Catégorie : Actualité

  • Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Antananarivo, 12 Avril, 16h55 – Explorer toutes les pistes. L’équipe dirigeante des Aéroports de Madagascar (Adema) avait accueilli dernièrement le représentant de la Banque mondiale en charge des infrastructures et du numérique, Antonio Nunez. C’était l’occasion pour les deux parties d’examiner le financement des investissements prioritaires pour le développement des 10 aéroports principaux, dont l’Adema est la société délégataire du pouvoir de l’Etat en matière de construction, de leur gestion et de leur exploitation.

    Les investissements prioritaires discutés lors de cette rencontre étaient entre autres ceux qui sont liés à la mise aux normes de ces aéroports secondaires. Ceux qui touchent l’amélioration des infrastructures et les installations aéroportuaires étaient également sur la table des discussions, rapporte l’Adema.

    L’Adema avait annoncé l’année dernière le lancement d’une étude pour la faisabilité des investissements et de développement des aéroports d’Antsiranana, Sambava, Mahajanga, Toamasina, Sainte Marie, Fianarantsoa, Mananjary, Morondava et Tolagnaro. Cette société d’Etat indique que cette étude est actuellement en cours et celle-ci est financée par la Banque mondiale. Elle devrait notamment permettre à l’Adema de développer ses aéroports et déterminer la prévision de trafic sur les 25 années à venir de chaque aéroport. Elle devrait aussi permettre à l’Adema d’optimiser leurs coûts d’exploitation, d’identifier le meilleur schéma de financement desdits aéroports ainsi que d’évaluer leur rentabilité afin de pérenniser financièrement la société.

    La direction générale de l’Adema avait annoncé en 2023 qu’un investissement de 50 millions de dollars par aéroport est nécessaire pour leur développement. Un premier appel à partenaire avait été lancé en 2019 mais il a été infructueux. Or, compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires, l’Adema avait insisté sur la nécessité d’avoir des partenaires, qu’il s’agisse de partenaires techniques, financiers ou des partenaires d’exploitations pour ces aéroports.

    En 2019, l’Adema avait avancé, en préparation de l’appel à manifestation d’intérêt lancé à l’époque, que plusieurs types de partenariats se présentent selon le choix et le domaine d’intérêts des investisseurs. Les différentes options vont de la joint-venture à la concession, en passant par la formule « financement-construction », le contrat CET/BOT (Build operate transfert) ou encore l’affermage. Sans oublier les multiples montages dérivés qui concourent également au financement privé de projets d’infrastructures.

    Le projet d’aménagement et d’extension de l’aéroport de Morondava, avancé en 2019, visait par exemple à améliorer la connectivité aérienne entre les régions de Madagascar et avec l’extérieur par la mise aux normes de l’exploitation technique et commerciale de l’aéroport pour l’accueil des avions de type B737. Pour l’aéroport de Sambava, sa taille modeste et la nécessité pour la plateforme de se conformer aux normes techniques et commerciales demandent des investissements dans le cadre d’un projet qui comportera plusieurs phases. C’était le genre d’informations qui avaient été livrées à l’époque.

     

  • TENNIS – Miotisoa Rasendra réalise un triplé au circuit ITF après une année sans tennis

    TENNIS – Miotisoa Rasendra réalise un triplé au circuit ITF après une année sans tennis

    Antananarivo, 15 Avril, 14h20 – Un retour titré. En deux semaines, Miotisoa Rasendra surclasse trois compétitions qui se sont déroulées au Ghana. La tenniswoman de 17 ans remporte un tournoi simple et un tournoi double, avec sa partenaire ghanéenne Sisu-Makena Tomegah, du 1er au 6 avril. Puis, elle récidive en cherchant un nouveau succès, le 13 avril, en compétition simple après avoir battu la Portugaise Marta Bieniecka Zawerthal Duarte et la Britannique Alisha Ndukwu en deux manches (7/5 7/6).

    Après une année d’absence, due à une rupture de ligaments croisés antérieur, la voilà qui revient au meilleure de sa forme. « Tout était là…le bon stress avant les matches, la réflexion stratégique, le courage, la persévérance, la patience, la hargne de vaincre, la confiance se battre pour chaque point, la gestion des émotions, cela ne vient sûrement pas de moi mais de Dieu », confie Miotisoa Rasendra, évoquant les clés de son succès. Pour la suite, Miotisoa continue son chemin et participe à l’ITF World Tour Tennis J30, du 15 au 20 avril à Abidjan en Côte d’Ivoire.

