Catégorie : Actualité

  • RÉSOLUTIONS – La concertation nationale des jeunes propose de choisir entre un Etat unitaire fortement décentralisé et un Etat fédéral

    RÉSOLUTIONS – La concertation nationale des jeunes propose de choisir entre un Etat unitaire fortement décentralisé et un Etat fédéral

    Un “référendum d’option” pour trancher. Les jeunes réunis au Centre de conférences international d’Ivato (CCI) la semaine dernière décident de soumettre à l’ensemble des électeurs malgaches la question relative à la forme de l’Etat. “Nous proposons de choisir entre deux formes d’Etat”, rapporte le représentant des participants à la concertation nationale durant la lecture des résolutions. “Un Etat unitaire fortement décentralisé avec un régime parlementaire tricaméral ou un Etat fédéral garantissant une répartition équilibrée des pouvoirs entre l’Etat fédéral et les provinces fédérées”, poursuit-il.

    Les débats sur le sujet ont déjà été forts durant les trois jours de concertation, et ont été amplifiés sur les réseaux sociaux où des résultats de vote ont été publiés. “Mais il n’y a eu aucun vote durant ces trois jours”, assure l’une des porte-parole des participants durant l’ouverture de la cérémonie de clôture. “Il y a eu une vraie concertation et des confrontations d’idées”, poursuit-elle, assurant que les résolutions émanent de tous les participants. Celles-ci proposent ainsi qu’un “débat national qui permettra d’aboutir à une élection constitutionnelle” puisse se tenir pour décider des détails.

    “Un comité technique sera formé pour établir les projets de texte” à soumettre à la consultation populaire, poursuit le lecteur des résolutions relatives au volet gouvernance. Le sujet sera d’ailleurs “soumis à la Concertation nationale et au vote des électeurs malgaches”, confirme le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, à qui les résolutions ont été officiellement remises samedi à la clôture de l’événement. Celui-ci a confirmé avoir reçu le document et promet de le transmettre au Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes et à toutes les entités en charge de l’organisation de l’organisation de la concertation nationale.

  • CATASTROPHE – Un violent incendie frappe le Bazary Kely de Toamasina dans la nuit du dimanche à lundi

    CATASTROPHE – Un violent incendie frappe le Bazary Kely de Toamasina dans la nuit du dimanche à lundi

    Le marché de Bazary Kely de Toamasina à nouveau victime des feux. La Ville du Grand Port a passé une nuit blanche pour sauver son marché emblématique des flammes dans la nuit du dimanche a lundi. Le feu s’est déclaré vers 22h40 dimanche, rapporte la mairie de Toamasina. Les premières informations indiquent que les flammes auraient touché les deux parties du marché. Les premières estimations font également état d’importants dégâts.

     

    L’absence de voies d’accès permettant aux camions des pompiers d’intervenir efficacement a compliqué les opérations d’extinction de l’incendie, déplore le député élu à Toamasina, Roland Ratsiraka. Celui-ci regrette également l’insuffisance des bouches d’incendie à proximité du marché. Il souligne que “ce n’est pas la première fois” que les feux frappent ce marché emblématique de Toamasina. Il évoque trois à quatre incendies survenus par le passé. Le dernier incendie en date remonte à un peu plus d’un an, en avril 2025 avec un bilan important.

  • INCENDIE – Près de dix hectares de brousse et une plantation d’eucalyptus ravagés par les flammes à Andranofeno Sud sur la RN4

    INCENDIE – Près de dix hectares de brousse et une plantation d’eucalyptus ravagés par les flammes à Andranofeno Sud sur la RN4

    Il a fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes. Un important incendie de brousse et de forêt s’est déclaré dimanche après-midi à Andranofeno Sud, sur la Route nationale n°4 (RN4). Attisé par de fortes rafales de vent, le feu a traversé la chaussée, perturbant temporairement la circulation. Une quarantaine de personnes ont été mobilisées pour empêcher sa propagation. Le sinistre est désormais maîtrisé, mais il a ravagé près de dix hectares de végétation, dont une plantation d’eucalyptus.

