Catégorie : Actualité

  • DÉVELOPPEMENT – La Banque mondiale approuve 225 millions de dollars pour la deuxième phase de Produir qui s’étend à Toamasina

    DÉVELOPPEMENT – La Banque mondiale approuve 225 millions de dollars pour la deuxième phase de Produir qui s’étend à Toamasina

    Produir 1 a expiré. Vive Produire 2. Madagascar obtient un financement de 225 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale pour la deuxième phase du Projet intégré de développement urbain et de résilience pour l’emploi (Produire 2). La décision intervient au lendemain de l’expiration de la phase 1 du projet et étend ses interventions au Grand Toamasina, en plus du Grand Antananarivo. Comme indiqué par la Banque mondiale dans un communiqué,  ce nouveau financement “vise à renforcer la résilience des villes face aux risques climatiques, améliorer les infrastructures essentielles et créer davantage d’emplois dans les agglomérations” concernées.

    Cette deuxième phase s’appuie sur les acquis de la première phase de Produir, mise en œuvre à Antananarivo. Les investissements y seront poursuivis dans la protection contre les inondations, l’amélioration des réseaux de drainage, la gestion des déchets solides, la réhabilitation des quartiers et la sécurisation foncière. La principale nouveauté est l’intégration du Grand Toamasina, durement touché par le cyclone Gezani en février 2026 et où près de 70 % des logements ont été endommagés. Le projet financera alors la reconstruction d’habitations plus résilientes ainsi que la remise en état d’infrastructures publiques essentielles, notamment des écoles, des centres de santé et l’Université de Barikadimy. 

    La Banque mondiale rappelle que les cyclones Fytia et Gezani ont provoqué des dégâts estimés à 3,4 % du produit intérieur brut (PIB) de Madagascar. À Antananarivo, les inondations récurrentes, le déficit d’infrastructures et l’insécurité foncière continuent également de freiner les investissements et les opportunités économiques. 

    D’ici à 2032, Produire 2 ambitionne de permettre à 1,5 million de personnes d’accéder à des infrastructures plus résilientes, de soutenir la reconstruction de 20 000 logements, de faciliter la délivrance de 50 000 titres fonciers et de contribuer à la création d’environ 17 000 emplois. Le projet prévoit également que 40 % des nouveaux titres fonciers soient établis au nom d’une femme, seule ou en copropriété. La phase prévoit par ailleurs le déploiement de services fonciers numériques afin de faciliter l’accès des habitants à des documents de propriété légalement reconnus et de simplifier les transactions foncières. 

    Pour le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, cité par le communiqué, cet investissement devrait “permettre aux familles de bénéficier de quartiers plus sûrs, de meilleures infrastructures, d’un meilleur accès aux services fonciers et de davantage d’opportunités économiques”. Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, ce projet contribuera à “faire d’Antananarivo et de Toamasina des pôles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus attractifs”. 

    Produire 2 bénéficie également de l’appui technique et analytique du Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR) ainsi que du Partenariat pour des investissements d’infrastructure de qualité (QII), financé par le gouvernement du Japon. 

     

  • MONDIAL 2026 – L’UEFA dénonce “une ligne rouge” franchie par la Fifa avec la suspension du carton rouge de l’Américain Folarin Balogun

    MONDIAL 2026 – L’UEFA dénonce “une ligne rouge” franchie par la Fifa avec la suspension du carton rouge de l’Américain Folarin Balogun

    Une décision “inédite, incompréhensible et injustifiable”. Pour l’UEFA, l’instance européenne de football, la Fifa « a franchi une ligne rouge » en suspendant en plein Mondial-2026 le carton rouge infligé à l’Américain Folarin Balogun. « Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas », poursuit l’instance européenne dans une déclaration d’une rare sévérité publiée ce lundi.

