Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Un projet de stage au centre d’excellence Mohamed V au Maroc évoqué par le ministre  Abdulah Marson Moustapha

    FOOTBALL – Un projet de stage au centre d’excellence Mohamed V au Maroc évoqué par le ministre Abdulah Marson Moustapha

    Antananarivo, 27 Octobre, 9h45 – Remonter la pente. Abdulah Marson Moustapha, ministre de la Jeunesse et des sports a annoncé, la semaine dernière, sa stratégie afin de rompre les résultats négatifs obtenus par les Barea. Il a évoqué lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Palais national de la culture et des sports de Mahamasina, l’envoi des techniciens malgaches au centre d’excellence Mohamed V au Maroc.

    Cette décision fait “suite à des résultats des Barea”, indique le ministre. Donc, “il a été décider de dépêcher au Maroc une délégation de techniciens malgaches afin d’observer, de suivre, de remédier et de revenir à Madagascar avec un plan de travail précis comment rehausser la pente à Madagascar”, explique-t-il.

    Le directeur technique national, des médecins et des kinésithérapeutes ainsi que tous les acteurs impliqués dans le football de près ou de loin selon le ministre suivront une formation de haut niveau dirigée par des techniciens marocains. Celle-ci est prévue commencer en début novembre et devrait durer 15 à 20 jours, poursuit-il.

    Ces acteurs du football malgache analyseront sur leur passage au centre de Mohamed V, les points à amener, les problèmes afin de garantir les résultats prochains. Ce projet entre dans le cadre “de réflexion avec nos partenaires marocains”, indique le ministre. Le gouvernement marocain prendra en charge à 100% les frais de ce voyage dans le cadre d’une coopération bilatérale entre les deux pays, conclut-il.

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  • COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    Antananarivo, 27 Octobre, 9h50 – La direction générale des Douanes (DGD) indique avoir perçu 2 734,8 milliards d’ariary durant les neufs premiers mois de cette année. C’est soit une plus-value de 8% par rapport aux 2 532,1 milliards d’ariary collectés durant la même période en 2023, selon ce qu’a rapporté l’administration douanière.

    Outre les produits pétroliers, la DGD cite les articles de friperie (5,9%) et le sucre (5,6%) parmi les principaux produits pourvoyeurs de recettes. Il y a également les voitures du tourisme (4,4%), les ciments (3,9%), les voitures de transport de marchandises (3,3%) ou encore les postes téléphoniques (2,3%).

    La loi des Finances rectificative (LFR) 2024 avait ramené à 3 768 milliards d’ariary la prévision de recettes douanières pour cette année, compte tenu des fluctuations générées par les conflits au Moyen-Orient et de la performance fiscale en début d’année. 31% de ces recettes devraient être tirés par la taxation des importations de produits pétroliers et 69% par la taxation des importations de produits non pétroliers.

    La direction générale des douanes rapporte par ailleurs avoir enregistré 15 807 milliards d’ariary d’importation, soit 3 522,6 millions de dollars qui ont été enregistrés à la Douane. Celles-ci incluent les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. 215,7 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont par ailleurs été exonérés sur notes de Conseil pour les neuf premiers mois de l’année 2024.

    Durant cette période, il y avait eu par exemple 2,669 millions de tonnes de matières premières importées d’une valeur de 3 865,7 milliards d’ariary. Madagascar avait également importé 139 000 tonnes d’équipements qui lui avaient coûté 3 095,7 milliards d’ariary et 1,065 millions de tonnes d’énergies valant 2 995,2 milliards d’ariary, selon toujours les données de la DGD.

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  • Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 26 Octobre, 16h15 – Recourir aux financements des bailleurs de fonds n’est pas obligatoire pour Madagascar. Toutefois, il faudrait que le pays soit en mesure de mobiliser des ressources intérieures suffisantes, avant de pouvoir s’en passer. C’est ce qu’a exposé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, durant une émission spéciale sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, transmise par la chaîne privée TV Plus.

