Catégorie : Actualité

  • DIALOGUE NATIONAL – Une mission conjointe de l’Union africaine et des Nations unies pour évaluer les conditions de l’accompagnement de la concertation nationale

    DIALOGUE NATIONAL – Une mission conjointe de l’Union africaine et des Nations unies pour évaluer les conditions de l’accompagnement de la concertation nationale

    Comment l’Union africaine et les Nations unies accompagneront-elles la concertation à Madagascar ? La question est au cœur de la mission conjointe que les deux organisations mènent sur la Grande île et qui a démarré lundi. Pour avoir les réponses, les missionnaires vont, pendant cinq jours, “écouter les différentes parties prenantes et recueillir leurs perspectives sur la situation actuelle du pays”. Les échanges leur permettront alors “d’identifier les facteurs de confiance et les préoccupations majeures, ainsi d’examiner les conditions susceptibles de favoriser un processus politique inclusif et crédible”, précise leur communiqué conjoint.

    Les deux organisations n’entendent cependant pas imposer quoi que ce soit. Dans leur communiqué, elles disent “réaffirmer leur attachement au principe d’appropriation nationale du processus”. La mission devrait alors juste voir comment l’Union africaine et les Nations unies peuvent “accompagner les efforts conduits par les acteurs malgaches afin de favoriser un dialogue constructif, renforcer la confiance entre les parties et soutenir l’émergence de solutions durables portées par les Malgaches eux-mêmes”. Dans son communiqué rapportant la rencontre de la délégation avec la ministre des Affaires étrangères, le ministère insiste d’ailleurs sur le fait que cet accompagnement se fera “dans le respect de la souveraineté nationale et des priorités définies par Madagascar”.

    Conduite par Mohamed Idriss Farah, Envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine pour Madagascar, et Parfait Onanga-Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies auprès de l’Union africaine, la mission comprend également Marcel Akpovo, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ainsi que des experts des deux organisations. Selon le communiqué conjoint, les membres de la délégation mèneront des consultations avec les autorités nationales, les institutions de la Refondation, les responsables politiques, les anciens chefs d’État, les organisations de la société civile, les représentants des femmes et des jeunes, les acteurs religieux, le secteur privé ainsi que les partenaires internationaux.

    La mission s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre l’Union africaine et les Nations unies en matière de prévention des conflits, de consolidation de la paix, de gouvernance démocratique et de transitions politiques inclusives en Afrique.

  • ENTREPRENEURIAT – Plus de 200 projets élaborés par des jeunes malgaches en lice pour un financement de la Confejes

    ENTREPRENEURIAT – Plus de 200 projets élaborés par des jeunes malgaches en lice pour un financement de la Confejes

    Un atelier technique pour sélectionner les projets du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPJ) de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes). Pendant cinq jours, les membres du Comité technique de sélection et d’orientation (CTSO), issus de plusieurs pays francophones, examineront plus de 200 projets présentés par de jeunes entrepreneurs malgaches originaires des 24 régions du pays.

    Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, Madagascar bénéficie depuis plusieurs années de ce programme, en tant que membre de la Confejes. Celui-ci finance des projets portés par des jeunes répondant aux besoins de développement économique des territoires. Pour cette édition, 217 dossiers ont été déposés et une dizaine de projets devraient être retenus pour bénéficier d’un appui financier.

    L’enveloppe globale consacrée au programme s’élève à 7,6 millions d’euros. “Toutefois, le montant accordé à chaque bénéficiaire variera selon la nature du projet, son niveau de développement ainsi que sa chaîne de valeur”, souligne le ministre, ce lundi, lors de l’ouverture de l’atelier à Antanimena.

    Les projets attendus concernent principalement les secteurs jugés prioritaires pour la relance économique de Madagascar. Il s’agit notamment de la production, de la transformation des produits locaux, de l’agriculture, de l’élevage, de la valorisation des ressources nationales ainsi que de l’artisanat lié au secteur du tourisme. L’objectif est de soutenir des initiatives capables de répondre aux besoins du marché national tout en développant des produits compétitifs à l’international.

    Pour le membre du gouvernement, la création d’entreprises demeure un levier essentiel du développement économique du pays. Dans un contexte de fragilité économique, il estime que les initiatives entrepreneuriales portées par les jeunes constituent l’un des principaux moteurs de la relance, notamment au niveau des économies locales.