    L’UEFA n’a même pas fait allusion au coup de fil passé par le président américain Donald Trump au patron de la Fifa Gianni Infantino, confirmé à l’AFP par deux sources proches du dossier, rappelant plutôt la teneur même des règlements. « Une suspension automatique minimale d’un match à la suite d’un carton rouge n’est pas une option laissée à la discrétion des instances et ne nécessite pas de décision d’un organe compétent pour être appliquée », souligne l’organisation européenne.

    Principe inscrit dans les règlements

    Lors du 16e de finale face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun avait été exclu pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic à la réception d’un saut. Vendredi, il avait dit aux journalistes que ce carton rouge était quelque chose qu’il devait « juste accepter ».

    Pour l’UEFA, sa suspension a minima pour le huitième face à la Belgique est « un principe inscrit dans les règlements, qui ne peut souffrir aucune exception, a fortiori en plein milieu d’un tournoi au cours duquel plusieurs autres joueurs ont connu la même situation ».

    « Lorsque la sécurité juridique des règles n’est plus garantie par ceux qui en sont les gardiens, c’est l’intégrité du jeu qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui se trouve sapée. De même, une telle décision crée un précédent dans le tournoi en cours, où des situations similaires devront désormais recevoir un traitement identique, au détriment de la compétition », ajoute l’instance européenne.

  • BASKETBALL – Une dernière défaite encourageante pour les Ankoay face à la Côte d’Ivoire à la qualification au Mondial 2027

    BASKETBALL – Une dernière défaite encourageante pour les Ankoay face à la Côte d’Ivoire à la qualification au Mondial 2027

    Les Ankoay clôturent leur campagne de qualification au Mondial Qatar 2027 par une nouvelle défaite face aux Éléphants de la Côte d’Ivoire (102-118), dimanche, à Dakar. Madagascar termine la compétition avec six défaites en autant de matchs, et finit à la dernière place du groupe B. Malgré cette élimination, la Grande Île a néanmoins affiché sa meilleure performance face à la Côte d’Ivoire lors de son dernier match.

    Contre les Ivoiriens, les hommes de Mickaël Pivaud ont pu inscrire 102 points en un seul match. Sitraka Raharimanantoanina, co-meilleur marqueur de ce match avec 23 points, et Mathias M’Madi avec 22 points, sont peut-être les meilleurs joueurs du côté malgache sur ce match. Mais l’ensemble de l’effectif a montré quelque chose de positif pour les prochaines échéances. On peut noter la performance de Donovan Rakotonanahary, avec 13 points, ou encore de Marco Rakotovao, 15 points.

    “C’était la première fois qu’on était ensemble, avec un roster complet, et les gars étaient concentrés”, déclare Mickaël Pivaud, en fin de match. “Nous avons perdu quelques duels, par exemple, nous avons perdu le rebond. C’est normal, mais nous voulions une bonne situation, par exemple, une situation de jeu”, poursuit le technicien français.

    Pour le capitaine de la sélection malgache, Sitraka Raharimanantoanina “même si nous manquons de force, nous avons lutté jusqu’à la fin”. “C’est peut-être l’enseignement le plus important. Nous devons nous sortir de ça”, souligne-t-il.

    La performance de Madagascar semble une surprise pour la Côte d’Ivoire. Les Éléphants ont remporté le premier quart-temps, 24 à 34, et le dernier, 23 à 33, mais les Ankoay ont titillé leurs adversaires en s’imposant 31 à 28 et 24 à 23 lors des deuxième et troisième quart-temps. “Les gens pensent que peut-être que la Côte d’Ivoire doit battre Madagascar. Mais ce n’est jamais facile. Il n’y a jamais eu de jeu facile”, confie Miguel Angel Hoyo Ramos, coach de la Côte d’Ivoire.

  • ADMINISTRATION – 29 communes du Grand Tana dotées d’équipements et de matériels pour améliorer leurs services

    ADMINISTRATION – 29 communes du Grand Tana dotées d’équipements et de matériels pour améliorer leurs services

    Les services des 29 communes bénéficiaires du projet Lalankely III devraient bientôt se moderniser. La Commune urbaine d’Antananarivo et 28 communes périphériques du Grand Antananarivo ont reçu, vendredi, des matériels informatiques, du mobilier de bureau et des équipements techniques dans le cadre du projet Lalankely III, afin d’améliorer la gestion des services communaux et municipaux. D’après les responsables du projet, la dotation vise à renforcer l’efficacité des services techniques communaux et municipaux et à améliorer la qualité des services publics de proximité dans la Capitale et ses communes voisines.

