Catégorie : Actualité

  • DIPLOMATIE – Jean-Marc Grosgurin officiellement nommé nouvel ambassadeur de France à Madagascar

    DIPLOMATIE – Jean-Marc Grosgurin officiellement nommé nouvel ambassadeur de France à Madagascar

    C’est désormais officiel. Jean-Marc Grosgurin est le nouvel ambassadeur de France à Madagascar. Sa nomination a été actée par un décret signé le 7 août 2026 par le président français Emmanuel Macron et publié au Journal officiel de la République française le 8 août. Le chef de la diplomatie française à Madagascar prend la place laissée vacante par Arnaud Guillois. Ce dernier a quitté Madagascar mi-Juillet après quatre ans passés dans la Grande Île.

    Jean-Marc Grosgurin est un diplomate de carrière, notamment spécialisé dans les questions liées au Proche et au Moyen-Orient. Il a commencé sa carrière dans cette région, avec notamment des affectations à Beyrouth et à Doha. Il a ensuite été consul général de France à Dakar, au Sénégal, de 2008 à 2011, avant d’occuper plusieurs postes d’ambassadeur dans des pays confrontés à d’importantes tensions politiques et sécuritaires comme à Yemen de 2014 à 2016.

    Le diplomate a ensuite représenté la France en Guinée, de 2016 à 2020, puis en République centrafricaine, de 2020 à 2023. Juste avant sa nomination à Antananarivo, Jean-Marc Grosgurin a occupé le poste d’inspecteur des Affaires étrangères en tant que chef de mission.

  • MÉDIAS – Canal+ Madagascar augmente ses tarifs sous l’effet du nouveau droit d’accise sur la télévision à péage

    MÉDIAS – Canal+ Madagascar augmente ses tarifs sous l’effet du nouveau droit d’accise sur la télévision à péage

    Les abonnés de Canal+ Madagascar devront revoir leur budget consacré à la télévision payante à partir du 17 août 2026. L’opérateur annonce une hausse de ses tarifs. Une mesure liée à l’extension de l’application du droit d’accise au secteur de la télévision payante. La loi de finance rectificative 2026 impose un droit d’accise de 8% dans ce secteur. “Le prix des offres d’abonnement est ajusté pour intégrer le montant de cette taxe devant légalement être reversées à l’Etat”, indique la société dans un communiqué.

    Cette évolution illustre l’impact concret des nouvelles mesures fiscales sur les entreprises et, par ricochet, sur les consommateurs. La nouvelle grille porte les abonnements à 39 000 ariary pour le bouquet Access contre 36 000 ariary auparavant. Le bouquet Evasion passe de 60 000 ariary à 65 000 ariary, le bouquet Access+ de 80 000 ariary à 87 000 ariary. Le bouquet Tout Canal+ est désormais facturé à 140 000 ariary, soit 10 000 ariary de plus.

    Le projet de loi de finances rectificative soumis par le gouvernement avait prévu un droit d’accise de 5 % pour le secteur de la télévision payante. Toutefois, après l’examen du texte à l’Assemblée nationale, les députés ont révisé à la hausse le taux de cet impôt indirect, le portant à 8 %.

    La télévision à péage n’est pas le seul secteur concerné par cette révision. Le secteur des télécommunications est également touché. Les députés ont aussi relevé à 8 % le taux du droit d’accise applicable aux télécommunications qui avait été porté à 5 % dans le projet du gouvernement.

    Pour les ménages, cette augmentation représente une dépense supplémentaire récurrente. Dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat, le coût des services de loisirs et de divertissement devient ainsi un élément davantage scruté dans les arbitrages budgétaires des foyers.

  • BASKETBALL – Madagascar affronte la Tunisie après sa défaite en quarts de finale de l’Afrobasket U18 pour le match de classement

    BASKETBALL – Madagascar affronte la Tunisie après sa défaite en quarts de finale de l’Afrobasket U18 pour le match de classement

    L’aventure n’est pas encore terminée pour les Ankoay U18 malgré leur élimination en quarts de finale de l’Afrobasket U18 à Abidjan, ce jeudi. La sélection malgache affronte ce vendredi l’équipe tunisienne pour le match de classement de la cinquième en huitième place.

