Catégorie : Actualité

  • Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Madagascar Airlines a failli « mettre la clé sous le paillasson » en novembre, selon le ministre Valery Ramonjavelo

    Antananarivo, 14 Avril, 7h20 – Madagascar Airlines s’accroche. La compagnie nationale aérienne avait en effet été « à quelques heures de mettre la clé sous le paillasson », au mois de novembre, confie le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. « Nous avons pu convaincre, avec le plan Phénix 2030 et avec l’ensemble des équipes, qu’il fallait pouvoir accompagner Madagascar Airlines dans sa faculté de se redresser et d’offrir des services », rapporte ce membre du gouvernement durant la Table ronde sur le développement de la filière aérienne à Madagascar, programmée jeudi dans le cadre du Salon international des transports, de la logistique et de la manutention.

    Les efforts déployés avaient ainsi permis à Madagascar Airlines d’obtenir le soutien et l’appui financier de la Banque mondiale. C’est au mois d’octobre 2023 que le gouvernement malgache avait sollicité cette aide, indique Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique.

    « La Banque mondiale a décidé d’appuyer Madagascar Airlines après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle et du plan d’affaires de la compagnie nationale malgache », confie-t-elle. L’appui convenu est à hauteur de 25 millions de dollars et se fera à travers le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3). Il pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien, précise-t-elle encore.

    Pour la Banque mondiale, “le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar”. Valery Ramonjavelo se dit alors optimiste par rapport à la volonté des parties prenantes à aller de l’avant. Le ministre des transports réalise l’ampleur du défi à relever. “Nous devons être dans une communication positive entre nous. Nous n’allons pas réussir si nous nous mettons des bâtons dans les roues”, lance-t-il.

    Le ministre Valery Ramonjavelo note déjà des améliorations dans la gestion de cette entreprise. A l’en croire, cela ferait actuellement deux mois que les employés de Madagascar Airlines perçoivent leur salaire avant la fin du mois. La compagnie aurait également réussi à payer ses factures au courant du mois depuis un certain temps, poursuit ce membre du gouvernement, qui ne minimise pas les arriérés que Madagascar Airlines doit encore régler.

    Par ailleurs, Madagascar Airlines doit actuellement être “meilleur joueur” sur le marché national, avant de revenir sur le marché international, lance-t-il. Valery Ramonjavelo rassure que la compagnie aérienne nationale va reprendre ses opérations sur le réseau international. “La route entre l’Europe et Madagascar est une route qui nous revient. Les droits de trafic sont du pouvoir régalien de Madagascar. Mais ce retour ne pourra pas se faire si nous ne sommes pas capables de démontrer que nous sommes rentables”, insiste-t-il.

  • FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    FOOTBALL/COUPE DU MONDE- Le gouvernement promet la mise aux normes « dans les plus brefs délais » du stade de Mahamasina 

    Antananarivo, 13 avril, 19h30 – Un engagement et une course contre la montre engagés. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) exprime la volonté des autorités malgaches de « réaliser les mesures supplémentaires dans les plus brefs délais » dans une publication postée sur Facebook samedi après-midi. Il fait référence au contenu d’une lettre envoyée à la Confédération africaine de football (CAF) en vue de l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Ladite homologation est nécessaire afin de permettre aux Barea d’accueillir les Aigles du Mali et les Coelacanthes comoriens lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

    Le SENVH réagit face aux « nouvelles mesures requises par la CAF ». « On va installer huit escaliers supplémentaires vers la pelouse, en dehors des trois déjà existants », détaille le communiqué. « A part les cinq portes de sortie, on va en créer d’autres », poursuit-il, évoquant également l’installation des tourniquets d’entrée sur chaque entrée « afin de compter le nombre des spectateurs même si chaque siège est déjà identifié », ajoute-t-il.

    Le SENVH explique que les recommandations émises par l’instance du football africain visent à « protéger les spectateurs ». Des mesures « qui n’ont rien à voir avec les normes » du stade Barea de Mahamasina, tient-il à préciser.

    La réaction des autorités intervient près d’une semaine après la visite d’inspection d’un émissaire de la CAF à Antananarivo. Le SENVH souligne que « 16 stades en Afrique, qui avaient été homologués, sont suspendus dans le cadre de l’accueil de la 3e et de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 ». La non-homologation a un lien avec les nouvelles recommandations émises par l’instance continentale de football.

    Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF), assure qu’il n’y a encore aucune décision sur l’homologation du stade de Barea-Mahamasina. Il évoque les « efforts déployés par tous, que ce soit au niveau du gouvernement qu’au niveau de la Fédération afin de trouver la solution pour que nous puissions jouer ici », affirme-il en marge de l’assemblée générale de la FMF ce samedi.

