Catégorie : Actualité

  • PARC BOTANIQUE – Douze individus soupçonnés d’implication dans la disparition des tortues de Tsimbazaza placés en détention préventive

    PARC BOTANIQUE – Douze individus soupçonnés d’implication dans la disparition des tortues de Tsimbazaza placés en détention préventive

    Antananarivo, 31 Octobre, 13h50 – Mandat de dépôt pour les individus impliqués dans l’affaire de “vol de tortues” à Tsimbazaza. Déférés devant le parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo mercredi, une douzaine d’individus ont été placés en détention préventive. “Ils sont au total 12 individus à être soupçonnés dans cette affaire. Onze sont placés en détention préventive à Antanimora tandis que le dernier est envoyé à Tsiafahy”, confie une source proche du dossier. Leur procès est prévu le 13 novembre prochain.

    Notre source indique que les 12 suspects sont des agents du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Ils sont accusés d’implication dans le vols de tortues dans le parc dans la nuit du mardi 22 octobre dernier. Après la disparition de ces reptiles au sein du parc, des chiens renifleurs ont été mobilisés pour traquer les suspects. Le 27 octobre dernier, l’une des tortues de Tsimbazaza a été retrouvée à Anjomakely sur la RN7 dans le district d’Atsimondrano.

    Une vingtaine de tortues ont été signalées disparues dans ce parc dans la nuit du 22 octobre. Ces reptiles appartiennent aux espèces pyxis arachnoides et astrochelys radiata, des espèces figurant dans l’annexe I de la Convention sur le commerce internationale des espèces menacées d’extinction (CITES) et classées en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

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  • ROUTES NATIONALES – La réhabilitation des routes Ambanja-Antsiranana et Tolagnaro-Ambovombe à boucler en 2025

    ROUTES NATIONALES – La réhabilitation des routes Ambanja-Antsiranana et Tolagnaro-Ambovombe à boucler en 2025

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h20 – Des travaux réalisés à 50%. Deux des plus grands chantiers routiers financés par l’Europe devraient être achevés dans moins d’un an. Si l’on en croit le ministère des Travaux publics, la réhabilitation de la portion de la route nationale 6 (RN6) entre Ambanja et Antsiranana, longue de 234km devrait être terminée en août 2025. Le tronçon Ambovombe-Tolagnaro de la RN13, long de 107km, pour sa part, devrait être bouclé en mai 2025.

    Selon le ministère, 43km de chaussée sont déjà bitumés sur la RN13. Outre le bitumage des tronçons restants, la réhabilitation de trois ponts, ceux de Ranomainty, d’Ankerana et de Ranopiso est également prévue. Sur la RN6, la mise en place d’une station de pesage à Ambanja, prévue dans la liste des travaux, est déjà faite, indique encore le ministère.

    Les deux chantiers entrent dans le cadre du projet de modernisation du réseau routier de Madagascar financé par l’Union européenne et sa banque, la Banque européenne d’investissement. Le projet, s’élevant à 235,5 millions d’euros, est financé par un don de 116 millions d’euros de l’Union européenne, un prêt de la 110 millions d’euros de la BEI, une assistance technique de 4,7 millions de la BEI ainsi qu’un financement de 4,8 millions d’euros de l’Etat malgache.

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  • FOOTBALL CAN 2025 – Le match Madagascar-Tunisie se jouera à Pretoria en Afrique du Sud

    FOOTBALL CAN 2025 – Le match Madagascar-Tunisie se jouera à Pretoria en Afrique du Sud

    Antananarivo, 31 Octobre, 10h25 – Changement de “domicile” pour Madagascar lors de la cinquième journée des qualifications pour la CAN 2025. Madagascar avait prévu de jouer son match à domicile face à la Tunisie au FNB Stadium de Johannesburg, stade où il a notamment déjà élu domicile au mois de juin en qualification du mondial 2026 face aux Comores. Ce ne sera finalement pas le cas car la Confédération africaine de Football (CAF) en a décidé autrement. Dans un communiqué publié mercredi, la CAF a décidé de relocaliser le match au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria.

    Outre le changement du stade, la CAF a également décidé de changer le corps arbitral du match. Ainsi, l’arbitre gabonais Pierre Atcho a été désigné comme arbitre principal du match en lieu et place du Congolais Messie Jessie Oved Nkounkou Mvoutou initialement désigné. Le Gabonais sera assisté par ses compatriotes Boris Ditsoga et Felix Eyaga. Le quatrième arbitre sera le Camerounais Antoine Max Depadoux Effa Essouma.

