Catégorie : Actualité

  • SPORTS  – Trois Malgaches en quête de la qualification olympique en tennis de table au Rwanda

    SPORTS – Trois Malgaches en quête de la qualification olympique en tennis de table au Rwanda

    Antananarivo, 13 Mai, 13h50 – Antoine Razafinarivo, Fabio Rakotoarimanana et Karen Raharimanana disputent les championnats d’Afrique de tennis de table à Kigali, au Rwanda jusqu’au 14 mai prochain. Les trois pongistes tenteront à cette occasion d’obtenir les meilleurs résultats possibles dans le but d’arracher des tickets qualificatifs aux Jeux olympiques de Paris.

    Hanitra Raharimanana, seule représentante féminine, est la première personne qui s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la compétition. Elle a dominé Diane Uwase trois sets à zéro (11-1, 11-7, 11-7) après avoir triomphé du Rwandaise Meron Mekuria sur forfait lors du tour d’avant. Vient ensuite Antoine Razafinarivo. Du haut de ses 20 ans, le jeune international malgache a triomphé du Rwandais Didier Nzosaba trois sets à zéro (11-1, 11-5, 11-4), puis, il enchaîne en battant sur forfait l’éthiopien Amanuai Hadsh. Fabio Rakotoarimanana a joué une place pour les huitièmes face à Prince Gisubizo (Rwanda) après avoir sorti le ghanéen Emmanuel Commey, trois sets à un (11-6, 10-12, 11-3, 11-3). Les huitièmes de finale se jouent ce lundi même à la mi-journée.

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  • Rafaravavitafika Rasata explique la demande de remplacement d’Isabelle Delattre par son ingérence dans les affaires internes du pays

    Rafaravavitafika Rasata explique la demande de remplacement d’Isabelle Delattre par son ingérence dans les affaires internes du pays

    Antananarivo, 13 Mai, 12h30 – “Si nous avons demandé son remplacement, c’est en raison d’une ingérence dans les affaires internes du pays”. La ministre malgache des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, apporte des explications officielles à la demande que la Grande île avait adressée à l’Union européenne de remplacer Isabelle Delattre, son ambassadrice à Madagascar. “Dans les relations diplomatiques, des règles doivent être respectées et parmi ces règles figure le principe de non-ingérence”, indique-t-elle au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi. A l’entendre, ce n’est d’ailleurs “pas la première fois que Madagascar demande le remplacement du représentant d’un pays”.

    En février, alors que la Haute cour constitutionnelle venait de déclarer la loi sur la castration conforme à la Constitution, Isabelle Delattre avait déclaré au cours d’une conférence de presse qu’elle “ne pensait pas que cette mesure soit une solution dissuasive pour les violeurs”. Évoquant le viol comme un “crime abject et odieux qu’il faut combattre par tous les moyens”, elle n’en a pas moins rappelé que la castration était un “traitement cruel et dégradant contraire à la Constitution de Madagascar”. Au cours de la même rencontre avec la presse, elle avait regretté que le fonds routier n’ait pas les moyens d’entretenir les routes à la réhabilitation desquelles les partenaires comme l’Union européenne sont pourtant impliqués.

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  • INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    Antananarivo, 13 Mai, 12h00 – Nouvelle perturbation de l’accès à internet sur la Grande ile depuis dimanche après-midi. La plupart des usagers ont eu du mal à accéder aux différents services internet, avec une vitesse très lente de la connexion et des pages web qui ne s’affichent pas. Différentes captures d’écran montrant des test de vitesse de connexion internet inondent les réseaux sociaux, accompagnées de questions sur les causes de la lenteur et de l’indisponibilité du service.

    Ce lundi matin, Telma, le principal opérateur télécom du pays, parle d’une nouvelle coupure de liaison internationale en Afrique du Sud. “Nos techniciens sont à pied d’œuvre pour une réorganisation des trafics afin d’avoir plus de capacité et de permettre la continuité de vos activités”, indique la société de télécommunication dans le communiqué.

    Madagascar n’est pas la seule victime de cette panne d’internet. Certains pays de l’Afrique de l’Est sont aussi confrontés à cette perturbation à l’instar du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Mozambique ou encore du Rwanda. “Nous avons connu une panne sur l’un des câbles sous-marins qui acheminent le trafic Internet à l’intérieur et à l’extérieur du pays”, indique Safaricom dans un communiqué publié dimanche après-midi.