    Le président de la Fédération évoque des discussions avec Gelson Fernandes, directeur régional de la division associations membres de la Fédération internationale de football association (Fifa), présent dans la Grande île. « Il va dépêcher un émissaire de la Fifa pour constater s’il y a suivi des recommandations émises », rapporte Alfred Randriamanampisoa.

    La possibilité pour les Barea de jouer sur leur terre face aux Aigles du Mali et face aux Coelacanthes comoriens au début du mois de juin revêt une importance particulière. Avec trois points, Madagascar se trouve à la troisième place du groupe I après les deux premières journées. Des résultats positifs face aux deux nations qui occupent les deux premières places du groupe [les Comores sont en tête avec six points tandis que le Mali est second avec quatre points], permettraient à l’équipe nationale malgache de se relancer dans la course à la qualification à la Coupe du monde.

  • L’Union des photographes professionnels de Madagascar s’allie avec un cabinet juridique pour protéger ses membres et leurs oeuvres

    L’Union des photographes professionnels de Madagascar s’allie avec un cabinet juridique pour protéger ses membres et leurs oeuvres

    Antananarivo, 13 Avril, 14h15 – Une avancée pour marquer le dixième anniversaire de l’Union des photographes professionnels de Madagascar (UPPM). Dix ans après sa création, l’association annonce la création d’une commission juridique en son sein en vue de soutenir ses membres en matière de propriété intellectuelle et artistique. Un partenariat avec un cabinet juridique spécialisé sur ces questions a, dans la foulée, été signé en vue de protéger les photographes professionnels et leurs œuvres. Des formations et des séances de sensibilisation sur la propriété intellectuelle seront également organisées dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire de l’association afin de sensibiliser le public à ce sujet.

    Créé en 2013 afin de réfléchir à l’uniformisation des tarifs applicables en matière de photographie, mais aussi afin d’établir des normes professionnelles, l’UPPM réunit, dix ans après, une trentaine de photographes formels, régulièrement enregistrés auprès de l’administration et s’acquittant correctement de leurs devoirs fiscaux. L’association se réjouit d’ailleurs de la reconnaissance dont les professionnels commencent à jouir au sein de la société malgache. “La légitimation de la profession à travers l’adoption des normes professionnels mais aussi la valorisation du métier de photographe en mettant en lumière l’utilité du travail des photographes”, constituent les principaux objectifs de l’UPPM depuis sa création.

  • LÉGISLATIVES – Plus de 500 dossiers de candidatures reçus par les Ovec dans tout Madagascar

    LÉGISLATIVES – Plus de 500 dossiers de candidatures reçus par les Ovec dans tout Madagascar

    Antananarivo, 13 Avril, 16h05 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) communique le nombre de dossiers de candidature enregistrés par les organes de vérification et d’enregistrement de candidature (Ovec) dans les 120 districts de Madagascar. Au total 519 dossiers ont été reçus par les Ovec jusqu’au 8 avril, date butoire pour le dépôt de candidature.

    51 dossiers de candidatures n’ont pas figuré dans les listes publiées par les Ovec, le lendemain de la fin du dépôt de dossier de candidature. Sur ces 519 dossiers déposés, 468 sont donc retenus.

    Selon le tableau récapitulatif du traitement des recours relatifs aux candidatures aux élections législatives, la Ceni indique avoir traité 30 recours. 17 d’entre eux ont été rejetés, faute de quittance de paiement de la caution. Un recours collectif du parti Arema concernant 23 districts a également été rejeté pour manque de quittance de paiement de caution. Cinq candidatures, par contre, ont été validées, le refus d’enregistrement par l’Ovec ayant été dû au manque de pièces administratives

     

  • ÉLECTIONS – 17 candidatures aux législatives  rejetées par la Ceni pour non paiement de caution

    ÉLECTIONS – 17 candidatures aux législatives  rejetées par la Ceni pour non paiement de caution

    Antananarivo, 13 Avril, 8h20 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) livre ses décisions relatives aux recours déposés par des candidats aux législatives. Elle confirme les décisions des Organes de vérification et d’enregistrement de candidatures (Ovec) qui avaient refusé l’enregistrement de 40 dossiers de candidature pour non paiement de caution.