    Ce match comptant pour la cinquième journée se tiendra le 14 novembre prochain. Le match revêt une importance capitale pour des Barea de Madagascar au bord de l’élimination. Bon derniers de leur groupe avec deux points au compteur, les Barea ne sont plus maîtres de leur destin et la qualification relèverait presque du miracle.

  • CEO SUMMIT 2024 – Mobilisation générale des leaders de l’Océan Indien pour aller au-delà des échanges intra régionaux

    CEO SUMMIT 2024 – Mobilisation générale des leaders de l’Océan Indien pour aller au-delà des échanges intra régionaux

    Antananarivo, 31 Octobre, 7h10 – Ouvrir des perspectives de développement internationales. Les opérateurs économiques de l’Océan Indien ne se contentent pas des échanges intra-régionaux. “Nous allons agir ensemble et percer ensemble le marché mondial afin que nous puissions développer nos entreprises et apporter beaucoup plus de bénéfices pour les activités socio-économiques de chaque île”, avance le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. C’était lors de la signature de la convention entre ce groupement, l’agence Becom qui sont les organisateurs du CEO Summit et l’Economic development board of Madagascar (EDBM), mercredi.

    La tenue du CEO Summit programmée au mois de décembre à Antananarivo et qui rassemblera les leaders de l’Ocean Indien va grandement contribuer à ces objectifs, poursuit Tiana Rasamimanana. Cette manifestation économique permettra de mettre en commun les potentiels des îles de l’océan Indien pour avancer dans le développement économique de chaque pays. Le président du SIM met notamment en avant le potentiel financier de l’île Maurice, le développement industriel et de la Réunion, ou encore les ressources en matières premières et le capital humain de Madagascar.

    Comme indiqué par Tantely Rakotomalala de Becom, ce sommet réunira plus de 500 décideurs, dont 350 présidents directeurs généraux d’entreprises (CEO) et investisseurs issus de 12 pays. Elle souligne toutefois que “le CEO Summit est bien plus qu’une simple rencontre de dirigeants”. Ce sera “un lieu de convergence où les idées novatrices rencontrent les actions concrètes, où les défis se transforment en opportunités et où l’engagement envers la durabilité, l’innovation et la responsabilité sociale prend tout son sens”, avance-t-elle.

    C’est pourquoi l’EDBM a consenti à être le partenaire institutionnel dans l’organisation de ce sommet. Surtout qu’il est dans sa mission de promouvoir les investissements à Madagascar, soutient la présidente sa Conseil d’administration, Lantosoa Rakotomalala. “Grâce à notre appartenance aux réseaux d’Agences de promotion des investissements (API), nous renforçons la position de notre pays dans la région de l’océan Indien et attirons les regards sur les opportunités exceptionnelles que nous offrons”, souligne-t-elle. En agissant ensemble, “nous concrétisons notre ambition de faire de Madagascar un centre d’opportunités économiques et de développement durable”, conclut-elle.

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  • Plus de 300 entrepreneurs à former en gestion financière grâce à un partenariat FMFP – Fivmpama

    Plus de 300 entrepreneurs à former en gestion financière grâce à un partenariat FMFP – Fivmpama

    Antananarivo, 31 Octobre, 6h15 – Un autre projet de formation financé par le Fonds malgache pour la formation professionnelle (FMFP) cette année. Le FMFP a officiellement lancé le projet appelé “Éducation financière des MPMES pour une meilleure inclusion financière”, mercredi. Dans le cadre de ce projet, 559 446 510 Ariary ont été octroyés au groupement du patronat de Madagascar, le Fivmpama, afin de former 322 entrepreneurs dont 75% du secteur informel en gestion financière, en planification d’investissements, en fiscalité et en optimisation de la trésorerie.

    L’objectif principal du projet est de permettre aux entrepreneurs d’avoir accès aux services financiers notamment les prêts bancaires afin de faire face aux défis d’accès au financement auxquels sont confrontées les micros, petites et moyennes entreprises (MPMEs). “Les Malgaches ont toujours peur de faire des emprunts et pourtant les emprunts sont utiles pour faire progresser les entreprises sinon les entreprises resteront toujours petites” indique Rivo Rakotondrasanjy, président du Fivmpama. “C’est donc la stratégie qu’on veut mettre en œuvre dans cette formation afin que chacun puisse accéder aux banques et ne plus en avoir peur”, ajoute-t-il.

