Catégorie : Actualité

  • INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    Plus que quelques semaines avant que le premier coup de pelle des travaux de construction du Flyover d’Anosizato soit donné. Annoncée le 1er Août en présence des plus hautes autorités du pays, la cérémonie devrait encore être précédée de deux jours de consultations publiques les 16 et 17 juillet prochains. 

    Ces consultations publiques, organisées avec l’Office national pour l’environnement (ONE), s’inscrivent dans la procédure d’obtention du permis environnemental, une autorisation obligatoire avant le début des travaux. Elles devraient  permettre de présenter le projet aux populations directement concernées et de recueillir leurs observations, préoccupations et éventuelles recommandations avant la délivrance du permis. 

    Une source auprès du ministère des Travaux publics confie que le nombre de bâtiments qui pourraient être affectés par le projet n’est pas encore arrêté à ce stade. Il évoque des réunions techniques hebdomadaires entre les différentes parties prenantes pour, entre autres, identifier les habitations susceptibles d’être impactées par les travaux. 

    Lors de la réunion de coordination dirigée mardi par le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Emile Joseph Sambisolo, les participants ont également examiné les mesures d’organisation de la circulation pendant les travaux ainsi que le réaménagement des espaces occupés par les commerçants installés à proximité du futur chantier.

    Le projet est structuré en deux phases. La première prévoit la construction du pont principal, tandis que la seconde portera sur l’élargissement des voies de circulation aux abords du nouvel ouvrage. L’infrastructure vise à réduire les embouteillages à Anosizato en créant de nouvelles voies et en améliorant les infrastructures existantes.

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Trois lycées techniques et professionnels bénéficient de l’expertise japonaise dans le secteur minier

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Trois lycées techniques et professionnels bénéficient de l’expertise japonaise dans le secteur minier

    Partenariat renforcé avec les japonais. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) vient de signer mercredi à Ampefiloha avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) le “Record of discussion”, relatif au projet de développement des ressources humaines dans le secteur de l’industrie minière. Cette coopération technique, prévue pour une durée de trois ans, ciblera en priorité les lycées techniques et professionnels (LTP) d’Alarobia, d’Ampasampito et de Toamasina.

    Selon le représentant résident de la JICA à Madagascar, Odawara Kosuke, ce projet vise à appuyer et renforcer la capacité des ressources humaines avec la collaboration des experts japonais et des experts de pays africains. Le projet va durer à peu près trois ans, durant lesquels les experts vont collaborer avec des enseignants des trois lycées techniques et professionnels. La coopération technique s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de longue date avec la JICA, à en croire le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Todisoa Andriamampandry. “Le ministère dispose déjà d’un plan d’action stratégique, dans lequel les priorités ont été définies. La JICA a réaffirmé son engagement à nous accompagner dans leur mise en œuvre”, affirme t-il.

    Le projet prévoit notamment le renforcement des capacités des enseignants et l’amélioration des infrastructures de formation. A cela s’ajoute un appui technique dans le secteur minier, notamment sur les méthodes d’exploitation et les équipements. Selon le ministre, les japonais sont reconnus pour leur culture du travail, leur persévérance et leur esprit entrepreneurial. “Ce sont des valeurs que nous souhaitons transmettre aux élèves et aux jeunes Malgaches”, souligne t-il. À travers cette coopération, le METFP envisage d’adapter davantage les formations techniques aux besoins du secteur minier et contribuer à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences du développement industriel du pays.

  • SERVICE PUBLIC – Le décret de nomination du Pr Ravaka Andrianaivotseheno en tant que médiatrice de la République abrogé

    SERVICE PUBLIC – Le décret de nomination du Pr Ravaka Andrianaivotseheno en tant que médiatrice de la République abrogé

    Un peu plus de six mois après sa prise de fonction, la Pr Ravaka Andrianaivotseheno quitte son poste de Médiatrice de la République. Le décret présidentiel relatif à sa nomination a été officiellement abrogé, indique la Médiature de la République, ce jeudi matin. Nommée en décembre 2025 pour un mandat initial de six ans non renouvelables, cette enseignante chercheure en droit à l’Université d’Antananarivo était chargée de protéger les administrés contre les dysfonctionnements de l’appareil étatique. 

