Catégorie : Actualité

  • EXAMEN OFFICIEL – Une veille numérique pour garantir l’intégrité des épreuves du Baccalauréat 2026

    EXAMEN OFFICIEL – Une veille numérique pour garantir l’intégrité des épreuves du Baccalauréat 2026

    J-3. A quelques jours du lancement des épreuves du Baccalauréat 2026, le Gouvernement renforce son dispositif de sécurisation afin d’assurer le bon déroulement de cet examen national. La mise en place d’une veille numérique et l’application de la tolérance zéro face aux tentatives de déstabilisation font partie des mesures adoptées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique.

    233 538 candidats passeront l’examen pour l’obtention du Baccalauréat, du 20 au 23 Juillet. La session s’enchaînera jusqu’au 30 juillet pour les 10 859 candidats inscrits dans l’enseignement technique. Pour s’assurer du bon déroulement des épreuves, diverses mesures ont été prises, notamment la mise en place d’une veille numérique. Ce dispositif, opérationnel depuis le début de cette semaine, vise à prévenir toute menace susceptible de perturber les examens, notamment la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.

    La veille numérique est chargée de surveiller les plateformes numériques afin de détecter rapidement les contenus suspects, d’identifier les auteurs de faux sujets ou de tentatives de fraude. Elle veille également à lutter contre la désinformation et à transmettre sans délai les informations recueillies aux services compétents pour les suites nécessaires. Selon le ministère, des publications affirmant que les sujets d’examen auraient déjà fuité circulent sur différentes plateformes, ces derniers jours. Des fausses informations qui sèment la confusion auprès des candidats et de leurs familles.

    La diffusion volontaire de fausses informations, la vente ou le partage de prétendus sujets d’examen constituent des infractions passibles de poursuites conformément à la législation en vigueur. “La politique de tolérance zéro est appliquée à l’égard de toute tentative de fraude”, communique le ministère de tutelle. Les candidats, les parents et l’ensemble des citoyens sont priés de faire preuve de vigilance et de signaler toute publication suspecte aux autorités compétentes afin de préserver l’intégrité de l’examen officiel.

     

    Photo : MESUPRES

  • ENTREPRENEURIAT – Miarakap évoque une année antifragile pour résumer son bilan de l’exercice 2025

    ENTREPRENEURIAT – Miarakap évoque une année antifragile pour résumer son bilan de l’exercice 2025

    2025 n’a pas été une année facile. Elle a même été particulièrement difficile. Malgré un contexte marqué par les incertitudes institutionnelles à Madagascar et une conjoncture internationale complexe, Miarakap, gestionnaire de fonds spécialisé dans l’accompagnement des entrepreneurs, affirme s’être renforcé. Dans le bilan de son exercice 2025, son directeur général, Emmanuel Cotsoyannis, qualifie cette période d’“année antifragile”. “C’est un socle, celui d’une équipe qui se renforce dans le temps long, et qui fait la différence quand le système est sous tension”, explique-t-il.

    Selon Miarakap, l’arrêt des financements de l’Agence des Etats-Unis pour l’aide internationale (Usaid) a pesé sur l’équilibre macroéconomique. Malgré cela, l’entreprise dit avoir augmenté ses effectifs de 5 % et les rémunérations de 10 %. “Ces chiffres traduisent notre capacité à tenir, à adapter notre modèle et à continuer à investir dans notre mission”, affirme Emmanuel Cotsoyannis. Les revenus de la société de gestion ont progressé de 15 %, tandis que ceux issus des investissements ont triplé.

    L’entreprise cite également plusieurs réalisations en 2025, dont le développement de son activité de conseil dans la région de l’océan Indien, la poursuite de la levée de fonds de “Mitsiry”, dédié aux projets liés au climat, ainsi que les premiers désinvestissements de “Miarakap Investissement”. Trois sorties ont été réalisées, dont deux bénéficiaires. Miarakap indique que la valeur totale de son portefeuille dépasse désormais de plus de 100 % sa valeur historique.

    Pour 2026, l’entreprise prévoit de finaliser le closing du fonds Mitsiry, avec un objectif de 50 millions de dollars, de poursuivre la distribution de valeur aux investisseurs historiques et de renforcer ses processus. “Pour la première fois depuis longtemps, une crise institutionnelle n’a pas entraîné mécaniquement un effondrement économique immédiat. Je reste prudent, mais j’y vois une raison d’espérer”, conclut Emmanuel Cotsoyannis.

