la distribution des aides destinées aux commerçants des 2 416 kiosques détruits par l’incendie. La reconstruction des kiosques a déjà commencé. Certains commerçants optent pour des structures en dur, tandis que d’autres reconstruisent leurs étals en bois, afin de pouvoir reprendre leurs activités le plus rapidement possible.

  • MOBILITÉ – La route devant le stade Barea coupée à la circulation pour les trois prochains mois, celle devant Sainte Famille réduite de moitié

    MOBILITÉ – La route devant le stade Barea coupée à la circulation pour les trois prochains mois, celle devant Sainte Famille réduite de moitié

    Une nouvelle organisation de la circulation à Mahamasina à partir de ce lundi et jusqu’au 31 octobre. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) annonce des restrictions de circulation et le déplacement de plusieurs arrêts de taxi-be autour du secteur de l’Institution Sainte Famille et du stade Barea de Mahamasina. Cette réorganisation fait toujours suite aux travaux  prévus dans le cadre de la phase 2 du programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2). 

    Selon un avis publié ce week-end, l’axe allant de l’établissement Sainte famille jusqu’au commissariat de police du 5ème arrondissement de Mahamasina ne sera ouvert que sur une demi-chaussée. La route longeant le stade Barea, elle, sera totalement fermée à la circulation. L’axe situé devant le commissariat, sur la route Rakotobe, pour sa part, reste fermé dans le cadre du chantier consistant à construire ou à élargir les canaux d’évacuation d’eau sous les chaussées

    Les perturbations concernent également les transports en commun. Les taxi-be des lignes 125, 184, 127, 128 et 015, qui stationnent actuellement près du CEG Antanimbarinandriana, seront déplacés vers le parking automobile d’Antanimbarinandriana. Le jeudi, jour de marché, leur arrêt sera transféré à proximité de l’Ekar Saint-Joseph Amparibe, précise la CUA.

    Des itinéraires de déviation sont prévus pour les véhicules concernés par les fermetures. Ceux circulant de Sainte-Famille vers Gerb’Or Mahamasina devront passer par le CEG Antanimbarinandriana, rejoindre le rond-point du Sénat à Anosy, puis emprunter la Cité des Jardins avant de reprendre leur itinéraire habituel. Dans l’autre sens, les véhicules venant du tunnel d’Ambohidahy en direction d’Ankadilalana devront également passer par le rond-point du Sénat à Anosy, puis par la Cité des Jardins avant de poursuivre leur trajet.

    La CUA appelle les usagers à respecter la signalisation et les consignes de circulation mises en place sur les axes concernés afin de faciliter les déplacements et le déroulement des travaux. Les automobilistes sont invités à anticiper leurs trajets pendant cette période, prévue jusqu’au 31 octobre 2026.

  • DROITS D’AUTEUR – L’Omda appelle au retrait des copies numériques de théâtres radiophoniques diffusées sans autorisation

    DROITS D’AUTEUR – L’Omda appelle au retrait des copies numériques de théâtres radiophoniques diffusées sans autorisation

    Rappel à l’ordre. L’Office malgache du droit d’auteur (Omda) demande le retrait des théâtres radiophoniques diffusés sans autorisation sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, ainsi que la suppression des copies numériques de ces contenus conservées sur les différents supports. L’appel concerne principalement les œuvres reproduites et mises en ligne sans l’accord préalable de leurs auteurs ou ayants droit.

    Dans un communiqué, l’Omda indique avoir constaté une multiplication des cas d’enregistrements et de diffusion de ces émissions radiophoniques, sans autorisation préalable des créateurs ou des stations de radio concernées. L’organisme rappelle que les œuvres de l’esprit sont protégées par la législation malgache sur le droit d’auteur dès leur création. 

    Soulignant la nécessité d’une autorisation préalable et écrite de l’auteur ou du titulaire de ses droits pour tout enregistrement sonore, ou toute reproduction et toute communication au public d’une œuvre, l’Office considère que “l’utilisation, le partage ou la diffusion de contenus sans autorisation constitue une violation des dispositions relatives au droit d’auteur”. Toute infraction peut alors être “assimilée à une contrefaçon, susceptible d’entraîner des sanctions judiciaires”, poursuit-il. 

    Dans son communiqué, l’Omda n’évoque pas de mesures contre les éventuels contrevenants. Il n’en demande pas moins qu’il soit mis fin à toute atteinte aux droits d’auteur. D’où l’appel à la suppression de l’ensemble des contenus diffusés sans autorisation sur les réseaux sociaux et les différentes plateformes numériques, ainsi que de tous les fichiers qui pourraient porter atteinte aux droits d’auteur conservés sur leurs différents supports de stockage. “La possibilité de reproduire ou de partager facilement une œuvre sous format numérique ne constitue pas une autorisation de l’utiliser ou de la diffuser librement”, insiste l’Omda.