    Durant son court passage à la tête de l’institution, elle s’était donnée pour mission d’humaniser les rapports entre les citoyens et l’État en favorisant le règlement amiable des litiges avec les services publics. Au-delà de la simple gestion des doléances et des réclamations, la professeure Ravaka Andrianaivotseheno s’était également fixé pour objectif de renforcer l’impact des recommandations de l’institution sur le plan national et de rehausser son prestige sur la scène internationale. 

    L’un de ses derniers communiqués a été un “appel à l’ensemble des responsables chargés de la sécurité publique et de l’application de la loi afin de renforcer les recherches pour retrouver les auteurs des récents enlèvements et autres actes tragiques ayant parfois conduit à la mort des victimes”. Elle a également exhorté les autorités à “intensifier les mesures de prévention et à prendre des dispositions fermes pour arrêter et sanctionner sévèrement tous les responsables, conformément aux lois en vigueur”. 

  • MOYEN ORIENT – Les Etats-Unis frappent l’Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei

    MOYEN ORIENT – Les Etats-Unis frappent l’Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei

    Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l’Iran dans la nuit, disant avoir visé des cibles militaires, mais Téhéran a riposté contre des alliés de Washington dans le Golfe. L’Iran accuse ses ennemis de vouloir perturber les funérailles de l’ayatollah Khamenei prévues jeudi en s’en prenant à des infrastructures civiles. Les frappes américaines, malgré un protocole d’accord sur la fin du conflit signé par les deux belligérants le 17 juin, ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran depuis mercredi, affirme le ministère de la Santé.

    Les Etats-Unis affirment avoir lancé ses nouvelles frappes américaines en réponse à des bombardements de trois navires commerciaux qui, selon l’armée américaine, ont été menés mercredi par l’Iran. Ces navires ont transité dans le détroit d’Ormuz où l’Iran revendique, en dépit l’opposition de Washington, d’imposer des droits de passage sur les navires de apssage. “Si ça se reproduit, ce sera bien pire ! », lance de son côté, le président Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. 

    L’armée américaine précise sur X avoir frappé quelque 90 cibles militaires iraniennes, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière et des sites de stockage de missiles et de drones sur la côte sud de l’Iran.

    La liaison ferroviaire entre Téhéran et Machhad (nord-est), où l’inhumation de l’ayatollah Khamenei est prévue jeudi à partir de 14H00 (10H30 GMT), a été suspendue après les frappes, selon la télévision d’Etat iranienne. Il s’agit aussi d’une voie stratégique pour les échanges commerciaux entre l’Iran et la Chine, l’un de ses principaux partenaires.

    Plus tôt, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient accusé les Etats-Unis d’avoir visé « deux ponts dans les provinces orientales menant à Machhad afin de faire de l’ombre » aux funérailles de feu le guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février à l’âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël.

    Les échanges de frappes ont fait bondir les cours du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, progressant encore de 1,1% jeudi à 78,88 dollars.

    AFP

  • MUSIQUE – Bonnie Tyler, décédée mercredi soir, s’éclipse totalement de la scène du pop mondial

    MUSIQUE – Bonnie Tyler, décédée mercredi soir, s’éclipse totalement de la scène du pop mondial

    La chanteuse britannique Bonnie Tyler, interprète du célèbre titre “Total Eclipse of the Heart”, est décédée mercredi soir à l’âge de 75 ans dans un hôpital au Portugal, où elle était soignée depuis plusieurs semaines. L’annonce a été faite jeudi par sa famille et son équipe dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux de l’artiste. “La famille et l’équipe de Bonnie ont le cœur brisé d’annoncer que Bonnie est décédée de manière inattendue hier soir dans un hôpital au Portugal des suites de la maladie pour laquelle elle était soignée”, indique le communiqué.