     

    L’incendie s’est déclaré à Antsevabe, dans le fokontany d’Andranofeno Sud, au sein de la commune rurale de Tsaramasoandro. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), les conditions météorologiques ont considérablement compliqué les opérations d’extinction. Les vents violents ont favorisé la propagation rapide des flammes de part et d’autre de la RN4, tandis qu’un épais nuage de fumée réduisait fortement la visibilité. Par mesure de sécurité, la circulation a été temporairement interrompue afin de limiter les risques d’accident.

     

    Face à l’ampleur du sinistre, une quarantaine de personnes, composées d’habitants, de membres du Comité de lutte contre les feux de brousse, d’éléments de la Gendarmerie nationale et des autorités locales, se sont mobilisées pour contenir l’incendie. Grâce à cette intervention coordonnée, le feu a pu être maîtrisé avant qu’il ne se propage davantage.

     

    Selon une première évaluation du ministère, environ dix hectares de brousse ont été détruits, ainsi qu’une plantation d’eucalyptus. Le ministère a ouvert une enquête afin de déterminer l’origine de l’incendie, même si les circonstances exactes du départ du feu restent difficiles à établir.

     

    En cette saison propice aux feux de brousse, le ministère appelle la population à redoubler de vigilance dans l’utilisation du feu. Il rappelle que la prévention et la lutte contre les incendies relèvent d’une responsabilité collective et invite toute personne témoin d’un incendie volontaire à le signaler immédiatement aux forces de l’ordre. Il souligne enfin que les auteurs de tels actes s’exposent à de lourdes sanctions prévues par la loi.

  • RELIGION – Le président de la Refondation assure respecter la laïcité de l’État malgré son statut de “mpiandry”

    RELIGION – Le président de la Refondation assure respecter la laïcité de l’État malgré son statut de “mpiandry”

    “J’ai retiré ma toge de ‘mpiandry’ au moment de l’inauguration de la plaque commémorative et maintenant que je prononce mon discours”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a tenu à s’assurer qu’il ne soit pas habillé en “mpiandry” au moment où il assume des fonctions de chef d’Etat. “Que l’on ne vienne pas dire que j’ai emmené tout Madagascar au sein de l’Eglise luthérienne”, indique-t-il alors qu’il prenait la parole durant le culte de célébration du jubilé du 85ème anniversaire du “Tobilehibe” d’Ankaramalaza, dimanche.

     

    Pour le chef de l’Etat, “c’est par respect de la laïcité de l’Etat ainsi que mentionné dans l’article 2 de la Constitution”, qu’il a tenu à bien séparer ses fonctions de chef de l’Etat de son statut de “mpiandry”. Il assure d’ailleurs que la laïcité de l’Etat, qui est un “sujet compliqué”, est bien respectée par son régime à Madagascar. Il rappelle qu’à Madagascar les chefs d’Eglise ne donnent pas d’ordre au chef d’Etat tandis que l’Etat ne subventionne ni les cultes ni les pasteurs.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina fait néanmoins savoir que ce n’est pas parce qu’il est devenu président de la Refondation qu’il va abandonner la toge dans laquelle Jésus l’a habillé. “J’ai été ‘mpiandry’ avant d’être chef de l’Etat”, martèle-t-il, rappelant que l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît à tout individu la liberté de pensée, de conscience et de religion. “Je reste fidèle à ma foi”, assure-t-il encore.

     

    Dans son allocution, le président de la Refondation affirme “croire qu’en plus des efforts effectués par l’Etat, c’est le mouvement du Réveil qui sauvera Madagascar”. Il dit également regretter “l’hypocrisie malgache” qui réclame la laïcité alors que l’hymne national invoque Dieu tout comme le moindre trébuchement conduit à invoquer Dieu. “La laïcité de l’Etat reste un grand débat, un sujet important de débat”, insiste-t-il.

  • SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    SANTÉ – Madagascar interdit temporairement l’entrée aux étrangers non-résidents venant des pays touchés par Ebola et suspend les voyages vers ces pays

    Madagascar prend des mesures de prévention face à l’Ebola. La Grande île annonce, dans une note interministérielle publiée le 19 août, l’interdiction temporaire d’entrée sur le territoire malgache des étrangers non-résidents ayant séjourné ou transité au cours des 21 derniers jours dans des pays touchés par l’Ebola. Les Malgaches et les étrangers résidents sur la Grande île, ou encore les diplomates et autres travailleurs étrangers expatriés des organisations et ONG internationales, eux, peuvent entrer à Madagascar après un séjour ou un transit dans ces pays mais ils doivent se soumettre à une quarantaine obligatoire de 21 jours. Par ailleurs, pour ceux qui se trouvent à Madagascar, “tout déplacement vers les pays affectés par l’Ebola est temporairement suspendu”.

    Selon une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique, seule la République démocratique du Congo (RDC) est concernée par ces mesures. Selon la note interministérielle, la liste des pays concernés devrait évoluer en fonction de “la situation épidémiologique”. Le rapport de situation numéro 14 publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 16 août indique que seule la République démocratique du Congo (RDC) a signalé de nouveaux cas confirmés du 27 juillet au 16 août. L’Ouganda n’a plus signalé de nouveau cas depuis la sortie du dernier patient le 16 juillet, tandis que la France, qui a signalé un cas importé le 24 juin, n’en a plus enregistré aucun depuis le 4 juillet, date de sortie de son unique patient atteint d’Ebola au retour d’un déplacement en RDC.

    Par ailleurs, toute personne entrant à Madagascar, de quel pays qu’il vienne, doit remplir une fiche de déclaration sanitaire dans laquelle elle doit signaler tout séjour ou transit dans un pays affecté par Ebola au cours des 21 derniers jours. Les voyageurs sont également soumis à un contrôle documentaire, une prise de température et une évaluation du risque sanitaire. Une évaluation clinique peut être effectuée si nécessaire. Les personnes présentant des signes suspects sont immédiatement orientées vers les services compétents.

    Madagascar impose également aux compagnies aériennes et maritimes la transmission de la liste complète des passagers et des membres d’équipage à la Police aux frontières et aux responsables du contrôle sanitaire avant l’atterrissage ou l’accostage. Celles-ci doivent informer les voyageurs des mesures en vigueur et distribuer les fiches de déclaration sanitaire, qui doivent progressivement être remplacées par un système numérique.

    Ceux qui sont ensuite soumis à la quarantaine de 21 jours doivent prendre en charge eux-mêmes les frais liés à leur hébergement, restauration et transferts vers le site désigné. sont à la charge des personnes concernées. Une attestation officielle leur est délivrée au début et à la fin de la période de quarantaine par les autorités sanitaires, qui peuvent être soit le Centre opérationnel des urgences de santé publique (Cousp) soit les directions régionales de santé publique (DRS) et les services de district de santé publique (SDSP).

  • TRANSPORT AÉRIEN – La compagnie aérienne privée comorienne Royal Air relie à son tour les Comores à Madagascar

    TRANSPORT AÉRIEN – La compagnie aérienne privée comorienne Royal Air relie à son tour les Comores à Madagascar

    Après Madagascar Airlines jeudi, c’est au tour de Royal Air d’inscrire son nom sur le tableau des vols entre les deux pays. Cette compagnie privée comorienne vient d’inaugurer son vol reliant Moroni et Mahajanga samedi 1er Août. Son aéronef s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Philibert Tsiranana à Amborovy de dans la capitale de Boeny.

    Avec deux vols inauguraux assurés par deux compagnies en l’espace d’un week-end, la réouverture de la ligne Madagascar – Comores apparaît comme la remise en route d’un corridor économique resté à l’arrêt depuis presque cinq ans. Pendant quatre ans, passagers et opérateurs économiques ont dû composer avec des correspondances plus longues et plus coûteuses pour relier la Grande île et l’archipel.

