Catégorie : Actualité

  • TOAMASINA – Des compensations de 20 et 10 millions d’ariary accordées à chaque propriétaire de maison démolie sur le site du Port Sec III

    TOAMASINA – Des compensations de 20 et 10 millions d’ariary accordées à chaque propriétaire de maison démolie sur le site du Port Sec III

    Les familles concernées par le projet de Port Sec III à Toamasina n’ont pas seulement reçu un titre foncier sur le nouveau site où elles seront installées. Elles ont également perçu une indemnité de compensation de 10 millions ou 20 millions d’ariary, selon le type de logement démoli. Cette première vague concerne 63 ménages relogés sur le site du Port Sec II.

    Comme annoncé, chaque ménage bénéficiaire s’est vu attribuer gratuitement un terrain de 250 m². Leur titre foncier leur a été remis mercredi. Les propriétaires de maisons en dur détruites dans le cadre du projet ont perçu une indemnité de 20 millions d’ariary, tandis que ceux dont les habitations étaient en bois ont reçu 10 millions d’ariary. Selon les autorités, ces compensations visent à accompagner la reconstruction des logements et la réinstallation des familles.

    La remise des actes de dotation entre dans le cadre des opérations de relogement engagées en vue de l’aménagement du site destiné à accueillir la future Plateforme multimodale logistique et portuaire de Toamasina (PMLPT) à Tsarakofafa, Toamasina. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Transports et de la Météorologie, Herizo Andrianavalona Ramanambola, ainsi que des autorités locales et des élus de la région Atsinanana.

    Selon la SPAT, cette opération s’inscrit dans une démarche visant à concilier le développement des infrastructures portuaires de Toamasina et la prise en compte des droits des populations affectées par le projet. Le directeur général de la SPAT, Anicet Heritiana Randriambahoaka, a par ailleurs assuré que les anciens occupants du site qui ne figurent pas encore parmi les bénéficiaires de cette première vague recevront les mêmes mesures de compensation après examen de leur dossier. Il a également indiqué que le guichet unique demeure ouvert afin de permettre aux ménages concernés de déposer leurs demandes.

     

  • AFFAIRES NATIONALES – Un dialogue politique en préparation avec deux anciens présidents de la République en parallèle de la concertation nationale

    AFFAIRES NATIONALES – Un dialogue politique en préparation avec deux anciens présidents de la République en parallèle de la concertation nationale

    Les autorités préparent un dialogue politique. Et la rencontre en début de semaine entre le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina et les deux anciens présidents élus, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, en est l’une des premières étapes. Ce dialogue politique se tiendra en parallèle de la concertation nationale, indique le président de la Refondation au cours de sa rencontre avec la diaspora malgache en Egypte, mardi soir. Selon le chef de l’Etat, cette démarche doit contribuer à créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections prévues en décembre 2027.

    Le président de la Refondation n’a pas donné de détails sur les tenants et les aboutissants ainsi que sur le déroulement de ce dialogue politique. “Nous allons encore avoir des discussions et nous verrons après comment mener ces discussions”, a-t-il juste évoqué devant son auditoire. “Les deux sont des ‘ray aman-dreny’ et nous voyons avec eux ce qu’il convient de faire”, a-t-il poursuivi. 

    A en croire le Colonel Michaël Randrianirina, l’issue de ce dialogue politique qui devrait être organisé parallèlement à la concertation nationale menée par le Conseil oecuménique des églises chrétiennes (FFKM) sera déterminante pour la préparation des prochaines échéances électorales. “Si ce dialogue politique se déroule bien, il n’y a pas de raison de douter de la tenue des élections de décembre 2027”, a-t-il soutenu. Il estime qu’une fois ce processus engagé dans de bonnes conditions, “il ne faudra pas longtemps pour préparer les élections”.

    Lundi, le chef de l’Etat a reçu à Iavoloha deux de ses prédécesseurs encore en vie. Selon le communiqué de la présidence, les discussions avaient permis aux participants de confronter leurs points de vue sur plusieurs questions touchant aux affaires du pays, dans l’intérêt de la population malgache.