  • CIRCULATION –Les riverains de la route de Tsarasaotra réclament une passerelle piétonne après un énième accident au niveau de Soavimasoandro

    CIRCULATION –Les riverains de la route de Tsarasaotra réclament une passerelle piétonne après un énième accident au niveau de Soavimasoandro

    Un dispositif spécifique pour voie rapide. Les habitants de Soavimasoandro réclament la construction d’une passerelle piétonne sur la route reliant Tsarasaotra-Ivato. Après un nouvel accident mortel survenu jeudi soir au niveau de leur quartier, ils sont descendus dans la rue ce vendredi matin pour se faire entendre. Les manifestants ont alors érigé des barricades et incendié des pneus pour attirer l’attention des autorités. Ils estiment que les aménagements déjà portés sur la route, notamment le passage piéton, les ralentissements et les marquages au sol, ne suffisent plus à sécuriser les traversées sur cet axe.

    Jeudi vers 19 heures, une jeune femme a perdu la vie alors qu’elle traversait la route avec son père. Ce dernier a été grièvement blessé. Et si l’on en croit les forces de l’ordre, le véhicule impliqué a également pris la fuite. “Depuis longtemps, nous demandons la construction d’une passerelle. Chaque jour, de nombreux habitants traversent cette route et les accidents se répètent”, se plaignent les manifestants. Ils demandent également le renforcement du dispositif de vidéosurveillance afin de faciliter l’identification des auteurs de délits de fuite.

    Selon la police, les investigations sont en cours. Les enquêteurs de la Brigade des accidents de circulation exploitent notamment les images de vidéosurveillance d’une entreprise située à proximité afin d’identifier le véhicule recherché. La manifestation a pris fin après l’intervention des forces de l’ordre et des échanges avec les responsables du fokontany. En attendant d’éventuels aménagements, des policiers seront déployés au niveau du passage piéton pour assister les habitants lors de la traversée de la chaussée.

  • PROTECTION SOCIALE – Une nouvelle stratégie de sensibilisation conduit au doublement du nombre des sans-abri accueillis à Isotry

    PROTECTION SOCIALE – Une nouvelle stratégie de sensibilisation conduit au doublement du nombre des sans-abri accueillis à Isotry

    Il y a quelques mois, le centre Madcap Isotry accueillait 200 personnes sans-abri. Depuis quelques semaines, la fréquentation du centre augmente. Aujourd’hui, il accueille plus de 460 sans-abri chaque nuit, si l’on en croit le directeur régional de la Population et de la solidarité (DRPS) Analamanga, Dina Michel Ramananirina. Une augmentation qui est due à la mise en oeuvre, depuis juin, d’une nouvelle stratégie privilégiant la sensibilisation et l’adhésion volontaire plutôt qu’une prise en charge imposée.

    Lors des descentes nocturnes, les équipes misent désormais sur le dialogue pour convaincre les personnes vivant dans la rue de rejoindre les centres d’accueil. Auparavant, celles-ci y étaient directement conduites. Un mois après le lancement de cette approche, les autorités estiment que les premiers résultats sont encourageants.

    Certaines familles résident de manière permanente au centre Madcap, tandis que d’autres y séjournent temporairement avant de repartir. Grâce au transfert progressif de certains bénéficiaires vers le centre Seba situé à Isotry même, de nouvelles places se libèrent. Six nouveaux ménages ont d’ailleurs intégré le centre le 12 juillet, à en croire le DRPS Analamanga. Les admissions y restent ouvertes à toute personne sans-abri, à l’exception de celles nécessitant une prise en charge médicale préalable.

    Le nombre de bénéficiaires varie toutefois selon les périodes de l’année. Pendant la saison des pluies, le centre fonctionne généralement à pleine capacité. En hiver, certains résidents retournent temporairement dans leurs villages pour participer à des cérémonies familiales, comme le famadihana ou les circoncisions, ou pour prendre part à des activités en milieu rural. Les autorités espèrent que cette approche, fondée sur l’écoute, l’accompagnement et le volontariat, permettra de réduire durablement le nombre de personnes vivant dans la rue tout en favorisant leur réinsertion et leur protection sociale.