    Les dons, offerts par l’Institut national de la décentralisation et du développement local (INDDL)sur financement de l’Agence française pour le développement (AFD) comprennent notamment des ordinateurs destinés aux communes périphériques d’Antananarivo pour accompagner la digitalisation des services administratifs locaux. La Commune urbaine d’Antananarivo et ses arrondissements ont, pour leur part, bénéficié de plus de 290 unités de mobilier et d’équipements techniques, dont des tables, des chaises, des armoires, des décamètres, des mètres laser, des télémètres ainsi que des équipements de protection individuelle.

    Selon l’INDDL, ces équipements devraient permettre aux collectivités bénéficiaires de traduire dans leur fonctionnement quotidien les compétences acquises lors des formations organisées depuis 2022 sur la maîtrise d’ouvrage, la gestion des déchets, la gouvernance financière ou encore la gestion foncière. Plus d’une centaine de techniciens communaux ainsi que des élus locaux ont été formés dans le cadre des projets Guga et Lalankely III.

    L’INDDL espère d’autant plus que ces nouveaux équipements et matériels pourront avoir des impacts qu’ils sont offerts sur la base des desiderata des communes elles-mêmes dans le cadre de l’approche de planification du renforcement des capacités (PRC). Cette démarche, mise en oeuvre depuis quatre ans, consiste à laisser les communes identifier elles-mêmes leurs besoins prioritaires, définir leurs objectifs et choisir les modalités de mise en œuvre des actions de renforcement de capacités.

  • MONDIAL 2026 – La Fifa lève la suspension d’un match de Folarin Balogun après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino

    MONDIAL 2026 – La Fifa lève la suspension d’un match de Folarin Balogun après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino

    Le Mondial 2026 tient son scandale. Contrarié par la suspension de l’Américain Folarin Balogun pour le huitième de finale lundi contre la Belgique, Donald Trump a appelé le président de la Fifa Gianni Infantino, et le joueur a finalement été autorisé à jouer. Le match de suspension ferme dont il avait automatiquement écopé a été commué en « un match de suspension avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an ».

    Deux sources proches du dossier ont confirmé dimanche à l’AFP que le président américain, qui vante de longue date son amitié avec le patron du football mondial, l’avait appelé mercredi pour demander le réexamen de la suspension de l’attaquant, quelques heures à peine après le 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine lors duquel Balogun avait été exclu. Et l’annonce, surréelle, est tombée dimanche par un communiqué de la Fifa: la commission de discipline a modifié la sanction.

    Le meilleur buteur de Team USA dans cette Coupe du monde pourra donc bien être aligné à Seattle lors du huitièmes de finale face aux Diables rouges à 17h00 (mardi 00h00 GMT). « Merci à la Fifa d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grande injustice ! », a réagi quelques minutes seulement après l’annonce de la Fifa le président américain sur sa plateforme Truth Social.

    Stupéfaction belge

    L’affaire a immédiatement viré au scandale, réveillant de vieux souvenirs d’autres ingérences politiques dans le plus grand tournoi de foot du monde. Dans un communiqué, la fédération belge (URBSFA) a fait part de sa « stupéfaction » en rappelant que le code disciplinaire de la Fifa prévoyait qu’un carton rouge entraîne « automatiquement une suspension pour le match suivant ». « Il en a d’ailleurs été ainsi pour tous les cartons rouges distribués jusqu’à présent lors de cette Coupe du monde », observe-t-elle en relevant en outre que l’automaticité de la suspension avait été rappelée par la Fifa elle-même avant la compétition. La fédération a dit examiner « toutes les options potentielles ».

    « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa », a déclaré le sélectionneur français des Diables rouges Rudi Garcia dimanche en conférence de presse, son gardien Thibault Courtois s’inquiétant d’un « précédent dangereux et bizarre ». « La vraie force, c’est de gagner avec fair-play (et en respectant toutes les règles). C’est ce que la Belgique fera demain (lundi) », a réagi sur X la ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant. « Allez les Diables, plus que jamais, tout le Pays est derrière vous. »

    « Shame on you (Honte à vous) ! Quand l’argent fait la loi, le mondial perd toute crédibilité », s’est offusqué sur X le parti socialiste belge (opposition). « Adapter les règles pour faire plaisir à Trump, tenter de tricher pour gagner, quelle image déplorable de la Fifa, du Mondial de foot et pour les Etats-Unis. »

    “Juste accepter”

    La décision de la Fifa a en revanche été saluée par Team USA. « C’est une décision juste car il n’aurait pas dû y avoir carton rouge », a réagi le sélectionneur argentin de l’équipe, Mauricio Pochettino. « Nous ne sommes pas les victimes, mais nous ne sommes pas non plus les méchants dans cette affaire. »

    A voir si le fait d’être au coeur du premier scandale de cette Coupe du monde affectera, lundi, la prestation de Balogun, qui avait été exclu pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic à la réception d’un saut. Vendredi, l’attaquant de Monaco avait expliqué aux journalistes que ce carton rouge était quelque chose qu’il devait « juste accepter ».

    Donald Trump s’était fait très discret depuis le début de cette Coupe du monde. Il s’était fendu d’un appel à Team USA pour l’encourager avant son entrée dans la compétition mais n’a assisté à aucun match. Il est cependant prévu qu’il remette avec Gianni Infantino le trophée au vainqueur de la finale le 19 juillet.

    L’affaire du carton rouge avait dès jeudi pris un tour politique, quand le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’était lamenté de l’exclusion de Balogun en des termes peu diplomatiques. Les Etats-Unis « se sont fait entuber avec ce carton rouge », avait déclaré le secrétaire d’Etat lors d’une discussion informelle avec la presse. « Il faudrait une procédure d’appel pour ça. C’est probablement trop tard pour ça, n’est-ce pas? »

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 10 200 candidats à l’assaut des diplômes professionnels du BEP et du CFA

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 10 200 candidats à l’assaut des diplômes professionnels du BEP et du CFA

    Des épreuves parallèles pour les “apprentis”. En plus des 327 815 candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour l’enseignement général, ils sont près de 10 200 candidats de l’enseignement technique à passer leurs examens nationaux pour l’obtention du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat de fin d’apprentissage (CFA), à partir de ce lundi 6 juillet. Ils seront répartis dans plus d’une centaine de centres d’examen dans toute l’île.

    Le BEP, qui se déroule jusqu’au 10 juillet, concerne 9 984 candidats issus exclusivement de la Formation professionnelle initiale, répartis dans 94 centres d’examen. Les candidats sont issus de deux parcours, à savoir la Pédagogie par objectifs (PPO) et l’Approche par les compétences (APC). Le premier parcours couvre sept secteurs de formation et 30 spécialités professionnelles, tandis que le second s’articule autour de cinq secteurs et dix spécialités. Pour l’APC, les épreuves pratiques sont organisées sur les plateaux techniques du centre Don Bosco Madagascar, évaluées par des professionnels issus du monde du travail, afin de garantir une appréciation au plus près des exigences du marché de l’emploi.

    Les examens du CFA se déroulent du 6 au 8 juillet. Ils réunissent 210 candidats dans 14 centres d’examen, répartis dans quatre spécialités professionnelles. Selon le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP), le BEP est classé dans la même catégorie que le baccalauréat professionnel dans la Fonction publique malgache. Il permet aux jeunes d’intégrer directement le marché du travail dès l’obtention du diplôme, tout en valorisant les compétences techniques recherchées par les employeurs. Le CFA est, quant à lui, un diplôme qui atteste l’achèvement d’une formation professionnelle de deux ans. Ce diplôme est classé en équivalence de catégorie I et donne droit à une bonification de deux années.