    Ce projet de formation va être mis en œuvre dans dix régions de Madagascar à savoir Analamanga, Alaotra Mangoro, Atsinanana, Bongolava, Boeny, Vakinankaratra, Amoron’l Mania, Haute Matsiatra, Diana et Androy. Le programme de formation est structuré en huit modules et va couvrir différents thèmes tels que la gestion financière, la fiscalité, et l’élaboration de business plans. Les bénéficiaires vont ainsi apprendre à concevoir des plans d’affaires solides, à préparer des demandes de financement convaincantes ou encore à développer une véritable culture entrepreneuriale.

    Ce projet est l’un des dix projets de formation qui seront financés par le FMFP cette année. Le FMFP, en cinq années d’existence, a déjà octroyé 42 milliards d’ariary de financement qui a permis de former plus de 100 000 salariés malgaches hommes et femmes.

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  • ANDRY RAJOELINA : “Nous allons réduire le budget pour les écoles afin d’acheter des carburants pour les groupes et réduire le délestage”

    ANDRY RAJOELINA : “Nous allons réduire le budget pour les écoles afin d’acheter des carburants pour les groupes et réduire le délestage”

    “Nous brûlons de l’argent” et “cela fait mal”. L’Etat ne semble avoir d’autres solutions d’urgence et à très court terme pour réduire le délestage que de faire fonctionner les centrales thermiques. Pour la énième année, il décide de creuser au fond de ses poches pour subventionner la Jirama de façon à ce que celle-ci puisse acheter les carburants. Pour le président de la République, cet argent sera, entre autres, retiré du budget destiné aux écoles. Et “cela fait mal”, regrette-t-il. La seule autre solution trouvée est de provoquer des pluies de façon artificielle toutes les fois que la météo le permet. Extrait des déclarations présidentielles faites à Ambohimanambola ce mercredi 30 octobre.

    L’Etat propose deux solutions d’urgence contre le délestage : les pluies provoquées toutes les fois que la météo le permet, et les centrales thermiques qui fonctionnent au fuel lourd et au gasoil. Cela nécessite beaucoup d’argent, mais l’Etat est prêt à sacrifier certains secteurs. Au grand regret du président de la République, Andry Rajoelina.

    “Sur le court terme, pour supprimer le délestage, et je m’adresse au directeur général et au ministre, si nous utilisons les TAC (turbines à combustion), nous dépensons 300 millions d’ariary par jour. Alors que la nature nous a gâtés. Souvent, la météo nous permet de provoquer des pluies de façon artificielle. Provoquer des pluies de façon artificielle coûte 40 millions d’ariary. Donc, que faire: dépenser 40 millions pour provoquer des pluies de façon artificielle ou dépenser 300 millions d’ariary pour du gasoil. Donc, ce que l’on va faire, monsieur le ministre, monsieur le directeur général, toutes les fois que nous pouvons provoquer des pluies de façon artificielle, nous devons le faire. Je viens de demander à la météo. Et si je ne me trompe pas, monsieur le ministre, le 31, aujourd’hui ou demain, en tout cas, ce week-end, la météo est favorable pour provoquer des pluies de façon artificielle. Donc, nous allons le faire. Pour réduire le délestage, nous allons utiliser tous les groupes. Tous les opérateurs sont là: nous devons utiliser au maximum le fuel lourd pour faire tourner [les centrales thermiques] et arrêter le délestage. Donc, nous allons, une fois de plus, réduire le budget pour les écoles, pour confectionner les tabliers, parce que nous allons acheter des carburants. Cela fait mal. Parce que nous brûlons de l’argent. Nous brûlons de l’argent. C’est pourquoi nous devons voir tous ces projets. On va les utiliser, nous avons un certain nombre de groupes qui fonctionnent, nous allons les visiter tout à l’heure. Mais nous allons aussi utiliser les groupes qui fonctionnent au gasoil pour en finir avec le délestage. L’Etat va vous aider, vous à la Jirama, ce n’est pas grave. Nous allons voir ce qui peut être mis de côté dans les dépenses publiques pour qu’il n’y ait pas de délestage à Antananarivo.

