Catégorie : Actualité

  • RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – Deux jeunes femmes malgaches parmi les six nominés des Trophées de l’innovation 2026 de l’IRD

    RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – Deux jeunes femmes malgaches parmi les six nominés des Trophées de l’innovation 2026 de l’IRD

    Focus sur les femmes, l’environnement et l’innovation. Deux projets malgaches axés sur ces thématiques figurent parmi les six initiatives retenues pour les Trophées de l’innovation 2026 de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Larissa Valisoaniaretana et Toziny Viva Elianah porteront les couleurs de Madagascar lors de cette édition, placée sous le thème “Changer le quotidien, bâtir l’avenir, une recherche engagée pour les femmes et les filles”.

    Larissa Valisoaniaretana, doctorante et membre d’une équipe de recherche partenaire externe, défend le projet Sebio, consacré à la conception de protections hygiéniques à partir de fibres végétales locales, notamment celles du bananier, du papyrus et de la cellulose de manioc. Son projet ambitionne de transformer des résidus agricoles en produits sûrs, accessibles et durables, tout en développant une filière fondée sur les ressources renouvelables.

    “Notre ambition est de réussir le transfert technologique des résultats de la recherche vers la société en développant une production durable et en structurant une filière biosourcée créatrice de valeur”, explique-t-elle. Une démarche qui pourrait, à terme, être adaptée à Madagascar, mais aussi à d’autres régions confrontées aux mêmes enjeux d’hygiène menstruelle et environnementale. Pour elle, cette candidature constitue également “une opportunité unique de valoriser nos ressources renouvelables et d’accélérer l’impact sociétal de notre innovation pour les femmes”.

    De son côté, Toziny Viva Elianah, jeune chercheuse au LMI Mikaroka, mise sur les ressources naturelles et l’autonomisation des femmes rurales avec Mihary Vondro. Le projet accompagne les femmes de Belalanda dans l’exploitation durable du vondro (jonc ou Typha angustifolia), tout en prévoyant la mise en place d’un label de qualité, d’une épargne mobile, d’activités apicoles et la transformation des résidus en briquettes énergétiques.

    Selon la jeune chercheuse, “le prix “Agir maintenant” sera très utile dans la concrétisation des solutions co-construites avec les communautés locales, prêtes à être déployées sur le terrain et à avoir un impact tangible et rapide”.

    Les deux jeunes chercheuses font partie des six nominés issus de Madagascar, de l’Inde, de l’Équateur, du Cameroun et du Burkina Faso/Gambie. Elles bénéficieront d’un accompagnement en entrepreneuriat, en prise de parole et en valorisation de leurs projets. Ces derniers seront également présentés en 180 secondes devant un jury international.

    Deux lauréats seront ensuite désignés dans les catégories “Agir maintenant”, dédiée aux innovations concrètes et déployables améliorant le quotidien des femmes et des filles, et “Transformer demain”, qui récompense des projets visionnaires capables de transformer en profondeur les modèles existants.

  • EXAMEN OFFICIEL – Le taux de réussite au baccalauréat chute à 47,82 % dans la province de Mahajanga

    EXAMEN OFFICIEL – Le taux de réussite au baccalauréat chute à 47,82 % dans la province de Mahajanga

    Net recul. Les résultats du baccalauréat sont désormais connus pour la province de Mahajanga. D’après les responsables, le taux de réussite cette année est de 47,82% soit une forte baisse par rapport à l’année dernière où ils étaient 59,77 % à avoir réussi. Cette année, la province de Mahajanga a compté 26 300 candidats, et seuls 12 602 d’entre eux ont été déclarés admis à cet examen officiel.

    Dans les détails, pour le baccalauréat général, 46,31% des 25 178 candidats ont réussi les épreuves. Ils sont 83.87% des 1 122 des candidats pour le baccalauréat technique et professionnel. La meilleure performance de la province revient à une candidate qui a passé l’examen au Lycée Sainte-Jean-d’Arc, à Mahajanga. Inscrite en série D, elle obtient une moyenne de 16,94/20, décrochant ainsi le titre de lauréate de la province pour cette session 2026.

    La publication des résultats marque ainsi la fin de plusieurs semaines d’attente pour les candidats et leurs familles, qui peuvent désormais consulter leur admission auprès des centres d’affichage et sur le site de l’Université de Mahajanga ou encore via SMS à travers les opérateurs mobiles.