  • Les travaux de réhabilitation du centre technique national de football à Carion devraient démarrer cette année, selon Alfred Randriamanampisoa

    Les travaux de réhabilitation du centre technique national de football à Carion devraient démarrer cette année, selon Alfred Randriamanampisoa

    Antananarivo, 15 Avril, 10h15 – La Fédération malgache de football (FMF) devrait bientôt lancer les travaux de réhabilitation du centre technique national de football à Carion. A en croire le président de la Fédération, Alfred Randriamanampisoa, “le début des travaux ne devrait pas dépasser cette année”. Il souligne néanmoins qu’il y a encore quelques dossiers à régler avant de pouvoir effectivement démarrer. “Nous sommes en train de finaliser les dossiers que la Fifa a réclamés”, explique-t-il en marge de l’assemblée générale de la Fédération, samedi.

    La FMF a déjà lancé l’avis d’appel d’offres pour les travaux de réhabilitation et de rénovation de ce centre à Nandihizana, Carion, fin février. Selon les explications du président de la FMF, les travaux concernent principalement le revêtement des sols des bâtiments du Centre, les installations électriques ainsi que la construction d’une tribune centrale. Il y aura également le remplacement du tapis de jeu, un don de la FIFA, qui sera au mis aux normes internationales.

    L’objectif, selon Alfred Randriamanampisoa est l’installation d’une académie destinée aux moins de 15 ans le plus tôt possible. Il s’agit d’un projet de la Fédération pour la préparation de la relève en vue de la Coupe d’Afrique U17 en 2026.

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  • REMBOURSEMENT DES CREDITS TVA – Une solution concrète attendue par le secteur privé avant la fin de ce mois d’avril

    REMBOURSEMENT DES CREDITS TVA – Une solution concrète attendue par le secteur privé avant la fin de ce mois d’avril

    Antananarivo, 15 Avril, 8h50 – La plus haute instance saisie. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) rapporte avoir sollicité directement le soutien du Président de la République dans le déblocage du problème de remboursement des crédits de TVA des entreprises. Cette intervention présidentielle devrait permettre d’avoir une solution qui soit appliquée correctement, souligne le GEM dans un communiqué rapportant la rencontre de vendredi entre les deux parties à Iavoloha.

    Plusieurs entreprises privées sont concernées par ce problème de paiement d’arriérés de l’Etat, dont le remboursement des crédits de TVA, indique le GEM. Or c’est une question qualifiée de « vitale » car cette « situation où des milliards d’Ariary sont bloqués compromet significativement la capacité de développement des entreprises concernées, en particulier en termes de création d’emplois, d’investissement et d’exportation », expose ce Groupement. Celui-ci demande ainsi des solutions concrètes d’ici à la fin du mois d’avril.

    Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) avait été parmi les premiers à annoncer publiquement être victimes de ce problème de remboursement. L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, avait à son tour soulevé ce problème qui pénalise l’activité de la compagnie Ambatovy, dont l’entreprise Sumitomo Corporation en est l’actionnaire majoritaire.

    Pour le cas des entreprises du GEFP, une convention entre l’Etat et ce groupement pour apurer les arriérés avait déjà été annoncée au mois de février de cette année. L’objectif durant la réunion entre les représentants entre les deux parties à l’époque était de débloquer le problème d’arriérés qui se sont accumulés depuis 2019.

    Les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont entre autres les entreprises admises au régime de zone franche, selon la direction générale des Impôts (DGI). Les professionnels de l’exportation et toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles, et dont la TVA correspondante s’élève au moins à 20 millions d’ariary en sont également les bénéficiaires.

    Comme soutenu par l’administration fiscale, le remboursement de crédit de TVA (RCTVA) constitue un des points de discorde entre le secteur privé et l’Etat, la problématique étant de rembourser au plus vite et sans risque. Il est en effet indispensable, selon le Fisc, de rembourser au plus vite les opérateurs économiques de bonne foi afin de ne pas les pénaliser en trésorerie et assurer ainsi la neutralité de la TVA. L’administration fiscale pour sa part doit sécuriser le processus de remboursement pour limiter les risques de remboursements injustifiés, lutter contre la fraude à la TVA et in fine, garantir une bonne utilisation des deniers publics.