     

  • BASKETBALL – Madagascar défie le Mali pour la première place du groupe B à l’Afrobasket U18

    BASKETBALL – Madagascar défie le Mali pour la première place du groupe B à l’Afrobasket U18

    Un combat des aiglons. Les Ankoay affrontent les Aiglons du Mali pour la dernière journée de la phase de groupe à l’Afrobasket U18 en Côte d’Ivoire. La sélection malgache défie le champion en titre pour la première place du groupe B ce dimanche à 22h30, heure de Madagascar.

    La dernière confrontation entre Madagascar et le Mali date de 2022, lors des demi-finales de l’Afrobasket U18 qui se sont deroulées à Antananarivo. L’équipe nationale malgache a pris le dessus face à la sélection malienne et s’est alors qualifiée pour la finale perdue face à l’Egypte. 

    Ce dimanche à 22h30, heure de Madagascar, c’est un autre match. Ces deux équipes sont encore invaincues en deux matchs et les Maliens partent favoris pour cette confrontation au Palais des Sports de Triechville à Abidjan. 

     

  • ÉVÉNEMENT – Deux jours au jardin d’Antaninarenina pour faire redécouvrir aux enfants les jeux traditionnels malgaches

    ÉVÉNEMENT – Deux jours au jardin d’Antaninarenina pour faire redécouvrir aux enfants les jeux traditionnels malgaches

    Deux jours pour se déconnecter des écrans et redécouvrir les jeux d’autrefois. Les jeux traditionnels Malagasy seront à l’honneur les 15 et 16 août prochains au Jardin d’Antaninarenina, à l’occasion de “Zara Lalao”, un événement culturel et solidaire organisé par l’association Sombiny Haiko. Cette initiative vise à la fois à valoriser le patrimoine culturel malgache et à mobiliser des ressources en faveur des enfants les plus vulnérables.

    Lors de cet événement, le public pourra redécouvrir plusieurs jeux traditionnels, à travers des démonstrations, des espaces de jeux et des ateliers créatifs. Parmi les activités prévues figurent notamment le “Vitsilihy”, “Raosy Jamba”, “Sabaka”, “Jomaka”, “Kanety”, “Zoera” et “Tsobato”, ainsi qu’un atelier dédié à la fabrication de “Papango” ou cerf-volant. Des stands d’exposition permettront également aux partenaires et aux artisans de présenter leurs activités. 

    L’événement sera aussi rythmé par des spectacles de chant et de danse. Plusieurs artistes malgaches se produiront sur scène. L’objectif est de proposer un rendez-vous familial, tout en renforçant les liens entre les générations autour des pratiques culturelles malgaches. Et “afin de permettre à chacun de contribuer à cette dynamique de solidarité, des urnes de collecte de dons seront installées sur le site de l’événement”, a indiqué l’association.

    Créée en octobre 2025, l’association Sombiny Haiko regroupe des chanteuses et animatrices malgaches vivant à Madagascar et au sein de la diaspora. Elle mène des actions dans les domaines de l’éducation, de l’alimentation et de la santé au bénéfice des enfants vulnérables. A travers “Zara Lalao”, l’association souhaite également renforcer ses actions sociales. Actuellement, 120 enfants bénéficient de ses interventions, avec l’ambition d’élargir progressivement cette aide, notamment aux élèves de l’Akany Onjasoa de Toamasina, qui compte environ 1 500 élèves. L’association prévoit également d’étendre le concept à d’autres villes, notamment Antsirabe, Toamasina et dans le Sud, avant un déploiement international, en commençant par Paris.

  • RIZICULTURE – Les semences mères améliorées égyptiennes remises au Fofifa pour contrôle sanitaire, mise en quarantaine et expérimentation

    RIZICULTURE – Les semences mères améliorées égyptiennes remises au Fofifa pour contrôle sanitaire, mise en quarantaine et expérimentation

    Des contrôles phytosanitaires avant toute expérimentation. Les semences mères améliorées de riz offertes à Madagascar par l’initiative égyptienne “Futur d’Egypte” ont été remises au Centre national de recherche appliquée au développement rural pour être soumises aux contrôles sanitaires, à une mise en quarantaine et à des expérimentations. “Le Fofifa, en tant que centre de recherche pour l’agriculture, est l’entité ayant l’expertise et les expériences nécessaires” pour ces étapes, souligne le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, durant la remise des semences au siège du ministère la semaine dernière.

    Selon le ministre, l’objectif sera notamment d’évaluer le potentiel et l’adaptation des semences aux différentes conditions agroclimatiques de Madagascar. “Cette variété de riz est une variété qui s’adapte aux conditions les plus difficiles mais qui a aussi un rendement très élevé”, confie le ministre dans la déclaration-vidéo partagée par le ministère. “Les expérimentations que nous allons mener nous permettront de voir quels seront les sites les plus adaptés à cette variété de façon à ce que nous en tirions le maximum de bénéfices”, ajoute-t-il. 

