Catégorie : Actualité

  • Madagascar se fixe comme objectif un taux de rapatriement de devises à 86%

    Madagascar se fixe comme objectif un taux de rapatriement de devises à 86%

    Antananarivo, 9 Février, 8h56 – Assurer les rentrées de devises pour sauver l’ariary. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) se fixe comme objectif un taux de rapatriement de devises à 86% dans les 100 premiers jours du deuxième mandat d’Andry Rajoelina. Le défi est important face au faible taux de rapatriement actuel qui est une des raisons de la dépréciation de la monnaie nationale, expose le compte-rendu du Conseil des ministres mercredi.

    Le ministère en charge des Finances s’est aussi fixé un objectif de taux de cessions de devises sur le Marché interbancaire de devises à 76%. C’est pourquoi ce département va porter une attention particulière sur le contrôle des changes via le suivi de l’importation de marchandises en provenance de l’extérieur et la remise des devises sur le MID pour les entreprises concernées.

    Selon le code des changes, tout exportateur de marchandises et tout prestataire de services régis par le droit commun doit céder 70% de ses recettes d’exportation sur le marché des changes dès rapatriement, sans excéder le délai de 30 jours. A l’expiration de ce délai, si l’exportateur n’a pas émis un ordre de cession, ou dans le cas d’un ordre à cours limite, si le cours proposé n’est pas atteint, les banques primaires locales ont l’obligation de céder les devises le jour ouvrable qui suit, au cours au mieux.

  • ENERGIE – Un appel à projet pour les entreprises œuvrant dans le secteur de l’énergie renouvelable lancé

    ENERGIE – Un appel à projet pour les entreprises œuvrant dans le secteur de l’énergie renouvelable lancé

    Antananarivo, 9 Février, 7h10 – Fier ou Financement intégré pour les énergies durables. Tel est l’intitulé du projet visant à accorder des prêts et des subventions supplémentaires aux entreprises ayant des projets dans l’énergie renouvelable à Madagascar. Un appel à manifestation d’intérêt est ainsi lancé dans le cadre de ce projet concocté par le Fonds conjoint des Nations-unies pour les objectifs de développement durable (UNCDF) et le Programme des nations unies pour le développement (Pnud).

    Le projet vise à offrir « une opportunité pour Madagascar de diversifier ses sources d’énergie et de stimuler le développement socioéconomique », souligne un communiqué du Pnud. Il s’agit donc, selon la représentante résidente du Pnud, Natasha Van Rijn d’accompagner Madagascar dans chaque étape de son parcours en vue de transformer son paysage énergétique ».

    Le projet Fier a pour objectif de mettre en place un système financier qui permettra l’accès aux financements pour les projets dans l’énergie renouvelable à Madagascar. Les projets sont nombreux mais les financements sont difficiles à trouver. Il s’agit à terme de mettre en place “un fond souverain qui sera opérationnel pour les grands investissements au pays”.

    D’après les promoteurs du projets, 4 millions de dollars sont actuellement disponibles pour le financement de projets allant de 100 000 dollars à 1,5 millions de dollars. Ce sont bien évidemment des prêts à taux abordables. Les prêts sont accordés par l’UNCDF. Des subventions supplémentaires basées sur la performance des entreprises sont également prévues.

    L’appel à manifestation d’intérêt sera ouvert jusqu’au 18 mars prochain. Après la présentation qui s’est tenue ce jeudi au Carlton, les promoteurs vont poursuivre la présentation du projet dans les autres grandes villes du pays. Après le dépôt des candidatures, une procédure de sélection se tiendra avant le choix des bénéficiaires du projet.

    Le secteur privé se réjouit déjà de l’initiative dont ils sont l’un des concepteurs. “Ce projet permettra aux petites et moyennes entreprises de bénéficier de financement”, indique Rivo Rakotondrasanjy, président du Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama). “Nous avons fait en sorte que les conditions soient accessibles aux petites structures et nous allons les accompagner dans la préparation des documents nécessaires”, ajoute-t-il.