  • ADMINISTRATION DU TERRITOIRE – La hausse des indemnités de logement des agents des CTD à définir par les organes délibérants, selon le ministère de l’Intérieur

    ADMINISTRATION DU TERRITOIRE – La hausse des indemnités de logement des agents des CTD à définir par les organes délibérants, selon le ministère de l’Intérieur

    La revalorisation de l’indemnité de logement jusqu’à 200 000 ariary par mois ne s’appliquera pas automatiquement à l’ensemble des agents des Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Si les agents des CTD dont la rémunération est imputée au budget général de l’État bénéficient immédiatement de cette revalorisation, pour ceux qui sont rémunérés sur le budget propre des collectivités, son application devra être décidée par les organes délibérants de chaque commune ou région en fonction de leurs capacités financières.

    Dans une note explicative, le ministère rappelle que les agents civils et militaires de l’État, ainsi que les agents des CTD rémunérés sur le budget général de l’État, perçoivent désormais une indemnité de logement de 200 000 ariary par mois, avec effet à compter de juillet 2026. En revanche, pour les agents des collectivités rémunérés sur le budget des communes et des régions, la mise en œuvre de cette revalorisation est soumise aux principes de libre administration et d’autonomie financière des CTD.

    Chaque collectivité devra ainsi fixer, par délibération de son conseil municipal ou régional, le principe de l’augmentation ainsi que son montant, indique encore le ministère. Le document du MID précise que cette indemnité ne sera donc pas uniforme dans les 1 695 communes et les 24 régions de Madagascar. Son montant pourra varier entre 14 000 ariary et 200 000 ariary, selon les capacités budgétaires de chaque collectivité.

    Pour les collectivités ne disposant pas d’organe délibérant, une procédure spécifique est prévue. Dans le cas de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), qui ne dispose pas de conseil municipal depuis l’annulation des résultats des dernières municipales, la municipalité devra d’abord procéder à une rectification de son budget et obtenir le visa du contrôle financier avant de pouvoir appliquer cette mesure.

    Ces précisions du ministère interviennent au lendemain du mouvement de revendication des employés de la CUA concernant l’application de la nouvelle indemnité de logement. Elles visent à rappeler les modalités de mise en œuvre de la mesure selon la situation administrative et budgétaire des différentes catégories d’agents.

  • CONCERTATION NATIONALE – 400 jeunes des 24 régions réunis pendant trois jours à Ivato pour porter la voix de la jeunesse malgache

    CONCERTATION NATIONALE – 400 jeunes des 24 régions réunis pendant trois jours à Ivato pour porter la voix de la jeunesse malgache

    Les propositions et préoccupations de la jeunesse malgache au cœur de la Concertation nationale des jeunes, ouverte ce mardi au Centre de conférences internationales (CCI) d’Ivato. Pendant trois jours, près de 400 représentants des 24 régions sont réunis pour consolider les contributions des jeunes lors des concertations régionales des jeunes et élaborer des conclusions nationales destinées à alimenter les réformes en faveur de la jeunesse.

    Cette rencontre constitue l’aboutissement d’un processus de consultations mené durant les mois de mai et juin 2026 à travers le pays. Ces échanges ont permis aux jeunes de faire remonter les réalités vécues dans leurs localités, notamment en matière d’accès à l’emploi, de formation, d’entrepreneuriat et d’inclusion sociale, tout en formulant des propositions de solutions face aux difficultés rencontrées. La concertation nationale vise alors à faire émerger une synthèse des aspirations de la jeunesse malgache.

    Parmi les préoccupations mises en avant figurent l’accès à l’emploi, l’amélioration de l’adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail, le développement de l’entrepreneuriat ainsi qu’une meilleure inclusion sociale. “Depuis longtemps déjà, nous connaissons les problèmes liés au monde du travail à Madagascar, notamment l’emploi des jeunes, avec le décalage entre les formations dispensées et les offres d’emploi disponibles sur le marché du travail”, souligne Erico Randriamalala, défenseur des droits des jeunes. “Il est indispensable de trouver rapidement des solutions durables”, poursuit-il.

    Les jeunes entrepreneurs ayant participé aux concertations régionales ont également fait part de leurs attentes en matière d’accompagnement, d’accès aux marchés et de dispositifs favorisant la création et le développement de leurs activités.