    L’ensemble de services du METFP, des directions régionales et des établissements de formation se dit mobilisé afin d’assurer le bon déroulement des épreuves. Ce département n’a pas manqué de remercier tous les jeunes qui ont choisi la voie de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et leur souhaite la bienvenue parmi les jeunes diplômés du secteur.

  • INSÉCURITÉ – Les autorités dénoncent des actes de déstabilisation derrière les enlèvements et autres disparitions signalés ces dernières semaines

    INSÉCURITÉ – Les autorités dénoncent des actes de déstabilisation derrière les enlèvements et autres disparitions signalés ces dernières semaines

    L’organe mixte de conception nationale (OMC/Nat) confirme les inquiétudes exprimées samedi par le président de la Refondation. “Les actes de déstabilisation perpétrés par les ennemis de la Nation se manifestent sous d’autres formes qui impactent directement la vie de la population et menacent l’ordre public”, dénonce le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, dans un communiqué publié dimanche. Samedi, le chef de l’Etat avait évoqué à Soanierana une “stratégie pour faire croire que Madagascar est instable”. 

    Pour le ministère en charge de l’Intérieur, les récents cas d’enlèvement et de disparition d’enfants de ces dernières semaines sont “destinés à semer des troubles dans l’esprit de la population”. “Ils font comme ça depuis toujours, et ce n’est pas une invention, pour dire que Madagascar n’est pas stable. Ils kidnappent les gens, ils les tuent”, avait précisé le chef de l’Etat, qui avait aussi parlé de circulation et de propagation de drogue dans le pays”. “C’est une stratégie pour déstabiliser ce pays qui est déjà calme”, poursuit-il. 

    Pour faire face, les forces de défense et de sécurité évoquent des mesures de sécurisation de proximité dans les fokontany, en déployant des patrouilles de proximité. “Les autorités ne feront preuve d’aucune clémence à l’égard de ceux qui tentent de semer le trouble dans l’esprit de la population et qui s’en prennent à sa vie”, insiste le ministère dans son communiqué rapportant une conférence de presse organisée dimanche. 

    Le ministre de la Sécurité publique, Erick Michel, parle d’une augmentation de l’effectif des éléments envoyés dans les quartiers, jusque dans les ruelles des fokontany pour collaborer avec les différents responsables locaux. Il évoque également un renforcement des activités de renseignements. Ils invitent également la population à ne pas hésiter à dénoncer tout fait suspect, et à ne pas tarder à signaler toute disparition. “Des agents ont été spécialement affectés pour s’occuper de tout cela”, assure-t-il au cours de la conférence de presse de l’OMC Nat élargi tenue dimanche. 

  • EXAMEN OFFICIEL – 84 bus mis en place pour le transport gratuit des candidats au BEPC sur 21 axes à Antananarivo 

    EXAMEN OFFICIEL – 84 bus mis en place pour le transport gratuit des candidats au BEPC sur 21 axes à Antananarivo 

    Soutien logistique. À l’approche des épreuves du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), les autorités annoncent une mesure de facilitation de transport pour les candidats. Dans une déclaration conjointe, le président de la délégation spéciale (PDS) de la Capitale, Feno Ralambomanana, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Todisoa Andriamampandry, ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, confirment la mise en place d’un dispositif de transport gratuit dédié aux élèves qui vont passer les épreuves à partir de ce lundi.

     

    Ce programme prévoit le déploiement de 84 bus destinés à desservir 21 axes à travers la ville. Cette initiative, coordonnée par les départements ministériels et les autorités municipales, vise à lever les obstacles liés à la mobilité des candidats, garantissant ainsi une ponctualité optimale lors des journées d’examen. En allégeant les contraintes liées au transport urbain, l’Exécutif cherche à sécuriser le parcours des élèves et à favoriser des conditions de passation d’épreuves sereines et équitables pour tous les candidats inscrits.