    Pour l’heure, la faible mobilisation de ces ressources intérieures, que ce soit à travers le recouvrement des recettes fiscales, la perception de diverses redevances ou encore par les investissements privés, ne permet pas à Madagascar de se passer des aides des bailleurs de fonds. Le taux de pression fiscale, qui n’est que de 10,2% du PIB pour la Grande île, est un exemple cité par la ministre Rindra Rabarinirinarison pour justifier cette dépendance. Et c’est pourquoi ce sont ces partenaires de Madagascar qui financent la majeure partie des projets de développement du pays, indique ce membre du gouvernement.

    La vice-présidente des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Est et du Sud, Victoria Walk, a insisté sur l’importance d’accroître les ressources internes pour stimuler la croissance et limiter la dépendance de la région aux aides étrangères. La mobilisation des ressources domestiques, qui inclut les impôts, les redevances et les recettes publiques, est perçue comme une solution stratégique pour répondre aux défis socio-économiques actuels, selon ce qui était exposé lors de la réunion des pays d’Afrique de l’Est et du Sud, en marge des Assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

    Les efforts de Madagascar pour améliorer la collecte des impôts et l’efficacité des dépenses publiques, avaient été mis en avant par la ministre Rindra Rabarinirinarison durant cette réunion. Elle avait également profité de cette occasion pour insister sur la nécessité de coopération régionale, afin de renforcer les capacités fiscales et réduire la dépendance aux aides étrangères.

    D’après la stratégie de la dette pour 2024-2026, les besoins de financement brut (BFB) s’élèveront à 25 008,8 milliards d’ariary pour la période de trois ans. Les besoins devraient s’élever à 6 056 milliards d’ariary pour 2024, 9 319,4 milliards d’ariary pour 2025 et 9 633,4 milliards pour 2026. Le besoin de financement extérieur a une part totale de 71,1% dans le BFB total, pendant la période sous revue.

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  • FOOTBALL – Madagascar battu 0 à 1 par  Malawi au Cosafa womens championship

    FOOTBALL – Madagascar battu 0 à 1 par Malawi au Cosafa womens championship

    Antananarivo, 26 Octobre, 19h00 – Les Barea dames s’inclinent pour leur deuxième match au Cosafa women’s championship 2024. Madagascar a été battu 0 à 1 face au Malawi, ce samedi après midi, au Gelvandale stadium de Port Elisabeth en Afrique du Sud.

    Asimenye Simwaka a ouvert le score pour le Malawi dès la septième minute du jeu. Les protégés d’Hortensia Mamihasina n’ont pas pu revenir au score durant les 83 minutes de jeu restant.

    Madagascar perd donc la première place de ce groupe après cette défaite face au tenant du titre. Les Barea de Madagascar joueront les Zèbrelles de Botswana pour leur dernier match qui se tiendra le 28 Octobre.

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  • CINÉMA – “Disco Afrika”, un premier long métrage imparfait mais à la hauteur pour Luck Razanajaona

    CINÉMA – “Disco Afrika”, un premier long métrage imparfait mais à la hauteur pour Luck Razanajaona

    Antananarivo, 26 Octobre, 15h30 – Cela fait presque 30 ans qu’un long métrage de fiction d’un réalisateur malgache n’avait pas été produit et bientôt distribué à l’international. Le dernier était “Quand les étoiles rencontrent la mer” de Raymond Rajaonarivelo en 1996. “On a eu un peu de chance pour réussir à financer le film grâce à cela”, confie Herizo Rabary, un des co-producteur de “Disco Afrika”, le premier long métrage de Luck Razanajaona. Le film a fait l’objet d’une projection pour la presse ce vendredi avant sa sortie nationale à partir du mois de novembre.

    “Disco Afrika” relate l’histoire de Kwame, un jeune malgache qui est allé tenter sa chance dans les mines de saphir mais tout ne se passe pas comme prévu et le jeune homme doit retourner dans à Toamasina pour essayer de s’en sortir autrement. Le film se déroule sur fond de crise politique et évoque, à travers la quête de Kwame, les différents maux de la Grande île comme la corruption, les trafics en tout genre, la pauvreté et d’autres. Pour le réalisateur, le film ne veut pas nécessairement critiquer les régimes malgaches successifs mais se veut le reflet de la situation dans lequel se trouve le pays.