    Dans son discours à l’occasion de la célébration du jubilé du trentenaire de l’Eglise Apokalipsy, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, avait encore rappelé la performance de cette variété de riz égyptienne qui, selon lui, se développe dans le désert. “Les Egyptiens cultivent du riz sur une terre désertique”, souligne-t-il. “Je me suis alors demandé pourquoi dans mon pays où il y a de l’eau et des forêts, on n’arrive pas à produire autant mais on importe du riz”, s’interroge-t-il, remerciant en même temps les autorités égyptiennes d’avoir offert ces semences à Madagascar, mais aussi de prévoir l’arrivée de techniciens égyptiens pour former les techniciens malgaches. 

    Pour le ministère en charge de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, cette nouvelle variété de riz devrait alors contribuer à permettre à la Grande île d’“atteindre la souveraineté alimentaire”, mais aussi d’“améliorer les revenus des paysans producteurs en leur permettant d’augmenter leur productivité”. Mais toutes les procédures doivent être respectées aussi bien avant toute expérimentation qu’avant  toute utilisation à grande échelle, insiste le ministre. “Le ministère assure que ces semences ramenées d’Egypte respecteront toutes les procédures sanitaires et de protection des cultures”, martèle-t-il.

    Dans son rapport public de 2025 publié en mars 2026, la Cour des comptes avait dénoncé la distribution en février 2025 de semences de riz contaminées dans plusieurs localités de la Grande île. A en croire la Cour des comptes, des semences contaminées ont été acheminées et distribuées avant la sortie des résultats des analyses demandées par la direction de la protection des végétaux au sein du ministère. Les semences qui avaient alors été distribuées avaient commencé à contaminer des variétés de riz local avant d’être stoppées, amenant la Cour des comptes à évoquer une “faute lourde”, mettant en péril la riziculture nationale”. 

    Le ministère rassure également sur le fait que la variété de riz qui sera expérimentée ne remplacera pas les variétés de riz déjà utilisées à Madagascar. Les variétés locales continueront à être utilisées, tandis que les résultats des expérimentations permettront de déterminer si les semences égyptiennes peuvent les compléter. Le directeur général du Fofifa, Jean Michel Leong Pock Tsy, estime également que les essais permettront de déterminer ce qui peut être adapté aux besoins des agriculteurs malgaches, sans remettre en cause les variétés déjà développées localement.

  • PARTENARIAT – Une convention avec une société indienne spécialisée en santé pour faciliter l’accès des patients malgaches à la dialyse

    PARTENARIAT – Une convention avec une société indienne spécialisée en santé pour faciliter l’accès des patients malgaches à la dialyse

    Une baisse des coûts de la dialyse dans le viseur. Les autorités espèrent que les offres de soins, dont les traitements liés aux problèmes rénaux, seront améliorées grâce au partenariat conclu par l’Etat malgache avec Lifenity International, une société indienne spécialisée dans les sciences et services de santé. La convention signée vendredi entend renforcer les services de santé dans le pays, avec une priorité accordée à la prise en charge des patients nécessitant de la dialyse. Selon les informations communiquées par la présidence entre 500 à 3 000 personnes ont besoin de ce traitement à Madagascar.

    Le coût de la dialyse reste un lourd fardeau pour de nombreux malades sur la Grande île. Une séance coûte en moyenne 200 000 ariary, alors qu’une personne atteinte d’insuffisance rénale doit généralement en suivre trois par semaine. L’idée est alors d’alléger cette charge financière en développant des offres de soins dans les six provinces du pays de façon à faciliter l’accès des malades à ce traitement indispensable. Les autorités assurent que le tarif de la dialyse sera fortement réduit grâce à cette collaboration, permettant aux personnes concernées d’y accéder plus rapidement et dans de meilleures conditions.

    La cérémonie de signature de partenariat ce vendredi à Ambohitsirohatra s’est déroulée en présence du président de la Refondation, le Colonel Michael Randrianirina. Celui-ci a déclaré que “l’accès aux soins adaptés, respectueux de la dignité humaine et répondant aux besoins de chacun est un droit fondamental des citoyens. Les Malgaches méritent de bénéficier d’un système de santé efficace et fiable dans leur propre pays”. Le chef de l’Etat a également réaffirmé la volonté du Gouvernement d’encourager les partenariats destinés à améliorer la qualité des soins à Madagascar. Il a appelé l’ensemble des parties prenantes à accélérer la mise en œuvre de ce projet afin que la population puisse bénéficier rapidement de ses retombées.