    “Le PPJ constitue un levier pour accroître le nombre de jeunes entrepreneurs financés et favoriser la création d’emplois à travers le pays. J’encourage ainsi les jeunes, en particulier les jeunes femmes, à saisir cette opportunité afin de créer leurs propres entreprises et de générer des emplois pour d’autres jeunes”, indique le ministre Alain Désiré Rasambany.

    Cette édition revêt une importance particulière pour Madagascar, membre de la Confejes depuis 1994, qui entretient une coopération constante avec l’organisation en faveur de l’autonomisation économique des jeunes. Depuis le lancement du programme, plus d’une centaine de jeunes entrepreneurs malgaches ont déjà bénéficié d’un financement dans le cadre du PPJ de la Confejes.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Les Etats-Unis remettent à Madagascar les premiers dons relevant de la politique “America First” pour leur propre sécurité 

    SANTÉ PUBLIQUE – Les Etats-Unis remettent à Madagascar les premiers dons relevant de la politique “America First” pour leur propre sécurité 

    “Rendre les États-Unis plus sûrs et plus forts, tout en aidant Madagascar à mettre en place un système de santé plus autonome”. Pour les Etats-Unis, l’aide américaine n’est “pas une oeuvre de charité mondiale”. Comme le rappelle le chargé d’affaires américain, Steve Bremner, au cours de la cérémonie de remise des premiers dons américains dans le cadre du protocole d’accord sur la santé mondiale conclu avec Madagascar en décembre 2025, “il s’agit d’un outil d’engagement stratégique”. Entrant dans le cadre de la politique “America First”, les dons remis visent avant tout “à prévenir l’instabilité et à réduire le risque que des maladies infectieuses atteignent les États-Unis”, insiste-t-il.

     

    L’aide vise ainsi, avant tout, à renforcer le système de santé malgache de façon à ce que Madagascar ait une plus grande capacité “de détecter et d’endiguer les maladies infectieuses avant qu’elles ne se propagent au-delà des frontières”. L’objectif est de “protéger les familles américaines et malgaches” mais aussi de s’assurer que Madagascar puisse continuer à échanger avec les Etats-Unis. “Des pays plus stables et en meilleure santé peuvent développer leurs échanges commerciaux et leur coopération économique avec les États-Unis”, poursuit le diplomate.

     

    Mais au-delà de la sécurisation des deux pays, Washington entend aussi accompagner Madagascar vers une plus grande autonomie plutôt que de maintenir une assistance permanente. “Notre objectif n’est pas d’apporter un soutien permanent, mais une aide temporaire et ciblée qui aide Madagascar à sauver des vies tout en renforçant son autonomie et son indépendance vis-à-vis de l’aide étrangère”, martèle Steve Bremner. Il rappelle alors que “chaque dollar versé par les contribuables américains doit produire des résultats mesurables, réduire la dépendance à long terme vis-à-vis des ressources des contribuables américains et favoriser une plus grande autonomie des pays bénéficiaires”.

     

    D’une valeur de plus de 2,2 millions de dollars, la première livraison remise lundi comprend près d’un million de moustiquaires imprégnées, plus de 900 000 équipements médicaux et de laboratoire ainsi que 33 systèmes de connexion Internet par satellite Starlink. Elle marque le lancement opérationnel du protocole d’accord bilatéral signé en décembre 2025 entre les deux gouvernements. Celui-ci prévoit un financement américain de 134 millions de dollars entre 2026 et 2030, destiné notamment à la lutte contre le paludisme, à l’amélioration de la santé maternelle et infantile, à l’éradication de la poliomyélite et au renforcement de la sécurité sanitaire mondiale. Le gouvernement malgache s’est engagé, de son côté, à cofinancer ce partenariat à hauteur de plus de 41 millions de dollars.

     

    Destinées à être distribuées dans 63 districts et 1 661 centres de santé communautaires, les quelque 989 250 moustiquaires doivent être déployées entre juillet et la mi-octobre afin de renforcer la prévention du paludisme, qui demeure l’une des principales causes de mortalité dans le pays. Les 908 523 équipements médicaux et de laboratoire essentiels, d’une valeur de 180 000 dollars, eux devraient contribuer à améliorer la détection et la réponse face à des maladies comme la variole du singe, la peste, la rage, la poliomyélite ou Ebola. Ces fournitures comprennent notamment des équipements de protection individuelle, des consommables de laboratoire, des outils de diagnostic, du matériel de chaîne du froid et un système de surveillance numérique.