    Ce mini-tournoi est destiné aux formations éliminées en quarts de finale de cette compétition qui se tient en Côte d’Ivoire. L’autre confrontation concerne l’Egypte et le Tchad. Les vainqueurs de ces affrontements joueront le match pour la cinquième et la sixième place, alors que les deux perdants pour la septième et la huitième place.

    Madagascar a été battu par le Sénégal 54 à 40 à la salle Polyvalente de Treichville, ce jeudi dans un match plein de rebondissement. Si le Sénégal a gagné le premier quart-temps, 9 à 15, Madagascar a remporté la deuxième 12 à 8. Le score était de 21 à 23 au moment où les deux équipes

    Le troisième quart-temps était catastrophique pour les jeunes basketteurs malgaches. Ils n’ont marqué que quatre points, alors que le Sénégal en a mis 18 points dans leur tableau. Malgré les efforts malgaches lors du dernier quart-temps, 15 à 13, l’écart des points n’a pas été rattrapé.

     

    Photo : FIba Africa U18 Afrobasket

  • TOURISME – L’Etat recherche un exploitant pour l’Hôtel Cinq étoiles d’Ivato

    TOURISME – L’Etat recherche un exploitant pour l’Hôtel Cinq étoiles d’Ivato

    Enième recherche d’exploitant. L’Etat vient à nouveau de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner “un opérateur hôtelier de renommée internationale pour la gestion et l’exploitation de l’hôtel Sheraton Ivato”. La communication verbale relative à cette démarche a été approuvée jeudi en Conseil des ministres.

    L’hôtel Cinq étoiles d’Ivato, immobilisé depuis plus de quinze ans malgré des investissements évalués à plusieurs millions de dollars, représente un actif dormant que l’État cherche à rentabiliser. Sa remise en exploitation permettrait de générer des recettes fiscales, de créer des emplois directs et indirects dans l’hôtellerie et les services associés, et de stimuler l’économie locale à travers la restauration, le transport et l’artisanat.

    L’arrivée d’un opérateur international de premier plan constituerait un signal positif pour la destination malgache et sa capacité à accueillir des événements d’affaires et des sommets internationaux. Le développement du tourisme Mice (réunions, congrès, événements) pourrait ainsi accroître les devises générées par le secteur touristique, un axe stratégique dans l’objectif national d’atteindre un million de visiteurs d’ici 2028.

    Cet établissement fait partie des infrastructures construites sous le régime de Marc Ravalomanana en vue d’accueillir le sommet de l’Union africaine, initialement prévu à Madagascar en 2009. Cependant, la crise politique survenue cette même année et ayant conduit Andry Rajoelina à la tête de la transition a entraîné l’annulation de la tenue du sommet dans la Grande Île.

    Si d’autres infrastructures construites dans le cadre des préparatifs du sommet de l’Union africaine de 2009, comme les villas présidentielles d’Antanetibe Antehiroka ou le Centre de conférences internationales d’Ivato, ont depuis trouvé une vocation, ce n’est pas encore le cas de l’hôtel cinq étoiles d’Ivato. L’établissement est toujours à la recherche d’un exploitant.

    Un temps, le groupe Sheraton avait envisagé d’y implanter un hôtel. Des recrutements massifs avaient même été lancés en vue d’une ouverture prévue en 2017. Mais le projet reste en pointillé. L’État a, à plusieurs reprises, relancé la recherche de partenaires pour assurer l’exploitation de cette infrastructure, sans parvenir à trouver de preneur. En juillet 2025, une nouvelle piste avait été évoquée par le président de l’époque, Andry Rajoelina en vue de son projet d’accueillir le hub sous-régional des Nations Unies pour l’Océan indien. L’Hôtel Cinq étoiles d’Ivato a été identifié pour accueillir ce futur bureau stratégique du système des Nations unies.

  • SANTÉ OCULAIRE – La greffe de cornée reprend au CHUJRA avec une vingtaine de patients

    SANTÉ OCULAIRE – La greffe de cornée reprend au CHUJRA avec une vingtaine de patients

    Reprise. Interrompue depuis 2023, la chirurgie de greffe de cornée reprend à Madagascar. Une vingtaine de patients atteints de pathologies cornéennes bénéficient actuellement de cette intervention au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), à Antananarivo. Cette reprise permet à des patients qui auraient dû recourir à une évacuation sanitaire d’espérer retrouver la vue à Madagascar même.