    “En tant que quelqu’un né en 1985 j’ai vécu beaucoup de crises politiques, 2002-2009. L’histoire est en rapport à ce que j’ai vécu. Avant de faire du cinéma j’étais un travailleur social, j’ai vu beaucoup de problématique concernant les jeunes, la prostitution des mineurs, le chômage et autres, tout cela a forgé mon regard concernant les jeunes. Au départ la volonté n’était pas de faire un sujet politique, mais c’est venu comme cela, c’est la situation”, confie Luck Razanajaona. Le scénario est riche, les quêtes sont nombreuses pour Kwame, obligé de faire des choix entre l’argent facile et un éveil et une prise de conscience politique pour sa patrie.

    L’un des points forts du film de Luck Razanajaona, c’est sa musique. Le film est rythmé au son du Kaiamba. Là encore, c’est un choix du réalisateur qui a aussi voulu mettre en avant cette musique malgache des années disco. Oza Jerôme, une des légendes de cette musique est par ailleurs un des personnages clés du film. Cette histoire de musique joue un rôle important dans l’intrigue et est un élément clé dans une des quêtes du personnage.

    Côté visuel, le film se défend. Malgré un budget bien inférieur aux autres productions internationales, de l’aveu même du producteur, le film rend bien à l’image. On est trimballé aux quatres coins de Toamasina, du côté du port, du cimetière, dans les marchés ou encore dans la maison de Kwamé. Plusieurs scènes sont éclairées à la torche ou à la bougie – car oui les délestages ne sont pas oubliés dans le film – rend l’immersion encore plus réelle.

    Le film est filmé dans un style presque documentaire, avec beaucoup de plans fixes et de gros plans pour mieux afficher les émotions des personnages et leur combat interne. C’est également un choix du réalisateur et des producteurs. “Il n’y a presque aucune limite entre la fiction et la réalité. On y raconte la vie dans la manière dont on le perçoit”, confie Herizo Rabary.

    On ne peut pas parler de Disco Africa sans parler de Parista Sambo, l’acteur qui incarne Kwame. Conducteur de tuk tuk dans la vraie vie, l’acteur a pleinement réussi à donner vie à son personnage par une performance authentique voire vraie. Ce n’est pas pour rien qu’il a reçu le prix de l’interprétation masculine au Festival des Cinémas africains de Tarifa à Tanger. Le réalisateur confie que ce n’était pas son premier choix et pourtant le résultat est indéniable, Parista Sambo est excellent dans le rôle. “C’est bien de travailler avec des non professionnels car les émotions sont sincères”, glisse Luck Razanajaona.

    Voir un film malgache de cette qualité reste exceptionnel. Car malgré ses petits défauts comme des scènes de manifestation parfois pas très convaincantes ou un dernier acte qui aurait pu être plus abouti, Disco Africa est un très bon film qui mérite d’être vu. Le premier long métrage de Luck Razanajaona a mis presque 12 ans à se faire. La recherche de financement a été la plus difficile, confient les producteurs. Le film est coproduit par We Film basé à la Réunion et a pu bénéficier du financement du Centre national de la Cinématographie (CNC) en France. A travers ce film, Luck Razanajaona espère aussi ouvrir la voie pour permettre à d’autres réalisateurs malgache de réussir à financer leurs films.

    Le film qui a déjà reçu quatre prix à l’international sera projeté pour la première fois à Madagascar le 1er novembre au Petit Cinoche de Toamasina, le 8 novembre au Cinepax Ambodivona et le 15 novembre au Canal Olympia Andohatapenaka.

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  • Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Antananarivo, 26 Octobre, 12h45 – Enième report. Madagascar Airlines devrait avoir, comme convenu, de nouveaux appareils pour renforcer sa flotte. Et avec notamment l’appui financier de la Banque mondiale, la compagnie nationale devrait se voir livrer deux avions avant la fin de cette année. C’est ce qu’a confié le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne privée TVPlus sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington.

    La date de livraison de ces appareils est ainsi repoussée. Lors de la remise en service de son appareil MSN 813, qui a permis de ramener à trois le nombre de ses ATR-72 au mois de juillet, les responsables de Madagascar Airlines avaient annoncé la livraison de deux appareils du même type au mois de septembre et pour ce mois d’octobre.

