Catégorie : Actualité

  • MÉTIER – Douze nouveaux référentiels métiers et de formation pour rapprocher les formations des besoins des entreprises dans le BTP

    MÉTIER – Douze nouveaux référentiels métiers et de formation pour rapprocher les formations des besoins des entreprises dans le BTP

    Aligner les connaissances acquises par les apprenants aux attentes des entreprises et du marché. Le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle a présenté, vendredi à Ampefiloha, douze nouveaux référentiels métiers et de formation destinés à adapter les programmes de formation aux besoins des entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Élaborés avec le Conseil national de l’emploi et de la formation dans le BTP (CNEF BTP) et France Éducation international, dans le cadre du projet Formapro Madagascar, ces référentiels serviront de base à la rénovation des cursus dispensés dans les lycées techniques et les centres de formation professionnelle.

    Les nouveaux outils comprennent six référentiels de certificats d’aptitude professionnelle spécialisée (CAPS) et six référentiels de formations professionnelles qualifiantes (FPQ). Ils définissent les compétences attendues par les employeurs afin d’aligner les contenus de formation sur les réalités du marché de l’emploi.

    Selon le directeur exécutif du CNEF BTP, Josoa Ramamonjisoa, ces référentiels reposent sur l’approche par les compétences, une méthode qui consiste à construire les programmes de formation à partir des besoins exprimés par les entreprises. Il souligne que cette approche, largement utilisée à l’international depuis plusieurs années, reste encore peu développée à Madagascar. Le lycée technique de Toamasina l’expérimente toutefois depuis 2018 à travers un dispositif de formation en alternance.

    Pour le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, ces nouveaux référentiels visent à renforcer l’employabilité des jeunes en facilitant leur insertion professionnelle. Ils concernent notamment des métiers tels que maçon ferrailleur-coffreur, charpentier-couvreur ou encore plombier-installateur sanitaire.

    Partenaire du projet, l’Agence française de développement (AFD) estime que cette réforme permettra de mieux répondre aux attentes des entreprises. Son directeur adjoint, Florian Mugnier, a indiqué que la modernisation des référentiels, des programmes et l’accompagnement des formateurs devaient contribuer à améliorer l’adéquation entre les formations et les besoins du marché. Il a également rappelé que ces référentiels devront évoluer régulièrement afin de suivre les transformations des métiers.

  • EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox et une centaine de guérisons en trois jours

    EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox et une centaine de guérisons en trois jours

    La Mpox continue de faire des victimes à Madagascar. Selon les bilans des trois derniers jours dressés par le centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national, deux patients ont perdu la vie mardi et mercredi, quoique le nombre de guérisons progresse. La consultation d’un centre de santé dès l’apparition de signes suspects constitue un moyen pour bénéficier d’une prise en charge à temps et éviter les complications.

    Le 7 juillet, un homme âgé et vulnérable est décédé dans la région Sofia. Le lendemain, une femme de 30 ans a succombé à la maladie à Toamasina. Avec ces deux victimes, le nombre de décès depuis le début de l’épidémie en décembre 2025 s’élève à 17. Ces trois derniers jours, 77 nouveaux cas confirmés ont été recensés sur 82 notifications. Le nombre de personnes guéries affiche par ailleurs une évolution encourageante, avec 100 guérisons, dont 61 enregistrées le 8 juillet et 33 autres ce vendredi.

    Les données annoncées par le Cousp national montrent que la circulation du virus reste soutenue. Au cours des quatre dernières semaines, 536 cas ont été enregistrés dans 36 districts actifs, sur les 69 déjà touchés par l’épidémie. Les districts de Toamasina I, Antananarivo-ville, Taolagnaro, Antsiranana I et Toliara II demeurent les principaux foyers de transmission.

    La porte-parole du Cousp national, la Pr Diavolana Köcher Andrianarimanana, n’a pas manqué de rappeler la consultation d’un centre de santé dès que des signes suspects de la Mpox se présentent. Fièvre, maux de tête, fatigue intense, douleurs musculaires et gonflement des ganglions lymphatiques en font partie, suivie d’une éruption cutanée douloureuse quelques jours plus tard. 

    Le retard de prise en charge peut aggraver la maladie et entraîner des conséquences graves, pouvant aller jusqu’au décès, en particulier chez les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants et personnes âgées, les diabétiques, les personnes vivant avec le VIH, ainsi que celles souffrant d’une maladie rénale ou d’une maladie chronique.