  • Le GEM sollicite l’élargissement pour une année supplémentaire de l’application des tarifs préférentiels de l’électricité

    Le GEM sollicite l’élargissement pour une année supplémentaire de l’application des tarifs préférentiels de l’électricité

    Antananarivo, 14 Avril, 19h10 – Une nécessité absolue. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) rapporte avoir profité de leur rencontre avec le Président de la République, vendredi à Iavoloha, pour solliciter la reconduction pendant une année supplémentaire des dispositions du tarif “Optima Business industries sensibles”. Il s’agit des tarifs préférentiels pour la facturation des consommations d’électricité dont avaient déjà bénéficié 19 entreprises qualifiées de « sensibles », depuis le mois d’avril de 2023.

    L’application de ces tarifs préférentiels pour les entreprises « sensibles » avait été approuvée en Conseil des ministres au mois d’avril de l’année dernière. Les 19 entreprises bénéficiaires avaient été sélectionnées à partir de la liste des entreprises éligibles dressée conjointement le Syndicat des industries de Madagascar, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et le Syndicat des entrepreneurs du BTP (SEBTP). Ces tarifs devaient s’appliquer pendant douze mois, selon ce qui était décidé à l’époque.

    La mise en place de ces tarifs préférentiels est à la demande du secteur privé, suite à l’application de l’”Optima business” par la Jirama. Les entreprises franches, entre autres, avaient alors défendu que l’application dans son intégralité de cette nouvelle tarification générerait une augmentation de 80% de leur facture d‘électricité. Les entreprises avaient alors milité pour la mise en place de tarifs préférentiels pour les entreprises sensibles afin de ne pas pénaliser leurs activités avec une augmentation conséquente de dépenses en énergie.

    Conscient de la place importante qu’occupent ces entreprises sensibles dans le développement de l’économie de Madagascar, l’Etat avait approuvé ces tarifs préférentiels pour une année. Le GEM espère et a demandé au Chef de l’Etat que cette disposition soit élargie pour 12 mois supplémentaires. Reste à savoir le nombre d’entreprises qui pourraient en bénéficier si l’Etat entend y répondre favorablement.

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  • La valeur du crédit de TVA d’Ambatovy non remboursée par l’Etat est « énorme », d’après l’administration minière

    La valeur du crédit de TVA d’Ambatovy non remboursée par l’Etat est « énorme », d’après l’administration minière

    Antananarivo, 14 Avril, 20h00 – Une grosse ardoise à effacer. Aucune précision n’est jusqu’à ce jour livrée sur la valeur exacte du crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à la compagnie Ambatovy. Le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, parle d’une somme « énorme », alors qu’il était interrogé sur le sujet en marge de la consultation des parties prenantes sur le décret d’application du Code minier ce vendredi.

    Pour ce membre du gouvernement, « c’est son droit [d’Ambatovy] de bénéficier du remboursement de son crédit de TVA ». Cette compagnie minière en a déjà discuté avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et ils se seraient déjà convenus sur plusieurs procédures permettant à Ambatovy de maintenir ses activités, indique le ministre Herindrainy Rakotomalala. Il ajoute que c’est le ministère en charge des Finances qui connaît le dossier plus que lui.

    C’est l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, qui avait soulevé publiquement cette situation vers la fin du mois de février de cette année. Le diplomate japonais avait souligné la difficulté que traverse Ambatovy et n’avait pas hésité à demander à l’Etat de soutenir la compagnie minière, quelle que soit la forme de ce soutien, dont entre autres le remboursement de son crédit de TVA.

    Comme indiqué par la direction générale des Impôts (DGI), les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont, entre autres, les entreprises admises au régime de zone franche. Les professionnels de l’exportation et toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles, et dont la TVA correspondante s’élève au moins à 20 millions d’ariary en sont également les bénéficiaires.

