Catégorie : Actualité

  • ENERGIE – Le secteur privé réclame le lancement des projets hydroélectriques de Sahofika et de Volobe

    ENERGIE – Le secteur privé réclame le lancement des projets hydroélectriques de Sahofika et de Volobe

    Antananarivo, 13 Décembre, 14h12 – L’heure doit être aux réalisations. Ils sont près d’une trentaine d’associations et de groupements à réclamer le démarrage au plus tôt des constructions pour les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika. C’est l’ensemble du secteur privé qui voit dans ces deux projets « des solutions pérennes » qui sont « à portée de main depuis de nombreuses années » face au problème d’approvisionnement en énergie dont ils sont victimes. C’est ce qu’ils ont tenu à exposer dans une lettre ouverte envoyée aux autorités publiques, mardi.

    ⭕Avec la capacité prévue être produite par ces deux centrales hydroélectriques, le secteur privé estime que « le passage effectif aux énergies renouvelables hydroélectriques est faisable et disponible ». Les opérateurs membres de ces associations et groupements estiment que la mise en service de ces infrastructures qui vont produire massivement de l’énergie permettra de passer à plus de 90% de part d’énergie renouvelable hydroélectrique au niveau national. Ce qui va notamment épargner l’Etat ainsi que la Jirama de s’endetter avec l’achat du fuel lourd et qui aidera compagnie nationale à rééquilibrer ses finances. Mais ces projets contribueront surtout à livrer de l’électricité de qualité et en quantité suffisante, ont-ils avancé.

    ⭕Le secteur privé estime alors que « ces deux projets, dont les études sont terminées et dont le financement est assuré ne pourront qu’être bénéfique pour l’Etat ». Il serait alors temps d’agir puisque le coût de l’inaction et les actualisations des prix rendus nécessaires par les retards de la prise de décision pénalisent l’écosystème, ont-ils soulevé. L’Etat semble déjà conscient de la situation. Le ministère de l’Economie et des finances avait par exemple exposé les risques budgétaires et macroéconomiques engendrés par le report de la date de bouclage financier des projets hydroélectriques Volobe et Sahofika. Dans le document budgétaire annexé au Projet de loi des finances initiale (PLFI) 2024, le ministère de l’Economie soutient que le report de la phase de construction et de la production du premier kilowattheure « retarderont l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité et l’amélioration de la situation de la Jirama ». Le ministère estime aussi que ce report entraînera un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change.

    ⭕Les groupements professionnels craignent aussi que les projets de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar, Prirtem 1 et 2 ne voient pas le jour. La mise en place de ces deux projets qui vont relier les principaux réseaux électriques de la grande île dépendent effectivement de la construction des deux barrages hydroélectriques de Sahofika et Volobe.

    ⭕La mise en place de ces quatres projets “sont la solution pour tout le secteur énergie malgache et devraient démarrer sans délai pour le bien de l’économie en général et des entreprises, des usagers, de la Jirama et de l’Etat, en particulier”, concluent les groupements.

    ⭕Les accords de projets relatifs aux deux barrages hydroélectriques ont été signés depuis 2016, mais il a fallu attendre 2022 pour Sahofika et 2023 pour Volobe pour conclure les contrats de concession et d’achats d’énergie. Par ailleurs, selon le ministère ddl’Economie et des finances (MEF), les négociations financières en vue du bouclage financier se poursuivent encore jusqu’à aujourd’hui, empêchant le début effectif des constructions.

    ⭕Au mois de décembre 2022, le président Andry Rajoelina avait annoncé 502 MW supplémentaires qui devront s’ajouter aux capacités de production du pays à l’époque en cinq ans. Lors de l’inauguration de Farahantsana, il parlait du barrage hydroélectrique de 64 MW de Ranomafana qui devrait produire de l’électricité trois ans et demi après cette annonce. Il y a également énuméré le projet de 192 MW de Sahofika, les 120 MW de Volobe, ou encore ce que va produire Mandraka III.