  • BASKETBALL – Mathias M’Madi élu “Révélation” du premier tour des qualifications au Mondial 2027

    BASKETBALL – Mathias M’Madi élu “Révélation” du premier tour des qualifications au Mondial 2027

    Mathias M’Madi ne cesse d’impressionner à chaque compétition officielle à laquelle il prend part avec les Ankoay. Le jeune meneur-arrière malgache est désigné « Révélation » du premier tour des éliminatoires au Mondial 2027 de la Zone Afrique.

    Bien que Madagascar ait vu sa campagne s’achever sur un bilan de zéro victoire pour six défaites, Mathias M’Madi a marqué la compétition de son empreinte. La Fiba Afrique a notamment mis en avant la meilleure performance du basketteur de 21 ans face à la Côte d’Ivoire.

    Le jeune basketteur malgache termine ce dernier match de Madagascar de la troisième fenêtre des qualifications pour Qatar 2027 avec 22 points, six passes décisives et six rebonds. Une prestation jugée par l’instance continentale de “remarquable”, même si Madagascar s’est finalement inclinée 118-102.

    Dans son escarcelle, Mathias M’Madi a déjà un titre du meilleur joueur de l’Afrobasket U18 en 2022 et le titre du meilleur marqueur du Mondial U19 en 2023.

  • ENERGIE – Les discussions autour du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe 2 étendues jusqu’en juin 2027

    ENERGIE – Les discussions autour du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe 2 étendues jusqu’en juin 2027

    L’Etat et la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV) jouent la prolongation. Les deux parties s’accordent un délai supplémentaire pour boucler le projet hydroélectrique de Volobe 2, avec la mise en place d’une installation hydroélectrique dotée d’une puissance installée de 127 Mégawatts. 

    “Ils se donnent jusqu’en juin 2027 [pour la clôture financière du projet]”, confie une source proche du dossier à l’issue de la signature de l’avenant du contrat entre le gouvernement et CGHV. La signature entre Radonirina Rabearimanga, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, et Rémy Huber, directeur général CGHV, matérialisant cette volonté de poursuivre les discussions, s’est tenue à Toamasina ce vendredi. 

    “Le délai fixé initialement pour les discussions a expiré. Cet avenant permet aux autorités et à l’opérateur du projet de poursuivre le dialogue”, explique la même source. “Cette signature témoigne de la volonté commune de l’État malgache et de la CGHV de poursuivre la mise en œuvre du projet”, se réjouit la société chargée du développement, de la construction, de l’exploitation de l’aménagement hydroélectrique de Volobe Amont, dans son communiqué.  

    La clôture financière du projet était fixée pour décembre 2025. Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique, comprenant, entre autres, un barrage et une centrale électrique souterraine, devaient démarrer cette année. Sa mise en service avait été prévue pour 2030.  

    “Avec l’Etat malgache, nous maintenons le cap et poursuivons le travail engagé”, promet Rémy Huber, cité par le communiqué de la société qu’il dirige. La société promet de “faire avancer ce projet utile au pays”, poursuit-il pour évoquer le projet construction d’une centrale hydroélectrique du côté de l’Ivondro, dans la Région Atsinanana. 

    Une nouvelle course contre la montre est engagée entre le gouvernement et CGHV jusqu’en juin 2027. Plusieurs dossiers sont encore sur la table avant un accord final entre les deux parties. C’est, entre autres, le cas du bouclage financier du projet de construction, la durée de la concession, l’entrée de l’Etat dans la capitale de la société. 

    Un point important discuté concerne le tarif final du coût de l’électricité. Aujourd’hui, la société CGHV propose une base de 17 cents/kWh, soit environ 725 ariary/kWh alors que les autorités ne veulent pas aller au-delà de 9 cents/kWh, soit environ 385 ariary/kWh même si beaucoup de paramètres entrent encore en jeu, pouvant réajuster ce prix.  

    Le Colonel Michaël Randrianarina, président de la refondation de la République, avait déjà touché quelques mots sur cette question en évoquant l’argument des autorités. Il avait mis en avant les difficultés pour les ménages à supporter un coût élevé de l’électricité.

  • INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    INFRASTRUCTURES – Le mode de paiement du futur péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka encore à l’étude

    Etudes en cours. Le mode de paiement du futur poste de péage de la rocade d’Ambohitrimanjaka n’est pas encore arrêté. Alors que des panneaux annonçant l’installation d’un péage ont été mis en place au niveau de cette voie rapide, les autorités indiquent que les modalités d’exploitation de l’infrastructure sont toujours en cours de finalisation.

    Selon une source auprès du ministère des Travaux publics, le tarif du péage attend encore sa validation en Conseil des ministres. En parallèle, un comptage du trafic est actuellement réalisé afin d’établir une base de données sur le nombre de véhicules empruntant quotidiennement cette route.

    Le mode de paiement fait également l’objet de discussions. D’après cette même source, les autorités cherchent une solution permettant de limiter les ralentissements au niveau des barrières de péage. Un paiement par carte figure parmi les options envisagées afin de fluidifier la circulation, le règlement en espèces risquant de provoquer des files d’attente. Dans l’attente de la finalisation de ces dispositions, la circulation sur la rocade reste entièrement gratuite.

    La gestion provisoire du péage sera assurée par China Road and Bridge Corporation (CRBC), partenaire du projet, dans le cadre d’une société détenue à 60 % par l’État malgache et à 40 % par l’entreprise chinoise. À terme, cette mission devrait être confiée à l’Orinasa Fitantanana Lalana Malagasy (OFLM), une société nouvellement créée dont les démarches administratives sont en cours.

    Le poste de péage est mis en place au niveau de la première portion de la rocade entre la route de la Francophonie et le rond-point d’Andranotapahina. La voie rapide, ouverte à la circulation depuis 2025 permet de relier plus rapidement la Route de la Francophonie ou la Route Digue (rue Gilles Andriamahazo) à la Route nationale RN 4 en passant par Ambohitrimanjaka. Sa deuxième portion offre une liaison directe avec l’aéroport international d’Ivato. 

    La nouvelle voie rapide à péage réduit considérablement le temps de parcours vers ces axes en évitant le passage par Talatamaty – Ambohibao ou pat les voies secondaires habituellement empruntées. Selon notre source, les recettes issues de l’exploitation de la voie via le péage sont destinées à financer son entretien, son exploitation et, le cas échéant, à contribuer au remboursement des investissements réalisés pour sa construction.

     

  • EVENEMENT – Le Volks Day fixe un nouveau rendez-vous au 19 juillet après un premier report

    EVENEMENT – Le Volks Day fixe un nouveau rendez-vous au 19 juillet après un premier report

    Une date à cocher sur le calendrier. Le VolksDay qui devait initialement se tenir le 20 juin se tiendra finalement le dimanche 19 juillet prochain. Si vous souhaitez donc vous procurer des pièces de rechange d’origine, notez-bien cette date sur votre carnet. Car dans l’objectif de  soutenir durablement les efforts de restauration et d’entretien du parc automobile de la Grande Île, les organisateurs déploieront une opération de liquidation de stocks de pièces de rechange d’origine. 

    Ce grand rassemblement autour de la marque Volkswagen, co-organisé l’émission de référence StarVan et Sodiama, transformera 1 350 m² en un véritable sanctuaire dédié à la mécanique, au voyage nomade et à la culture vintage. Porté par la devise “On ne fait pas que passer, on partage une histoire”, l’événement a pour vocation d’unir les propriétaires des voitures de la marque allemande Volkswagen, les artisans restaurateurs et les passionnés d’évasion. Des experts seront également présents à l’événement pour accompagner les usagers dans le choix des composants adaptés à leurs véhicules.

    Pour Mandresy Andriamiarana, membre du comité d’organisation, ce temps supplémentaire permet de mieux préparer ce qui se veut être bien plus qu’une simple exposition automobile. “Le Volks Day n’est pas qu’une exposition statique, c’est le reflet de cet écosystème passionné qui grandit à Madagascar. Ce report nous permet de finaliser les détails pour offrir un espace où chaque véhicule devient le témoin d’une aventure humaine partagée”, explique-t-elle. 

    En facilitant l’accès à l’authenticité et à la performance allemandes, le comité d’organisation réaffirme sa volonté de garantir la longévité des modèles circulant sur les routes malgaches. Les passionnés ont donc rendez-vous le 19 juillet pour vivre pleinement cette aventure mécanique.