     

    Les 33 système de connexion Internet par satellite Starlink, eux, sont destinés aux districts prioritaires et des directions régionales de la santé. L’objectif est de s’assurer que les professionnels de santé des zones isolées puissent transmettre plus rapidement les données sanitaires et faciliter des interventions coordonnées en cas d’épidémie. Le financement s’élève à plus de 30 000 dollars et couvre l’acquisition, l’installation et la première année de fonctionnement des équipements. Les responsables concernés ont été invités par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, à assurer le fonctionnement continu des équipements Starlink. Il estime que le paiement de leurs abonnements ne devait pas constituer un frein à leur utilisation afin de garantir leur efficacité sur le terrain.

  • RÉINSERTION SOCIALE – Plus de 150 personnes sans-abri accueillies au Madcap transférées au centre Seba Isotry

    RÉINSERTION SOCIALE – Plus de 150 personnes sans-abri accueillies au Madcap transférées au centre Seba Isotry

    Pour plus de 150 personnes sans-abri d’Antananarivo, une nouvelle vie commence au centre Seba d’Isotry. Elles y trouvent non seulement un toit, mais aussi un accompagnement destiné à favoriser leur réinsertion sociale et leur autonomie. Elles ont été sélectionnées à partir de certains critères imposés par le ministère de la Population et de la solidarité (MPS) et la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Outre leur hébergement, ces familles démunies bénéficient également d’équipements et d’un accompagnement en vue de leur autonomie.

    Ces sans-abri provenant du centre Madcap Isotry ont été sélectionnées à partir d’une évaluation par ménage. Selon le directeur régional de la population et de la solidarité (DRPS) Analamanga, Dina Michel Ramananirina, une fiche technique a été établie au préalable pour chaque ménage. Les critères retenus concernent principalement le comportement, l’hygiène et le civisme. Au total, 40 ménages, soit une centaine de personnes, ont été déclarés éligible au transfert.

    Le centre Seba applique une discipline stricte, difficile à suivre pour certains ménages de sans-abri. “Quelques personnes ont préféré rester au centre Madcap, puisque dans l’autre établissement, il est strictement interdit de s’enivrer, de se battre ou de voler, outre le couvre-feu à 21 heures. En cas de non-respect de ces règles, les contrevenants sont renvoyés vers leur ancien centre d’hébergement”, précise le DRPS Analamanga.

    Outre l’hébergement, les familles accueillies au centre Seba Isotry bénéficient d’un accompagnement destiné à favoriser leur autonomie. Des matelas, de la literie et d’autres équipements de première nécessité leur sont fournis. Les enfants participent à des activités éducatives et récréatives pendant les vacances scolaires. Les adultes suivent, quant à eux, des formations aux compétences de la vie courante. Ils bénéficient également d’un accompagnement à la sortie de la mendicité et sont orientés vers des opportunités d’emploi.

    La ministre de la Population et de la solidarité, accompagnée du président de la Délégation spéciale (PDS) de la CUA, des responsables concernés, des chefs de district des six arrondissements de la capitale ainsi que des partenaires impliqués, s’est rendue sur place le 12 juillet. Une visite précédée par une séance de prière, organisée en collaboration avec le temple FJKM Anosy Fanantenana. Ce processus d’insertion sociale offert aux personnes sans-abri ambitionne de les soutenir pour retrouver leur autonomie et reconstruire leur vie.

  • INSÉCURITÉ – La Conférence des évêques appelle à la transparence et exhorte la population à ne pas céder à la violence

    INSÉCURITÉ – La Conférence des évêques appelle à la transparence et exhorte la population à ne pas céder à la violence

    “Que vos actes soient plus nombreux que vos paroles”. La Conférence des évêques de Madagascar appelle à des actions concrètes alors que le pays traverse une situation sécuritaire précaire avec de nombreux signalements de disparition, parfois suivis de meurtres. Elle appelle ainsi les autorités à s’assurer que les choses n’empirent pas, et invite la population à ne pas céder aux violences.

     

    “Veillez à ce que le mal ne gagne pas du terrain”, exhorte le Monseigneur Jean Pascal Andriantsoavina, vice-président de la Conférence épiscopale dans une déclaration vidéo diffusée sur la page Facebook de la Commission communication de la CEM. “Que toute la lumière soit faite sur les véritables causes de cette terreur et que cette affaire ne tombe pas dans l’oubli, comme cela arrive trop souvent”, déclare-t-il à l’intention des autorités.