    La ministre comorienne des Transports maritimes et aériens, Yasmine Hassane Alfeine, a été sur le vol inaugural de Royal Air, signe que cette liaison dépasse le simple enjeu commercial pour s’inscrire dans une stratégie de coopération régionale assumée. “Cette nouvelle desserte contribuera à faciliter la mobilité des personnes, à dynamiser les échanges économiques, touristiques et culturels, et à consolider les liens d’amitié et de coopération entre les Comores et Madagascar”, indique l’ambassade de l’Union des Comores à Madagascar dans un communiqué.

    L’arrivée de ce vol a été saluée par les acteurs touristiques de Mahajanga où se trouve une forte concentration de communauté comorienne dans la Grande ile. Selon l’Office régional du tourisme de Boeny, ces nouvelles dessertes renforcent les liens historiques entre Madagascar et les Comores et devraient stimuler le tourisme, les échanges économiques et la mobilité des voyageurs entre les deux pays, au bénéfice de la région Boeny.

    Il ne reste plus maintenant , comme pour toute route aérienne qui redémarre après une longue interruption, l’épreuve du temps, de voir la pérennisation des liaisons. Le remplissage des vols, la régularité de la desserte et la capacité des acteurs économiques locaux à s’emparer de cette opportunité seront les véritables indicateurs de succès dans les prochains mois.

  • INSECURITE – Trois membres présumés d’une loge maçonnique en détention préventive pour des suspicions de “sorcellerie, de profanation de sépulture, d’enlèvement et de meurtre”

    INSECURITE – Trois membres présumés d’une loge maçonnique en détention préventive pour des suspicions de “sorcellerie, de profanation de sépulture, d’enlèvement et de meurtre”

    Trois autres suspects dans les affaires d’enlèvement suivies de meurtres. La procureure de la République, Narindra Navalona Rakotoniaina confirme le placement en détention préventive de trois membres présumés d’une “loge maçonnique” dans une vidéo publiée samedi par le ministère de la Justice. Ceux-ci sont “accusés d’actes de sorcellerie, de profanation de sépulture, d’enlèvements et de meurtres”, indique-t-elle. Deux hommes ont été envoyés à la maison de force de Tsiafahy tandis qu’une femme a été placée à la maison centrale d’Antanimora.

    Selon la magistrate, les soupçons reposent sur des éléments découverts lors d’une perquisition effectuée par les enquêteurs en présence du parquet dans un local présenté comme un “lieu de réunion d’une société secrète”. “Il y a été découvert un cercueil contenant des ossements humains, d’autres cercueils, des sabres ainsi que plusieurs documents”, rapporte-t-elle. Elle ajoute que parmi les pièces saisies figure un ouvrage décrivant un “rituel funèbre”. Elle évoque également “la présence d’une salle aménagée avec un autel où se font les rituels”.

    Pour le parquet, ces découvertes constituent des indices qui alimentent les investigations. La procureure indique que le contenu des documents conduit les enquêteurs à envisager l’hypothèse de sacrifices rituels et d’un possible lien entre les activités de la société secrète suspecte et les cas d’enlèvements de personnes. “Mais les enquêtes sont encore en cours”, poursuit-elle, laissant entendre qu’il s’agit d’une hypothèse qui reste à confirmer ou à infirmer.

    Interrogé sur la situation sécuritaire à Madagascar par les membres de la diaspora malgache en Egypte, le président de la Refondation Michaël Randrianirina, a déjà évoqué les suspicions sur ces “sociétés secrètes” et a indiqué que les autorités prendraient des mesures dans ce sens.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Les Comores de nouveau reliées à Madagascar par le ciel après des années d’interruption

    TRANSPORT AÉRIEN – Les Comores de nouveau reliées à Madagascar par le ciel après des années d’interruption

    Le vol MD152 accueilli avec tous les honneurs à Moroni. Il est environ 11h ce vendredi 30 juillet, sous la chaleur écrasante de Moroni, quand l’ATR 72 de Madagascar Airlines amorce sa descente vers l’aéroport Prince Saïd Ibrahim. Sur le tarmac, les pompiers sont déjà prêts pour le traditionnel “water salute”, ce salut par jets d’eau réservé aux vols inauguraux.

