Catégorie : Actualité

  • ELECTIONS – Les acteurs électoraux appelés à renforcer la sensibilisation sur l’inscription aux listes électorales

    ELECTIONS – Les acteurs électoraux appelés à renforcer la sensibilisation sur l’inscription aux listes électorales

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral à renforcer la sensibilisation de la population sur l’inscription aux listes électorales. A part la Ceni, les partis politiques, les sociétés civiles et les différents acteurs de la vie nationale ont également la responsabilité d’informer et d’expliquer ces démarches à la population, souligne le président de l’organe de gestion des élections, Thierry Rakotonarivo.

    Deux semaines après le début de l’opération d’inscription dans les nouvelles listes électorales, la Ceni rappelle que cette mission ne relève pas uniquement de ses services ou des commissions chargées du recensement des électeurs. Les partis politiques, la société civile et les différents acteurs de la vie nationale sont notamment invités à informer et à sensibiliser la population sur l’existence de l’opération, les conditions d’inscription ainsi que l’importance de cette démarche.

    La Ceni encourage également chacun à inciter son entourage à s’inscrire sur les listes électorales. La Commission insiste par ailleurs sur une confusion entre l’enregistrement biométrique et l’inscription sur les listes électorales, qui pourrait persister au sein de la population, mais qui sont deux opérations bien distinctes. Le fait d’avoir déjà effectué un recensement biométrique ne dispense donc pas automatiquement d’une inscription sur les listes électorales. “Ce sont deux opérations différentes dans la vie nationale”, rappelle Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni.

  • CARBURANT – Jusqu’à 800 ariary d’écart par litre entre les achats habituels de la Jirama et l’importation directe par l’Etat, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    CARBURANT – Jusqu’à 800 ariary d’écart par litre entre les achats habituels de la Jirama et l’importation directe par l’Etat, selon le Colonel Michaël Randrianirina

    “Un écart conséquent”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, présent à Toamasina pour l’accueil du tanker Sunda One, chargé de plus de 60 000m3 de gasoil pour la Jirama, donne plus de détails sur les avantages financiers de l’importation directe de ce carburant par l’Etat. Il parle d’un “écart conséquent”, une “somme importante allant de 600 ariary à 800 ariary par litre en fonction des fluctuations” des cours internationaux entre le coût du carburant acheté par la Jirama sur son circuit habituel et le prix du carburant directement importé par l’Etat.

    Le chef de l’Etat présente cette différence de prix comme l’un des arguments en faveur de l’importation directe de carburant par l’Etat. “Je ne dis pas que les partenaires habituels sont mauvais, mais notre initiative a été lancée pour sauver la Jirama”, assure-t-il. Espérant que la Jirama fera une bonne gestion de son carburant, il indique que les autorités seront particulièrement attentives sur ce point.

    Le Colonel Michaël Randrianirina ne précise cependant pas à quel niveau de la chaîne d’approvisionnement cet écart de 600 à 800 ariary par litre est calculé. Dans le cadre de la nouvelle organisation de l’approvisionnement de la Jirama, la State Procurement of Madagascar (SPM SA), l’entité habilitée par l’Etat pour assurer l’importation du carburant, doit prendre en charge les coûts du stockage, du transport et de la distribution en utilisant les licences de la Jirama.

    Comme indiqué par Guillot Ramilison, directeur général de la SPM, l’Etat prévoit de recourir aux infrastructures de stockage existantes, dont celles de la Logistique Pétrolière SA (LPSA), ainsi qu’aux capacités de stockage de la Jirama. Par ailleurs, le terminal pétrolier de Toamasina a déjà été réquisitionné pour accueillir le gasoil arrivé mercredi, au grand dam du Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) qui indique se trouver dans l’impossibilité de décharger sa cargaison régulière destinée au marché national qui est aussi arrivée mercredi. Pour le transport, la SPM évoque le recours aux capacités de Madarail qui sont passées de 4 000m3 à 7 000m3 par jour et qui pourraient encore être élevées jusqu’à 14 000m3 par jour.

  • IMPÔT FONCIER – La valeur locative au mètre carré des propriétés bâties en baisse dans la Commune urbaine d’Antananarivo

    IMPÔT FONCIER – La valeur locative au mètre carré des propriétés bâties en baisse dans la Commune urbaine d’Antananarivo

    La valeur locative au mètre carré, servant de base au calcul de l’impôt sur les propriétés bâties, dans la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) baisse pour la campagne fiscale 2023-2024. Elle est désormais fixée entre 944 ariary par mètre carré pour les constructions les plus simples et 9 168 ariary pour les constructions les plus abouties, contre 2 444 ariary et 20 369 ariary lors de la campagne 2021-2022. Le taux d’imposition est, quant à lui, fixé à 5 % de la valeur locative.