    La campagne a débuté le 12 août et se poursuit jusqu’à la semaine prochaine. Dix patients doivent être opérés cette semaine et dix autres la semaine prochaine. Ils sont âgés de huit à 67 ans. Les interventions sont réalisées par les médecins malgaches du service d’ophtalmologie de ce centre hospitalier, sous la conduite du professeur Léa Raobela. Chaque intervention dure entre 20 et 60 minutes, selon les cas.

    D’après une spécialiste, les pathologies cornéennes peuvent toucher tous les âges et avoir des origines diverses. Chez l’enfant, certaines maladies peuvent entraîner une atteinte de la cornée. Chez l’adulte, des complications peuvent également apparaître à la suite de certaines interventions, notamment après une chirurgie de la cataracte.

    “La greffe concerne des patients souffrant notamment de traumatismes de la cornée, de kératocône ou encore d’autres maladies cornéennes chroniques entraînant une opacification de la cornée”, souligne la spécialiste. “Lorsque cette partie de l’œil est fortement altérée, le patient peut perdre progressivement ou totalement la vue. La greffe consiste alors à remplacer la cornée malade par un greffon sain”, poursuit-elle.

    La greffe de cornée est pratiquée à Madagascar depuis 2012. Mais après une dernière campagne réalisée en 2023, les autorisations du ministère de la Santé n’ont plus été accordées jusqu’à cette reprise en 2026. D’après une source autorisée au sein du CHUJRA, cette interruption est intervenue dans un contexte marqué par la multiplication des inquiétudes autour des trafics et des vols d’organes, notamment à la suite d’affaires liées au prélèvement des yeux d’enfants atteints d’albinisme.

    La demande reste importante à Madagascar. En l’absence de possibilité de prélèvement et de don d’organes dans le pays, les patients doivent actuellement attendre la disponibilité de greffons provenant d’une banque de cornées à l’étranger ou envisager une évacuation sanitaire. Une situation qui limite fortement l’accès à cette chirurgie.

    Pour les 20 patients opérés durant cette campagne, cette reprise représente surtout une nouvelle chance de retrouver la vue après des années d’attente. Cette campagne est menée grâce à une collaboration entre les Hospices Civils de Lyon, la Banque de cellules et tissus des HCL en France, l’Association Santé et Développement International et les spécialistes en ophtalmologie du CHUJRA.

  • ÉDUCATION – Le ministère encourage les signalements face aux établissements d’enseignement supérieur non conforme à travers l’opération “Fôsika”

    ÉDUCATION – Le ministère encourage les signalements face aux établissements d’enseignement supérieur non conforme à travers l’opération “Fôsika”

    Réseaux sociaux, appels directs, plaintes. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) indique tenir compte des signalements qui lui sont transmis. Outre les contrôles sur le terrain, le ministère veut aussi identifier plus rapidement les établissements qui ne respectent pas les règles, à travers l’opération “Fôsika”. Les dossiers reçus sont ensuite transmis aux autorités compétentes, dont le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

    Les contrôles des établissements d’enseignement supérieur ne reposent plus uniquement sur les descentes effectuées par les agents du ministère. Les citoyens sont également invités à signaler les établissements ou les formations qui leur paraissent irréguliers. C’est le principe de l’opération “Fôsika” lancée cette année. Selon le directeur de l’accréditation et de l’assurance qualité (Daaq), Dr Bearisoa Rakotoniaina, les citoyens qui constatent des irrégularités peuvent déposer une plainte ou effectuer un signalement auprès du Mesupres. Les alertes peuvent être transmises par téléphone, par le biais de plaintes ou encore via des messages privés sur les réseaux sociaux.