     

    A la population, l’Eglise catholique invite à ne pas se laisser entraîner dans les violences et les actes de vengeance. “N’acceptez pas d’être manipulés pour ôter la vie à autrui”, exhortent les évêques, rappelant que “la vie est sacrée”. Ils mettent en garde contre les risques d’instrumentalisation des tensions actuelles. Ils invitent les citoyens à éviter les accusations sans preuve, les rumeurs et les règlements de comptes fondés sur des soupçons ou des préjugés, qu’ils considèrent comme une menace pour la paix sociale.

     

    Affirmant “ne pas savoir encore qui sont les auteurs ou les commanditaires de ces meurtres”, la CEM se demande “à qui profite le bain de sang que vit la population aujourd’hui”. “Allons-nous finir par nous entretuer entre nous ?”, s’interroge-t-elle encore. Elle s’inquiète particulièrement si les Malgaches ont perdu toute crainte de Dieu.

     

    Rappelant ce qu’il dit être une valeur malgache, celle du respect à la vie qui est “précieuse et irremplaçable”, et invoquant le commandement biblique “tu ne tueras point”, le vice-président de la CEM martèle que ce n’est pas en tuant les personnes vulnérables et les enfants que nous allons sortir de la pauvreté”.

  • HYDROCARBURES – Les autorités évoquent des raisons de sécurité pour expliquer la limitation à 100 litres des achats de carburants en contenant mobile

    HYDROCARBURES – Les autorités évoquent des raisons de sécurité pour expliquer la limitation à 100 litres des achats de carburants en contenant mobile

    “Les stations services sont destinées à la vente au détail”. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures explique la note publiée vendredi par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) limitant à 100 litres la quantité de carburant pouvant être vendu dans des contenants mobiles. Dans un communiqué transmis à la presse, il évoque des raisons de sécurité à l’interdiction d’achat en station de carburant de plus de 100 litres dans des contenants mobiles.

    Pour le ministère, il s’agit avant tout d’une mesure destinée à assurer la sécurité dans les points de vente de carburant. “Les pompes des stations-service sont conçues pour remplir les réservoirs des véhicules, situés à hauteur de la taille du pompiste”, indique le ministère dans son communiqué. A l’entendre, le remplissage de grandes citernes ou de conteneurs en plastique par le haut peut provoquer des décharges d’électricité statique et accroître les risques d’incendie.

    “Les pompes ne sont pas non plus conçues pour effectuer des transferts continus de très grandes quantités de carburant, bien supérieures au remplissage des réservoirs de véhicules”, poursuit-il. Selon le ministère, les transferts continus de très gros volumes peuvent accélérer “une usure prématurée des équipements, voire des pannes interrompant le service”.

    Mais au-delà de la sécurité des opérations, le ministère met aussi en avant la nécessaire sécurisation des approvisionnements. “Certains clients monopolisent les pompes pendant de longues périodes, obligeant les autres usagers à attendre”, explique le ministère. Mais il insiste surtout sur les risques de revente à un tarif plus élevé dans les zones où il n’existe qu’une seule station service, ainsi que les risques sur l’économie même du pays.

    “Les prix pratiqués dans les stations-service sont destinés aux consommateurs de détail”, rappelle le ministère qui souligne que “les gros consommateurs doivent s’approvisionner directement auprès des distributeurs de carburant dans le cadre de contrats de fourniture (B2B)”. Tout achat de carburant en gros auprès des stations-services “entraîne une charge financière supplémentaire pour l’État et détourne le mécanisme mis en place pour protéger les consommateurs ordinaires”, conclut le ministère.

    Pour les autorités, la note ne signifie nullement qu’il y a une pénurie de carburant ou une baisse des stocks. “Même si vous venez avec mille voitures à remplir, cela ne pose aucun problème”, indique le ministère. Il martèle que la seule restriction concerne le carburant acheté en jerricans, fûts ou tout autre contenant mobile et non le carburant distribué directement dans les réservoirs des véhicules.

  • ENERGIE – Le gouvernement promet la fin des délestages à partir de ce lundi à Toamasina grâce à de nouveaux groupes électrogènes

    ENERGIE – Le gouvernement promet la fin des délestages à partir de ce lundi à Toamasina grâce à de nouveaux groupes électrogènes

    Les Tamataviens devraient enfin connaître un approvisionnement régulier en électricité. Du moins si l’on en croit les autorités qui ont promis vendredi qu’il ne devrait plus y avoir de délestage dans la Ville du Grand Port. Celles-ci ont assuré que la mise en service des nouveaux groupes électrogènes remis à la Jirama devrait permettre d’augmenter la capacité de production de la ville. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, présent à la cérémonie de remise, n’en prévient pas moins les habitants et la Jirama à bien veiller aux équipements remis pour s’assurer que les coupures ne reviennent pas.