  • ENTREPRENEURIAT – Le FOM s’allie à Clood Madagascar afin d’accélérer la transformation numérique des petites entreprises malgaches

    ENTREPRENEURIAT – Le FOM s’allie à Clood Madagascar afin d’accélérer la transformation numérique des petites entreprises malgaches

    Les petites entreprises et les très petites entreprises malgaches devraient pouvoir accéder plus facilement aux solutions numériques. La convention de partenariat signée jeudi entre l’Association des entreprises malgaches (FOM – Fikambanan’ny orinasa Malagasy) et la start-up Clood Madagascar vise principalement à accélérer leur transformation digitale. Dans le cadre de l’accord conclu entre les deux parties, il est notamment prévu que les membres de la FOM bénéficieront de conditions préférentielles exclusives sur les prestations de la start-up. Ces conditions incluent, entre autres, des facilités de paiement et une remise de 20%.

    “Ce rapprochement entend lever les freins majeurs auxquels font face les TPME, souvent hésitantes par manque d’accompagnement ou de solutions adaptées”, souligne Aina Tolojanahary, manager directeur de Clood Madagascar. “Nous mettrons notre expertise au service de la conception de solutions numériques personnalisées, pensées pour structurer les activités, automatiser les processus internes et soutenir durablement la croissance de chaque structure accompagnée”, poursuit-il.

    “Le partenariat met à l’honneur des valeurs purement locales telles que le Fihavanana et le Firaisankina”, indique, de son côté, Fiona Tsiranana, présidente de la FOM. Cette initiative témoigne de la conviction de ce groupement du secteur privé que l’essor du secteur privé ne dépend pas uniquement de financements externes ou de politiques publiques. Il s’appuie également sur la capacité des acteurs économiques à partager leurs compétences et à créer des synergies directes, ajoute-t-elle.

  • LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION – Un nouveau bâtiment de l’Office national de nutrition à Nanisana pour renforcer la coordination multisectorielle

    LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION – Un nouveau bâtiment de l’Office national de nutrition à Nanisana pour renforcer la coordination multisectorielle

    L’Office national de nutrition (ONN) déménage. Cet organisme rattaché au Bureau du gouvernement dispose désormais de son propre siège. Il s’agit d’un bâtiment de trois étages, comprenant 35 bureaux et pouvant accueillir plus de 50 personnes. Sa construction va renforcer à la fois la notoriété de cette institution et la coordination multisectorielle des actions en nutrition, le suivi des programmes, la gestion des connaissances et la communication institutionnelle. Des actions indispensables face aux défis à relever en matière de lutte contre la malnutrition.

    La nouvelle infrastructure a été inaugurée jeudi en présence du Haut Conseiller de la Refondation, le Général Lucien Rabearimanana, du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, de quelques membres du Gouvernement, de parlementaires et de représentants des partenaires techniques et financiers. La cérémonie a alors été l’occasion de mettre en lumière les progrès réalisés et les défis à relever en matière de malnutrition.

    Si le taux de malnutrition chronique est passé de 39 % en 2021 à 37 % en 2026, l’objectif étant de le ramener à 30 % d’ici fin 2027. Pour y arriver, la contribution financière de l’État au budget de l’ONN sera considérablement renforcée, selon le Premier ministre. Pour sa part, le Général Rabearimanana reste convaincu que la coopération et la coordination de tous les acteurs constituent la clé du succès de la lutte contre la malnutrition et de la promotion du développement de Madagascar. Il a également réitéré l’engagement de l’État à accompagner l’ONN, tant sur les plans technique que financier.

    Ce nouveau siège permet de renforcer la notoriété de l’ONN aux niveaux national et international, à en croire le Directeur national de l’UPNNC, le Dr Fidy Razafindrasata. Il offre également un environnement de travail adapté aux besoins de l’institution. L’Office est doté d’un patrimoine durable, au lieu de dépendre de locaux en location. Sa construction a pu se faire dans le cadre du Projet d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN), avec l’appui de la Banque mondiale.