    De nombreuses personnes ont déjà effectué des signalements, à en croire le Daaq. Ces informations permettent au ministère d’orienter ses opérations de contrôle et d’identifier des structures qui fonctionnent en dehors du cadre légal. Les établissements qui ne disposent pas d’autorisation ou qui ne remplissent pas les conditions requises peuvent ainsi faire l’objet de mesures, allant jusqu’à la fermeture. Il en est de même pour ceux qui délivrent des diplômes dans des conditions irrégulières. Les plaintes reçues dans le cadre de l’opération “Fôsika” sont également transmises au Bianco pour les suites nécessaires

    Cette démarche intervient alors que le ministère renforce les contrôles sur le terrain, notamment dans le cadre de la préparation de la Commission nationale d’habilitation, prévue à partir du 21 septembre. L’objectif est également de prévenir les étudiants et leurs parents face aux offres de formation qui peuvent paraître attractives, mais dont la reconnaissance ou la qualité ne sont pas garanties. Avant de verser des frais parfois élevés, le réflexe à adopter est donc de vérifier l’existence légale de l’établissement, son autorisation ainsi que la reconnaissance de la formation proposée.

  • SECURITE SOCIALE – Soatiana Bety Léonne nommée directrice générale de la Cnaps par le Conseil des ministres 

    SECURITE SOCIALE – Soatiana Bety Léonne nommée directrice générale de la Cnaps par le Conseil des ministres 

    La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) a désormais une nouvelle directrice générale. Soatiana Bety Léonne, ancienne ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, a été nommée à ce poste lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi 13 août 2026. Cette nomination marque le retour aux affaires de celle qui avait quitté le gouvernement lors du remaniement de mars 2026. C’est d’ailleurs du temps où elle a dirigé le département ministériel qu’avait été lancé, début février 2026, le processus de recrutement d’un nouveau DG pour la Cnaps. 109 dossiers ont été reçus à l’issue du lancement de l’avis de recrutement.

     

    Le poste de directeur général de la Cnaps était vacant depuis la démission de Vimbina Rahaingonjatovo début janvier 2026 et assuré depuis par un directeur général par intérim. Soatiana Bety Léonne, qui avait déjà été directrice générale de l’Office national de l’emploi et de la formation, un autre organisme rattaché au ministère en charge du Travail, connaît bien le dossier Cnaps, ayant été son ministre de tutelle sous le gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo.

     

    La Cnaps traverse depuis plusieurs années une période mouvementée, marquée par des changements répétés à sa tête et des affaires ayant entaché son image auprès des cotisants et des employés. L’arrivée de Soatiana Bety Léonne à ce poste clé intervient dans un contexte où l’institution cherche à restaurer la confiance de ses bénéficiaires et à assainir sa gouvernance. Reste à savoir quelles orientations la nouvelle directrice générale entend donner à cet établissement public.

  • EDUCATION – Plus de 500 acteurs participent à la concertation pour la réforme du secteur de l’enseignement technique à Mahajanga

    EDUCATION – Plus de 500 acteurs participent à la concertation pour la réforme du secteur de l’enseignement technique à Mahajanga

    Une grande première. Mahajanga a accueilli, les 11 et 12 août, une concertation consacrée à la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP). Plus de 500 participants, issus de différentes régions, prennent part aux échanges, en présentiel ou en ligne. Une fois validées, les résolutions issues de cette rencontre seront intégrées au document unique pour le secteur de l’éducation, qui sera soumis lors de la concertation nationale de la Refondation.

    La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, et de plusieurs membres du gouvernement. Enseignants, chefs d’établissement, représentants des directions régionales, partenaires, autorités et parents prennent part à cette concertation, qui ambitionne de faire remonter les réalités vécues sur le terrain. L’événement vise également à identifier les changements nécessaires pour rendre les formations davantage adaptées aux besoins du pays.

    Pendant ces deux jours, les discussions se sont articulées autour de trois grands axes : l’accès à la formation, la qualité et la gouvernance. Outre les centaines de participants présents à Mahajanga, une participation en ligne via une plateforme numérique a également été possible.

    Les participants ont ainsi été appelés à revoir les offres de formation afin de mieux les aligner sur les besoins du marché du travail, tout en tenant compte des réalités propres à chaque région. L’utilisation des ressources disponibles et l’impact des formations sur les populations, notamment les plus vulnérables, ont également figuré parmi les préoccupations. Au final, les propositions seront intégrées au document unique pour le secteur de l’éducation, lequel sera soumis lors de la concertation nationale de la Refondation.