  • MINES – Le gouvernement envisage de généraliser à tout Madagascar la perception à la source des ristournes dans la filière or

    MINES – Le gouvernement envisage de généraliser à tout Madagascar la perception à la source des ristournes dans la filière or

    Un système à étendre à l’échelle nationale. Après une expérience jugée concluante à Betsiaka, dans le district d’Ambilobe, le ministère des Mines envisage de déployer dans l’ensemble des communes aurifères de Madagascar le système de perception à la source des ristournes dans la filière or. Selon le ministre des Mines, Carl Andriamparany, cette méthode a permis de mobiliser en quelques jours des recettes qui n’étaient auparavant pas perçues.

    “En seulement une semaine de descente sur le terrain de nos équipes et de celles du ministère de l’Économie et des finances, 40 millions d’ariary ont été récoltés”, déclare le ministre devant les députés lors de la séance de questions-réponses du 3 juillet. Les données consolidées font état de 39,65 millions d’ariary collectés entre le 16 et le 24 juin 2026, selon l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).

    D’après Carl Andriamparany, ces résultats contrastent avec la situation observée auparavant. Il indique que “pendant huit années consécutives, les ristournes en provenance de Betsiaka s’élevaient à zéro ariary”, alors que la commune est connue pour son activité aurifère.

    Selon les chiffres communiqués par l’EITI, les opérations menées à Betsiaka ont concerné près de 3 922 grammes d’or et impliqué sept collecteurs d’or. Pour l’organisation, cette perception réalisée directement sur le lieu de commercialisation de l’or permet de rapprocher la collecte des recettes de l’activité réelle, d’améliorer la traçabilité des flux financiers, de renforcer la transparence des paiements et de sécuriser les recettes publiques.

    Le ministère des Mines entend désormais généraliser ce dispositif dans les autres communes aurifères du pays. À en croire Carl Andriamparany, plusieurs maires ont déjà sollicité le ministère afin que ce système soit mis en place sur leur territoire pour mieux sécuriser les recettes issues de l’exploitation de l’or.

    L’opération de Betsiaka repose sur une collaboration entre le ministère des Mines, la Centrale de l’Or de Madagascar (COM), le ministère de l’Économie et des finances à travers la Direction de la comptabilité publique, les collectivités territoriales décentralisées concernées ainsi que les collecteurs et autres acteurs locaux. L’EITI souligne que l’interconnexion des systèmes entre le ministère des Mines et le ministère de l’Économie et des finances contribue à sécuriser la perception et le suivi des recettes publiques.

    Au-delà de l’augmentation des recettes, ce mécanisme vise aussi à renforcer la formalisation de la filière aurifère. Selon l’EITI, la perception à la source favorise une meilleure déclaration des quantités d’or commercialisées, facilite l’identification des collecteurs actifs, encourage l’utilisation des documents réglementaires, améliore le respect des obligations fiscales et contribue progressivement à réduire les circuits informels. L’organisation estime que l’expérience menée à Betsiaka pourrait servir de modèle dans les autres communes aurifères afin de renforcer la transparence, la formalisation du secteur et la mobilisation des recettes publiques.

  • ADMINISTRATION – Les indemnités journalières de mission des agents publics en déplacement temporaire triplées après 17 ans

    ADMINISTRATION – Les indemnités journalières de mission des agents publics en déplacement temporaire triplées après 17 ans

    Depuis 2009, les agents publics percevaient 30 000 ariary à 36 000 ariary d’indemnité journalière quand ils étaient en mission temporaire. Désormais, ils percevront des indemnités journalières comprises entre 80 000 ariary et 150 000 ariary en fonction de leur catégorie professionnelle et de leur localité de mission. Cette revalorisation, entrée en vigueur au mois de juin, concerne les déplacements temporaires effectués par les agents concernés pour le compte de l’État, des collectivités territoriales décentralisées et des organismes publics. 

    Les nouvelles indemnités sont désormais calculées selon trois catégories d’agents, déterminées par leur indice de rémunération. Selon le décret modifiant le régime de déplacement des fonctionnaires et agents employés par l’Etat, les collectivités et les organismes publics, les agents du groupe I percevront 115 000 ariary par jour de mission, ceux du groupe II 90 000 ariary et ceux du groupe III 80 000 ariary. Jusqu’à présent, seuls deux groupes existaient et les indemnités étaient fixées à 36 000 ariary pour la première catégorie et 30 000 ariary pour la seconde.