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  • ENERGIE – Andry Rajoelina annonce l’utilisation de toutes les centrales thermiques pour réduire le délestage

    ENERGIE – Andry Rajoelina annonce l’utilisation de toutes les centrales thermiques pour réduire le délestage

    Antananarivo, 30 Octobre, 16h25 – “L’Etat va faire des sacrifices sur les investissements pour satisfaire [les abonnés de la Jirama] mais aussi pour ne pas mettre en faillite tous ceux qui travaillent avec l’électricité”. En déplacement à Ambohimanambola, là où se trouvent les centrales de production d’électricité, le président de la République Andry Rajoelina annonce ses solutions pour en finir, ou du moins, pour réduire le délestage. Et il annonce le recours à toutes les centrales thermiques dont dispose la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité et ses partenaires, quoi qu’il en coûte.

    “Nous avons des groupes, et nous allons utiliser tout ce qui est à notre disposition”, indique-t-il durant sa visite. Il parle, en premier lieu, des turbines à combustion (TAC) d’Ambohimanambola, grosses consommatrices de carburants, “300 millions d’ariary par jour pour cinq heures d’électricité, soit 9 milliards d’ariary par mois”. Il parle également de la centrale d’Aksaf Power d’une puissance de 54MW et de celle de Symbion, d’une puissance de 37MW. “C’est très budgétivore mais nous devons apporter des solutions”, martèle-t-il.

    Selon les consignes présidentielles, le délestage devrait donc se réduire progressivement. Et si le faire disparaître complètement n’est pas possible, Andry Rajoelina insiste pour que cela soit “réduit jusqu’à 80%”. “L’objectif est de réduire au maximum le délestage pour que les gens n’aient plus à subir des coupures d’électricité durant les heures de travail et jusqu’à l’heure du coucher”, insiste-t-il. Lui-même indique avoir été victime d’une longue coupure d’électricité le week-end dernier alors qu’il travaillait dans son bureau à Arena Ivandry.

    Le recours aux centrales thermiques existantes reste évidemment des solutions d’urgence. A plus ou moins court terme, le président de la République mise sur la construction rapide d’une centrale solaire de 20MW par la société NEA. Les travaux sur ce projet devraient démarrer dès la semaine prochaine, souligne-t-il. Il annonce également, à moyen terme, la fin de la construction de la centrale thermique de 105MW appartenant à la Jirama à Ambohimanambola avant la fin du mois de mai.

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  • COOPÉRATION – La Turquie, un partenaire économique de Madagascar

    COOPÉRATION – La Turquie, un partenaire économique de Madagascar

    Antananarivo, 30 Octobre, 12h30 – Le 101e anniversaire de la République de Turquie célébré à Madagascar. Lors d’une cérémonie tenue à Ankorondrano, en présence de personnalités de l’administration malgache comme le président du Sénat, Richard Ravalomanana, et le vice-président de l’Assemblée nationale, Augustin Andriamananoro, l’ambassadeur turc İshak Ebrar Çubukçu a mis en avant la volonté de son pays de jouer un rôle clé pour la paix mondiale. « Nous vivons dans un environnement géopolitique difficile. La Turquie a pour mission de faire naître la paix, et nous ferons de notre mieux pour que les conflits prennent fin », déclare l’ambassadeur.

    La Turquie tisse un lien économique fort avec Madagascar. Et les liens entre les deux pays ne cessent de s’agrandir au fil des ans. Présente à Madagascar depuis l’ouverture de son ambassade en 2010, la Turquie s’est impliquée dans de nombreux secteurs. Depuis la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan, en 2017, plusieurs accords de coopération ont vu le jour. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a grimpé de 29 millions de dollars en 2010 à 202 millions de dollars en 2024. Un symbole de cette intensification des relations est Turkish Airlines, qui assure plus d’un vol hebdomadaire entre Istanbul et Antananarivo, et a dépassé le seuil des 10 000 passagers entre Istanbul, Port-Louis et Antananarivo cette année.

    Le mois dernier, des délégations turques ont rencontré les responsables malgaches pour explorer des partenariats dans les domaines du tourisme, de la construction, de l’aviation, de l’industrie lourde et des mines. L’entreprise Ansar Energy, avec un investissement de 80 millions de dollars, continue de développer des projets énergétiques sur l’île. En parallèle, des entreprises turques du textile, de l’alimentation et de la restauration s’intéressent également au potentiel malgache.

    En matière de développement, la Turquie apporte une aide humanitaire notable. En mars dernier, l’agence turque de coopération et de développement Tika a alloué 80 millions d’ariary via l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) pour soutenir les victimes du cyclone Gamane, permettant à 17 000 personnes de bénéficier d’une aide en un mois. L’éducation n’est pas en reste : la Fondation Maarif, active depuis 2019 à Madagascar, œuvre pour offrir un enseignement de qualité. L’ambassadeur Çubukçu a également salué la volonté de Madagascar d’ouvrir une ambassade à Ankara, un projet qui, selon lui, renforcerait davantage les liens diplomatiques entre les deux pays.