    De son vrai nom Gaynor Hopkins, la chanteuse avait été hospitalisée début mai à Faro, dans le sud du Portugal, où elle possédait une résidence, afin de subir une opération intestinale d’urgence. Placée ensuite dans un coma artificiel, elle en était sortie à la mi-juin, mais son état demeurait jugé “très grave” et nécessitait des soins intensifs. Quelques semaines avant son décès, Bonnie Tyler venait de sortir un nouveau single, “Only Love”, et préparait une tournée européenne de plusieurs mois.

    Figure majeure de la pop-rock des années 1980, Bonnie Tyler s’est imposée sur la scène internationale grâce à “Total Eclipse of the Heart”, sorti en 1983. Écrit et produit par Jim Steinman, le morceau est devenu l’un des plus grands succès commerciaux de son époque et a propulsé la chanteuse au sommet des classements, faisant d’elle la première artiste galloise à atteindre la première place des ventes aux États-Unis. Début 2026, soit 43 ans après sa sortie, le titre avait franchi le cap du milliard d’écoutes sur Spotify, tandis que son clip dépassait également le milliard de vues sur YouTube.

    Avant ce succès planétaire, Bonnie Tyler s’était révélée avec “It’s a Heartache” en 1977, après avoir développé la voix rocailleuse qui deviendra sa marque de fabrique à la suite d’une opération des cordes vocales. Elle enchaîne ensuite avec “Holding Out for a Hero”, extrait de la bande originale du film Footloose en 1984, et obtient trois nominations aux Grammy Awards.

    Au fil de sa carrière, elle continue de connaître le succès, notamment en Europe. En 2003, son duo avec la chanteuse française Kareen Antonn, “Si demain… (Turn Around)”, reste dix semaines en tête des ventes en France. En 2013, elle représente le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson avec “Believe in Me”, terminant à la 19ème place.

    Née en 1951 à Neath, au pays de Galles, Bonnie Tyler avait grandi dans une famille ouvrière avant de se lancer dans la musique. Récompensée pour sa contribution à la musique par la reine Elizabeth II en 2022, elle avait reçu le titre de Membre de l’Empire britannique (MBE) l’année suivante. Mariée depuis 1973 à Robert Sullivan, son compagnon de jeunesse, la chanteuse partageait sa vie entre le Royaume-Uni et l’Algarve, au Portugal.

    Avec AFP

  • INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    INSÉCURITÉ – Le Colonel Michäel Randrianirina invite les forces de l’ordre à s’inspirer du “système d’alerte enlèvement” en France

    Des dispositifs à renforcer. Face à la recrudescence alarmante des disparitions successives d’enfants à Antananarivo, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michäel Randrianirina, propose le renforcement des dispositifs déjà existants afin de lutter contre ce fléau. Le Chef de l’État annonce un durcissement immédiat des mesures de sécurité et donne des directives aux forces de l’ordre avec la mise en place “d’un dispositif similaire à ce qui se fait en France”.

    Prenant exemple sur les dispositifs internationaux ayant fait leurs preuves, le président Michäel Randrianirina appelle les forces de défense et de sécurité à déployer un “système d’alerte enlèvement”. “C’est un bon exemple à suivre (…) et cela peut être appliqué ici”, a indiqué le pensionnaire d’Iavoloha au sujet de ce dispositif en marge de sa visite de condoléances à la famille de l’une des victimes décédées suite à une disparition. 

    L’objectif est d’accélérer les procédures de recherche dès les premiers instants d’une disparition. Le dispositif envisagé s’appuiera sur des signaux d’alerte traditionnels et de proximité pour mobiliser instantanément la population en cas d’urgence. “Dès qu’un enfant disparaît, il faudrait que même les églises sonnent les cloches et que les présidents de fokontany sifflent, afin que la population soit immédiatement au courant qu’un enfant a disparu”, préconise-t-il. Il appelle également chaque citoyen détenteur d’informations à briser le silence et à contacter sans délai les autorités.

