Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Jean Pierre Morgan et Davidson Gueguen, les deux nouveaux joueurs convoqués dans la liste des 27 des Barea

    FOOTBALL – Jean Pierre Morgan et Davidson Gueguen, les deux nouveaux joueurs convoqués dans la liste des 27 des Barea

    Antananarivo, 5 Octobre, 13h05 – Enfin la liste est sortie. La Fédération malagache de football (FMF) a publié la liste des 27 joueurs convoqués pour les troisième et quatrième journées des qualifications à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. La liste ne diffère pas énormément des précédentes listes à part la convocation de deux nouveaux joueurs en défense, Jean Pierre Morgan et Davidson Gueguen.

    Jean Pierre Morgan, 31 ans, évolue actuellement à l’US Orléans en troisième division française tandis que Davidson Gueguen, 20 ans, évolue à Villefranche en National 3, la cinquième division française. Les deux joueurs vont honorer leur première sélection pour la sélection malgache.

    A part les nouveaux, on peut également noter le retour de Njiva Rakotoharimalala absent depuis neuf mois, celui de Marco Ilaimaharitra et surtout celui de Clément Couturier absent lors des deux premières journées.

    Les cadres sont presque tous de la partie à l’instar de Rayan Raveloson, Ibrahim Amada, Carolus Andriamahitsinoro, Loic Lapoussin ou encore Thomas Fontaine. On note cependant l’absence de Safidy Fortun, blessé.

    Les Barea vont affronter la Gambie à deux reprises le 11 et le 14 octobre. Les deux équipes n’ayant pas de stade homologué, les deux matchs vont se tenir dans deux stades différents au Maroc.

  • FINANCEMENT – Pas moins d’une vingtaine d’actions préalables à entreprendre pour la seconde tranche de l’appui budgétaire de la BAD pour Madagascar

    FINANCEMENT – Pas moins d’une vingtaine d’actions préalables à entreprendre pour la seconde tranche de l’appui budgétaire de la BAD pour Madagascar

    Antananarivo, 6 Octobre, 9h45 – Il n’y aura pas cadeau ! Madagascar devra répondre aux 21 mesures préalables exigées par la Banque africaine de développement (BAD) pour espérer bénéficier du financement de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et à la résilience économique (PAGFRE). C’est ce qui conditionnera la seconde tranche d’appui budgétaire attendue par les autorités malgaches de la part de cette institution panafricaine de développement en 2025, qui s’élève à 50 millions d’Unités de compte (UC). La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, a fait le point sur ce sujet, jeudi.

    La première tranche de cet appui budgétaire, avait déjà été accordée à Madagascar, avec l’approbation du Conseil d’administration du groupe de la BAD d’un prêt de 67 millions de dollars pour mettre en œuvre la première phase du PAGFRE. 19 actions préalables avaient été initiées pour parvenir à cet accord, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison.
    La ministre cite, entre autres, l’adoption en Conseil de gouvernement d’un décret portant sur le redéploiement complet du Système d’administration fiscale intégré (SAFI). Il y a également l’élaboration et l’adoption d’un arrêté ministériel portant sur la mise en place d’un comité sur les risques budgétaires, la nomination par le président du Comité national Partenariat Public Privé (PPP) des membres du comité de suivi pour la relecture de la loi sur les Partenariats publics-privés (PPP), ou encore le plan d’actions d’amélioration de la performance technique et financière à court terme de la Jirama.

    Selon le ministère en charge des Finances, cette première tranche du PAGFRE qui s’élève à 50 millions d’UC servira à soutenir le budget national pour l’exercice 2024. Elle est d’ailleurs déjà inscrite dans la loi des Finances rectificatives (LFR) pour cette année, indique Rindra Rabarinirinarison. Cet accord de prêt devra cependant encore être ratifié par les parlementaires de la Chambre basse et ceux du Sénat pour permettre son décaissement, précise-t-elle.

    Comme déjà expliqué par le responsable de la BAD à Madagascar, Adam Amoumoun, “ce programme vise à contribuer à la création des conditions favorables à une croissance économique forte et inclusive par le renforcement de la gouvernance économique et financière et l’amélioration de la résilience économique”. Aussi, il va appuyer les autorités malgaches dans la mise en œuvre des réformes prioritaires de la Politique générale de l’État (PGE) et la Nouvelle politique énergétique (NPE) de Madagascar pour 2015-2030, souligne-t-il. Ce programme “permettra ainsi de remédier au déficit d’investissement par l’élargissement de l’espace budgétaire en dégageant des ressources supplémentaires pour la relance économique, tout en améliorant la gouvernance du secteur de l’énergie”, soutient-il.