  • ANKAZOBE –  Une vingtaine d’individus placés en détention préventive après le meurtre du maire d’Andranomiely

    ANKAZOBE – Une vingtaine d’individus placés en détention préventive après le meurtre du maire d’Andranomiely

    Antananarivo, 8 Février, 19h45 – Arrestation fleuve à Ankazobe. Le bureau du procureur du tribunal d’Ankazobe annonce ce jeudi 24 nouvelles arrestations dans le cadre du meurtre du maire d’Andranomiely. Après le passage des suspects devant le parquet, 23 ont été placés en détention préventive, et 15 d’entre eux ont été envoyés à la maison de force de Tsiafahy. Un homme et sept femmes sont placés à la prison d’Ankazobe. Une dernière personne a été placée sous contrôle judiciaire.

    D’après le compte-rendu du procureur, les suspects ont été arrêtés à la suite des enquêtes menées de concert avec la section de recherche criminelle de Fiadanana. Ils sont tous inculpés pour complicité dans l’assassinat du maire d’Andranomiely. Les enquêtes se poursuivent toujours dans le cadre de cette affaire.

    Avant eux, cinq militaires et trois civils ont déjà été placés en détention préventive. Les militaires sont actuellement détenus à Tsiafahy. Les trois autres civils dont deux chefs de fokontany attendent leur procès à la prison d’Ankazobe. Les charges sont plus lourdes pour les huit premiers suspects. Ils sont notamment accusés de meurtre avec prémeditation, vol à main armée, complicité pour meurtre et vol mais aussi extorsion de fonds.

    L’attaque du village d’Andranomiely qui a conduit au décès du maire s’est déroulée dans la nuit du 7 au 8 janvier. Une quarantaine de bandits munies d’armes sont venus dans le village vers 22h. Des échanges de tirs avec les gendarmes présents et une course poursuite s’en est suivie.

  • ART VISUEL – Andy Dominique Rak présente « Fractures Quantiques », des oeuvres faites avec l’Intelligence Artificielle, à l’IFM ce 24 février

    ART VISUEL – Andy Dominique Rak présente « Fractures Quantiques », des oeuvres faites avec l’Intelligence Artificielle, à l’IFM ce 24 février

    Antananarivo, 8 Février, 16h50 – Les œuvres réalisées avec l’Intelligence Artificielle sont-elles un art? Si vous ne vous êtes jamais posés la question sur le sujet, « Fractures Quantiques », une exposition de Andy Dominique Rak se propose de nourrir les réflexions sur la validité d’une telle forme d’art et tout en ouvrant les possibles. ‘ »Fractures Quantiques », une exposition qui sera vernie le lundi 12 février à l’Institut Français de Madagascar, est composée d’oeuvres qui ont toutes ou presque toutes été réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Elle pose tout naturellement la problématique nécessaire de la légitimité même d’un art réalisé avec l’intelligence artificielle
    ⭕Dans le communiqué qui présente cette exposition, il est signalé que « l’intelligence artificielle oscille entre une extension raffinée du génie créatif et un tourbillon disruptif[…] dans un balet provocateur ». Car si l’artiste met en scène un monde dystopique montrant les ravages de « notre dépendance à la technologie », il utilise lui-même la technologie pour réaliser ses œuvres. Une véritable mise en abyme où la technologie et son rôle ainsi que ses dangers sont au centre de réflexions.
    ⭕Andry Dominique Rak est un artiste évoluant dans le monde du motion design. Résidant actuellement à Londres, il est collabore avec de grandes enseignes comme Universal Music Records, Xbox et bien d’autres. Avec « Fractures Quantiques », il met les projecteurs sur un fait social passé sous silence et pourtant d’une grande urgence, à savoir l’intelligence artificielle.
  • Le redressement de la Jirama et de Madagascar Airlines discuté entre Christian Ntsay et la Banque mondiale

    Le redressement de la Jirama et de Madagascar Airlines discuté entre Christian Ntsay et la Banque mondiale

    Antananarivo, 8 Février, 14h15 – Idah Z. Pswarayi-Riddihough est de nouveau dans nos murs. La directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, est en mission sur la Grande île pour discuter une nouvelle fois avec les autorités malgaches. Les secteurs appuyés par cette institution financière comme les routes ou encore le redressement de la Jirama et de Madagascar Airlines étaient notamment au centre des discussions entre cette émissaire de la Banque mondiale et le Premier ministre Christian Ntsay, mardi.