    Sur son compte twitter, Ben Robert de la société la société panafricaine Liquid Intelligent Technologies, déclare que toute la connexion entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Sud est down. Dans un tweet publié dimanche, ce spécialiste indique que des coupures ont été signalées au niveau du câble Eassy à Durban en Afrique du Sud et au niveau du câble Seacom. Ce qui entraîne des perturbations de la connexion dans plusieurs pays africains.

    Un incident similaire a déjà eu lieu au mois de mars. De nombreux pays africains dont Madagascar se sont retrouvés face à une panne globale d’internet.

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  • Le contrat de partage de production entre Madagascar Oil et l’Omnis à renégocier

    Le contrat de partage de production entre Madagascar Oil et l’Omnis à renégocier

    Antananarivo, 13 Mai, 7h15 – Parvenir à un contrat win-win. L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) estime que le moment est venu de renégocier un certain nombre de clauses du contrat de partage de production, qu’il a signé avec Madagascar Oil S.A pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le Bloc 3104 de Tsimiroro. Une disposition qui devra permettre la poursuite du développement de ce projet, tout en protégeant les intérêts de l’Etat à qui appartiennent les ressources pétrolières exploitées, avance la présidente du Conseil d’administration de l’Omnis, Stéphanie Delmotte, vendredi.

    « Nous ne sommes pas dans l’idée d’enlever un permis à qui que ce soit », souligne ce haut responsable de l’Omnis. « Nous allons plutôt dans la renégociation des termes de ce contrat pour qu’il nous apporte des intérêts, tant la création d’emplois ou encore la poursuite de certain nombre d’investissements qui n’ont pas été complétés, dont les puits », explique-t-elle.

    Stéphanie Delmotte estime d’ailleurs que «changer de partenaire est difficile et ce n’est pas un bon message à l’international. Nous devons, au contraire, donner une certaine pérennité parce que ce sont des investissements qui mettent du temps à être remboursés», explique-t-elle.

    Cette négociation va être menée avec Benchmark Group, la société mère de Madagascar Oil SA (Mosa). Cette société est encore concernée par des affaires juridiques, même à la suite de la décision de la Cour Suprême des Bermudes qui lui donne droit d’acquérir la totalité des actions des sociétés dans Madagascar Oil Ltd à Maurice et Madagascar Oil SA. La société Outrider à qui elle doit des dettes s’élevant aujourd’hui à 60,634 millions de dollars avait par exemple déposé une « demande statutaire » auprès du Tribunal de l’île Maurice le 14 mars 2024. Scott Reid, qui s’est vu éjecté de son poste d’administrateur de Mosa, avait également décidé de porter l’affaire devant le tribunal du Commerce d’Antananarivo.

    Benchmark Group est le même promoteur qui n’a pas pu entreprendre les travaux convenus sur le projet Tsimiroro, indique le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomala. Ce membre du gouvernement rappelle que l’Etat avait déjà interpellé le responsable de cette société par rapport aux engagements non honorés. Dans une lettre envoyée à Al Njoo, le président exécutif de Madagascar Oil S.A, en 2022, le ministère des Mines indique avoir constaté que « le plan de développement soumis par Mosa n’a pas été mis en œuvre ni même commencé ». Et que « le retard de sept années impacte les retombées économiques attendues par l’Etat malgache et nous contraint à nous demander sur la volonté et l’engagement de Madagascar Oil à mener à bien ce projet ». Un plan de rattrapage concret lui avait alors été demandé.

    Le ministre Herindrainy Rakotomalala rappelle que la Phase 1 du projet Tsimiroro qui devait être menée de 2015 à 2017, concerne le développement de la zone pilote et des environs immédiats pour le marché local et l’exportation avec un objectif de production net de 6 000 barils/jour. Dans un communiqué qu’elle a publié vendredi, les nouveaux responsables de Madagascar Oil au pays annoncent la poursuite de son plan de développement, avec un objectif de production dans la Phase 1 de plus de 8 000 barils jour. Un objectif de production qui « répondra à la demande intérieure estimée à 4 000 barils/jour et à l’exportation », soutiennent-ils.