     

    Cette baisse de la valeur locative à Antananarivo intervient après les réclamations de nombreux contribuables lors de la campagne fiscale 2021-2022. Elle pourrait entraîner une diminution du montant de l’impôt à payer pour les propriétaires des constructions concernées, explique le directeur général des finances (DGF), Benoît Lucien Razamandimby. Celui-ci rappelle, par ailleurs, que conformément aux modifications apportées au Code des impôts pour 2026, un taux unique de 5 % de la valeur locative est désormais appliqué pour le calcul de l’impôt.

     

    La nouvelle valeur locative est appliquée dans le cadre de la campagne de recouvrement des impôts 2023-2024, officiellement lancée mercredi. Celle-ci doit se poursuivre pendant un mois, jusqu’au 12 septembre. La campagne ne concerne cependant pas uniquement le recouvrement des impôts sur les propriétés bâties. Les contribuables peuvent également effectuer leur déclaration fiscale au titre de l’année 2025, précise le DGF.

     

    Cette démarche doit permettre à la Commune urbaine d’Antananarivo d’actualiser sa base de données fiscale. L’objectif est notamment de limiter les difficultés et les litiges liés à la situation fiscale des contribuables.

     

    L’impôt concerné s’applique aux constructions situées dans le périmètre de la Commune urbaine d’Antananarivo. Les propriétaires des constructions sont les redevables de cet impôt. Le paiement peut toutefois être transféré à l’occupant lorsqu’un accord particulier existe entre le propriétaire et l’occupant du bâtiment, conformément aux dispositions légales, précise encore le directeur général des finances.

     

    Les agents communaux chargés de la campagne ont commencé leur travail le 11 août, indique la secrétaire générale de la CUA, Bao Razafimahefa. Les régisseurs auxiliaires sont notamment chargés de distribuer directement les avis d’imposition auprès des ménages. Munis d’un badge permettant de vérifier leur identité et leur appartenance à la commune, les agents doivent sillonner les 192 fokontany des six arrondissements d’Antananarivo durant la campagne de recouvrement.

  • HYDROCARBURES – Les compagnies pétrolières s’inquiètent des risques de saturation du terminal pétrolier de Toamasina

    HYDROCARBURES – Les compagnies pétrolières s’inquiètent des risques de saturation du terminal pétrolier de Toamasina

    Tensions sur les quais. L’arrivée quasi-simultanée ce mercredi du tanker Sunda One, transportant 63 000 m3 de gasoil importés par l’Etat, et du navire régulier du Groupement pétrolier de Madagascar (GPM), la Torm Eva, expose la chaîne d’approvisionnement nationale à des difficultés logistiques majeures. Selon le GPM, le navire affrété dans le cadre de son programme d’approvisionnement sera “impossible à décharger” dans l’immédiat, sachant que “l’Etat a réquisitionné les capacités de stockage du terminal pétrolier de Toamasina par décret pris le 4 août”.

    Evoquant une importation destinée à “assurer la continuité, la régularité et la sécurité de l’approvisionnement du pays, et “planifiée” et “organisée conformément aux textes et procédures en vigueur”, le GPM regrette une “modification du dispositif d’approvisionnement décidée sans concertation préalable avec les opérateurs concernés”. Le groupement va jusqu’à dénoncer une “annulation”, au moins une “perturbation” qui ne manquera pas d’“affecter l’équilibre des stocks disponibles et, par conséquent, la distribution nationale, notamment en carburant sans plomb et en pétrole lampant”.

    Deux risques majeurs sont alors soulevés, les coûts financiers et les blocages. Dès que la capacité totale disponible est atteinte, l’impossibilité de décharger simultanément les navires entraînera des frais de surestaries qui alourdissent mécaniquement le coût final des produits. Pour le GPM, la priorité accordée au gasoil de la SPM et le fait de différer le déchargement des autres produits du GPM, créeront des tensions sur le sans-plomb et le pétrole lampant dans les réseaux de distribution nationaux.

    Se disant “mobilisés afin d’assurer leurs missions et de contribuer dans le cadre des moyens dont ils disposent, à la continuité de l’approvisionnement du marché”, le GPM et ses membres, n’en préviennent pas moins qu’ils “ne pourraient être tenus responsables des conséquences éventuelles de décisions modifiant unilatéralement un dispositif d’approvisionnement préalablement planifié”. Ils soulignent qu’une “concertation préalable entre l’État, les opérateurs du secteur et l’ensemble des parties prenantes aurait permis d’anticiper ces contraintes et d’identifier les solutions les plus adaptées pour préserver la sécurité énergétique du pays ainsi que la continuité de l’approvisionnement du marché”.