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    Idah Z. Pswarayi-Riddihough s’était déjà rendue à Madagascar vers la fin du mois de novembre 2023 pour discuter des mêmes sujets avec les autorités malgaches. Lors de sa rencontre avec le staff du ministère de l’Economie et des finances à l’époque, plusieurs secteurs ont été abordés dont entre autres l’eau et l’énergie. Il en était ressorti qu’« un redressement du système de gestion de la Jirama s’avère important avant d’allouer des financements ».

     

    Il avait par ailleurs été déjà convenu bien auparavant entre la Banque mondiale et l’Etat malgache l’adoption des décrets relatifs à la gouvernance de la Jirama concernant sa forme juridique, la composition de son Conseil d’administration, ses recrutements ainsi que ses performances. Les modalités de mise en œuvre du plan de développement à moindre coût (PDMC) pour la sélection et priorisation des projets de production et de transmission, et le conditionnement de toutes les concessions et de tous les contrats d’achat d’électricité avaient déjà été abordées. De même sur les dispositions relatives au développement de l’autoproduction d’électricité.

     

    Pour ce qui est de Madagascar Airlines, la Banque mondiale avait déjà annoncé son intention à appuyer financièrement le plan d’affaires de la compagnie aérienne nationale. Ce, à travers un financement rétroactif, c’est-à-dire que l’Etat et la Banque établiront un contrat portant sur le remboursement par l’Etat des dépenses relatives à son redressement que la Banque Mondiale va avancer. Le directeur général de Madagascar Airlines avait confié qu’en plus des 25 millions de dollars que cette institution financière serait déjà prête à injecter, 20 millions de dollars supplémentaires devraient également être obtenus de la part de cette dernière.

     

    D’autres sujets avaient par ailleurs été discutés entre Idah Z. Pswarayi-Riddihough et le Premier ministre Christian Ntsay, comme l’éducation ou la réhabilitation des infrastructures routières. Les moyens pour accélérer les projets déjà financés par la Banque mondiale étaient également abordés par les deux parties, selon le bureau du Premier ministre qui a rapporté la rencontre.

    Photo : Primature

  • ART VISUEL – Miora Acker de retour pour Antananarivo Streets

    ART VISUEL – Miora Acker de retour pour Antananarivo Streets

    Antananarivo, 8 Février, 15h15 – De retour au pays depuis peu, Miora Acker a emmené dans sa valise les œuvres qui vont constituer « Antananarivo Streets ». Il s’agit de la nouvelle exposition de l’artiste qui prendra place à Is’art Galerie à partir du 22 février. Elle exposera des tableaux représentant les rues de la Capitale malgache pour nous inviter à ouvrir les yeux sur les évidences qui nous échappent bien souvent.
    ⭕« Antananarivo Streets » est la continuité d’un travail qui a commencé en 2020 et qui a donné naissance à « Berlin Streets ». Fruit d’une nouvelle technique rejoignant l’héritage de la famille Acker en impression, la série dans laquelle s’inscrit « Antananarivo Streets » est faite de linogravure sur papier. Un travail fait de graphismes détaillés où « le plus gros du travail est la gravure de la plaque de lino et le travail de la couleur », déclare Miora Acker.
    ⭕La dernière exposition de Miora Acker à Antananarivo date de fin 2019. Une exposition collective au sein de la fondation H où ses œuvres étaient faites de peintures presque naïves où déjà le sens du détail faisait sa signature. Plus de quatre ans après, Miora Acker est de retour au pays pour une nouvelle exposition.
  • FOOTBALL – Njiva Rakotoharimalala va subir une opération au genou