    Le PAGFRE 1 travaille donc sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, nécessitant la mise en œuvre de plusieurs réformes clés, comme l’optimisation de la mobilisation des recettes fiscales, le renforcement de l’efficacité des dépenses publiques, et la lutte contre la corruption. Ce programme prévoit également le renforcement de la gouvernance du secteur énergétique en améliorant la transparence et l’efficacité de ses opérateurs, dont la Jirama.

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  • ELECTRICITE – La Jirama prévoit de mettre en service la nouvelle centrale thermique d’Ambohimanambola en juin 2025

    ELECTRICITE – La Jirama prévoit de mettre en service la nouvelle centrale thermique d’Ambohimanambola en juin 2025

    Antananarivo, 6 Octobre, 7h10 – Une “solution à court terme” contre le délestage dans huit mois. La “mise en service de la centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola” est annoncée pour “juin 2025” par les responsables de la Jirama. Lancés en 2022 afin de réduire la dépendance de la compagnie nationale d’eau et d’électricité aux services des prestataires privés, les travaux de construction de la centrale d’Ambohimanambola tardent à être bouclés.

     

    Bien que les gros oeuvres au niveau du site soient quasiment achevés, ayant conduit la société d’Etat à prévoir une mise en service en début 2024, les difficultés d’acheminement des blocs moteurs de 15MW chacun vers la capitale ralentissent la mise en service de la centrale. Selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, chaque bloc moteur pèse 70 tonnes et transporter les sept moteurs de Toamasina à Antananarivo risque d’endommager la route nationale 2. En janvier, les autorités avaient évoqué la nécessité de renforcer les ponts sur cette route nationale pour sécuriser le transport des blocs moteur.

     

    En attendant la mise en service de cette nouvelle centrale d’Ambohimanambola qui fonctionnera au fuel lourd, la Jirama prévoit de recourir aux turbines à combustion de 30 MW d’Ambohimanambola qui fonctionnent au gasoil et qui ont besoin de 14 000 de carburant pour produire quatre heures d’électricité.

    Photo : MEH

  • BASKETBALL – La GNBC file en finale du championnat national N1A hommes

    BASKETBALL – La GNBC file en finale du championnat national N1A hommes

    Antananarivo, 5 Octobre, 20h25 – Les gendarmes remportent le choc des titans. La GNBC a encore effacé de son chemin, comme en 2023, le COSPN en demi-finale du championnat national de basketball N1A hommes, ce samedi.

    La bande à Elly Randriamampionona a battu
    76 à 69 la troupe de Livio Ratianarivo à l’issue d’un match serré dans une ambiance de folie au Palais national de la culture et des sports de Mahamasina. Les deux équipes étaient à 67 à 66 à 2mn40 du quatrième quart-temps à l’avantage des gendarmes. Les policiers ont ensuite lâché.

    La GNBC retrouve en finale l’Ascut, un remake de la finale en 2023. L’équipe de commune urbaine de Toamasina s’est imposée un peu plus tôt 64 à 47 face au BCB Boeny.

    Chez les dames, il n’y avait pas de surprise. Les deux meilleures équipes de la saison vont encore se retrouver comme en 2023, la finale du championnat N1A dames. La GNBC a battu sans difficulté le JEA 70 à 47. Le MB2All tenant du titre a éliminé l’Ascut 76 à 55.

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  • INFRASTRUCTURES – Début des travaux de réhabilitation de 57km de piste entre Mahabo et Tsivory

    INFRASTRUCTURES – Début des travaux de réhabilitation de 57km de piste entre Mahabo et Tsivory

    Antananarivo, 5 Octobre, 17h45 – La RNC 6 entre également en réhabilitation. Dans le cadre du programme Défis financé par le Fonds mondial de transformation de l’agriculture (Fida), 57 km de pistes vont être réhabilitées entre la commune de Mahabo à Betroka et la commune de Tsivory dans le district d’Amboasary. Les travaux lancés la semaine dernière sont menés afin de faciliter la circulation des marchandises et produits mais aussi pour faciliter le commerce dans ces districts reculés du Sud de Madagascar.