    Photo d’illustration

  • FOOTBALL – Les jeunes U15 Malgaches disposent de quatres matchs pour se qualifier au stade supérieur du Championnat d’Afrique de sport scolaire

    FOOTBALL – Les jeunes U15 Malgaches disposent de quatres matchs pour se qualifier au stade supérieur du Championnat d’Afrique de sport scolaire

    Antananarivo, 13 Décembre, 12h39 – Madagascar entrera en lice ce jeudi à la phase zonale du championnat d’Afrique de sport scolaire. Les jeunes Malgaches auront comme adversaire les Namibiens pour cette première journée. Le match est prévu à 12h30, heure locale. Madagascar affrontera l’Angola, l’Afrique du Sud et la Zambie lors des autres journées.

    ⭕Ces rencontres seront disputées à Harare au Zimbabwe. La délégation malgache est déjà sur place. Le calendrier est identique pour les sections masculine et féminine. A l’issue des quatres matchs, un classement définitif des équipes participantes sera établi. La première place est synonyme de qualification pour la phase continentale du concours.

    ⭕La sélection des membres des équipes nationales malgaches participant à ce tournoi s’est tenue du 28 octobre au 2 novembre dernier. Le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de la Jeunesse et des sports avaient alors lancé la première édition du championnat national scolaire. Cette compétition a servi de plateforme de détection nationale par la Fédération malgache de football, à en croire cette dernière.

    Photo : FMF

  • ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE – 78 enfants hébergés au centre de rééducation des mineurs à Mandrosoa Anosiala

    ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE – 78 enfants hébergés au centre de rééducation des mineurs à Mandrosoa Anosiala

    Antananarivo, 13 Décembre, 11h44 – Ils sont 78 garçons âgés de neuf à 18 ans à être hébergés au centre de rééducation des mineurs à Mandrosoa Anosiala. La majorité d’entre eux y sont envoyés au centre pour des cas pénaux, tandis que 31 enfants placés au centre relèvent des cas sociaux.

    ⭕Le centre célèbre, cette année, ses 120 années d’existence. La grande famille de l’administration pénitentiaire et du ministère de la justice a célébré cet événement ce mardi à Mandrosoa Anosiala. Des travaux de rénovation des trois dortoirs des enfants ont été effectués, dans le cadre de cette célébration.

    ⭕ L’événement a également été l’occasion de revenir sur 120 ans d’histoire de ce centre, qui avait d’abord accueilli des enfants de colons en rééducation. Les enfants hébergés dans ce centre sont scolarisés et éduqués spirituellement.

  • SAISON DE PLUIE – Plus de 2 000 m3 de déchets à enlever sur les trois canaux d’évacuation d’eau de la Capitale, selon l’APIPA

    SAISON DE PLUIE – Plus de 2 000 m3 de déchets à enlever sur les trois canaux d’évacuation d’eau de la Capitale, selon l’APIPA

    Antananarivo, 13 Décembre, 11h01 – L’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) renforce sa préparation pour la saison de pluie. A en croire Tojo Andritiana Rafidimanatsoa, directeur général de l’Apipa lors du lancement de la seconde opération de drainage, 2 300 m3 de déchets sont à retirer dans les trois principaux canaux d’évacuation d’eau de la Capitale, le GR, le C3 et l’Andriantany, afin de fluidifier l’évacuation d’eau pour la saison de pluie.

    ⭕C’est à Tsaramasay que cette seconde opération de drainage de ces trois canaux a été lancée avec l’enlèvement de 200 m3 de déchets. L’Apipa cible 16 points noirs durant cette opération qui se tiendra du 11 au 30 décembre. Sans attendre la saison de pluie, cette autorité pour la protection de la plaine d’Antananarivo a déjà opéré au mois de mai. Puis une première opération de drainage a été réalisée au mois de novembre.