    FOOTBALL – Njiva Rakotoharimalala va subir une opération au genou

    Antananarivo, 8 Février, 13h52 – Njiva Rakotoharimalala ratera le regroupement des Barea en mars. L’attaquant international malgache va subir une opération au genou suite à ses blessures, indique son club, le Ratchaburi FC, dans un communiqué. Il devrait être absent des terrains pour environ six mois, selon ce communiqué.
    ⭕L’absence de Njiva Rakotoharimalala sera un coup dur pour son club mais également pour la sélection malgache. L’international malgache est un joueur incontournable tant en club qu’en sélection. Avec le Ratchaburi FC, il a déjà marqué neuf buts depuis le début de la saison dans la ligue de première division thaïlandaise, soit 11 matchs. En équipe nationale, récemment, face au Tchad en novembre, lors de la deuxième journée de l’éliminatoire à la Coupe du monde 2026, il a marqué deux buts.
    ⭕Les Barea auront des matchs décisifs pour les éliminatoires à la Coupe du monde 2026, en juin. Si l’attaquant ne se remet pas avant cette période, il manquera certainement les rencontres face aux Comores et au Mali pour la troisième et la quatrième journée.
    ⭕Cette blessure est la deuxième blessure grave de Njiva Rakotoharimalala en moins de trois mois. En décembre 2023, il est sorti sur civière à la cinquième minute d’un match du championnat thaïlandais.
  • PARTENARIAT – Suspendue, la coopération de Madagascar avec la Banque européenne d’investissement ne reprendra qu’après la signature du nouvel accord liant l’Union européenne et les membres de l’OEACP

    PARTENARIAT – Suspendue, la coopération de Madagascar avec la Banque européenne d’investissement ne reprendra qu’après la signature du nouvel accord liant l’Union européenne et les membres de l’OEACP

    Antananarivo, 8 Février, 11h50 – Un engagement à formaliser. Madagascar n’a plus participé aux discussions sur la coopération entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) depuis la fin de l’année 2023, rapporte le Conseil des ministres de mercredi. La coopération de la Grande île avec la Banque Européenne d’investissement (BEI) est également suspendue et ne pourra reprendre qu’après la signature par Madagascar du nouvel accord entre les Etats membres de l’UE et ceux de l’OEACP dont elle est membre, poursuit encore le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
    ⭕Comme rappelé dans ce communiqué, le Conseil des ministres de l’ACP-UE avait adopté une décision relative à la signature et à l’application provisoire du nouvel accord de partenariat ACP-UE au mois de juillet 2023. A la date de 18 janvier 2024, 27 pays membres de l’UE et 65 sur les 79 pays membres de l’ACP avaient déjà procédé à la signature de cet accord, dont l’application provisoire a débuté le 1er janvier 2024.
    ⭕Madagascar figure parmi les pays qui n’ont pas encore procédé à la signature de ce nouvel accord entre l’UE et l’ACP. Les autorités locales se défendent en avançant la tenue des élections au pays l’année dernière et l’absence d’un président de la République qui pouvait prendre une telle décision à l’époque. L’Etat annonce en tout cas son intention de s’y atteler le plus rapidement bien que le pays ait encore jusqu’au 24 mai 2024 pour le faire.
    ⭕Selon le Conseil de l’Union Européenne, le nouvel accord ACP-UE servira de cadre juridique global aux relations entre les deux parties pour les vingt prochaines années. Cet accord succédera à l’accord de Cotonou et sera dénommé l’Accord de Samoa. Il couvre des thèmes tels que le développement et la croissance durables, les droits de l’homme ou encore la paix et la sécurité.
    ⭕Pour ce qui est de la BEI, c’est un des partenaires financiers de la Grande île qui a jusqu’ici financé 43 projets depuis le début de ses interventions à Madagascar. Son portefeuille lui avait permis d’appuyer des projets d’investissement solides et durables dans la Grande île, a atteint 920 millions d’euros. La BEI figure également parmi les bailleurs de fonds traditionnels que l’Etat malgache entend privilégier avec leurs financements concessionnels et semi-concessionnels.
  • INFLATION – Le prix du riz s’est renchéri de 10,2% en une année, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    INFLATION – Le prix du riz s’est renchéri de 10,2% en une année, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 8 Février, 9h35 – Alors que le kilo du riz se vendait en moyenne aux environs des 3 000 ariary vers la fin de l’année dernière, le prix de ce principal produit de consommation des ménages malgaches s’est renchéri de 10,2% en une année, d’après ce qu’a rapporté la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). L’autorité monétaire prend la période de décembre 2022 à décembre 2023 pour référence.