    Au mois de mars de cette année, le gouvernement avait approuvé en Conseil des ministres le décret habilitant le ministère de l’Econome et des finances (MEF) à émettre une garantie au nom de l’Etat malgache dans le contrat de location de deux ATR72-500 auprès de l’ACIA Aero Leasing. Madagascar Airlines avait alors avancé, “en se basant sur les informations disponibles au mois de mai, et sous réserve de la finalisation des accords”, qu’un troisième ATR devait déjà entrer en service à fin juin 2024. Un quatrième devrait opérer à partir de fin juillet. Les cinquième et sixième avions devraient pour leur part entrer en service entre mars et avril 2025.

    Photo : MEF

  • PROCHE-ORIENT – Frappes israéliennes contre l’Iran selon la presse internationale

    PROCHE-ORIENT – Frappes israéliennes contre l’Iran selon la presse internationale

    Antananarivo, 26 Octobre, 8h15 – De fortes explosions entendues dans la nuit du vendredi à samedi à Téhéran. La presse internationale rapporte des frappes israéliennes en Iran. Selon un communiqué des forces de défenses israéliennes, il s’agirait de “frappes précises contre les cibles militaires en Iran”. Et l’objectif, selon leur communiqué, est de “répondre aux attaques de l’Iran et de ses alliés”.

     

    Pour les autorités iranienne, les frappes israéliennes, qui interviennent “dans le cadre d’une opération génératrice de tensions”, ont causé “des dégâts limités”. Des responsables américains ont également indiqué que “ni les infrastructures énergétiques ni les installations nucléaires iraniennes ne faisaient partie des cibles”.

     

    Début octobre, l’Iran avait lancé des missiles contre des installations militaires israéliennes. Les frappes avaient eu lieu quelques jours après la mort du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne. Pour des responsables iraniens, il s’agissait aussi de répondre à l’assassinat sur leur territoire, le 31 juillet 2024, de Ismaïl Haniyeh, alors chef du Hamas.

     

    Photo  : Tsahal ( Compte X)

     

     

  • FOOTBALL – Madagascar jouera le Malawi pour son deuxième match au Cosafa women’s championship

    FOOTBALL – Madagascar jouera le Malawi pour son deuxième match au Cosafa women’s championship

    Antananarivo, 26 Octobre, 10h35 – Les Barea reviennent sur la pelouse de Madibaz stadium de Port Elisabeth en Afrique du Sud, ce samedi. Madagascar affronte le Malawi, à 16h, heure malgache pour son deuxième match au Cosafa women’s championship 2024.

    Vainqueurs des Mauriciennes par 5 à 1 lors de la première journée, les protégées de Hortensia Mamihasina essaieront de poursuivre leur compétition par une nouvelle victoire face à l’équipe championne en titre. En fin de match, mercredi, le sélectionneur des Barea dames a indiqué la difficulté de ce deuxième match.

    Pour l’instant, Madagascar domine le groupe B avec trois points. Le Malawi et le Botswana sont deuxième et troisième après leur match nul durant la première journée. Maurice occupe la dernière place du groupe.

  • Un parc solaire flottant de 50MW à construire sur le futur parc urbain “Lac Iarivo”

    Un parc solaire flottant de 50MW à construire sur le futur parc urbain “Lac Iarivo”

    Antananarivo, 26 Octobre, 7h45 – Ce devrait être “le plus grand parc solaire d’Afrique”. Il s’agira du parc solaire flottant envisagé par le président de la République Andry Rajoelina. Prévu s’étendre sur une surface de 50ha, ce parc solaire sera implanté sur le site du futur parc urbain “Lac Iarivo” qui sera construit “juste à la sortie de l’aéroport”. Il devrait être deux fois et demi plus grand que la centrale solaire flottante de Kossou en Côte d’Ivoire qui, selon Andry Rajoelina, s’étend “sur une surface de 20ha pour une puissance de 20MW”. La centrale solaire du Lac Iarivo, elle, devrait avoir une puissance de 50MW.

    Le projet de construction de ce parc solaire flottant a été officiellement annoncé par le président de la République dans son discours à l’occasion de la première édition du Forum du programme d’échanges d’expériences gouvernementales (GEEP) qui s’est tenu vendredi à Iavoloha et qui a vu la participation d’une importante délégation des Emirats Arabes Unis. Le projet de Lac Iarivo, lui, a été officialisé durant le Conseil des ministres du 9 octobre.