  • VACANCES – La RN7 concentre près de 52% des départs des taxi-brousse depuis Antananarivo, selon l’Agence des transports terrestres

    VACANCES – La RN7 concentre près de 52% des départs des taxi-brousse depuis Antananarivo, selon l’Agence des transports terrestres

    L’heure des grands départs à Antananarivo. Les gares routières de la Capitale enregistrent une affluence record en ces période de vacances scolaires. Selon l’Agence des Transports Terrestres (ATT), environ 340 taxis-brousses quittent la capitale chaque jour, transportant plus de 6 460 passagers vers les différentes régions de Madagascar. Près de 52% de ces départs empruntent la route nationale RN7, notamment en direction d’Ambatolampy, Faratsiho, Antsirabe, Ambositra, Fianarantsoa et Toliara. La RN4 menant vers Mahajanga arrive en deuxième position avec 22,3% du trafic, suivie de la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina et Fenoarivo Atsinanana avec 13,9%, puis de la RN6 avec 11,8%.

    Face à l’augmentation de la circulation durant cette période de vacances, l’ATT affirme renforcer les mesures de contrôle et de sécurité des voyageurs. Dès le départ, ces mesures sont déjà appliquées, explique l’Agence. A l’entendre, aucun véhicule n’est autorisé à quitter la gare avant que son état, la conformité de ses documents, le respect des conditions requises ainsi que l’aptitude du conducteur à prendre le volant n’aient été préalablement vérifiés. Les coopératives, les propriétaires de véhicules et les chauffeurs seront également rappelés à leurs responsabilités en matière de sécurité des passagers.

    Une fois sur la route, l’ATT met en place des points de contrôle uniques à la sortie des routes nationales. L’agence renforce également sa collaboration avec les différents responsables chargés du contrôle, notamment les forces de l’ordre intervenant sur les routes nationales. Le nombre d’éthylotests utilisés par les forces de l’ordre a également été augmenté afin de renforcer les contrôles des conducteurs sur les routes.

    Afin de répondre à la demande durant cette période de haute saison, un service de permanence sera également assuré dans les bureaux de l’ATT chaque samedi matin, notamment pour les personnes souhaitant effectuer leurs démarches administratives. “L’objectif est de garantir un transport terrestre de qualité et sûr, afin que tous les usagers de la route puissent circuler en toute sérénité et rentrer sains et saufs chez eux”, souligne l’ATT.

  • EPIDÉMIE – Plus de 5 000 cas de Mpox notifiés depuis décembre, près de 134 500 doses de vaccin administrées

    EPIDÉMIE – Plus de 5 000 cas de Mpox notifiés depuis décembre, près de 134 500 doses de vaccin administrées

    La barre des 5 000 cas notifiés de Mpox est désormais franchie à Madagascar. Selon le dernier bilan du Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, arrêté au 10 août, 5 045 cas notifiés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie, le 18 décembre 2025. Parmi eux, 3 333 cas ont été confirmés, tandis que 2 348 personnes sont aujourd’hui guéries. Le bilan fait également état de 22 décès. La vaccination, actuellement gratuite, reste l’un des principaux moyens de prévention recommandés.

    La circulation du virus de la Mpox reste particulièrement surveillée à Toamasina, actuellement considérée comme l’un des principaux foyers de l’épidémie. Sur les 53 nouveaux cas confirmés rapportés dans le dernier bilan, 49 sont recensés à Toamasina I et deux à Toamasina II. Quatre autres cas sont enregistrés dans d’autres districts. Par ailleurs, 82 cas suspects sont toujours sous surveillance, tandis qu’une nouvelle guérison a été enregistrée.

    La vaccination constitue l’une des principales mesures de prévention contre la maladie et reste actuellement gratuite dans le pays. Selon les données de la direction du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique, arrêtées au 9 août, 134 416 doses ont été administrées, dont 111 508 premières doses. Les vaccins restent disponibles dans les centres de santé de base et sur les différents sites de vaccination, avec un effort particulier de sensibilisation auprès des habitants de Toamasina.

    Dans la ville portuaire, la riposte s’organise également au niveau local. Une récente réunion avec les chefs de Fokontany, les responsables d’arrondissement, le chef de district et les équipes du Cousp Atsinanana a permis de renforcer le dispositif de surveillance et de prévention. Le suivi des personnes malades dans les quartiers doit notamment être intensifié avec l’appui des agents communautaires de santé, selon le communiqué du ministère de la Santé publique.