    Conscient que la sécurité publique repose aussi sur le maillage des quartiers, le Chef de l’État lance un appel à la réorganisation de la vigilance citoyenne. Il exhorte à la mise en place ou au renforcement des comités de vigilance villageois et de quartier. À l’en croire, la présidence de la République “est disposée à financer” ces “andrimasompokonolona” afin d’assurer la pérennité de leur action.

    Le Colonel Michaël Randrianirina réitère par ailleurs sa thèse d’une manipulation politique derrière cette affaire d’enlèvements successifs, évoquant même “un acte de terrorisme” destiné à “montrer à la communauté internationale que Madagascar est un pays instable”. Un discours également tenu par le directeur général de la police nationale qui évoque des intérêts politiques et des luttes de pouvoir derrière le phénomène. 

  • PETANQUE – La triplette Picq de Yves Rakotoarisoa et “Zigle” Rakotondrainibe éliminée en demi-finale du Mondial la Marseillaise

    PETANQUE – La triplette Picq de Yves Rakotoarisoa et “Zigle” Rakotondrainibe éliminée en demi-finale du Mondial la Marseillaise

    Pas de deuxième finale consécutive au Mondial la Marseillaise pour Yves Rakotoarisoa. Vainqueur de l’édition 2025 avec la sélection malgache, le bouliste malgache, associé cette année à son compatriote Jean-François Rakotondrainibe et au Français Franck Picq sous les couleurs du club de Décines s’est incliné en demi-finale de ce tournoi, ce mercredi. La triplette Picq a perdu la deuxième demi-finale de cette compétition internationale sur le score de 12 – 13 face à la triplette formée par les Toulousains Patrick Laur, Sony Even et Sébastien Rousseau. 

    Yves Rakotoarisoa, “Zigle” Rakotondrainibe et Franck Picq ont pourtant dominé leur adversaire. L’équipe Picq a bien entamé la partie en dominant son adversaire, 6-0 puis, 9-5. A la huitième mène, les deux formations se retrouvent à 9 – 9 alors que la formation de Décines avait l’opportunité de mener au moins 11 – 8. A la 11ème mène, la triplette  Picq était à deux doigts de gagner la partie, le score est de 12 – 9. Mais la triplette Laur revient de loin en collant 12 – 12 avant de gagner 12 – 13.

  • ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    ART ORATOIRE – L’UCM conserve la tête de la Ligue mondiale de débat de La Haye malgré sa quatrième place en 2026

    Un palmarès à signaler. L’Université catholique de Madagascar (UCM) conserve la première place du classement général de la Ligue mondiale du format de débat de La Haye, malgré une quatrième place obtenue lors de l’édition 2026 du Concours interuniversitaire de débat de La Haye. Ce classement cumule les résultats enregistrés par les universités participantes depuis la création de la compétition en 2022.

     

    L’UCM reste en tête grâce à la régularité de ses performances au cours des cinq éditions du concours. L’établissement d’Ambatoroka totalise notamment un titre remporté en 2024, trois demi-finales et 22 victoires en débat, ce qui lui permet de conserver la première place du classement général devant l’Université McGill (Canada) et l’Université de la Polynésie française (Tahiti), championne en 2023.

    Lors de l’édition 2026, l’équipe de l’UCM, composée de Faniry Andriarisoa Fanambinana, Diane Ashley Rajerison Andriamanankasina et Nekena Antenaina Mangahasimbola, était encadrée par Hasina Gaël Rafidison et Kantoniaina Ratrimomanana. L’université a terminé à la quatrième place de cette édition, remportée par l’Université McGill (Canada).

    L’autre représentant malgache, l’Université d’Antananarivo, figure également parmi les établissements les mieux classés. Elle occupe la 11ᵉ place du classement général de la Ligue mondiale et la troisième place au classement des victoires en débat depuis 2022 avec 13 succès cumulés. 

    Selon le classement cumulé publié à l’issue de l’édition 2026, l’Université McGill progresse à la deuxième place du classement général après son sacre cette année. L’Université de la Polynésie française complète le podium, tandis que l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’Université de Tours complètent le top cinq.