    Le chef de l’Etat n’a pas donné de précisions sur le délai que les autorités se donnent pour la construction du parc solaire flottant. Andry Rajoelina rappelle néanmoins dans son discours que les autorités envisagent de “construire avec les investissements propres de l’Etat 250MW de parcs solaires en un an”.

    Par ailleurs, lors de son intervention sur la chaîne de télévision publique le 9 octobre dernier, le président de la République avait également confirmé la construction de centrales solaires de 350MW pour les grandes villes, dont 100MW pour Antananarivo. En tout, les autorités prévoient de construire jusqu’à 1 000MW de parcs solaires, indique encore Andry Rajoelina. Celui-ci indique que les “750MW seront mis en place avec des partenaires stratégiques”.

    Pour ce qui est du parc urbain Lac Iarivo, par contre, est annoncé pour juin 2025 en vue d’accueillir le Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) prévu en août 2025. Le budget nécessaire aux premiers travaux a déjà été transféré par décret adopté le 9 octobre à la Région d’Analamanga.

    Outre le lac qui sera construit entre Ivato et Tsarasaotra, le parc devrait aussi inclure des aires de repos, des allées piétonnes, des aires de jeux, des zones de promenade, des restaurants, des espaces verts ainsi que des mobiliers urbains. Le tronçon de route qui relie l’aéroport d’Ivato et Tsarasaotra devrait également être aménagé et accueillir des arrêts de bus.

    Photo : Pixabay

  • INFRASTRUCTURE – 16% du réseau routier d’Antananarivo dans des zones sujettes aux inondations

    INFRASTRUCTURE – 16% du réseau routier d’Antananarivo dans des zones sujettes aux inondations

    Antananarivo, 22 Octobre, 16h55 – Des actifs périodiquement pénalisés et pénalisants. Environ 16% du réseau routier total de la ville d’Antananarivo sont situés dans des zones inondables. Ce qui fait qu’avec le mauvais système de drainage, la connectivité des transports à Antananarivo est facilement perturbée, expose la Banque mondiale dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar, qu’elle vient de publier.

    Dans le résultat d’une étude sur le transport publié en 2022, la Banque mondiale avait déjà indiqué que ces 16% du réseau s’étendent sur plus de 500 kilomètres de routes environ. Et ce rapport avait conforté l’idée qu’en raison de la précarité des systèmes d’évacuation d’eau, la connectivité des transports de la ville est facilement déréglée par de fortes précipitations.

    Le problème ne concerne pas uniquement la ville d’Antananarivo. Cette institution de Bretton Woods avance dans son récent rapport que “la faible densité du réseau de transport et l’intégration des modes de transport à Madagascar signifient que la connectivité du réseau est très vulnérable aux impacts du changement climatique”. Celle-ci indique alors que même de faibles niveaux de perturbation peuvent rapidement réduire la fonctionnalité du réseau routier de 80%. Il est par ailleurs difficile de distribuer à temps les fournitures et équipements médicaux dans les zones rurales du pays pendant la saison des pluies.

    Pour la Banque mondiale, “le réseau de transport du pays est limité et en mauvais état”. Les routes principales sont souvent incapables de résister aux impacts d’une utilisation intensive, et les événements météorologiques extrêmes causent de graves dommages, perturbant la connectivité et l’accès aux services de base, aux emplois et aux marchés. De nombreuses zones peuplées n’ont d’ailleurs aucune route, déplore-t-elle. Or, cette situation entrave l’accès aux marchés nationaux et internationaux et même aux services de base dans certaines zones rurales, poursuit-t-elle.

    Le rapport énumère alors quelques actions prioritaires visant à accroître la résilience climatique des réseaux routiers de Madagascar. Elles contribueront également à développer un système de transport multimodal, tout en soutenant l’activité économique, la prestation de services et la réponse aux catastrophes. Il s’agit entre autres d’améliorer la maintenance des actifs de transport, puis de les réhabiliter et de les moderniser. Ce, afin de réduire les pertes d’actifs dues aux événements climatiques extrêmes ainsi que les coûts globaux du cycle de vie de l’infrastructure, avance la Banque mondiale.

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