    Les mesures de prévention seront également renforcées dans les endroits très fréquentés et les zones à forte mobilité. La sensibilisation à la vaccination sera accentuée dans les Fokontany enregistrant le plus grand nombre de cas. Un plan d’action spécifique à chaque Fokontany doit préciser les interventions et les responsabilités au niveau local.

  • MIGRATION – L’Organisation internationale pour les migrations sensibilise les communautés de Boeny aux risques des traversées vers Mayotte

    MIGRATION – L’Organisation internationale pour les migrations sensibilise les communautés de Boeny aux risques des traversées vers Mayotte

    Prévenir les départs irréguliers et mieux protéger les populations exposées aux risques de la migration maritime. C’est l’objectif d’une campagne de sensibilisation lancée, lundi, dans la région de Boeny par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec la Police nationale et l’administration des douanes. Pendant cinq jours, la campagne cible les communautés locales notamment les femmes et les jeunes sur cinq sites. La sensibilisation porte sur les dangers des traversées maritimes vers Mayotte, les comportements à adopter en cas d’incident en mer et les moyens de signaler une situation à risque.

    Cette démarche intervient alors que les communautés du littoral nord-ouest restent particulièrement exposées aux risques des traversées irrégulières vers Mayotte, qui ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes. La campagne se déroule notamment au Centre pastoral, à la Maison des Jeunes d’Ambalavola, à Ambondrona et à la Maison de la Culture de Mangarivotra, à Mahajanga, ainsi qu’à Marovoay. Les communautés sont également sensibilisées aux fausses promesses pouvant conduire à la traite des personnes et informées sur les alternatives plus sûres à la migration irrégulière, selon l’OIM.

    Dans son communiqué, l’organisation explique que cette campagne constitue le prolongement d’un exercice de simulation maritime organisé en juillet dans le cadre du projet « Créer des frontières plus intelligentes ». Financé par le gouvernement japonais à hauteur de 3 millions de dollars, le projet a notamment permis de tester la coordination de 13 institutions nationales face à un incident de migration maritime irrégulière.

    “La préparation que nous avons bâtie au sein de nos institutions doit pouvoir s’ancrer parmi les personnes qui seront les premières à faire face à ces risques”, souligne Roger Charles Evina, chef de mission de l’OIM pour Madagascar et les Comores. Mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations avec la Commission de l’Union africaine, le projet concerne Madagascar, l’Éthiopie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire. Il vise à renforcer la sécurité et la gestion des frontières ainsi que la gouvernance migratoire.

  • JIRAMA : une cargaison de 63 000 m³ de gasoil attendue ce mercredi au Port de Toamasina

    JIRAMA : une cargaison de 63 000 m³ de gasoil attendue ce mercredi au Port de Toamasina

    Une date à retenir. Le tanker Sunda One, transportant du carburant directement importé par l’Etat pour la Jirama, devrait accoster comme prévu ce mercredi 12 août au Port de Toamasina. Guillot Ramilison, directeur général de la State Procurement of Madagascar (SPM), l’entité habilitée par l’Etat pour réaliser l’ensemble des opérations, parle d’une cargaison de 63 000m3, provenant d’Asie mais négociée auprès de la compagnie nigériane Sahara Group.

    “Comme nous étions dans l’urgence, la société a négocié avec le navire qui était le plus proche et qui pouvait être rapidement rerouté sur Madagascar”, confie le DG de la SPM. Selon les sites spécialisés dans le suivi des itinéraires des navires, le navire Sunda One a quitté un port chinois le 24 juillet dernier.

    Comme annoncé par le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, ce volume devrait permettre à la Jirama de faire tourner ses centrales thermiques pour plusieurs mois. Mais la cargaison devrait aussi permettre à l’Etat de se constituer un stock stratégique de gasoil sur six mois, confie Guillot Ramilison. “Ce carburant est pour la Jirama, mais si les distributeurs ont des demandes urgentes, nous ne fermons pas la porte”, poursuit-il.

    En important directement le gasoil sans passer par les distributeurs traditionnels et déjà implantés au pays, l’Etat espère gagner sur les prix. Et si l’on en croit Guillot Ramilison, la gasoil à bord du Sunda One coûte “quelques centaines d’ariary de moins” pour la Jirama. “En tant que régulateur, le rôle du SPM est de réguler les prix et les stocks”, ajoute-t-il.