  • TRAVAIL – Offrir et promouvoir des emplois décents pour les adultes pour mieux protéger les enfants

    TRAVAIL – Offrir et promouvoir des emplois décents pour les adultes pour mieux protéger les enfants

    La lutte contre le travail des enfants passe aussi par l’amélioration des conditions de travail et des revenus des adultes. C’est l’un des principaux constats mis en avant vendredi à Anosy, lors de la célébration nationale de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée chaque année le 12 juin. “La place de l’enfant est à l’école et non au travail”, ont plusieurs fois rappelé les participants aux échanges organisés dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères.

    Les échanges ont alors particulièrement insisté sur le lien entre travail décent des adultes, revenus des ménages et protection des enfants. L’accès des parents à des emplois stables et correctement rémunérés peut réduire la nécessité de faire travailler les enfants et favoriser leur maintien à l’école. “Lorsque les adultes disposent d’un travail décent et de revenus suffisants, le recours au travail des enfants peut diminuer, car les parents ont davantage les moyens de maintenir leurs enfants à l’école”, a souligné la représentante des travailleurs présente à la rencontre.

    Le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Franconio Denis Mac, a également établi ce lien avec les mesures sociales et économiques mises en œuvre par l’État. Selon lui, l’amélioration des conditions sociales et du pouvoir d’achat contribue à prévenir le travail des enfants. L’augmentation du salaire minimum dans le secteur privé fait partie des mesures citées par le ministre. L’amélioration des rémunérations et des indemnités des agents publics, ainsi que la promotion de l’emploi pour les personnes qui ne sont intégrées ni dans la fonction publique ni dans le secteur privé, figurent également parmi les actions évoquées. “Lorsque les conditions sociales à Madagascar seront améliorées, le travail des enfants disparaîtra de lui-même”, a déclaré le ministre.

    Les acteurs présents à la commémoration ont toutefois souligné que l’amélioration des revenus des ménages ne peut constituer à elle seule une réponse au phénomène. La lutte contre le travail des enfants nécessite également des mesures en matière d’éducation, de protection sociale, de contrôle du travail et de prise en charge des enfants exposés aux activités dangereuses.

    À Madagascar, la pauvreté, les inégalités, l’exclusion scolaire, la vulnérabilité des ménages et l’insuffisance de la protection sociale figurent parmi les facteurs qui peuvent pousser des enfants à travailler. Selon les données de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) 2025, un enfant sur quatre est concerné par le travail. Parmi les enfants qui travaillent, un sur quatre exerce une activité dangereuse, notamment dans les secteurs minier et touristique.

    À l’échelle mondiale, l’Organisation internationale du travail (OIT) estime à 138 millions le nombre d’enfants concernés par le travail, dont 54 % sont exposés à des activités dangereuses pour leur santé. L’Afrique subsaharienne reste particulièrement touchée par le phénomène. L’objectif international d’éliminer le travail des enfants d’ici 2025 n’ayant pas été atteint, les efforts devront être renforcés au cours des prochaines années.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les autorités lancent les travaux de construction d’un campus universitaire dans l’Amoron’i Mania

    Bientôt un nouveau campus universitaire dans l’Amoron’i Mania. La première pierre du campus universitaire de la région a été posée le 15 août à Ankadinanahary, à Ambositra. Les travaux doivent permettre une mise en service de l’infrastructure en juillet 2027, indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres).

    Le futur campus pourra accueillir jusqu’à 1 500 étudiants. Il comprendra quatre bâtiments pédagogiques, des bureaux administratifs, un grand amphithéâtre, une salle de conseil, une bibliothèque et une cafétéria, indique le Mesupres. Une cité universitaire est également prévue à Ankorombe. Elle comprendra notamment un dortoir de type R+2 pouvant accueillir 472 étudiants.

    Le projet s’inscrit dans la politique de développement des universités de proximité, destinée à rapprocher progressivement l’enseignement supérieur des jeunes dans les régions. Il doit notamment permettre aux nouveaux bacheliers de l’Amoron’i Mania de poursuivre leurs études sans avoir à quitter leur région.

    Les formations proposées doivent également tenir compte des besoins et des réalités locales. Le ministère cite notamment l’agronomie et l’agroalimentaire, ainsi que l’agro-équipement et les infrastructures rurales. Le développement d’une offre de formation de proximité doit aussi contribuer à réduire les dépenses des familles liées au logement et aux déplacements des étudiants.

    La création de ce campus intervient dans un contexte de hausse du nombre de jeunes titulaires du baccalauréat souhaitant accéder à l’enseignement supérieur. L’objectif affiché par les autorités est de renforcer les capacités d’accueil dans les régions tout en offrant aux étudiants des possibilités de formation adaptées à leur environnement.

    Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, a appelé les jeunes et les enfants de la région à s’impliquer dans le fonctionnement et le développement de leur future université. Au-delà de la construction des infrastructures, le projet vise ainsi à créer les conditions permettant aux jeunes de se former au plus près de leur région.

  • INFRASTRUCTURES – La contribution de la Badea à la construction de la “voie rapide” Antananarivo – Toamasina évoquée à Durban

    INFRASTRUCTURES – La contribution de la Badea à la construction de la “voie rapide” Antananarivo – Toamasina évoquée à Durban

    Une coopération à renforcer. Les projets en cours entre Madagascar et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) ont été abordés au cours d’une rencontre entre le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et le président de l’institution financière, t Abdallah KH. Almusaibeeh, dimanche à Durban, en Afrique du Sud. Le sujet de la “voie rapide” Antananarivo – Toamasina, un projet auquel la Badea avait déjà annoncé son soutien en 2025, a été parmi les points évoqués entre les deux hommes en marge du Sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe.

    “La rencontre a porté sur le renforcement du partenariat existant”, rapporte la présidence de la Refondation, dans son communiqué. Mais il était aussi question d’élargir la coopération vers d’autres domaines, poursuit le communiqué. En 2025, la Badea avait déjà annoncé son intention de financer la construction d’une portion de cette route.

    Une première annonce avait été faite en février 2025 par les autorités de l’époque sur une enveloppe de 250 millions à 350 000 millions de dollars suite à une rencontre entre l’ancien président Andry Rajoelina, et l’ancien numéro Un de la Badea, Sidi Ould Tah. Un engagement s’élevant à 80 millions de dollars avait ensuite été confirmé en août 2025 lors de la visite officielle du nouveau président de l’institution sur la Grande île.

    La rencontre de Durban a également porté sur plusieurs autres projets routiers et ferroviaires. La route Toamasina-Maroantsetra, la route nationale RN1 Bis ainsi que la réhabilitation de la ligne ferroviaire Fianarantsoa-Manakara (FCE) ont été évoquées. Pour la RN1 Bis reliant Tsiroanomandidy à Maintirano, les travaux de terrassement sont déjà réalisés sur une partie du tracé et la possibilité de poursuivre avec la réalisation du revêtement routier a été discutée.

    Outre les infrastructures, les discussions ont porté sur le développement de l’industrie et la transformation locale des produits d’exportation. L’objectif affiché est de renforcer la transformation des matières premières à Madagascar plutôt que leur exportation sous forme brute. Le Colonel Michaël Randrianirina était entouré de Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, et de Ny Riana Nampoina Raharimanjato, ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé.

  • BASKETBALL – A’Ranty Rasetriarivony termine meilleur marqueur de l’Afrobasket U18 2026 d’Abidjan

    BASKETBALL – A’Ranty Rasetriarivony termine meilleur marqueur de l’Afrobasket U18 2026 d’Abidjan

    A’Ranty Rasetriarivony termine en tête du classement des marqueurs de l’Afrobasket U18 2026. Le meneur malgache a inscrit 109 points en six matchs, soit une moyenne de 18,2 points par rencontre. Il devance le Marocain Mehdi Berrada, deuxième avec 88 points (17,6 points par match), et l’Ivoirien Nathan Djako, troisième avec 105 points (17,5 points par match). Le classement statistique final de la compétition confirme ainsi la performance du jeune joueur malgache.

    Avec les Ankoay, A’Ranty Rasetriarivony a notamment signé ses deux meilleures performances contre le Gabon, lors du premier match de la phase de groupes, et le Tchad, lors du match de classement, avec 25 points à chaque fois. Il a marqué 17 points face au Mali, 15 contre le Sénégal et 14 face à la Tunisie. Sa plus faible production offensive est intervenue contre le Maroc, avec 13 points.
    Le joueur du JCBA a disputé 201 minutes durant la compétition. Sur les six matchs, il a réussi 34 de ses 52 tentatives à deux points, soit 65,4%. À trois points, il a inscrit six tirs sur 35 tentatives, pour une réussite de 17,1%. Aux lancers francs, il a converti 23 de ses 33 tentatives, soit 69,7%.

    Deux autres Malgaches figurent dans le Top 50 des meilleurs marqueurs du tournoi. Tsiory Ulrick Rakotozafy et Thesbon Matazaky Raolompanatenan sont 48èmes ex-aequo, avec 39 points chacun en six matchs, soit 6,5 points de moyenne.