    ⭕Tojo Andritiana Rafidimanatsoa a indiqué que la Commune urbaine d’Antananarivo a déjà réservé un dépôt spécial à Andralanitra pour les déchets dans les canaux afin de faciliter leur travail. Il a notamment souligné que ces déchets sont principalement des déchets ménagers.

    ⭕L’année dernière, l’APIPA rapporte avoir pu enlever 7 000 m3 de déchets. Elle a également indiqué avoir nettoyé 40 km de canal dans le Grand Tana.

  • ADMINISTRATION – Le gouverneur de la région Betsiboka limogé par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Le gouverneur de la région Betsiboka limogé par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 13 Décembre, 10h00 – Jean Roger Randrianjafinindrina n’est plus le gouverneur de la région Betsiboka. Le Conseil des ministres a décidé d’abroger sa nomination mardi. Il était le dernier à être nommé parmi les 23 premiers gouverneurs de région par l’administration Rajoelina.

    ⭕Cette abrogation est liée à l’affaire qui secoue actuellement la région Betsiboka. Soupçonné de complicité d’exploitation illicite d’or, Jean Roger Randrianjafinindrina est actuellement en détention préventive. D’après les informations reçues auprès du ministère des Mines et des ressources stratégiques, des engins de la région ont été utilisés pour l’extraction illicite d’or à Marokoro, dans la rivière Kamoro. Une opération menée par la police des mines avait conduit à l’arrestation d’une dizaine de ressortissants étrangers et au démantèlement du site d’orpaillage illégal la semaine dernière.

    ⭕Outre le Gouverneur, le Conseil des ministres a aussi limogé la nomination du directeur régional des travaux publics de la région Betsiboka. Les liens de cette abrogation avec l’affaire d’orpaillage n’est cependant pas encore confirmé. Selon la HCC, le Conseil des ministres, dans le cadre des attributions présidentielles courantes en période d’intérim, ne devrait procéder à des abrogations et des nominations de hauts employés de l’Etat qu’en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit et de défaillance manifeste.

    Photo : Gouvernorat Région Betsiboka.

  • SITUATION CARCÉRALE – Le placement sous contrôle judiciaire privilégié par rapport à la détention préventive pour réduire le nombre de prévenus en détention, selon le ministère de la Justice

    SITUATION CARCÉRALE – Le placement sous contrôle judiciaire privilégié par rapport à la détention préventive pour réduire le nombre de prévenus en détention, selon le ministère de la Justice

    Antananarivo, 13 Décembre, 9h22 – Une nouvelle politique pénale pour réduire le ratio condamnés/prévenus dans les prisons. La ministre de la Justice Landy Mbolatiana Ramanantenasoa évoque un recours plus important au placement sous contrôle judiciaire et à la liberté provisoire plutôt qu’à la détention préventive. « Nous avons changé de procédure. Les magistrats ont été invités à davantage privilégier le placement sous contrôle judiciaire et à examiner les mandats de dépôt systématique. Les libertés provisoires doivent être utilisées », déclare-t-elle à la presse mardi en marge d’un déplacement au Centre de rééducation des mineurs à Mandrosoa Anosiala. La ministre tient toutefois à préciser que pour certaines infractions comme dans le cas de détournement de deniers publics, c’est la tolérance zéro qui s’applique.

    ⭕Inverser le ratio condamnés/détenus jusqu’à 70/30 contre 30/70 il y a quelques années était l’une des priorités du ministère de la Justice depuis quelques années maintenant. Du temps de Herilaza Imbiki, les juridictions étaient surtout invitées à accélérer le traitement des affaires correctionnelles de façon à ce que le statut des détenus passent éventuellement à condamnés au lieu de prévenus, ou de façon à faire sortir de prison les détenus qui ne sont pas condamnés. Depuis mai dernier, la politique pénale mise en place a changé, privilégiant les contrôles judiciaires et les libertés provisoires.