    “L’objectif est à la fois de mettre en place un axe pour relier les trois districts de l’Anosy mais également pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et lutter contre la malnutrition dans les district de Betroka et Amboasary”, indique Sergio Hajarison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage lors de la cérémonie de lancement des travaux.

    D’après le programme Défis, ce projet va permettre le désenclavement de deux pôles de production majeur des deux districts que sont l’Andriry et le Mandrare. Neuf communes rurales productrices de la région Anosy seront touchées par le projet avec des filières qui seront directement impactées notamment les filières prioritaires que sont le manioc, l’arachide et l’oignon.

    Actuellement, les seuls moyens de transport qui peuvent traverser la RNC 6 sont les motos tout terrain. La piste sera réhabilitée avec tous les ouvrages de franchissement qui vont être refaits à savoir les 24 radiers et les quatre ponts. Une fois la piste réhabilitée, la population pourra rejoindre plus facilement Taolagnaro en évitant de passer par les zones rouges.

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  • EDUCATION – Elargissement du champ d’intervention du projet « Tafita » pour mieux répondre à la crise d’apprentissage à Madagascar

    EDUCATION – Elargissement du champ d’intervention du projet « Tafita » pour mieux répondre à la crise d’apprentissage à Madagascar

    Antananarivo, 5 Octobre, 15h45 – Un champ d’action élargi. Deux nouvelles régions viennent s’ajouter aux zones d’interventions du projet d’Appui à la gestion participe et décentralisée de l’école (Tafita) qui est actuellement à sa troisième phase. Ce qui porte à treize le nombre des régions cibles de ce projet de coopération technique entre le ministère de l’Education nationale (MEN) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Et ce dans l’objectif d’accroître davantage l’accès et la rétention à l’éducation de base ainsi qu’à améliorer la qualité de l’éducation avec l’amélioration de la gestion des écoles en collaboration avec la communauté (Feffi).

    Ce projet est mené afin de répondre à la crise d’apprentissage à Madagascar. Bien qu’il ait déjà fait ses preuves dans plusieurs pays, comme ceux de l’Afrique de l’Ouest, “nous l’avons adapté avec le contexte à Madagascar, en coopération avec les responsables du MEN”, soutient Yuko Murakami, conseillère technique en éducation pour le projet Tafita-Jica.

    Deux méthodes sont alors appliquées au niveau des écoles, précise Tsoa Rakotojaona, un des responsables de la mise en œuvre du projet Tafita. Il y a d’abord la gestion participative des écoles avec la contribution des communautés à travers le Feffi. Mais il y a également l’application du Technique d’apprentissage suivant le bon niveau de l’élève (TARL) pendant les cours de remédiation, c’est-à-dire en dehors du temps scolaire.

    La méthode TARL est une méthode pédagogique permettant aux élèves d’acquérir rapidement les compétences de base en lecture et en mathématiques. A l’heure actuelle, les différentes évaluations entreprises ont démontré qu’environ la moitié seulement des heures officielles d’écoles sont réellement effectives au niveau des Ecoles primaires publiques (EPP). “C’est afin de compenser ces heures perdues que ces cours de remédiation sont dispensés aux élèves, en dehors du temps scolaire. Ceci dans l’objectif d’améliorer leurs performances dans les disciplines de base”, explique Tsoa Rakotojaona.

    Depuis sa mise en œuvre, le projet Tafita rapporte une amélioration de 29% des performances en lecture pour 1,015 millions d’élèves dans 10 596 écoles auprès des 11 régions d’intervention. Il aurait également permis d’améliorer de 23,3% les performances de 599 046 élèves dans 3 338 écoles en mathématiques de base, dans les régions Analamanga, Amoron’i Mania et Itasy. Et les impacts de ce projet sur les résultats d’examen sont encourageants. Depuis l’adoption de ces deux méthodes, le taux de réussite au CEPE a toujours dépassé par exemple les 83% ces trois dernières années, pour l’EPP Miaramasoandro du Cisco Antsirabe I, témoigne la directrice de cette école, Delphine Razafindramaha.

     

  • MIGRATION INTERNE – 90 219 individus du Grand Sud-Est de Madagascar déplacés après le passage des cyclones en 2022 et 2023

    MIGRATION INTERNE – 90 219 individus du Grand Sud-Est de Madagascar déplacés après le passage des cyclones en 2022 et 2023

    Antananarivo, 4 Octobre, 14h55 – Des milliers de personnes se sont déplacées après le passage des cyclones Batsirai et Emnati à Madagascar. Ces personnes vivaient dans le Grand Sud-Est de Madagascar avant le passage de ces cyclones en février 2022. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a mené quatre séries d’évaluations de juin 2023 à mai 2024 pour obtenir des données sur ces déplacements.