    Les montants sont encore plus élevés lorsque les missions sont effectuées dans des villes où le coût de la vie est particulièrement élevé. Les indemnités journalières y sont portées à 150 000 ariary pour le groupe I, 120 000 ariary pour le groupe II et 100 000 ariary pour le groupe III. La liste des localités concernées sera fixée par le ministère chargé du Budget. 

    Pour bénéficier de ces indemnités de mission, les agents devront toutefois remplir plusieurs conditions. Le déplacement devra être effectué à au moins 25 kilomètres du lieu d’affectation, durer au minimum huit heures avec découcher et ne pas dépasser dix jours, sauf autorisation spéciale. Au-delà de trois mois, le déplacement sera considéré comme une mutation et relèvera du régime des déplacements définitifs.

    Le nouveau décret renforce par ailleurs les procédures de contrôle. L’ordre de route devra être visé aux différentes étapes de la mission et présenté avec une pièce d’identité officielle. Si le délai entre le dernier visa et la fin de la mission dépasse 96 heures, une note explicative sera exigée. Les missions dont l’ordre de route ne comporte pas les visas réglementaires ne donneront droit à aucune indemnité.

    Pour les déplacements définitifs, les indemnités de déménagement et d’emménagement sont portées à 300 000 ariary pour les agents du groupe I, 255 000 ariary pour le groupe II et 210 000 ariary pour le groupe III, avec un supplément prévu pour chaque enfant au-delà de quatre personnes dans le foyer. Les frais forfaitaires d’hôtel et de restauration pendant la durée du trajet dans le cadre du déplacement définitif  sont désormais fixés à 90 000 ariary pour les agents du groupe I, 75 000 ariary pour le groupe II et 60 000 ariary pour le groupe III. Le conjoint bénéficie des deux tiers de cette indemnité et chaque enfant de la moitié.

  • DIGITALISATION – Une plateforme numérique en cours de développement pour moderniser les services agricoles

    DIGITALISATION – Une plateforme numérique en cours de développement pour moderniser les services agricoles

    Madagascar entend faciliter l’accès des producteurs aux informations agricoles, météorologiques et commerciales. Une plateforme numérique intégrée, qui constituera le socle de la future Infrastructure publique numérique agricole (IPNA), est ainsi en cours de développement afin d’améliorer leurs activités et leur prise de décision. Le lancement officiel du projet, porté par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, en collaboration avec le ministère de l’Elevage et de celui du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, a eu lieu à la fin du mois de juin. 

    La plateforme intégrée comprendra trois premiers modules. Le premier module portera sur un annuaire des producteurs et des prix des produits agricoles afin de centraliser les informations sur les exploitants et de suivre l’évolution des marchés. Le deuxième sera consacré à la diffusion de données météorologiques en temps réel. Le troisième proposera des conseils agricoles en temps réel destinés à accompagner les producteurs dans leurs choix techniques selon les conditions observées sur le terrain.

    Financé par la Banque mondiale à travers le Food System Resilience Program (FSRP), avec l’appui du mécanisme Korea-World Bank Partnership Facility (KWPF), le projet réunit également des institutions publiques, des centres de recherche, des acteurs du secteur privé et des organisations de producteurs. Une séance de concertation avec les différentes parties prenantes a accompagné le lancement du projet afin de présenter les plans de développement des trois modules et de définir les contributions de chaque entité impliquée.

  • ÉPIDÉMIE – Les personnes guéries de la Mpox conseillées de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois

    ÉPIDÉMIE – Les personnes guéries de la Mpox conseillées de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois

    Une recommandation médicale. Alors que la Mpox continue de faire des victimes, les autorités sanitaires conseillent aux patients qui en ont guéri de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant trois mois, le virus de la Mpox pouvant persister dans certains liquides biologiques. Selon les données du ministère, plus de 80 % des contaminations de cette maladie sont aujourd’hui liées aux rapports sexuels. 

    Le directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique, le Dr Paubert Tsivahiny, indique que le préservatif ne protège pas totalement contre la Mpox, d’autant plus que le virus se transmet par contact direct avec les lésions cutanées. Il déplore que “certaines personnes se laissent aller et ne font pas preuve de suffisamment de maîtrise de soi, notamment en matière de rapports sexuels”. Il rappelle alors que l’adoption de “comportements sains” reste la meilleure stratégie pour freiner la propagation de l’épidémie, en plus des mesures préventives et la vaccination.