    Les Ankoay terminent pour leur part la compétition à la 7ème place. Après leur défaite en quarts de finale face aux Sénégalais (54-40), puis contre les Tunisiens dans le match de classement 5-8, les Malgaches ont battu les Tchadiens dans le match pour les 7ème et 8ème places.

    La Côte d’Ivoire est sacrée championne d’Afrique U18 après sa victoire en finale contre le Sénégal, 73-51. Le Cameroun complète le podium après son succès contre le Mali, 73-69, dans le match pour la troisième place. Le classement final place ensuite la Tunisie à la 5ème place, l’Égypte à la 6ème, Madagascar à la 7ème et le Tchad à la 8ème

  • COOPÉRATION RÉGIONALE – La Troika de l’Organe de la SADC réaffirme l’engagement de l’organisation régionale en faveur de la gouvernance démocratique et de l’ordre constitutionnel

    COOPÉRATION RÉGIONALE – La Troika de l’Organe de la SADC réaffirme l’engagement de l’organisation régionale en faveur de la gouvernance démocratique et de l’ordre constitutionnel

     

    Le rôle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en tant que garant de la paix, de l’ordre constitutionnel et de la gouvernance démocratique dans la région réaffirmé. Les décisions prises par ces organes, notamment celles de la Troïka l’Organe sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité devraient ainsi renforcer le rôle de l’organisation en tant que garante de la paix, de l’ordre constitutionnel et de la gouvernance démocratique, rappelle le deuxième vice-président du Malawi, Enock Kanzingeni Chihana, représentant le président Arthur Peter Mutharika, lors l’ouverture du Sommet de la Troïka, dimanche, à Durban, en Afrique du Sud, dimanche.

    A l’issue de la réunion, les dirigeants de la Troika ont alors appelé à la poursuite des efforts en faveur de la stabilité, du dialogue et de la gouvernance démocratique. Le deuxième vice-président du Malawi, lui, a souligné l’importance de l’unité, du dialogue et de l’action collective pour répondre aux défis régionaux. Soulignant la présence de défis politiques et sécuritaires dans certaines parties de l’Afrique australe, dont Madagascar, le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, pour sa part, a mis en avant les efforts diplomatiques engagés pour y répondre. La diplomatie préventive, la médiation et le dialogue sont ainsi présentés comme étant les principaux instruments pour traiter les crises politiques et sécuritaires.

    Le sommet a également été marqué par la passation de la présidence de l’Organe entre la Tanzanie et l’Eswatini. La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, présidente sortante, a cédé la responsabilité au roi Mswati III d’Eswatini, président entrant de l’Organe de la SADC chargé de la politique, de la défense et de la coopération en matière de sécurité. Les deux dirigeants étaient représentés au Sommet de la Troïka par leurs ministres respectifs en charge de la Défense.

  • MÉTÉOROLOGIE – 43 ménages évacués après une montée des eaux causée par de fortes pluies depuis à Ambovombe

    MÉTÉOROLOGIE – 43 ménages évacués après une montée des eaux causée par de fortes pluies depuis à Ambovombe

     

    Les fortes pluies survenues depuis vendredi à Ambovombe ont fait des sinistrés. 43 ménages de Mangarivotra ont dû être évacués après la montée des eaux qui s’en est suivie. Quatre salles de classe du centre de référence de la Direction régionale de l’éducation nationale d’Ambovombe ont été mobilisées pour héberger temporairement les familles sinistrées.

    Les autorités régionales et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) se sont rendus sur place samedi pour apporter une première assistance aux personnes évacuées. La prise en charge porte notamment sur l’hébergement, l’alimentation, l’eau potable et les besoins sanitaires.

    Plusieurs quartiers d’Ambovombe, notamment Mangarivotra, Berary Stationnement et Andaboly, ont été touchés par des inondations. L’intensification des précipitations, accompagnée de rafales de vent, a causé des dégâts et perturbé le quotidien des habitants.

    Les autorités appellent les habitants des zones exposées aux inondations à rester vigilants et à respecter les consignes de sécurité. Les personnes sinistrées qui ne disposent pas d’un abri sont invitées à se rapprocher des établissements scolaires publics ou des infrastructures publiques situées à proximité.

    Les pluies devraient se poursuivre jusqu’à mardi prochain dans plusieurs régions de Madagascar, selon les prévisions des services météorologiques. La présence persistante de nuages dans le Sud de la Grande île favorise la poursuite des précipitations.

  • ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    ENVIRONNEMENT – Le ministère se prépare au pic des feux et diffuse les contacts de ses responsables régionaux

    Des numéros d’urgence de proximité à contacter. Le ministère de l’Environnement et du développement durable diffuse les numéros de téléphone de ses responsables régionaux afin de faciliter le signalement des incendies et d’accélérer la coordination des interventions. Cette mesure entre dans le cadre des actions de prévention contre les feux de brousse à l’approche de la période à risque, avec un pic généralement observé en octobre.

    La campagne de prévention, engagée depuis plusieurs mois, s’intensifie actuellement dans les régions. Les équipes du ministère renforcent notamment les actions de sensibilisation auprès des populations dans les zones exposées aux feux, indique une source autorisée auprès du ministère.

    Les radios locales sont également mobilisées pour relayer les messages de prévention. Les autorités régionales sont appelées à renforcer la mobilisation et la coordination en cas de signalement. Le dispositif associe notamment les préfets, les chefs de région, les forces de sécurité et le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ainsi que les ministères chargés de l’Agriculture et de l’Élevage.

    Cette préparation intervient dans un contexte marqué par l’ampleur des feux à Madagascar. Environ six millions d’hectares brûleraient chaque année dans le pays, dont près de 300 000 hectares de zones forestières. Les pertes économiques liées à ces incendies sont estimées à environ 450 millions de dollars par an.

    Les feux de pâturage et de culture figurent parmi les principales sources d’incendies, selon le ministère. La sensibilisation porte ainsi également sur les pratiques agricoles et pastorales susceptibles de provoquer des feux de brousse.

    Le pic de la saison des feux n’est toutefois pas encore atteint. Quelques foyers ont déjà été signalés, notamment dans l’aire protégée de l’Isalo. En diffusant les coordonnées de ses responsables régionaux et en renforçant les actions de sensibilisation, le ministère entend intervenir en amont de la multiplication des foyers et réduire les délais de signalement et d’intervention.

  • EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    EXAMEN OFFICIEL – Vakinankaratra et Diana publient à leur tour les résultats du baccalauréat

    La publication des résultats du baccalauréat 2026 se poursuit dans les différentes régions. Après Itasy et Fianarantsoa, les résultats des régions Vakinankaratra et Diana ont été publiés vendredi. Vakinankaratra affiche un taux de réussite global de 42,83%, tandis que dans le Diana, seules les données concernant l’enseignement général sont disponibles pour l’instant, avec un taux de réussite de 48%.

     

    La session d’examen 2026 est la première organisation du baccalauréat pour la région Vakinankaratra. Les résultats de cette région ont commencé à être affichés samedi dans les différents centres d’examen. Au total, 6 987 candidats sur 16 315 inscrits ont obtenu leur diplôme, toutes séries confondues. Les séries générales comptent 15 549 candidats, dont 6 398 admis, soit un taux de réussite de 41,15% Les séries techniques enregistrent un meilleur résultat, avec 589 admis sur 766 candidats, soit un taux de réussite de 76,89%.

     

    Dans les détails, la série C affiche le meilleur taux de réussite parmi les séries générales de Vakinankaratra, avec 78,89%. Ce taux est toutefois à relativiser en raison du faible nombre de candidats dans cette série. La série A1 suit avec 48,47%, devant la série D avec 46,85% et la série L avec 42,98%. La série A2, qui compte le plus grand nombre de candidats, affiche 40,05% de réussite. La série S enregistre le taux le plus faible dans la région avec 30,31%, tandis que la série OSE affiche 39,83%.

     

    À Antsiranana, dans la région DIANA, seules les données relatives à l’enseignement général sont disponibles pour le moment. Le taux de réussite s’établit ainsi à 48% pour cette catégorie qui comptait 9 228 candidats. La série D arrive en tête avec 53,27% de taux de réussite, suivie de la série C avec 50% et de la série A1 avec 48,50%. Les séries A2, S, OSE et L enregistrent respectivement 38,95%, 32,41%, 31,41% et 31,06%. Les 743 candidats des séries techniques à Antsiranana peuvent toutefois consulter leurs résultats en ligne ou sur les panneaux d’affichage.

     

    Les résultats du baccalauréat des autres régions qui ne les ont pas encore publiés devraient être annoncés la semaine prochaine, nous a confié notre source. L’Université de Sava procédera à la délibération ce dimanche. Une nouvelle direction de l’Office du baccalauréat (DOB) y a également été mise en place cette année. L’affichage des résultats du baccalauréat pour la région Sava est ainsi prévu lundi prochain. Encore un peu de patience pour les candidats des autres régions.