  • COOPÉRATION RÉGIONALE – Le dossier de Madagascar au menu de la 28ème réunion ordinaire du Comité ministériel de l’Organe de la SADC 

    COOPÉRATION RÉGIONALE – Le dossier de Madagascar au menu de la 28ème réunion ordinaire du Comité ministériel de l’Organe de la SADC 

    Les avancées et les perspectives de la mise en œuvre du programme de la Refondation ont été présentées aux États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). La ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a participé à la 28ème réunion ordinaire du Comité ministériel de l’Organe chargé de la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité, organisée les 16 et 17 juillet à Salima, au Malawi. Selon un communiqué du ministère, elle a notamment fait le point sur l’état de l’organisation des concertations nationales sous l’égide du Conseil oecuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), ainsi que sur la refonte de la liste électorale et des échéances électorales lors de l’examen de la situation de Madagascar.

     

    La ministre a mis “l’emphase sur le leadership des Malgaches, sur une inclusivité traduite par la participation de toutes les composantes de la société malgache aux concertations nationales et sur l’appropriation nationale, comme conditions de la réussite du processus”, précise le ministère. Celui-ci rappelle que les objectifs de Madagascar sont “à terme, de mettre en place un cadre de gouvernance démocratique et institutionnelle efficace et responsable afin de prévenir la résurgence des crises cycliques à Madagascar”.

     

    Dans son allocution, Alice N’Diaye a également réaffirmé l’attachement de Madagascar à une coordination renforcée entre la SADC, l’Union africaine et les Nations unies afin d’assurer un accompagnement “cohérent, complémentaire et efficace” du processus de Refondation, rapporte encore le ministère. Elle a également rappelé le rôle central de la SADC dans cet accompagnement, conformément au principe de subsidiarité.

     

    En ouverture de la réunion, le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, a, pour sa part, mis en avant les interventions de la SADC dans le processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel à Madagascar. Il a notamment parlé “des progrès des initiatives de réconciliation” menées à Madagascar sous la médiation de l’organisation, rapporte le communiqué de la SADC. Mais il a aussi insisté sur “l’importance de la coopération régionale” ainsi que de “l’unité, de la solidarité et de la détermination à agir collectivement des pays membres”, des valeurs sur lesquelles repose la Communauté et qui font sa force, souligne encore le communiqué. “Si l’Afrique australe demeure l’une des régions les plus pacifiques et résilientes du continent africain, une collaboration continue est indispensable pour préserver la paix et la prospérité”, poursuit-il.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Deux vols hebdomadaires envisagés pour la reprise de la liaison aérienne directe Madagascar-Comores prévue le 30 juillet

    TRANSPORT AÉRIEN – Deux vols hebdomadaires envisagés pour la reprise de la liaison aérienne directe Madagascar-Comores prévue le 30 juillet

    Le ciel reliant Madagascar et les Comores va de nouveau s’ouvrir après des années d’interruption. Le vol inaugural opéré par Madagascar Airlines est programmé pour le 30 juillet 2026. Cette échéance a été annoncée à la fois par le ministère malgache des Transports et de la Météorologie et par l’Ambassade de l’Union des Comores à Antananarivo. Deux vols hebdomadaires sont ainsi programmés, et ils auront lieu tous les jeudi et dimanche.

    Selon les informations obtenues auprès de la compagnie nationale Madagascar Airlines, une liaison Antananarivo – Mahajanga – Moroni est prévue pour cette reprise. Cette nouvelle connexion est prévue faciliter les déplacements des voyageurs entre les deux pays, mais aussi renforcer les échanges économiques, touristiques et familiaux entre les communautés malgaches et comoriennes.

    La liaison aérienne entre les deux pays a été officiellement suspendue depuis juillet 2022. Après la crise Covid qui a vu de nombreuses liaisons aériennes avec l’extérieur suspendues, les vols Antananarivo – Moroni opérés par Madagascar Airlines avaient repris, mais cela n’a pas duré. Madagascar avait à nouveau décidé de suspendre les vols après que des lingots d’or présumés provenant de la Grande île avaient été saisis dans l’archipel. Depuis, les passagers entre les deux pays sont obligés de faire un détour par Nairobi au Kenya ou Addis Abeba en Ethiopie.

    Cette semaine, l’Ambassadeur de ‘Union des Comores à Madagascar, Caabi Elyachroutu Mohamed, a multiplié les rencontres avec les autorités. D’abord avec le ministre malgache des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona. La possibilité de voir la compagnie comorienne Royal Air exploiter à son tour cette liaison a été au centre des discussions entre les deux personnalités comme l’indique le communiqué du ministère.