    Scott Reid avait dernièrement expliqué que cet objectif des 8 000 barils/jour est ambitieux et réalisable si la compagnie dispose de moyens financiers. « Mais le fait est que BMK Resources n’a pas les moyens financiers pour ce faire, personne ne voudrait injecter 250 millions de dollars dans une compagnie qui n’a pas pu payer 60 millions de dettes. D’autant plus que MOIL Maurice est actuellement en cours de liquidation », expose-t-il.

    Le ministre Herindrainy Rakotomala insiste pour sa part sur la « force » que l’Etat ainsi que l’Omnis devraient avoir pour le respect strict du plan de développement. L’Etat veillera en tout cas à ce que les négociations des contrats considèrent les intérêts du pays, rassure-t-il.

    Pour Stéphanie Delmotte de l’Omnis, « c’est dans l’accompagnement du plan de développement du projet que nous pouvons vraiment voir si ses promoteurs ont les reins solides ou pas pour continuer. Le passé a parlé pour eux. Il y a quand-même la possibilité aujourd’hui de dire qu’ils ont déjà commencé la production, et qu’ils ont signé des contrats avec des entreprises du secteur privé ».

    L’Omnis entend laisser le gouvernement reprendre le dialogue avec les responsables de Mosa pour « voir si effectivement Madagascar Oil est toujours un bon partenaire ou est-ce que nous devrions regarder autrement ».

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  • Le Dr Firoze Koytcha nommé membre d’honneur de l’ordre des médecins de Madagascar

    Le Dr Firoze Koytcha nommé membre d’honneur de l’ordre des médecins de Madagascar

    Antananarivo, 13 Mai, 6h15 – Une distinction honorifique. L’ordre des médecins de Madagascar a octroyé dimanche au Dr Firoze Koytcha le titre honorifique de membre honoraire. La distinction a été rendue en reconnaissance aux nombreux services rendus à Madagascar et à la médecine sur la Grande ile par ce médecin, fondateur de l’ONG Médecins de l’océan Indien (MOI) qui vient d’achever sa 69ème mission humanitaire à Madagascar.

    « On a tenu à vous remettre cette distinction car vous avez beaucoup fait pour nos médecins non seulement en termes de formation mais aussi dans les actions humanitaires qui se sont passées à Madagascar depuis 1989, par là », indique dans son discours le Dr Eric Andrianasolo, président de l’ordre national des médecins de Madagascar.

    Pour le Dr Firoze Koytcha, c’est « une fierté et un honneur » de recevoir cette distinction qui est également, selon lui, la première distinction qu’il a reçue d’une académie médicale à Madagascar. Pour ce médecin de 85 ans, tout ce qu’il a fait, il l’a fait « pour rendre à la terre qui l’a vu naître” mais également pour « payer sa dette envers la Grande île ».

    Sous la houlette et la direction de Firoza Koytcha, l’ONG MOI a réalisé 69 de ses 82 missions humanitaires pour prodiguer des soins gratuits à Madagascar. « Je peux dire fièrement que j’ai payé ma dette » a déclaré le médecin.

    La 69ème mission de MOI qui s’est déroulée du 1er au 10 mai dans la région de l’Androy est également la dernière pour Firoze Koytcha qui va prendre une retraite plus que méritée. « 85 ans, c’est un âge avancé, il faut savoir reconnaître ses limites, souligne-t-il après la cérémonie. « C’est une mission qui demande une certaine ressource physique que moi j’ai épuisée », ajoute-t-il. « Il y a un sentiment de tristesse de devoir quitter le bateau mais une énorme satisfaction sur tout ce qui a été fait », conclut-il.

    La 69ème mission malgache de MOI dans l’Androy a permis de soigner 12 500 patients. C’est plus de 600 000 depuis le début des missions il y a presque 40 ans.

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  • RUGBY – Madagascar battu par l’Afrique du Sud 17 à 46 au rugby Women’s cup 2024

    RUGBY – Madagascar battu par l’Afrique du Sud 17 à 46 au rugby Women’s cup 2024

    Antananarivo, 12 Mai, 19h30 – Pas de miracle pour les Ladies Makis à au Rugby Africa Women’s cup 2024. L’équipe nationale malgache de rugby à XV s’incline 17 à 43 face aux Springbok Women sud-africaines lors de la troisième et dernière journée de la Coupe d’Afrique féminine qui s’est tenue au stade Makis Andohatapenaka, ce dimanche.