    Pour stocker le gasoil, la SPM parle des aires de stockage de la Logistique Pétrolière SA (LPSA) ainsi que de tous les bacs de stockage de la Jirama. Celle-ci vient d’ailleurs d’obtenir une licence de stockage par décret pris en Conseil des ministres la semaine dernière.

    Pour assurer le transport, elle parle, entre autres, de la société Madarail dont la capacité est passée de 4 000 m3 à 7 000m3 par jour, et qui pourrait encore aller jusqu’à 14 000m3. En attendant, le ministre a déjà annoncé des discussions avec la Galana Raffinerie Terminale (GRT) à Toamasina, vendredi.

    Selon la nouvelle loi fixant les principes régissant l’exercice de certaines activités de l’aval pétrolier par une entité habilitée par l’État malgache, “l’entité habilitée par l’Etat a un droit d’accès libre et non discriminatoire aux infrastructures essentielles, notamment aux dépôts et terminaux d’importation exploités par tout logisticien ou titulaire de licence de stockage d’hydrocarbures établi sur le territoire de la République de Madagascar”.

  • EXAMEN OFFICIEL – 51 % de réussite au baccalauréat 2026dans la circonscription de Fianarantsoa

    EXAMEN OFFICIEL – 51 % de réussite au baccalauréat 2026dans la circonscription de Fianarantsoa

    L’Université de Fianarantsoa publie à son tour les résultats du baccalauréat 2026. Sur 36 524 candidats inscrits, 18 678 sont déclarés admis, soit un taux de réussite global de 51 %. Ce taux est en baisse par rapport aux deux précédentes sessions. Il était de 57,98 % en 2025 et de 55,15 % en 2024.

     

    L’enseignement général concentre la grande majorité des candidats. Sur les 35 438 candidats ayant composé, 17 923 ont obtenu leur diplôme, correspondant à un taux de réussite de 51 %. L’option C affiche le meilleur résultat parmi les séries générales, avec 75 % d’admis.

     

    Les filières techniques et professionnelles enregistrent également des résultats significatifs. Le baccalauréat professionnel et technique affiche un taux de réussite de 70 %, tandis que le baccalauréat technologique atteint environ 50 %.

     

    Avec cette publication, l’Université de Fianarantsoa est la deuxième entité universitaire à avoir communiqué ses résultats pour la session 2026. La nouvelle Université de l’Itasy, implantée à Soavinandriana, avait publié les siens le week-end dernier.

     

    Les résultats des autres circonscriptions universitaires restent attendus.

  • TRAITE DES PERSONNES – Un réseau de recrutement de femmes pour des mariages forcés avec des chinois démantelé

    TRAITE DES PERSONNES – Un réseau de recrutement de femmes pour des mariages forcés avec des chinois démantelé

     

    Un réseau spécialisé dans l’envoi de femmes malgaches en Chine pour des mariages avec des ressortissants chinois démantelé par la Police Nationale. L’affaire a été découverte le 6 août, après l’interception à l’aéroport international d’Ivato d’une femme qui devait se rendre en Chine, dans le cadre d’une suspicion de traite des personnes. Quatre personnes soupçonnées d’être liées à cette affaire ont été présentées au parquet lundi et placées en détention préventive.

    Cette forme d’exploitation, à travers des mariages avec des ressortissants chinois, existe depuis plusieurs années. L’enquête, confiée aux policiers de la Brigade chargée des enquêtes spéciales de la lutte contre la fraude et la traite des personnes à Ivato, a permis de mettre à jour le mode opératoire du réseau. La jeune femme interceptée devait être mariée à un ressortissant chinois. Elle aurait été incitée à accepter de partir en échange de 10 millions d’ariary, une somme qui devait lui être remise une fois arrivée en Chine et le mariage célébré. Selon les premiers éléments de l’enquête, des pratiques trompeuses se cacheraient toutefois derrière ces propositions de mariage.

    Les investigations ont également permis d’identifier un réseau chargé de recruter et d’organiser le départ de femmes malgaches vers la Chine. Quatre personnes, dont trois femmes et un homme, ont été arrêtées le 6 août, alors qu’elles étaient encore en train de préparer le départ d’autres femmes. Cinq faux cachets, plusieurs documents ainsi que dix passeports malgaches ont été retrouvés en leur possession. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs femmes auraient déjà été envoyées en Chine par ce réseau. Les gains du réseau sont estimés à environ 100 millions d’ariary par femme.

    Certaines victimes auraient par ailleurs subi des violences et des mauvais traitements après avoir été recrutées et trompées dans le cadre de ces prétendus mariages avec des ressortissants chinois. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles autres victimes ainsi que les autres personnes impliquées dans ce réseau de traite des personnes.