    Les deux premières séries d’évaluation ont été menées au niveau de 30 communes dans les régions Atsimo Atsinanana, Fitovinany et Vatovavy. La troisième série d’évaluations a été réalisée auprès de cinq fokontany dans 15 communes du Grand Sud-Est en septembre 2023. 90 219 individus se sont déplacés selon les données de l’OIM après ces trois premières évaluations. La dernière évaluation, en mai 2024, a été menée dans 70 fokontany des 15 autres communes du Grand Sud-Est.

    Ces données concernent aussi bien les déplacements des personnes qui cherchent refuge dans ces communes que les déplacements des personnes qui quittent ces communes. Les réfugiés restent généralement deux à trois mois dans leur commune d’accueil avant de retourner dans leur résidence de départ.  »Pendant cette période les réfugiés vont chercher des aides d’urgence et réaliser des petits travaux. Et des enfants ont recours à la mendicité », selon les données des deux premières évaluations.

    Selon toujours les données des deux premières évaluations, c’est dans la région de Vatovavy qu’on enregistre le plus grand nombre de déplacements. 44% des 50 355 individus déplacés, données enregistrées à l’issue de la première évaluation en juin 2023, viennent en effet de la région Vatovavy. La deuxième évaluation, qui fait état de 45 638 individus déplacés, montre que 42% de ces déplacés sont enregistrés dans les communes de la région Vatovavy.

     

  • TRANSPORT AERIEN – Daniel Lefebvre aux commandes de Ravinala Airports

    TRANSPORT AERIEN – Daniel Lefebvre aux commandes de Ravinala Airports

    Antananarivo, 3 Octobre, 12h45 – Changement de tête au sein de Ravinala Airports. Daniel Lefebvre prend désormais les commandes du consortium qui gère les aéroports d’Ivato et de Nosy Be. “ Nous avons le plaisir de vous annoncer que M. Daniel Lefebvre prend les rênes de Ravinala Airports”, indique la société dans un communiqué. Celui-ci succède à Julien Coffinier à ce poste.

    Avant cette nomination, le nouveau patron de Ravinala Airports était à la tête d’Aerco depuis juillet 2019. Il avait aussi été directeur général de l’aéroport de Libreville de 2017 à 2018. Avec ses expériences dans le domaine aéroportuaire, les actionnaires misent sur lui pour faire de Ravinala Airports un opérateur aéroportuaire de référence dans la région de l’océan Indien.

    Le challenge ne s’annonce pas facile face à des concurrents comme Maurice, La Réunion ou Seychelles, des destinations qui accueillent déjà chaque année des millions de touristes. C’est un gros chantier qui attend le nouveau numéro un de Ravinala Airports surtout avec l’ambition du gouvernement de faire venir chaque année un million de touristes à l’horizon 2028.

    En ce qui concerne son prédécesseur, Julien Coffinier est devenu président du directoire de l’aéroport Marseille Provence en France. Il a pris ses fonctions de président du directoire le jeudi 3 octobre, pour un mandat de cinq ans. C’est durant son mandat à la tête de Ravinala Airports que l’Airport Council International (ACI) a attribué à l’aéroport d’Ivato le prix prestigieux de “ meilleur aéroport de moins de 2 millions de passagers en Afrique” en 2023.

    Photo : Ravinala Airports

  • ENERGIE – Le non-accès à de moyens de cuisson propre concerne 95% de la population malgache

    ENERGIE – Le non-accès à de moyens de cuisson propre concerne 95% de la population malgache

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h45 – Du grain à moudre. 95% de la population de Madagascar, soit environ 25 millions de malgaches, n’ont pas accès à des énergies ou à des technologies de cuisson propre. La plupart d’entre eux reste toujours dans un mode de cuisson traditionnel, en recourant principalement au charbon de bois et au bois énergie. Des pratiques qui sont inefficaces en termes de consommation d’énergies, mais aussi néfastes pour la santé, d’après ce qu’a exposé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) Olivier Jean-Baptiste. C’était lors du lancement officiel des travaux d’élaboration de la politique nationale de développement de la cuisson propre à Madagascar.