    ⭕A Antananarivo où cette politique pénale était déjà appliquée à titre pilote, le ratio condamnés/prévenus est de 60/40 à Antanimora qui compte actuellement une population carcérale s’élevant à 1 139. Cette politique qui sert également à désengorger les prisons est aussi déjà appliquée à Antsirabe devrait être appliquée dans les tribunaux de première instance du pays l’’année prochaine.

    Photo : Ministère de la Justice.

  • Le sort du projet de loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme entre les mains des parlementaires

    Le sort du projet de loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme entre les mains des parlementaires

    Antananarivo, 13 Décembre, 7h30 – Une étape hautement importante. L’examen ainsi que l’adoption du projet de loi modifiant la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) sont prévus ce mercredi à Tsimbazaza et ce jeudi à Anosy. Ce sera l’occasion pour les députés et les sénateurs. de montrer la volonté de Madagascar à se conformer aux standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mais également œuvrer pour épargner le pays de basculer dans la liste grise du Groupe d’action financier (Gafi).

     

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait parlé de la révision de l’actuelle loi adoptée en 2019 comme une impérative pour assurer la conformité aux 40 recommandations du Gafi. Pour Madagascar qui est déjà en risque « suivi renforcé » depuis 2018, le pays se doit d’améliorer sa législation du domaine du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme pour éviter le niveau de risque suivant, notamment l’intégration dans la liste grise du Gafi. Cette liste grise regroupe les pays qui présentent des risques élevés en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

     

    Pour le GEM, un basculement éventuel de Madagascar dans cette liste grise du Gafi mettrait en péril la crédibilité du pays sur la scène internationale et porterait atteinte à sa réputation en matière de bonne gouvernance économique et financière. « Cela aurait pour effet d’entraver sérieusement notre développement économique en dissuadant les flux d’investissements essentiels pour la croissance du pays », estime le groupement. C’est pourquoi le GEM avait insisté sur l’urgence absolue de faire réviser sans délais le projet de loi contre le blanchiment de capitaux

     

    Les autorités se sont par ailleurs engagées auprès du Fonds monétaire international (FMI) à déployer des efforts supplémentaires dans le renforcement des cadres de LBC/FT et de la lutte contre la corruption. Elles se sont également engagées à mettre en œuvre des réformes du secteur financier conformément aux normes internationales.

     

    La reforme entreprise dans la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme devra satisfaire à quatre recommandations sur les six préconisées par le Gafi. Elle satisfait à la recommandation relative à l’infraction du financement du terrorisme, à celle sur les sanctions financières ciblées liées au terrorisme et au financement du terrorisme ainsi qu’au financement de la prolifération des armes de destruction massive. Cette réforme tient aussi compte des devoirs de vigilance relatifs à la clientèle ainsi que la déclaration des opérations suspectes.

     

    Cette réforme devra également améliorer la conformité technique attendue de Madagascar. Elle devra répondre à des recommandations, dont celles sur la coopération et la coordination nationale, le service de transfert de fonds et de valeurs, les nouvelles technologies, les virements électroniques, la réglementation et le contrôle des institutions financières, les pouvoirs des autorités de contrôle ainsi que le contrôle des entreprises et professions non financières désignées.

  • PROCES – Les syndicalistes Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonarivo nient avoir incité les militaires à la révolte

    PROCES – Les syndicalistes Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonarivo nient avoir incité les militaires à la révolte

    Antananarivo, 13 Décembre, 6h15 – Il est 18 heures 42 dans la salle numéro 2 du tribunal de première instance d’Antananarivo quand débute finalement le procès des deux syndicalistes, Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonirina. Malgré l’heure tardive, les membres des deux syndicats, ceux du Randrana Sendikaly et ceux du stndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces)sont restés pour soutenir leurs dirigeants. Accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat suite à « l’envoi d’une lettre auprès de l’Etat major de l’armée incitant à la révolte militaire et pouvant troubler l’ordre public », les deux leaders syndicaux ont nié les faits qui leur sont reprochés.