    Le dispositif comprend neuf groupes électrogènes représentant une puissance totale de 7 MW. Quatre d’entre eux sont déjà en exploitation et injectent 3 MW dans le réseau. Cinq autres groupes, d’une capacité cumulée de 4 MW, sont également arrivés sur place. Deux de ces unités ont été raccordées au réseau, tandis que les autres doivent être installées progressivement.

    Deux transformateurs d’une puissance totale de 2 600 kVA ont également été livrés, ainsi que 25 kilomètres de câbles électriques destinés au raccordement de l’électricité produite par la centrale hydroélectrique de Volobe I. Selon le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures, 70 kilomètres de câbles sont nécessaires pour ce projet et le reste de la commande est attendu au cours de la semaine.

    Les autorités estiment que ces nouveaux équipements permettront d’apporter entre 7 et 8 MW supplémentaires à la production locale. Alors que la consommation maximale atteint actuellement 26 à 27 MW, la capacité de production devrait atteindre 29 MW dès ce week-end, ouvrant la voie à la suppression des délestages annoncée pour ce lundi.

    Mais au-delà des équipements, le président de la Refondation appelle aussi bien la Jirama que la population à prendre soin de ces équipements pour que l’approvisionnement en électricité reste régulier. Lors de la cérémonie, le Colonel Michaël Randrianirina exhort les agents de la compagnie nationale d’eau et d’électricité à assurer correctement leur entretien afin d’en garantir la durée de vie.

    Le chef d’Etat invite également la population à ne pas se laisser entraîner dans des actes de sabotage. A l’entendre, les coupures fréquentes d’électricité dans la Ville du Grand port peuvent aussi avoir été dues à des dégradations volontaires sur les transformateurs ou les câbles. “Prenez l’argent si on vous en donne mais ne faites pas ce qu’ils vous demandent de faire”, lance-t-il dans son discours.

  • FOOTBALL – Le CFFA, l’Elgeco Plus et l’Ajesaia éliminés en quarts de finale de la Coupe de Madagascar

    FOOTBALL – Le CFFA, l’Elgeco Plus et l’Ajesaia éliminés en quarts de finale de la Coupe de Madagascar

    Aucune des quatre formations demi-finalistes du championnat de Madagascar de football, la Pureplay Football League, ne jouera le carré final de la Coupe de Madagascar. Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA), l’Ajesaia ou encore l’Elgeco Plus ont été éliminés ce dimanche.

    Le champion de Madagascar, le CFFA, a été battu par le Club omnisports des forces armées (Cosfa) par 1 à 0, dimanche à l’Elgeco Plus Stadium. Les protégés de Franck Rajaonarisamba ne feront donc pas le doublé Coupe-Championnat cette année.

    L’Elgeco Plus, tenant du titre, a clôturé sa saison ce dimanche après sa défaite face à l’AS Sainte Anne. Après un score nul et vierge durant le temps réglementaire, le quintuple vainqueur de la Coupe de Madagascar s’est finalement incliné aux tirs au but (0-0, 4-5 t.a.b.).

    L’Ajesaia, de son côté, a été battue par forfait. L’équipe d’Antanikatsaka, qui devait se déplacer à Ambovombe pour affronter le FC Wagner, n’a pas pu se rendre dans l’Androy pour ce match. C’est donc la formation du Sud de Madagascar qui jouera les demi-finales de la coupe de Madagascar.

    Les demi-finales de cette coupe de Madagascar verront la confrontation entre le FC Wagner et l’As Sainte Anne d’un côté et entre le Cosfa et le FC Rouge, vainqueur de l’AFCA Antalaha par 2 à 1, de l’autre.

  • ENERGIE – WeLight prévoit un investissement de 650 millions USD pour électrifier des zones rurales d’Afrique subsaharienne

    ENERGIE – WeLight prévoit un investissement de 650 millions USD pour électrifier des zones rurales d’Afrique subsaharienne

    Expansion stratégique. Afin de répondre au déficit d’accès à l’électricité dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne, la société WeLight, spécialisée dans l’électrification par mini-réseaux solaires, annonce un plan d’investissement de 650 millions USD. Cette stratégie vise à renforcer sa présence dans la région en ciblant prioritairement les pays où les besoins en infrastructures électriques sont les plus marqués.