    Parmi ces dossiers refusés figurent six dossiers de candidature de la plateforme Firaisankina à Marovoay, Mahajanga II, Vavatenina, Maevatanana, Lalangina et Sambava. Il y a également trois candidatures de l’Arema à Antalaha, Toamasina I et Fianarantsoa. Une requête collective du parti Arema aux fins de révision des décisions de refus d’enregistrement de candidatures par les Ovec sur 23 districts a également été rejetée.

    Pour les dossiers où il manquait le certificat de régularité fiscale où d’autres pièces non livrées à temps par l’administration, la Ceni a rétabli et validé cinq enregistrements de candidature. Parmi eux figurent le dossier de candidature de Paul Bert “Rossy” Rahasimanana dans le quatrième arrondissement d’Antananarivo, celui de Narson Rafidimanana à Antanifotsy, ou encore celui de Louis Joseph “Ranary” Rakotoarimavo à Ihosy.

    La Ceni confirme également les candidatures de Christine Razanamahasoa à Ambatofinandrahana, de Pety Rakotoniaina à Ikalamavony, d’Aritiana Rakotonirainy à Fianarantsoa I, de Namiandrasana Fançois Arosy à Nosy Be, et de Tafita Sareine Nomenjanahary à Iakora. A en croire la Ceni, ces candidats ont eux-mêmes demandé la confirmation de leur candidature. Ils ont soumis une lettre de la direction générale des impôts révisant le certificat de régularité fiscale délivré par les centres fiscaux.

    Pour deux requêtes d’invalidation de candidatures enregistrées par les Ovec, la Ceni s’est déclarée incompétente. Ces demandes concernent notamment les candidatures du Pasteur Voahirana Rajoelina de la liste Indépendant Shine and Rise dans le sixième arrondissement d’Antananarivo, et de Aritiana Rakotonirainy à Fianarantsoa.

    Ceux qui ne sont pas satisfaits de la décision de la Ceni peuvent encore effectuer des recours à la Haute cour constitutionnelle (HCC). La liste finale de l’ensemble des candidats devrait être publiée par le Ceni le 16 avril.

  • Implication de toutes les parties prenantes dans la finalisation du décret d’application du code minier

    Implication de toutes les parties prenantes dans la finalisation du décret d’application du code minier

    Antananarivo, 13 Avril, 06h55 – Dans une démarche participative. Représentants de l’administration, opérateurs miniers, membres de la société civile, représentants des partenaires techniques et financiers et citoyens engagés ont pris part à la consultation des parties prenantes relatives à la finalisation du décret d’application du code minier, vendredi. Elles se sont penchées sur une quarantaine d’articles dans cette loi, dont des dispositions qui doivent être fixées par voie règlementaire pour leurs applications effectives, a avancé le ministre en charge des Mines, Herindrainy Rakotomalala.

    Ayant accompagné le processus de refonte du code minier l’année dernière, les opérateurs, notamment les industriels miniers, estiment être parvenus « à une situation équilibrée qui est de nature à satisfaire l’ensemble des parties prenantes du secteur minier national ». Il reste toutefois des points de clarification à faire, souligne le président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux. « Nous avons besoin d’éléments de compréhension et de clarification. C’est le cas par exemple de la situation des permis miniers qui reste aujourd’hui la première préoccupation du secteur ou encore la clé de répartition des droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM) », a-t-il exposé.

    Clément Rabenandrasana, coordonnateur national de l’Organisation de la société civile pour les industries extractives (Oscie) soutient également que plusieurs dispositions dans le nouveau code minier méritent encore d’être claires pour toutes les parties. C’est le cas des modalités, des conditions d’obtention et du montant du droit d’agrément ou du modèle du cahier des charges qui sont à fixer par décret. Ce représentant de l’Oscie a aussi insisté sur la position de la Société civile concernant la répartition des DTSPM, surtout pour la redevance minière d’un taux de 3% au profit de l’Etat et de ses démembrements sectoriels. De même pour tout ce qui touche la question foncière dans cette loi.

    Les parties prenantes du secteur avaient alors échangé et discuté autour de différents thèmes lors de cette consultation, dont les grandes mines, l’exploitation artisanale, la filière or, les questions environnementales, les questions financières comme le Fonds minier d’investissement social et communautaire ou le mode de perception et le taux de répartition des DTSPM.

    Toutes les parties s’étaient concertées en vue de trouver des consensus durant les travaux effectués par thème. Le décret d’application du code minier devra sortir prochainement, annonce le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    L’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar qui a organisé cette consultation des parties prenantes soutient pour sa part que la refonte du code minier se présente comme une réponse équilibrée aux multiples enjeux énoncés par la norme ITIE et aux nouveaux défis du secteur.