     

    À bord, l’émotion est à son comble. Quand les roues touchent enfin la piste, un tonnerre d’applaudissements éclate dans la cabine. Aux commandes, le commandant Franck Alain Rakotozafy vient de réussir plus qu’un simple atterrissage. Il vient de rouvrir une liaison historique, fermée depuis juillet 2022.

     

    La route Antananarivo – Mahajanga – Moroni a été pendant des années l’une des dessertes les plus emblématiques de la Grande Île vers l’océan Indien avant de disparaître des tableaux de vol. Son retour s’inscrit dans la stratégie de transformation engagée par Madagascar Airlines, qui entend réaffirmer son ancrage régional face à une concurrence toujours plus vive sur les routes de l’océan Indien.

     

    Entre les deux territoires, les liens sont anciens et profonds avec une diaspora comorienne installée de longue date à Madagascar surtout Mahajanga. A cela s’ajoutent des flux constants d’étudiants et de patients comoriens venant chercher sur la Grande Île des formations et des soins. C’est cette histoire commune que ce vol vient renouer, mais aussi une présence de plus en plus forte de la diaspora malgache aux Comores.

     

    La ministre comorienne des Transports maritime et aérien, Yasmine Hassane Alfeine, prend la parole, visiblement émue par la portée de l’événement. “Le retour de Madagascar Airlines symbolise le renforcement d’un lien historique entre deux nations sœurs, unies par la géographie, l’histoire, les échanges humains et une volonté commune de bâtir un avenir partagé”, lance-t-elle. Pour elle, cette reprise ouvre des perspectives concrètes pour les citoyens, les étudiants, les opérateurs économiques et les investisseurs des deux pays. “Nous célébrons aujourd’hui le retour d’un lien vital entre deux peuples frères et une nouvelle étape dans le renforcement de notre coopération bilatérale”, ajoute-t-elle.

     

    De son côté, le directeur général de Madagascar Airlines, Rado Rabarilala, insiste sur la portée stratégique de l’événement. “La reprise de cette liaison est bien plus qu’une ouverture de ligne. Elle traduit notre volonté de reconnecter Madagascar et l’Union des Comores, de faciliter les échanges entre nos populations et d’accompagner le développement économique de notre région”, indique le technicien malgache dans sa prise de parole. Il n’a pas manqué de dresser des perspectives pour cette nouvelle route aérienne avec un projet d’ouverture d’une ligne Antananarivo – Moroni – Marseille dont l’objectif est de connecter les deux pays aux membres de sa diaspora. C’est un signe que Madagascar Airlines voit dans cette réouverture le point de départ d’un nouveau maillage régional et international.

     

    “Au-delà de sa dimension économique et commerciale, cette liaison témoigne de la solidité des liens historiques, fraternels et culturels qui unissent les peuples des deux pays”, conclut Herizo Ramanambola Andrianavalona, ministre des Transports et de la météorologie qui a fait partie du voyage lors de ce vol inaugural.

     

    La liaison entre Madagascar et Comores a été suspendue depuis 2020 à cause de la Covid-2019. Après l’épidémie, la ligne Antananarivo – Moroni opérée par la compagnie aérienne malgache a connu quelques semaines de reprise avant d’être fermée à nouveau après que des lingots d’or présumés provenir de Madagascar ont été interceptés à l’aéroport de Moroni. Depuis, les voyageurs entre les deux pays n’ont d’autres choix que de passer par le Kenya ou l’Ethiopie.

  • TRAITE DES ÊTRES HUMAINS – Madagascar réitère son engagement dans la lutte contre les réseaux de scamming 

    TRAITE DES ÊTRES HUMAINS – Madagascar réitère son engagement dans la lutte contre les réseaux de scamming 

    Un engagement confirmé. Alors que les Etats-Unis s’inquiètent de la présence de centres d’appel frauduleux sur la Grande île, Madagascar rappelle sa volonté de lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation dans des activités délictuelles ou criminelles, notamment les escroqueries en ligne. Bien que la loi malgache actuellement en vigueur sur la traite des êtres humains ne reconnaisse pas encore cette infraction, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, indique que parmi les individus interpellés dans le cadre des opérations de démantèlement des réseaux de scamming à Madagascar, “certains sont des victimes amenés à participer à des activités frauduleuses”.