    Ce n’est pas seulement Ambatovy qui connait ce problème de remboursement de crédit de TVA. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) avait indiqué depuis l’année dernière en être concerné. Il avait été annoncé au mois de février de cette année que l’Etat aurait présenté des propositions concrètes pour régler ses arriérés envers ce groupement.

     

  • SANTÉ ET HYGIÈNE – 25 établissements sanitaires de plus certifiés Formation sanitaire amie de Wash

    SANTÉ ET HYGIÈNE – 25 établissements sanitaires de plus certifiés Formation sanitaire amie de Wash

    Antananarivo, 14 Avril, 10h45 – Des centres de santé de base de niveai 2 (CSB II) des régions de Diana et de Sava, rejoignent la trentaine de formations sanitaires amies de Wash de la Grande île. Ces 25 établissements sanitaires viennent de remplir les conditions demandées pour l’obtention d’une certification  »Formation sanitaire amie de Wash » (FSAW). Ces formations sanitaires ont, entre autres, été dotées d’infrastructures liées à l’eau, à l’assainissement ainsi qu’à l’hygiène. Leur personnel médical a, par ailleurs, été formé aux normes requises. Ces agents ont reçu leur certification ce samedi.

    La mise en place de la FSAW devrait contribuer à améliorer directement les conditions de soin au niveau des centres de santé de base certifiés. Elle devrait notamment permettre à ces formations sanitaires de prévenir les maladies liées à un manque d’hygiène, notamment celles causées par l’indisponibilité et la mauvaise qualité de l’eau ou encore les maladies dues à l’insuffisance d’assainissement.

    La FSAW est un partenariat entre le ministère de la santé, le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que de l’Agence des États Unis pour le développement international (USAID) à travers son programme Access.

  • LÉGISLATIVES – Vers une candidature unique dans les districts de Lalangina et de Sambava

    LÉGISLATIVES – Vers une candidature unique dans les districts de Lalangina et de Sambava

    Antananarivo, 15 Avril, 8h30 – Sauf décision de la Haute cour constitutionelle, les listes de la coalition Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) dans les districts de Lalangina et de Sambava devraient jouer seules sur le terrain des législatives. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a confirmé la décision des Organes de vérification et d’enregistrement de candidature (Ovec) de ces districts de refuser l’enregistrement des candidatures de Benjamin Rabemanantsoa à Lalangina et de Chan Loic Bernard à Sambava. A en croire la note de la Ceni, ces deux candidats présentés par la plateforme de l’opposition « Firaisankinana” n’ont pas mis dans leur dossier la quittance de paiement de la caution de 20 millions d’ariary.

    Marc Ravalomanana, président fondateur du parti Tiako i Madagasikara (TIM), membre de cette plateforme de l’opposition avait déjà évoqué que cette caution était très lourde pour certains candidats. Il avait indiqué que plusieurs de ces candidats n’ont pas pu trouver cette somme pour payer leur caution.

    Si les candidats recalés n’exercent pas de recours devant la HCC, ou s’ils le font mais que celle-ci confirme la décision de la Ceni et de l’Ovec, la liste dirigée par le député en exercice, Jean Bosco Rivotiana dans le Lalangina, et celle de Norbert Mamangy et de Justin Tokely à Sambava, toutes deux présentées par l’Irmar, devraient avoir un boulevard devant elles pour remporter les législatives.

  • Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Antananarivo, 14 Avril, 7h20 – Madagascar Airlines s’accroche. La compagnie nationale aérienne avait en effet été « à quelques heures de mettre la clé sous le paillasson », au mois de novembre, confie le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. « Nous avons pu convaincre, avec le plan Phénix 2030 et avec l’ensemble des équipes, qu’il fallait pouvoir accompagner Madagascar Airlines dans sa faculté de se redresser et d’offrir des services », rapporte ce membre du gouvernement durant la Table ronde sur le développement de la filière aérienne à Madagascar, programmée jeudi dans le cadre du Salon international des transports, de la logistique et de la manutention.

    Les efforts déployés avaient ainsi permis à Madagascar Airlines d’obtenir le soutien et l’appui financier de la Banque mondiale. C’est au mois d’octobre 2023 que le gouvernement malgache avait sollicité cette aide, indique Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique.