    En déplacement à l’étranger, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, est intervenu par visioconférence. Il a encouragé les participants à approfondir leurs échanges afin de parvenir à des conclusions nationales reflétant les attentes de la jeunesse malgache. Selon les organisateurs, les résultats de cette concertation serviront de base aux réflexions sur les réformes destinées à répondre aux besoins exprimés par les jeunes à travers les différentes consultations territoriales.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Une prévalence de 1,1% du VIH chez les femmes enceintes, indiquant une épidémie désormais généralisée à Madagascar

    SANTÉ PUBLIQUE – Une prévalence de 1,1% du VIH chez les femmes enceintes, indiquant une épidémie désormais généralisée à Madagascar

    Le VIH ne circule plus uniquement au sein des populations les plus exposées à Madagascar. Selon les résultats de l’enquête nationale de séroprévalence 2024-2025 présentés par le ministère de la Santé publique, 1,1 % des femmes enceintes sont porteuses du virus. Pour les autorités sanitaires, ce niveau de prévalence chez cette catégorie de la population constitue un indicateur montrant que l’épidémie est désormais généralisée dans le pays.

    Présentés lors d’un atelier de plaidoyer destiné aux parlementaires, organisé les 28 et 29 juillet à Antananarivo, ces résultats marquent une évolution de la situation épidémiologique. Sur les quelque 90 000 personnes vivant avec le VIH estimées à Madagascar, les femmes enceintes représentent un groupe particulièrement surveillé, car elles sont considérées comme représentatives de la population générale.

    “Les femmes enceintes constituent un indicateur représentatif de la population générale. Leur taux de prévalence de 1,1 % montre que le virus circule désormais au-delà des seules populations les plus exposées”, explique la cheffe du Programme national de lutte contre les IST, le VIH et le Sida (PNLS), le Dr Norosoa Ratokoherimora. Selon elle, le renforcement de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des femmes enceintes est essentiel afin de protéger à la fois les mères et leurs enfants et de limiter la transmission du virus de la mère à l’enfant.

    L’enquête confirme toutefois que l’épidémie demeure particulièrement concentrée au sein des populations clés. Les taux de prévalence varient entre 13 % et 23 % chez les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les usagers de drogues injectables. Les personnes détenues, les jeunes vulnérables et les enfants figurent également parmi les groupes concernés.

    Face à cette évolution, le ministère de la Santé publique prévoit d’adapter sa stratégie. “Des stratégies plus efficaces sont désormais nécessaires, car l’épidémie peut être considérée comme généralisée. Les interventions ne peuvent plus se limiter aux populations clés”, indique le directeur général de la médecine préventive, le Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino. Cette riposte est menée avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds mondial. Le soutien du gouvernement américain se poursuit également à travers d’autres mécanismes malgré le retrait de l’USAID.

    Le président de la Commission de la santé publique et de la planification familiale à l’Assemblée nationale, le Dr Lova Herizo Rajaobelina, appelle, de son côté, à des réformes législatives pour renforcer la lutte contre le VIH/sida et améliorer les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Il souligne que toutes les personnes vivant avec le VIH ne bénéficient pas encore d’une prise en charge.

    Les responsables sanitaires rappellent enfin que le dépistage du VIH et le traitement antirétroviral sont gratuits dans les centres spécialisés et les hôpitaux, un dispositif que les autorités entendent renforcer pour freiner la progression de l’épidémie.

  • ADMINISTRATION – Le décret relatif au renouvellement en ligne des passeports attendu dans deux Conseils des ministres

    ADMINISTRATION – Le décret relatif au renouvellement en ligne des passeports attendu dans deux Conseils des ministres

    Procédures allégées pour ceux qui souhaitent renouveler leur passeport. Les autorités annoncent la mise en place d’une plateforme permettant l’enrôlement en ligne de ceux qui ont déjà un passeport et qui souhaitent le renouveler dans les prochaines semaines. Elles annoncent également l’extension jusqu’à dix ans de la durée de validité de ce document de voyage, sauf pour les enfants. “Le décret correspondant sera adopté dans deux Conseils des ministres”, annonce le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, mardi soir, lors de la rencontre de la délégation présidentielle avec la diaspora malgache en Egypte.

    Comme précisé par la ministre des Affaires étrangères, Alice Ndiaye, l’enrôlement en ligne est uniquement réservé à ceux qui disposent déjà d’un passeport. “Ceux qui se font établir un passeport pour la première fois doivent se déplacer auprès d’une ambassade pour les empreintes digitales”, déclare-t-elle aux membres de la diaspora. Le déplacement auprès des services de l’immigration et de l’émigration est également obligatoire pour les primo-demandeurs résidant à Madagascar, que ce soit en province ou dans la Capitale.