    D’après le directeur exécutif par intérim de cette organisation tripartite à Madagascar, Marc Sergio Clerc, les quatre thématiques de la norme ITIE 2023 sont toutes observées dans les dispositions du nouveau code minier. Ces grands domaines thématiques sont la lutte contre la corruption, la transition énergétique, les questions de genre, sociales et environnementales et le recouvrement des recettes, énumère-t-il.

  • LEGISLATIVES – La Ceni indique avoir reçu une vingtaine de requêtes en validation des dossiers de candidature

    LEGISLATIVES – La Ceni indique avoir reçu une vingtaine de requêtes en validation des dossiers de candidature

    Antananarivo, 12 Avril, 16h10 – Dernier jour pour la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui doit statuer sur les recours déposés par les candidats aux législatives dont les dossiers ont été recalés par l’organe de vérification et d’enregistrement de candidature (Ovec). Sur les 23 requêtes qui ont été reçues par la Commission selon son rapporteur général Soava Andriamarotafika, “beaucoup ont été rejetées” même si quelques candidatures ont été validées.

    Les requêtes rejetées concernent principalement les dossiers où il manquait la quittance de paiement de la caution, poursuit notre interlocuteur. Par ailleurs, ceux qui ne sont pas satisfaits de la réponse de la Ceni, peuvent encore engager un recours auprès de la Haute cour constitutionnelle.

    Sauf changement de programme, la Ceni devrait publier le 16 avril la liste définitive des candidatures retenues pour ces élections législatives. Les dossiers des députés Paul Bert “Rossy” Rahasimanana et Narson Rafidimanana, par exemple, ont été validés par la Ceni après avoir été écartés de la liste publiée par l’Ovec.

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  • ELECTIONS – Les dossiers de candidature sans la quittance de paiement de caution seront refusés, rappelle la Ceni

    ELECTIONS – Les dossiers de candidature sans la quittance de paiement de caution seront refusés, rappelle la Ceni

    Antananarivo, 12 Avril, 11h09 – Un refus qui sera “catégorique”. Tout dossier de candidature aux législatives qui ne comprend pas la quittance de paiement de la caution ne sera pas accepté, prévient la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La Ceni devrait rendre ce vendredi ses dernières décisions sur les recours déposés par les candidats dont les candidatures n’ont pas été enregistrées par l’Organe de vérification et d’enregistrement des candidatures (Ovec). Et selon Soava Andramarotafika, rapporteur général de l’organe de gestion des élections, “les recours sur les dossiers dépourvus de quittance de paiement de la caution sont catégoriquement rejetés”.

    Pour les autres documents manquants, la Ceni semble plus indulgente. Les premières décisions qu’elle a rendues depuis mercredi ont rétabli et validé des candidatures dont les dossiers déposés auprès de l’Ovec ne contenaient pas certaines pièces, comme le bulletin numéro 3, le certificat de régularité fiscale ou encore le certificat de résidence. Tel est par exemple le cas des dossiers de Paul Bert Rossy Rahasimanana, candidat dans le 1er arrondissement d’Antananarivo, de Narson Rafidimanana, candidat à Antanifotsy ou de Louis Joseph “Ranary” Rakotoarimavo, candidat à Ihosy.

    « Les pièces manquantes devaient être déposées en même temps que la requête », poursuit le commissaire électoral. Les requêtes doivent néanmoins être motivées et expliquer les raisons pour lesquelles les pièces n’ont pas pu être déposées en même temps que le dossier, indique encore Soava Andriamarotafika. Pour ceux qui ne seraient pas satisfaits de la décision de la Ceni, un recours auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) reste encore possible. Les listes définitives des candidats, sur la base des listes provisoires des Ovec et des décisions de la Ceni et de la HCC, sont prévues être officiellement publiées le 16 avril par la Ceni.

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  • Les procédures judiciaires autour de la restructuration d’US Holdings, la maison mère de Madagascar Oil, se poursuivent

    Les procédures judiciaires autour de la restructuration d’US Holdings, la maison mère de Madagascar Oil, se poursuivent

    Antananarivo, 12 Avril, 9h20 – Outrider Master Fund Ltd ne lâche pas l’affaire. Ce principal créancier de US Holdings, la maison mère de Madagascar Oil, aurait enclenché une demande statutaire au Tribunal à l’île Maurice, selon des sources proches du dossier. La demande statutaire, une forme spécifique de mise en demeure utilisée principalement dans le cadre du droit des sociétés, constitue en une demande formelle de paiement d’une dette envoyée par un créancier à un débiteur lorsque celui-ci n’a pas payé des dettes qui sont dues et exigibles.