     

    Le choix des 21 axes a été établi en fonction de la concentration des centres d’examen et des flux de mobilité habituels des élèves. “Ce dispositif est une mesure concrète pour accompagner nos jeunes durant cette période cruciale de leur cursus scolaire”, ont souligné les responsables.

     

    Plusieurs localités, telles que les communes d’Ambohimangakely, de Fenoarivo ou encore de Moramanga annoncent également la mise à disposition de bus gratuit pour les candidats au BEPC.

  • LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CAPITAUX – Le processus de recrutement du directeur général du Samifin officiellement lancé 

    La succession de Mamitiana Rajaonarison à la direction générale du service de renseignements financiers (Samifin) officiellement ouverte. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) annonce que l’appel à candidatures pour ce poste sera lancé le 6 juillet et que les candidats intéressés ont jusqu’au 11 août pour déposer leur dossier.

     

    La nomination se fera par décret présidentiel sur la base de trois noms retenus par un comité ad hoc de présélection. La présélection se fera par ailleurs sur la base de plusieurs critères et suivant un “mécanisme rigoureux, transparent et impartial”, souligne le CSI. Celui-ci comprend notamment une enquête de moralité en plus d’autres étapes de vérification.

     

    Les candidats retenus devront avoir une solide expérience en gouvernance et en administration, ainsi que de compétences avérées et une expertise reconnue dans les domaines liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ils devront également être dotés d’une intégrité jugée irréprochable.

     

    En attendant la fin du processus, l’interim de la direction générale du Samifin continue d’être assurée par Haja Lalao Razanamanana. Celle-ci avait été nommée en juin plusieurs semaines après la nomination de Mamitiana Rajaonarison au poste de Premier ministre.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    Une bonne nouvelle pour les usagers de la ligne Antananarivo-Moroni.  Lors de son passage devant les députés à l’Assemblée nationale le vendredi 3 juillet dernier, le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, annonce le retour imminent des vols directs entre Madagascar et Comores. “Nous prévoyons la réouverture de cette liaison aérienne pour ce mois de juillet”, indique le membre du gouvernement. 

     

    C’était une annonce particulièrement attendue par les voyageurs et les opérateurs économiques des deux pays. La liaison aérienne directe entre Madagascar et l’archipel des Comores a été officiellement suspendue en juillet 2022. Les passagers en provenance des Comores souhaitant se rendre à Madagascar par voie aérienne sont souvent obligés de faire un détour par  Nairobi au Kenya ou par Addis Abeba en Ethiopie.

     

    Quelques minutes avant cette intervention, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, avait déjà ouvert la voie en apportant de premières précisions sur la mise en œuvre technique de cette reprise. En réponse aux doléances des parlementaires, la chef de la diplomatie malgache a indiqué que ce sont les lignes reliant Antananarivo à Moroni ainsi que Mahajanga à Moroni qui sont concernées dans un premier temps par l’ouverture des liaisons aériennes.

     

    Cette reprise devrait notamment permettre de fluidifier les déplacements des familles, de rapprocher les diasporas et de redynamiser les flux commerciaux régionaux qui étaient ralentis depuis de longs mois.

     

    Le ministre des Transports a également partagé la concrétisation d’un accord pour la reprise des vols avec La Réunion. Cette liaison tant espérée se concrétisera le 19 décembre prochain, avec un programme prévoyant deux fréquences hebdomadaires. Ce qui permettra de booster l’arrivée des visiteurs réunionnais juste à temps pour les fêtes de fin d’année.

     

    Et durant cette haute saison touristique, le ministère met en place une stratégie de connexion interne dès ce mois de juillet. Des vols reliant Toamasina à Sainte-Marie vont être programmés pour s’aligner parfaitement avec la liaison existante entre La Réunion et Toamasina, selon ses explications. Grâce à cette synchronisation des horaires, les touristes en provenance de l’île sœur pourront rejoindre directement et rapidement les plages de Sainte-Marie sans perdre de temps lors de leur transit.