    Au-delà du renouvellement en ligne, le décret à venir devrait aussi étendre jusqu’à dix ans la durée de validité du passeport pour les adultes qui en font la demande. Si la durée sera maintenue à cinq ans pour les jeunes enfants qui “sont encore susceptibles de changer de visage”, comme le souligne la ministre des Affaires étrangères, le choix est ouvert pour les adultes. Ceux-ci peuvent opter pour une durée de validité de cinq ou de dix ans, confie le ministre Mahefa Andriamampiadana. La différence sera sur les frais, confie-t-il à www.2424.mg. A l’entendre, les titulaires de passeport en cours de validité peuvent demander à ce que la durée de validité soit étendue jusqu’à dix ans, ou faire le choix d’une durée de cinq ou de dix ans de validité.

  • INSECURITE – Le Colonel Michaël Randrianirina dénonce une psychose entretenue sur les réseaux sociaux sans renier l’existence d’enlèvements

    INSECURITE – Le Colonel Michaël Randrianirina dénonce une psychose entretenue sur les réseaux sociaux sans renier l’existence d’enlèvements

    Il y a bien des enlèvements à Madagascar et certains sont suivis de meurtre. Et les autorités travaillent pour y mettre fin, assure le Colonel Michaël Randrianirina. “Les militaires, gendarmes et policiers ne dorment pas. Ils travaillent jour et nuit”, assure le chef de l’Etat durant sa rencontre avec la diaspora malgache au Caire, en Egypte, mardi soir. Il estime cependant que toutes les disparitions ne sont pas causées par des enlèvements. “Même les suicides sont présentés comme étant un meurtre sur les réseaux sociaux”, déplore-t-il.

    A l’entendre, les disparitions sont souvent amplifiées sur les réseaux sociaux, soit par des faux comptes créés dans le but de déstabiliser le pays et de créer la psychose, soit par de simples citoyens qui se laissent tromper par ces actes malveillants. Il dénonce notamment certains hommes politiques qui paient des jeunes chômeurs pour alimenter la peur sur les réseaux sociaux. “Si vous les suivez, vous leur donnez raison parce que c’est la réaction qu’ils attendent”, martèle-t-il.

    Bien qu’il insiste sur un climat de psychose délibérément instauré par des factions politiques d’opposition, le chef de l’Etat reconnaît l’existence de cas d’enlèvements suivis de meurtres. Il assure que ces cas relèvent de rites sacrificiels liés à des superstitions. Mais “nous travaillons à y mettre fin, et ceux qui s’y adonnent seront attrapés tôt ou tard”, assure-t-il, donnant quelques exemples d’arrestations et de poursuites déjà engagées. Il regrette juste que les forces de défense et de sécurité de Madagascar ne soient pas suffisamment équipées pour pouvoir intervenir avec célérité.

  • ÉLECTION – La Ceni lance les opérations de recensement pour la refonte de la liste électorale avant les scrutins de 2027

    ÉLECTION – La Ceni lance les opérations de recensement pour la refonte de la liste électorale avant les scrutins de 2027

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) tourne la page de l’ancienne liste électorale. La révision intégrale de la liste électorale a été lancée ce mardi à Talata Volonondry et se poursuivra pendant quatre mois. Les citoyens ont jusqu’au 24 novembre prochain pour s’inscrire dans la nouvelle liste qui servira aux prochaines échéances électorales prévues en 2027. “C’est une nouvelle liste électorale que nous allons établir pour toutes les élections et les référendums prévus en 2027”, indique Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni, lors du lancement de la révision intégrale de la liste électorale à Talatavolonondry, mardi.

    Cette refonte intervient après plusieurs critiques et contestations ayant entouré la précédente liste électorale, considérée comme l’une des sources de tensions lors des précédents scrutins. Pour la Ceni, l’inscription sur la liste électorale demeure une étape indispensable pour permettre aux citoyens d’exercer leurs droits politiques.

    Outre l’ouverture au droit de voter, elle permet également d’exercer d’autres actions liées aux scrutins. “Lorsqu’une personne n’est pas inscrite sur la liste électorale, elle n’a pas le droit de surveiller le déroulement des élections et des référendums organisés dans son lieu de résidence”, rappelle le numéro Un de l’organe de gestion des élections. “Elle n’a pas non plus le droit de déposer une plainte ou de contester les résultats de ces scrutins”, ajoute-t-il.