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  • REVENDICATIONS – Un individu arrêté après une manifestation contre le délestage à Ambohibao Antehiroka

    REVENDICATIONS – Un individu arrêté après une manifestation contre le délestage à Ambohibao Antehiroka

    Antananarivo, 30 Octobre, 10h30 – Les forces de défense et de sécurité confirment leur intransigeance face aux manifestations contre le délestage. La gendarmerie d’Ambohidratrimo annonce l’arrestation d’un individu après la manifestation contre les coupures d’électricité à Ambohibao Antehiroka mardi soir. Il est actuellement placé en garde à vue. “Il a profité de la manifestation pour troubler l’ordre public. Un cocktail molotov est découvert sur lui”, indique au téléphone une source auprès de la compagnie d’Ambohidratrimo.

    Les habitants d’Ambohibao sont descendus dans les rues mardi soir. Les routes étaient bloquées et la gendarmerie est intervenue pour libérer la circulation. Pour disperser les manifestations, les forces de défense et de sécurité ont recouru à l’usage de grenade lacrymogène à en croire notre source. “Mais comme dans toute manifestation, des blessures superficielles peuvent arriver. Le nombre de blessés n’est pas déterminé”, explique-t-il au téléphone.

    Pour la gendarmerie, des semeurs de trouble se sont infiltrés dans cette manifestation. La plupart ne sont pas des habitants du quartier, confie notre source. La personne arrêtée, par exemple, n’habite pas Ambohibao mais Ambatolaona Ivato, ajoute-t-elle.

    La semaine dernière, dix individus ont été arrêtés par la gendarmerie nationale du côté d’Ambohipo lors d’une manifestation contre le délestage. Quatre d’entre eux ont été placés en détention préventive à Antanimora après leur comparution devant le parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo. Trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire et les trois restants qui sont des mineurs ont été relâchés.

    La circonscription inter-régionale de la gendarmerie d’Antananarivo a lancé un appel au calme et invite tout le monde à patienter dans le calme car “des solutions ont déjà été avancées en attendant les solutions pérennes”. Ce mercredi, le président de la République annonce une descente à Ambohimanambola pour voir de près les problèmes et trouver des solutions avec les responsables.

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  • La pénurie d’électricité généralisée parmi les facteurs freinant la croissance à Madagascar  selon le FMI

    La pénurie d’électricité généralisée parmi les facteurs freinant la croissance à Madagascar selon le FMI

    Antananarivo, 30 Octobre, 10h55 – Des points bloquants. Les conflits et l’insécurité (en particulier au Sahel), l’impact de la sécheresse sur l’agriculture (au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe) et sur la production d’énergie hydroélectrique sont autant de facteurs qui freinent la croissance de l’Afrique subsaharienne. Mais pour d’autres pays de la région comme Madagascar, les pénuries d’électricité plus généralisées est un facteur pénalisant. Cette situation touche notamment la Grande île, indique le Fonds monétaire international (FMI) dans son bulletin sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, sorti en ce mois d’octobre.

    Du côté du secteur privé, le délestage figure toujours parmi les principaux facteurs limitant la croissance des entreprises, comme signalé notamment pour les deux premiers trimestres de cette année. Le délestage se trouve juste derrière les deux principales contraintes, à savoir l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique, rapportées par les entreprises qui avaient participé à l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Et ce volet est un risque à gérer pour l’Etat selon le service du FMI, à l’issue de sa mission dans le cadre des consultations au titre de l’article IV et des premières revues des accords appuyés par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le FMI soutient que sur le plan intérieur, les pénuries d’eau et d’électricité, la dégradation des infrastructures et les problèmes de gouvernance pourraient alimenter le mécontentement populaire.

    L’Etat a déjà avancé des solutions face au gap de production d’énergie enregistré actuellement. Il y a entre autres le recours davantage à la production thermique pour suppléer les centrales hydroélectriques qui n’exploitent pas leur plein potentiel à cause de l’insuffisance des ressources hydrauliques pour les faire tourner. Il y a également l’accélération des projets solaires, en attendant la mise en opération des nouvelles centrales hydroélectriques de Sahofika ou encore de Volobe.

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