    La démarche de Outrider Master Fund est en opposition à la décision de la Cour Suprême des Bermudes en date du 2 Avril 2024, en faveur d’un « Asset Purchase Agreement » (APA) ou Convention d’achat d’actifs qui donne droit à BMK Resources Ltd d’acquérir la totalité des actions des sociétés dans Madagascar Oil Ltd à Maurice et Madagascar Oil SA.

    BMK Resources Ltd, a été l’actionnaire majoritaire aux côtés de JPD Family Trust dans le capital de Madagascar Oil Ltd (Bermudes), laquelle a été rebaptisée plus tard US Holdings Ltd (Bermudes). Les principaux actifs de l’US Holdings Ltd sont les actions de sa filiale à 100 %, Madagascar Oil Limited (MOL). MOL, pour sa part est une société constituée à Maurice, détenant 99,9% des actions de Madagascar Oil SA (Mosa).

    Selon le contexte qu’avait exposé la Cour Suprême des Bermudes, Outrider Master Fund Ltd ainsi que les actionnaires, BMK et JPD Family Trust, étaient les prêteurs initiaux d’un accord de facilités restructuré daté du 29 juin 2015, pour fournir un financement à US Holdings Ltd en tant qu’emprunteur. Toutefois, en janvier 2018, US Holding a effacé la dette due à JPD Family Trust, laissant Outrider Master Fund Ltd et BMK comme seuls créanciers financiers restants.

    Outrider Master Fund Ltd avait alors déposé une requête contre US Holdings Ltd le 20 août 2021. Mais cette requête avait été retirée aux termes d’un douzième amendement et d’une mise à jour de l’accord de financement datés du 7 septembre 2021 qui ont prolongé le délai de remboursement jusqu’au 31 août 2022. US Holdings n’avait cependant pas effectué le paiement dû au requérant suivant le délai imparti. En conséquence, le 2 septembre 2022, Outrider Master Fund Ltd avait adressé à US Holdings une demande statutaire portant sur la somme de 45,796 millions de dollars. Une demande de liquidation de la société pour cause d’insolvabilité avait également été déposée le 29 septembre 2022.

    La Cour des Bermudes a tranché le 2 avril dernier. Sa décision est loin de l’attente l’Outrider Master Fund car elle porte sur un prix de vente de seulement 2,039 millions de dollars alors qu’US Holdings Ltd devait, en 2022, à Outrider Master Fund LP, la somme de 45,796 millions de dollars. Une dette qui, selon la Cour Suprême des Bermudes, s’élèverait aujourd’hui à environ 60,634 millions de dollars. US Holdings qui, avec cette décision de la Cour des Bermudes, revient également à BMK Resources Ltd, qui a donc toujours des dettes à rembourser.

    C’est ce qui aurait motivé actuellement l’Outrider Master Fund à enclencher une demande statutaire, qui serait cette fois-ci au niveau du Tribunal à l’île Maurice.
    En dépit de cette procédure judiciaire à l’international, les opérations de Madagascar Oil se poursuivent. En effet, ni l’administration, ni les opérations de cette compagnie exploitant l’huile lourde de Tsimiroro sont jusqu’ici impactées.

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  • SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plus de 7 600 personnes meurent chaque année sur nos routes

    SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plus de 7 600 personnes meurent chaque année sur nos routes

    Antananarivo, 12 Avril, 8h43 – Des chiffres qui font froid dans le dos. Les routes malgaches tuent chaque année plus 7 600 personnes, rapporte le ministre des Transports et de la météorologie Valéry Ramonjavelo. Celui-ci a rappelé jeudi, lors de l’ouverture du Salon international des transports, de la logistique et de la manutention (SITLM), les chiffres de la Banque mondiale qui font état d’un “taux de mortalité annuelle de 25 à 29 pour 100 000 habitants” chaque année à Madagascar. “22 personnes meurent donc tous les jours sur nos routes”, poursuit encore le ministre. Il évoque “une mortalité trois fois plus élevée qu’à l’époque de la Covid-19”, souligne-t-il encore.

    Le ministère des Transports et de la météorologie s’avoue néanmoins “fier” des efforts effectués par son département dans le secteur du transport routier, notamment avec l’adoption de la politique nationale de la sécurité routière et de la stratégie nationale de la sécurité routière. “Tout cela devrait nous permettre de réduire cette mortalité”, souligne-t-il, mettant en avant les actions menées en collaboration avec l’Agence des transports terrestres.