    Une autre rencontre entre le diplomate comorien et le directeur général de Madagascar Airlines, Rabarilala Rado, s’est aussi tenue jeudi. Selon le communiqué de la représentation comorienne à Antananarivo, d’autres perspectives de développement, notamment la possibilité d’une liaison Moroni–Antananarivo–Marseille a été évoquée à l’issue de leur rencontre.

  • BANQUE – BNI MADAGASCAR lance un service d’ouverture de compte à distance via son application mobile

    BANQUE – BNI MADAGASCAR lance un service d’ouverture de compte à distance via son application mobile

    Savez-vous qu’il est désormais possible d’ouvrir un compte bancaire sans se déplacer en agence ? Cette fonctionnalité, ouverture de compte à distance, est possible avec l’application mobile de BNI Madagascar. Une initiative visant à répondre aux contraintes géographiques et temporelles rencontrées par une partie de la population malgache en matière d’accès aux services financiers.

    Dans un contexte où la bancarisation est identifiée comme un vecteur de développement économique, l’éloignement physique des agences et les contraintes liées aux horaires d’ouverture demeurent des freins pour de nombreux usagers. Avec ce nouveau service, BNI Madagascar propose un parcours client entièrement numérique, accessible depuis un smartphone, à toute heure de la journée.

    Ce dispositif permet aux utilisateurs de finaliser l’ouverture d’un compte bancaire sans déplacement en agence ni formalités papier. Le parcours, conçu pour être accessible tant aux habitués des outils numériques qu’aux nouveaux utilisateurs, intègre les normes de sécurité bancaire en vigueur afin de garantir la confidentialité des données personnelles.

    Selon la direction de la banque, l’objectif est d’adapter les services bancaires aux modes de vie contemporains, notamment pour les personnes résidant dans des zones éloignées des centres urbains ou dont l’emploi du temps professionnel limite les déplacements. “Nous allons vers les clients, qu’ils vivent loin de nos agences ou qu’ils préfèrent gérer leurs démarches en dehors des horaires classiques”, explique Patrice Mazzei, directeur général de BNI Madagascar.

    Pour encourager l’adoption de cette solution, la banque a assorti ce lancement d’une offre de bienvenue, consistant en une année de gratuité sur les frais de pack bancaire pour tout nouveau compte ouvert via l’application. Cette mesure est présentée comme un levier pour faciliter l’accès aux outils de gestion financière, tels que l’épargne ou la sécurisation des revenus.

  • PARLEMENT – La commission d’enquête parlementaire auditionne les dirigeants de la Jirama à Tsimbazaza

    PARLEMENT – La commission d’enquête parlementaire auditionne les dirigeants de la Jirama à Tsimbazaza

    Une forte délégation de la Jirama s’est rendue à l’Assemblée nationale, ce jeudi, afin de répondre à la convocation de la commission d’enquête parlementaire concernant cette société d’Etat. Le directeur général par intérim de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, le Général Hajatiana Rasolomanana, accompagné de son équipe, s’est prêté à une longue séance de questions-réponses face aux membres de cette commission, présidée par le député Pety Rakotoniaina.

    En ouverture de la séance, le président de la commission rappelle que l’objectif de cette rencontre est de recueillir des informations précises permettant aux parlementaires de mieux comprendre la gestion de la société d’État. Il évoque une démarche qui vise à établir un état des lieux objectif avant de formuler d’éventuelles recommandations. Parmi les questions posées figurent le point de situation de la Jirama avant septembre 2025 et après.

    La commission a également demandé aux responsables de la Jirama de fournir la liste complète des sites de production et d’exploitation gérés par l’entreprise publique à travers Madagascar. Les élus souhaitent obtenir davantage de détails sur le fonctionnement de chaque site, leurs capacités de production ainsi que leur contribution à l’alimentation en eau potable et en électricité des différentes régions. “Nous voulons savoir comment fonctionnent ces sites et leurs productions respectives”, souligne Pety Rakotoniaina.

    La question des financements publics accordés à l’entreprise a également occupé une place importante lors des échanges. Le ton adopté par les parlementaires laisse transparaître des soupçons graves. “L’Etat accorde des milliards d’ariary à la Jirama comme subvention, nous savons tous qu’il y a des détournements et des vols”, rapporte-t-il en marge de cette rencontre. Le directeur général par intérim de la Jirama au nom de l’ensemble de son équipe a prêté serment de dire toute la vérité dans le cadre de cette enquête.