    La Ceni a prévu cinq modalités d’inscription sur la nouvelle liste électorale. Les inscriptions peuvent être effectuées auprès des fokontany sur présentation d’une carte nationale d’identité. Des agents effectueront également des opérations d’inscription mobile afin d’atteindre les populations éloignées des bureaux d’inscription. La Ceni prévoit en outre des équipes itinérantes et des dispositifs spécifiques pour les personnes à mobilité réduite ou dans l’incapacité de se déplacer. L’objectif est de permettre au plus grand nombre de citoyens remplissant les conditions de s’inscrire sur cette nouvelle liste électorale avant la clôture de l’opération, le 24 novembre prochain.

  • EDUCATION – Les métiers de l’assurance bientôt intégrés dans les cursus de formation des établissements de formation professionnelle

    EDUCATION – Les métiers de l’assurance bientôt intégrés dans les cursus de formation des établissements de formation professionnelle

    De nouvelles filières spécialisées en assurance à intégrer dans les établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle. Une convention de partenariat en ce sens a été signée en ce sens entre le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) et l’Association professionnelle des entreprises d’assurances à Madagascar (APEAM), lundi. L’objectif est de former une nouvelle génération de professionnels tout en répondant aux besoins croissants des compagnies d’assurance en compétences qualifiées.

    L’accord prévoit également l’adaptation des programmes de formation aux besoins des entreprises, le développement des stages en milieu professionnel, la facilitation de l’insertion des apprenants, la formation des formateurs, la reconnaissance des certifications délivrées par l’APEAM ainsi que la valorisation des acquis de l’expérience des professionnels du secteur.

    Selon le directeur général de l’APEAM, Nanjatiana Razakamanana, Madagascar ne dispose actuellement d’aucun établissement spécialisé dans les métiers de l’assurance. Si l’association assure déjà des formations destinées à ses membres, elle souhaite désormais que les certifications qu’elle délivre soient officiellement reconnues.

    Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la culture de l’assurance reste peu développée à Madagascar. D’après les données de l’APEAM, le taux de pénétration de l’assurance représente 0,55 % du produit intérieur brut (PIB), contre 13 % pour le secteur bancaire et 21 % pour la microfinance. Les deux partenaires entendent ainsi renforcer les compétences disponibles dans le secteur tout en contribuant à une meilleure connaissance de l’assurance auprès de la population.

    Pour le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, cette collaboration répond aux besoins du marché de l’emploi. Il rappelle que l’assurance ne concerne pas uniquement les véhicules, mais aussi les habitations, la santé, la vie, les activités professionnelles ou encore la mobilité, des domaines où une meilleure connaissance des mécanismes de couverture pourrait renforcer la résilience des ménages et des entreprises.

  • INSÉCURITÉ – La Police nationale lance une plateforme de signalement en ligne des violences et des disparitions

    INSÉCURITÉ – La Police nationale lance une plateforme de signalement en ligne des violences et des disparitions

    Les procédures de signalement de violences ou de disparitions allégées. Les citoyens peuvent désormais signaler en ligne des cas de violences basées sur le genre (VBG) ainsi que des disparitions de personnes, grâce à une plateforme numérique accessible à tout moment.

    Le lancement officiel de ce nouvel outil a été annoncé ce lundi à Anosy par le ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Erick Michel, en présence des responsables de son département. Cette initiative vise à simplifier les démarches des victimes, de leurs proches et des témoins, tout en accélérant la prise en charge des signalements.

    Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis un ordinateur ou un smartphone connecté à Internet, le portail https://www.vbg.pn.gov.mg permet de déclarer des cas de VBG, qu’ils aient été commis en ligne ou hors ligne, ainsi que des disparitions de personnes majeures ou d’enfants, sans qu’une inscription préalable ne soit nécessaire.

    La plateforme offre également la possibilité d’effectuer un signalement de manière anonyme. Les utilisateurs qui le souhaitent peuvent toutefois renseigner leur identité. Ils sont ensuite invités à indiquer leur localisation et à décrire les faits. En cas de disparition, une description détaillée de la personne recherchée ainsi qu’une photographie peuvent être jointes afin de faciliter les recherches.

    Après validation du formulaire, un numéro de dossier est attribué afin de permettre le suivi en temps réel du traitement du signalement. Dès sa réception, “le signalement est pris en charge par les administrateurs du portail VBG de la Brigade féminine de proximité (BFP)”, explique un responsable du ministère de la Sécurité publique. Ceux-ci sont chargés d’examiner et de filtrer les informations reçues, de les transmettre au service compétent et d’orienter les victimes vers la structure compétente la plus proche de leur circonscription.