  • ADMINISTRATION – L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo portée à 64 000 ariary

    ADMINISTRATION – L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo portée à 64 000 ariary

    L’indemnité de logement des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) passe de 14 000 à 64 000 ariary par mois, soit une revalorisation de 50 000 ariary. La mesure concerne près de 4 000 agents de la municipalité et fait suite à la décision des autorités centrales à augmenter les indemnités de logement des agents publics. Mais si celles des employés de l’Etat ou des agents des collectivités relevant du budget général ont augmenté jusqu’à 200 000 ariary, celles des employés des collectivités décentralisées sont limitées aux capacités des communes.

    Si l’on en croit le président de la délégation spéciale de la CUA, Feno Ralambomanana la municipalité ne peut pas aller au-delà de ce montant. “Les ressources propres de la Commune ne permettraient pas, à ce stade, de supporter une indemnité plus élevée”, a-t-il annoncé. “Les 50 000 ariary constituent la seule hausse que le budget de la Commune permet actuellement”, reconnaît également Jean François Raharijaona, président du Syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (SMKAR).

    Lors des discussions entre les responsables de la mairie et les agents syndiqués, il a été décidé que la hausse s’applique depuis juillet, et qu’un rappel est ainsi prévu à compter de ce mois. Le versement de l’indemnité revalorisée doit ensuite être intégré progressivement aux salaires des agents.

  • ÉNERGIE SOLAIRE – La Jirama s’associe à une entreprise panafricaine pour assembler des batteries et former ses techniciens

    ÉNERGIE SOLAIRE – La Jirama s’associe à une entreprise panafricaine pour assembler des batteries et former ses techniciens

    La Jirama et la société panafricaine Granville ont signé, mercredi à Ambohijatovo, deux accords de coopération portant sur le développement de l’énergie solaire à Madagascar. Le partenariat prévoit notamment la création d’une unité d’assemblage de batteries solaires et la mise en place d’un programme de formation destiné aux agents de la compagnie nationale d’électricité. Le partenariat vise à accompagner le développement des solutions solaires tout en renforçant les compétences techniques de la compagnie publique.

    Le premier accord concerne l’installation d’une unité d’assemblage de batteries solaires pour une période initiale de 12 mois. Granville prendra en charge les investissements et les moyens nécessaires au démarrage des activités, tandis que la Jirama mettra à disposition ses infrastructures existantes. Le second accord, conclu pour une durée de cinq ans, prévoit la formation de 40 agents de la Jirama chaque année aux techniques d’installation, d’exploitation et de maintenance des équipements de production et de distribution d’électricité solaire. Au total, 200 agents devraient ainsi bénéficier du programme sur la période.

    La cérémonie de signature a réuni le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, et le directeur général de Granville, Tabi-Tabi. Pour la Jirama, l’installation d’équipements solaires doit s’accompagner de la formation de techniciens capables d’en assurer l’exploitation et la maintenance dans la durée. “Il ne suffit pas d’installer des équipements. Il faut aussi disposer de techniciens capables de les maîtriser, de les entretenir et d’assurer leur fonctionnement dans la durée”, souligne le général Hajatiana Rasolomanana.

    Le dispositif de formation s’appuiera notamment sur les infrastructures déjà disponibles à Ambohimanambola, notamment celles du Centre de formation professionnelle de la Jirama. Les formations qui y sont actuellement dispensées seront maintenues et complétées par un volet consacré aux technologies solaires.

    Le futur dispositif de formation ne sera pas exclusivement destiné aux agents de la Jirama. Le centre pourra également accueillir des jeunes souhaitant se former aux métiers liés à l’énergie solaire et, plus largement, aux domaines techniques de l’électricité. Des frais de formation pourront être appliqués aux bénéficiaires externes afin de contribuer au fonctionnement du centre et à sa pérennité.

    À travers ce partenariat avec Granville, entreprise panafricaine, la Jirama entend ainsi agir simultanément sur les infrastructures et les compétences, alors que le développement des énergies renouvelables devrait accroître les besoins en techniciens spécialisés à Madagascar.