    Avec une dépendance au bois pour la cuisson et une croissance démographique de de la population qui suit un rythme effréné, les forêts de la Grande sont grandement menacées, alerte le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. Etablir cette politique sur la cuisson propre est donc une priorité pour l’Etat, lance-t-il. “Au-delà de l’aspect énergétique et de la protection de l’environnement, il y a aussi l’aspect sanitaire à considérer”, soutient ce membre du gouvernement. Et ce, en rapportant l’étude sortie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’année dernière qui exprimait que près de 22% des décès à Madagascar provenaient des pollutions, dont la pollution de l’air.

    Comme expliqué par le ministre Olivier Jean-Baptiste, la cuisson propre se réfère à l’utilisation de technologies, d’équipements et de combustibles qui réduisent les émissions nocives, consomment moins d’énergies et qui sont durables pour l’environnement. Le foyer économique, les cuisinières améliorées, le système de cuisson à l’énergie solaire, les dispositifs fonctionnant au bioéthanol ou encore les charbons écologiques existent aujourd’hui dans le monde. “Une grande partie de ces moyens existe déjà à Madagascar, nous avons besoin de les développer”, poursuit le ministre en charge de l’Energie

    Pour le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), le lancement de cette initiative sur la cuisson propre est très important. Le représentant résident de cet organisme onusien, Edward A. Christow, estime que son lancement va contribuer dans cinq Objectifs de développement durable (ODD). Et le Pnud s’engage à accompagner ses partenaires locaux sur des priorités d’une telle importance. “Nous allons orienter nos efforts vers trois axes pour promouvoir une transition énergétique durable au service de développement. Il s’agit de combler les inégalités d’accès à l’énergie, accélérer la transition énergétique et renforcer la résilience face aux crises et aux fragilités”, soutient-il.

    Les travaux d’élaboration de la lettre de politique pour le développement de la cuisson propre sont ainsi lancés. Les acteurs clés publics et privés du secteur, les organisations de la société civile et les partenaires au développement y sont engagés.

    Photo : MEH

  • ÉVÉNEMENT – La Francophonie à l’honneur lors de la célébration de la journée du volontariat français

    ÉVÉNEMENT – La Francophonie à l’honneur lors de la célébration de la journée du volontariat français

    Antananarivo, 5 Octobre, 8h55 – La Francophonie à l’honneur. Alors que le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie s’ouvre vendredi à Paris, sa tenue s’est fait ressentir jusqu’à l’Alliance Française d’Antananarivo où a eu lieu la célébration de la journée du volontariat français (JVF). Présent à la cérémonie, Moustapha Abdallah Marson, ministre de la Jeunesse et des sports, n’a pas manqué de faire éloge à la langue française, langue de la francophonie, langue d’unité.

    “Le thème de cette année pour cette journée du volontariat français est : ‘Francophonie en action : s’engager ensemble pour transformer nos sociétés’, fait écho à celui du sommet de la Francophonie : ‘Créer, innover, entreprendre en français’. Madagascar en tant que membre de la Francophonie accorde une place privilégiée à la langue Française qui est avec la langue malgache la deuxième langue officielle du pays”, souligne le ministre dans son discours. “Je tiens à souligner l’importance de cette langue française et la richesse que cette langue apporte à nos citoyens, à nos jeunes, à nos cadres partout dans le monde entier. Cette langue nous unit, cette langue est une force pour nous tous”, ajoute le membre du gouvernement.

    Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar évoque, pour sa part, la présence en France de la délégation malgache dirigée par Andry Rajoelina avec les ministres de la Communication et de la culture mais aussi des Affaires étrangères. Le diplomate a notamment félicité la tenue de la première réunion de la commission mixte pour la restitution du crâne du roi Toera en marge du sommet de l’OIF. “Un moment important dans l’histoire des deux pays”, indique l’ambassadeur.

    Dans le cadre de la JVF, l’ambassadeur de France a également remercié les volontaires qui sont, selon le diplomate, “les acteurs de premier plan de cette Francophonie et de cette France ouverte sur le monde, bien au-delà de la langue qu’on partage, qui n’est pas marqué par l’immatérialisme, mais bien dans la diversité, dans le respect de la culture”. “Quand un Libanais parle avec un Québécois, il utilise le français donc au delà de cela, c’est une vision du monde dont nous avons besoin aujourd’hui”, ajoute Arnaud Guillois. “En tant qu’ambassadeur de France à Madagascar je suis fier que ce soit Madagascar le premier pays d’accueil des volontaires français avec près de 150 d’entre eux”, conclut-il.