     

    Dans son discours à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, jeudi, la ministre rappelle que le projet de loi qui reconnaît cette infraction sera examiné lors de la prochaine session parlementaire. Elle évoque également la nécessité de renforcer la sensibilisation à cette forme d’exploitation, souvent confondue avec d’autres infractions.

     

    Selon la Garde des sceaux, Madagascar a déjà pu interpeller des centaines de personnes impliquées dans des réseaux de scamming. Certaines ont été placées en détention dans l’attente de leur procès tandis que d’autres ont été rapatriées vers leur pays d’origine. “La plupart des personnes interpellées proviennent de pays d’Asie”, précise-t-elle. Pour les commanditaires qui sont identifiés et qui sont basés à l’étranger, la ministre évoque “une coopération judiciaire internationale afin de permettre leur poursuite”.

     

    Présente lors de la cérémonie organisée dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, la chargée d’affaires américaine, Melanie Higgins, n’a pas manqué de “saluer les efforts en cours des forces de l’ordre malgache pour enquêter sur ces activités”. Evoquant “les préoccupations du gouvernement américain concernant la présence de centres d’appel frauduleux dans le pays”, elle martèle l’engagement des Etats-Unis “aux côtés de Madagascar pour faire progresser les droits humains et lutter contre la traite des êtres humains”.

     

    Les Etats-Unis financent, entre autres, l’Office des Nations unies contre la drogue et les crimes (UNODC) pour son travail de renforcement des capacités des forces de l’ordre locales en matière d’enquête et de poursuite des affaires de traite. La chargée d’affaires américaine rapporte que “des agents des forces de l’ordre malgache ont participé à des programmes de formation leur permettant d’acquérir des compétences en matière d’enquête et de poursuite pour divers crimes, y compris la traite des êtres humains”.

  • EPIDEMIE – Des milliers d’étudiants et agents de l’université d’Antananarivo sensibilisés, plus de 200 vaccinés contre le Mpox durant deux jours de campagne

    EPIDEMIE – Des milliers d’étudiants et agents de l’université d’Antananarivo sensibilisés, plus de 200 vaccinés contre le Mpox durant deux jours de campagne

    Des images chocs avec des messages clés. Les équipes médicales et les agents de sensibilisation les ont brandi à l’université d’Antananarivo pendant les deux journées de sensibilisation et de vaccination gratuite contre la Mpox, les 30 et 31 Juillet. Des informations qui ont capté l’attention des étudiants, membres du personnel administratif et technique ainsi que des enseignants-chercheurs. Des milliers d’entre-eux ont été touchés par la campagne, dont des centaines de vaccinés et d’enquêtés.

     

    Selon le bilan du directeur du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique, Dr Paubert Tsivahiny, 3 800 personnes ont pu être sensibilisées, dont 206 vaccinées contre la Mpox à Ankatso. 200 personnes ont également été interrogées sur leurs connaissances de la maladie et des comportements à adopter, entre autres. Les supports contenant des images illustrant les manifestations de la maladie et les informations essentielles sur la Mpox, présentés aux populations universitaires, ont retenu leur attention. Ils ont participé aux séances de questions-réponses, lesquelles ont permis de répondre aux interrogations des étudiants et de dissiper les idées reçues autour de cette maladie, encore souvent entourée de fausses informations.

     

    La campagne avait pour objectif de renforcer la prévention de la Mpox au sein de la communauté universitaire, considérée comme particulièrement exposée en raison de la vie en collectivité, notamment dans les résidences universitaires. Les deux journées leur ont rappelé que la prévention de cette épidémie repose avant tout sur une bonne connaissance des modes de transmission, des symptômes et des mesures de protection. La vaccination, proposée gratuitement, constitue un moyen supplémentaire de réduire le risque de propagation du virus au sein de ladite communauté.

     

    Cette initiative a été menée conjointement par le ministère de la Santé publique, à travers ses directions et organismes rattachés, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’université d’Antananarivo ainsi que les partenaires techniques et financiers.