    Le classement général de la Ligue mondiale prend en compte les performances réalisées depuis 2022, notamment les titres remportés, les finales, les demi-finales, les quarts de finale, les huitièmes de finale ainsi que le meilleur résultat atteint par chaque université participante.

  • PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis  dans un magasin d’Antananarivo

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis dans un magasin d’Antananarivo

    Après les denrées alimentaires, les matériaux de construction et de rénovation. Le ministère du Commerce et de la consommation a saisi mardi des peintures, du plâtre et du silicone périmés lors d’une opération de contrôle menée dans un grand magasin spécialisé dans la vente de matériaux et d’équipements de construction à Antananarivo. L’opération a été conduite par la Direction de la concurrence et de la régulation des marchés (DCRM).

    Selon le ministère, ces produits périmés présentent des risques pour la santé et la sécurité de leurs utilisateurs. “Une fois leur date de péremption dépassée, les produits contenus dans les emballages peuvent se détériorer ou subir des transformations, ce qui peut provoquer des irritations ou des atteintes aux yeux et aux mains lors de leur utilisation. Par ailleurs, leur qualité n’est plus garantie, ce qui peut également compromettre leur efficacité et la sécurité des utilisateurs », explique une source autorisée auprès du ministère du Commerce et de la consommation.

    D’après le communiqué du ministère, ce magasin avait déjà fait l’objet d’un contrôle le 15 mai 202. Des produits non conformes, qui ne devaient plus être commercialisés, avaient été découverts. Lors de cette nouvelle inspection, les agents ont constaté que certains de ces produits ne se trouvaient plus dans l’entrepôt, laissant présumer qu’ils avaient été remis en vente malgré l’interdiction.

    À l’issue du contrôle, le ministère a engagé des procédures administratives pour les infractions constatées. « Les responsables de l’établissement ont été convoqués afin de présenter les documents commerciaux relatifs à ces produits, mais les pièces fournies se sont révélées incomplètes”, confie Rufin Zafimijary, directeur de la concurrence et de la régulation des marchés. Celui-ci rappelle que “la détention, le stockage et la commercialisation de produits périmés, qu’ils soient comestibles ou non comestibles, sont interdits par la loi et passibles de poursuites”. 

    Notre interlocuteur souligne également que “les infractions en matière économique ont également été relevées”. Il parle de “l’absence ou de l’insuffisance des documents commerciaux exigés par l’administration, tels que les factures d’achat, les factures de vente, les déclarations relatives aux stocks ou encore les états financiers”. “Le défaut répété de présentation de ces documents peut entraîner le basculement de la procédure vers le pénal”, poursuit-il, indiquant que “ces infractions sont passibles de de sanctions financières et de sanctions pénales”. 

  • SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

    Des statistiques inquiétantes. Le directeur général de la police nationale rapporte 172 signalements de disparition d’enfants et d’adolescents à Madagascar au cours du premier semestre 2026. Selon les chiffres présentés mercredi par le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, huit de ces enfants ont été retrouvés morts après avoir été victimes de violences.

    La région d’Analamanga concentre à elle seule 119 des 172 signalements recensés durant cette période. Parmi les 164 autres enfants et adolescents dont la disparition n’a pas conduit à un décès, 81 ont été retrouvés, tandis que 83 sont sans nouvelles. La police précise que certains de ces enfants pourraient avoir été retrouvés par leurs familles sans que les autorités en aient été informées.

    Face à cette situation, le directeur général de la police nationale assure que les forces de l’ordre poursuivent les investigations afin de retrouver les enfants toujours recherchés et d’identifier les auteurs des enlèvements. “L’État affiche sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités sur tous les plans”, déclare-t-il à la presse.

    Pour les autorités, cette recrudescence de disparitions d’enfants et d’adolescents sont liées à des manipulations politiques, voire à des actes terroristes, selon les mots utilisés aussi bien par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina que par le directeur général de la police nationale. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’une volonté délibérée de faire croire à la communauté internationale que Madagascar est instable. Le directeur général de la police, lui, évoque des “sacrifices d’enfants innocents dans l’espoir d’obtenir ou d’usurper une autorité politique”.