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    Pour les autres produits, la hausse avait été de 8,7% pour les prix des autres Produits de premières nécessités (PPN) pendant cette période. Elle était de 8,8% pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisés, de 7,2% pour la communication, de 4,3% pour le transport ou encore de 2,2% pour l’énergie d’après ce qu’a détaillé de son côté l’Institut national de la statistique (Instat).

    Pour ce qui est de l’évolution de l’inflation en glissement annuel, la Banque centrale rapporte que l’Indice des prix à la consommation (IPC) de décembre 2022 à décembre 2023 s’est majoré de 7,5%. La BFM fit noter qu’après le pic de 12,4 % atteint en mars 2023, l’inflation a enregistré une série continue de décélération jusqu’en novembre 2023 où le taux a été de 7,2 %. « La reprise observée en décembre est imputable à une hausse saisonnière des prix, dont les variations mensuelles sont de 1,8 % pour le riz et 0,8 % pour le panier sous-jacent », explique la Banque centrale.

  • La Banky foiben’i Madagasikara maintient ses taux d’intérêts

    La Banky foiben’i Madagasikara maintient ses taux d’intérêts

    Antananarivo, 8 Février, 8h57 – Inchangé. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) décide une nouvelle fois de maintenir à 9% son taux de facilités de dépôt. Son taux des facilités de prêt marginal est également maintenu à 11%, comme il a été décidé par le comité monétaire de la banque centrale lors de sa réunion trimestrielle de revue de la politique monétaire, lundi.

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    La même décision avait été déjà prise au mois de novembre 2023 par la BFM, qui avait estimé que les mesures restrictives de politique monétaire qu’elle a prises précédemment ont commencé à avoir leurs impacts sur l’évolution des prix. L’inflation aurait également considérablement ralenti et la BFM avait tablé sur la poursuite de sa décélération.

     

    Dans sa dernière revue la Banque centrale estime que « l’inflation poursuit son ralentissement selon les données économiques récentes ». Ce qui justifie donc le maintien des taux de ces facilités permanentes qui sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM leur excédant ou leur besoin de liquidité.

     

    La BFM se veut néanmoins prudente. Elle estime que le niveau de l’inflation observé en décembre 2023 demeure élevé pour asseoir les bonnes conditions nécessaires à la relance économique. Sur le plan international, les développements financiers et géopolitiques pourraient de nouveau perturber l’offre et influencer ainsi le cheminement de l’inflation pour l’année 2024, ajoute l’autorité monétaire. La Banque centrale compte en tout cas rester attentive à l’évolution des facteurs pouvant impacter la stabilité des prix face à ces incertitudes.

     

    Les banques territoriales enquêtées par la BFM ont pour leur part soulevé leur inquiétude par rapport à l’incertitude de l’évolution des taux d’intérêts de la Banque centrale face à l’inflation. Elles ont par ailleurs soulevé qu’en dépit de la révision à la baisse du coefficient des réserves obligatoires de 13,00 % à 9,00 % au mois d’avril 2023, une proportion de 33,3 % des banques a affirmé que ce paramètre reste un blocage au développement de leurs activités. Alors que cette décision a été prise justement dans l’objectif de libérer de la liquidité supplémentaire pour les banques pour l’utiliser dans le cadre de leurs activités.