    C’était une sorte de finale pour ces deux équipes invaincues lors des deux premières journées. L’Afrique du Sud reste la reine de cette discipline en Afrique en battant Madagascar.

    Les protégées d’Alain Randriamihaja n’obtiennent donc pas la qualification directe pour le Mondial 2025 qui se tiendra à Londres, Angleterre. Deuxième du classement général, les Ladies Makis joueront le tournoi mondial WXV3 à Dubaï, cette année. L’Afrique du Sud qui jouera le WXV2 chez elle est directement qualifiée au Mondial anglais.

    C’est un exploit pour le rugby féminine malgache à XV qui participe pour la première fois à un tournoi mondial de rugby à XV. Les Ladies Makis à sept ont déjà participé à un Mondial.

  • Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Antananarivo, 12 Mai, 17h05- Sumitomo Corporation rapporte, dans ses résultats annuels pour l’exercice 2023, avoir enregistré une perte d’environ 89 milliards de yen dans ses opérations à Ambatovy. C’est la totalité de valeur comptable, à l’exception d’une petite créance de prêt d’actionnaire, indique cette entreprise nippone dans ce rapport publié au début de ce mois de mai.

    Cette entreprise, qui est l’actionnaire majoritaire d’Ambatovy, indique que cette situation résulte des conditions d’exploitations actuelles, dont notamment des problèmes de processus à l’usine. Ce qui a d’ailleurs conduit Sumitomo à revoir à la baisse ses prévisions de volume de production et à mettre à jour son plan d’entreprise.

    L’activité d’extraction et de raffinage de nickel à Madagascar figure parmi les quatre projets dans lesquels Sumitomo a enregistré une perte exceptionnelle d’environ 150 milliards de yen. Mis à part Ambatovy, cette société a enregistré des pertes sur ses activités de télécommunications au Myanmar, son activité de produits frais en Europe et en Amérique ainsi que son activité de stationnement dans les pays nordiques.

    Sumitomo Corporation indique alors qu’en tant qu’actionnaire d’Ambatovy, elle examinera toutes les options afin d’identifier la meilleure politique à suivre pour toutes les parties prenantes. Et ce, en tenant compte de l’importance sociale de ce projet et de sa responsabilité, ainsi que de l’environnement récent du marché, annonce-t-elle.

    L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, avait soulevé la difficulté que traverse la compagnie Ambatovy. Ce diplomate n’avait alors pas hésité à demander à l’Etat malgache de soutenir la compagnie minière, quelle que soit la forme de ce soutien, dont entre autres le remboursement de son crédit de TVA. Le montant de ce crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à Ambatovy est conséquent selon ce qu’avait indiqué le ministère des Mines.

    Sumitomo corporation a par ailleurs déjà revu ses estimations et prévoit une production d’environ 30 000 tonnes de nickel avec Ambatovy pour cette année. C’est soits 10 000 tonnes de moins par rapport aux 40 000 tonnes qu’elle avait avancées au mois de novembre de 2023.

  • La restitution des biens spoliés par la France dans les anciennes colonies est une étape cruciale vers la réparation des torts historiques, estime Huguette Bello

    La restitution des biens spoliés par la France dans les anciennes colonies est une étape cruciale vers la réparation des torts historiques, estime Huguette Bello

     

    Antananarivo, 12 Mai, 15h50 – “Un indispensable geste de rédemption pour les injustices passées”. “Une étape cruciale vers la réparation des torts historiques et la construction d’un avenir plus apaisé”. Huguette Bello, présidente de la région Réunion, insiste sur la nécessité pour la France de réparer les torts que la colonisation française a faits aux pays colonisés. Et cela commence par la restitution aux anciennes colonies des biens spoliés par la France durant la colonisation, estime-t-elle dans un communiqué publié vendredi à l’occasion de la journée nationale des memories de la traite négrière et de l’esclavage ainsi que de leurs abolitions.
    ⭕C’est ainsi qu’elle dit se féliciter de l’avancée positive des discussions entre la France et Madagascar sur la question de la restitution du crâne du Roi Toera à Madagascar, et notamment du déplacement que le comité malgache chargé du rapatriement de ce bien devrait faire à Paris “en juin pour entamer la dernière étape de la procédure de restitution”. Pour cette présidente du parti ‘Pour La Réunion’, “le massacre des Sakalava perpétré à Ambiky, sur ordre du Général Gallieni” en 1897 et au cours duquel le Roi Toera a été décapité constitue “un funeste exemple de l’horreur qu’a été la conquête coloniale”.
    ⭕Dans son communiqué, Huguette Bello indique alors “souhaiter avec force que le processus de restitution du crâne du Roi Toera, ramené en France puis conservé tel un trophée, puisse aller à son terme. Elle rappelle avoir “porté ce sujet lors de diverses rencontres avec les autorités malgaches et avec l’ambassadeur de France sur la Grande Île”.

  • FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    Antananarivo, 12 Mai, 10h35 – Le ministère des Mines indique mener une opération de grande ampleur contre le trafic d’or à Madagascar. Le combat contre ce trafic est d’ailleurs rude, surtout que celui-ci est potentiellement lié au blanchiment du métal jaune, selon ce qu’avait expliqué le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala. C’était à l’issue de la signature de la convention de partenariat entre son département et l’Agence anti-fraude (Anaf), vendredi.

    Ce trafic constitue un fléau pour le pays, malgré les efforts déjà entrepris pour l’endiguer, souligne ce membre du gouvernement. Le ministre Herindrainy rappelle les dispositions prises avant de lever la suspension de l’exportation légale de l’or. De même pour le nouveau processus d’exportation officielle de l’or au niveau du Guichet unique d’exportation d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines à Ivato.

    Ce trafic risque également de compromettre l’objectif que l’Etat s’est fixé d’atteindre cette année en matière d’exportation légale. Le ministre des Mines souligne la difficulté pour les opérateurs formels de s’approvisionner auprès des orpailleurs. « Nous constatons qu’il y a du blanchiment. Sinon comment certains collecteurs peuvent acheter localement de l’or plus cher qu’à l’international, alors qu’il faut après y ajouter les frais pour leur envoi et d’autres charges», expose-t-il.

    Pour l’heure, la prévision d’exporter légalement 6 tonnes d’or est toute à fait réalisable, soutient le ministre Herindrainy Rakotomalala. Mais il faut intensifier la lutte contre le trafic et le blanchiment d’or pour permettre aux opérateurs formels d’opérer convenablement, précise-t-il. C’est la raison pour laquelle le ministère des Mines collabore avec l’Agence nationale anti-fraude qui est rattachée à la présidence de la République. Opérationnelle depuis le mois de février 2021, l’Anaf a pour rôle de surveiller et de mener des investigations sur les affaires de fraudes et de poursuivre les auteurs.

    Les prix de l’or ont continué d’augmenter au cours des trois dernières années, atteignant des sommets historiques en raison de son statut de valeur refuge, indique la Banky foiben’i Madagasikara. Le gramme de l’or se vend à 75 dollars. Une tonne de ce produit rapporterait ainsi 75 millions de dollars, a avancé le ministre Herindrainy Rakotomalala.

  • Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Antananarivo, 12 Mai, 9h15 – Le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications peut désormais adopter l’arrêté qui officialise son intention d’annuler l’arrêté fixant le prix plancher de l’Internet mobile. Le Conseil de gouvernement a donné son accord en ce sens jeudi, une semaine après que le sujet avait été évoqué par une source auprès du ministère.

    Avec cette décision, les opérateurs ne devraient donc plus être obligés de vendre le gigaoctet à plus de 0,95 dollar. Rien ne dit cependant s’ils peuvent revenir aux offres uniquement dédiées aux réseaux sociaux ou s’ils doivent continuer à respecter les principes de la neutralité d’Internet et de l’Internet ouvert. Lors de l’entrée en vigueur du tarif plancher d’Internet mobile, les opérateurs avaient mis en avant leur volonté de “promouvoir la neutralité de l’Internet” d’“accompagner l’Etat pour un Internet totalement ouvert”.

    Les opérateurs doivent cependant s’assurer que leurs offres puissent assurer la pérennité de leurs investissements et n’impliquent pas de vente à perte. Le tarif plancher de l’Internet mobile, selon décret fixant les règles et les modalités d’interconnexion et d’accès aux réseaux de télécommunication, est justifié par la nécessité de “garantir la perennité des investissements et de prévenir les ventes à perte” ainsi que par la nécessité de “préserver la valeur du marché et d’encourager les investissements”.