    WeLight, qui déploie actuellement ses activités à Madagascar et au Mali, prévoit d’étendre son empreinte géographique. Selon les informations transmises par l’entreprise, des démarches sont en cours pour une implantation au Nigeria et en République démocratique du Congo. Un cinquième pays, dont l’identité n’a pas encore été révélée, est également à l’étude. L’objectif opérationnel affiché par la société est d’atteindre un million de raccordements à l’horizon 2030.

    Le plan d’investissement est structuré pour répondre aux spécificités des zones ciblées. Une enveloppe de 450 millions USD est allouée au développement des activités au Nigeria et au RD Congo, deux pays qui concentrent une part importante des populations privées d’accès à l’électricité dans la région. Les 200 millions USD restants seront destinés à consolider les opérations à Madagascar, au Mali et dans la cinquième juridiction à intégrer le réseau.

    Pour financer ce déploiement, WeLight table sur une approche mixte. La moitié des fonds devrait provenir de mécanismes dédiés aux énergies renouvelables distribuées, tels que le programme Distributed Access through Renewable Energy Scale-up (Dares) au Nigeria ou le Fonds Mwinda en République démocratique du Congo. Le complément sera mobilisé via des cessions d’actions et des emprunts à conditions préférentielles.

    À ce jour, WeLight a déployé près de 190 mini-réseaux, permettant l’alimentation quotidienne de plus de 800 000 personnes. Le modèle technique s’appuie sur une combinaison d’énergie solaire, de stockage par batteries et d’un système de distribution localisé, offrant ainsi une alternative aux réseaux nationaux classiques. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), ces solutions techniques représentent une option pertinente pour l’électrification rurale, favorisant le développement socio-économique des zones desservies.

  • FOOTBALL – Le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw limogé après l’ »échec » des Lions de la Teranga au Mondial 2026

    FOOTBALL – Le sélectionneur du Sénégal Pape Thiaw limogé après l’ »échec » des Lions de la Teranga au Mondial 2026

    Limogeage. En poste depuis fin 2024, Pape Thiaw a été démis de ses fonctions de sélectionneur du Sénégal, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche la Fédération sénégalaise de football (FSF). Celle-ci pointe un échec au Mondial 2026 après l’élimination des Lions de la Teranga en 16ème de finale. 

    « A l’issue de la réunion du comité exécutif (de la FSF), il a été décidé d’engager une procédure de cessation de fonction du sélectionneur national Pape Thiaw, ainsi que de l’ensemble du staff technique », écrit l’instance dans un communiqué. Elle ajoute que le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, tiendra lundi une conférence de presse pour préciser les « motivations de cette décision » et « évoquer l’avenir ».

    « Cette campagne (mondiale) a été un échec. Il fallait en tirer les conséquences”, indique dimanche le secrétaire général de la FSF, Abdoulaye Saydou Sow, sur la télévision publique RTS, évoquant « une décision douloureuse ». “Ce qui est fondamental, ce n’est plus la Coupe du monde mais les échéances à venir », poursuit-il.

    Plusieurs noms, sénégalais ou étrangers, sont avancés dans la presse sénégalais pour succéder à Pape Thiaw. Mais le choix d’un nouveau sélectionneur, relèvera d’un « mandat donné au président (de la FSF Abdoulaye Fall) de mener des consultations et, en relation avec le gouvernement” pour “faire le meilleur choix pour le Sénégal ». 

    Pape Thiaw, 45 ans, paie une Coupe de monde décevante, où les Lions de la Teranga se sont inclinés à deux reprises en phase de groupes, contre la France (3-1) et la Norvège (3-2), avant une victoire (5-0) face à l’Irak, réduit rapidement à dix. Les Sénégalais ont ensuite été éliminés par les Belges en 16e de finale, battus 3-2 après prolongation, après avoir mené 2-0 jusqu’à la 86e minute.

    Le Sénégal s’était arrêté en huitième de finale lors de la précédente édition au Qatar et participait en Amérique à son quatrième Mondial.

    Sous la direction de Thiaw, le Sénégal a remporté la finale de la Coupe d’Afrique des nations en janvier à l’issue d’une rencontre chaotique, avant d’être dépossédé de sa couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, en attendant le résultat de son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).