    « La Banque mondiale a décidé d’appuyer Madagascar Airlines après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle et du plan d’affaires de la compagnie nationale malgache », confie-t-elle. L’appui convenu est à hauteur de 25 millions de dollars et se fera à travers le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3). Il pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien, précise-t-elle encore.

    Pour la Banque mondiale, “le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar”. Valery Ramonjavelo se dit alors optimiste par rapport à la volonté des parties prenantes à aller de l’avant. Le ministre des transports réalise l’ampleur du défi à relever. “Nous devons être dans une communication positive entre nous. Nous n’allons pas réussir si nous nous mettons des bâtons dans les roues”, lance-t-il.

    Le ministre Valery Ramonjavelo note déjà des améliorations dans la gestion de cette entreprise. A l’en croire, cela ferait actuellement deux mois que les employés de Madagascar Airlines perçoivent leur salaire avant la fin du mois. La compagnie aurait également réussi à payer ses factures au courant du mois depuis un certain temps, poursuit ce membre du gouvernement, qui ne minimise pas les arriérés que Madagascar Airlines doit encore régler.

    Par ailleurs, Madagascar Airlines doit actuellement être “meilleur joueur” sur le marché national, avant de revenir sur le marché international, lance-t-il. Valery Ramonjavelo rassure que la compagnie aérienne nationale va reprendre ses opérations sur le réseau international. “La route entre l’Europe et Madagascar est une route qui nous revient. Les droits de trafic sont du pouvoir régalien de Madagascar. Mais ce retour ne pourra pas se faire si nous ne sommes pas capables de démontrer que nous sommes rentables”, insiste-t-il.

  • FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    Antananarivo, 13 avril, 19h30 – Un engagement et une course contre la montre engagés. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) exprime la volonté des autorités malgaches de « réaliser les mesures supplémentaires dans les plus brefs délais » dans une publication postée sur Facebook samedi après-midi. Il fait référence au contenu d’une lettre envoyée à la Confédération africaine de football (CAF) en vue de l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Ladite homologation est nécessaire afin de permettre aux Barea d’accueillir les Aigles du Mali et les Coelacanthes comoriens lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

    Le SENVH réagit face aux « nouvelles mesures requises par la CAF ». « On va installer huit escaliers supplémentaires vers la pelouse, en dehors des trois déjà existants », détaille le communiqué. « A part les cinq portes de sortie, on va en créer d’autres », poursuit-il, évoquant également l’installation des tourniquets d’entrée sur chaque entrée « afin de compter le nombre des spectateurs même si chaque siège est déjà identifié », ajoute-t-il.

    Le SENVH explique que les recommandations émises par l’instance du football africain visent à « protéger les spectateurs ». Des mesures « qui n’ont rien à voir avec les normes » du stade Barea de Mahamasina, tient-il à préciser.

    La réaction des autorités intervient près d’une semaine après la visite d’inspection d’un émissaire de la CAF à Antananarivo. Le SENVH souligne que « 16 stades en Afrique, qui avaient été homologués, sont suspendus dans le cadre de l’accueil de la 3e et de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 ». La non-homologation a un lien avec les nouvelles recommandations émises par l’instance continentale de football.

    Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF), assure qu’il n’y a encore aucune décision sur l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Il évoque les « efforts déployés par tous, que ce soit au niveau du gouvernement qu’au niveau de la Fédération afin de trouver la solution pour que nous puissions jouer ici », affirme-il en marge de l’assemblée générale de la FMF ce samedi.

    Le président de la Fédération évoque des discussions avec Gelson Fernandes, directeur régional de la division associations membres de la Fédération internationale de football association (Fifa), présent dans la Grande île. « Il va dépêcher un émissaire de la Fifa pour constater s’il y a suivi des recommandations émises », rapporte Alfred Randriamanampisoa.

    La possibilité pour les Barea de jouer sur leur terre face aux Aigles du Mali et face aux Coelacanthes comoriens au début du mois de juin revêt une importance particulière. Avec trois points, Madagascar se trouve à la troisième place du groupe I après les deux premières journées. Des résultats positifs face aux deux nations qui occupent les deux premières places du groupe [les Comores sont en tête avec six points tandis que le Mali est second avec quatre points], permettraient à l’équipe nationale malgache de se relancer dans la course à la qualification à la Coupe du monde.