     

    Pour Barson Rakotomanga, patron du Randrana Sendikaly, la lettre dont il était signataire n’avait aucunement l’intention d’inciter l’armée à la révolte. L’objectif était plutôt, selon lui, d’appeler l’armée «à réunir les différentes entités tels que les anciens, ou les leaders religieux pour trouver une solution» alors que la situation du pays se dégrade et que les prémices d’une crise étaient déjà apparus.

     

    « Lorsqu’il y a des crises ce sont toujours les travailleurs qui en pâtissent, regrette-t-il. Il ajoute que « depuis janvier, les employés sont mis au chômage technique, donc une crise aurait impacté sévèrement les travailleurs ». Pour le syndicaliste, il s’agissait de défendre « les droits des travailleurs et les droits de l’homme ».

     

    Le professeur Sammy Grégoire Ravelonarivo, president de la section tananarivienne du Seces, de son côté, assure que « les décisions prises le sont par l’assemblée générale et ne sont pas uniquement de son fait ». Il soutient également devant le juge n’avoir fait que « défendre les intérêts des travailleur ». « Face à la situation, aux violences qui ont eu lieu ou encore les politiques qui créent la division, qui va prendre leurs responsabilités sauf les syndicats », souligne-t-il. Tout comme Barson Rakotomanga, il martèle que « la lettre n’avait pas pour but d’inciter l’armée à prendre le pouvoir ou dire qu’il n’y a plus d’Etat mais bien pour aider l’Etat face à la situation qui se dégrade ». « L’armée est le dernier rempart », se justifie-t-il, ajoutant que « le Seces ne fait pas de politique et n’accepte pas d’être un instrument politique ».

     

    Pour compléter la défense des deux syndicalistes, l’avocat des deux hommes, Maître Rova Razafindrakoto souligne que la lettre n’est pas une initiative personnelle des deux leaders syndicaux mais relève d’une décision commune prise lors d’une réunion de la Confédération des syndicats des travailleurs malgaches (Fiombonamben’ny Sendikan’ny Mpiasa Malagasy – FSMM). Ayant été cependant présents lors du dépôt de la lettre, ce sont les deux hommes qui ont été interpellés.

     

    Par ailleurs, l’avocat rappelle la lettre n’a pas uniquement été envoyée à l’Etat-major de l’armée mais à de nombreuses autres entités telles que l’Organisation internationale du travail (OIT) ou encore à de nombreux ambassadeurs. Dans sa plaidoirie, l’avocate a demandé l’arrêt des poursuites. Selon elle « les éléments constitutifs de l’atteinte à la sûreté de l’Etat ne sont pas remplis » ni sur le côté moral ni sur l’aspect matériel.

     

    Après environ une heure d’échange, l’audience a été levée vers 19 heures 45. Le verdict sera rendu le 19 décembre prochain.

     

  • Valéry Ramonjavelo évoque une discussion autour des taxes sur les billets de Madagascar Airlines

    Valéry Ramonjavelo évoque une discussion autour des taxes sur les billets de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h30 – Un sujet brûlant à traiter. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, a évoqué les taxes qui figurent parmi les paramètres structurant le prix des billets de Madagascar Airlines. C’est un sujet qui devrait encore être négocié auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF), a-t-il avancé en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, jeudi dernier.

    Pour Madagascar Airlines, les taxes diverses représentent 60% du coût de ses billets. La compagnie aérienne nationale énumère la taxe YQ, une taxe relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance qui varie selon les cours du pétrole. A celle-ci s’ajoutent les taxes G9 pour Ravinala Airports ou A5 pour les autres gestionnaires d’aéroports qui sont liées à l’utilisation des aéroports et calculée au prorata du nombre de passagers embarqués à bord.

    Il y a encore la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est à hauteur de 20% des revenus de la compagnie. Tout comme la taxe MG qui est relative au fonctionnement de l’Aviation civile de Madagascar ou encore la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les couts liés à une réservation.

    Le revenu pour Madagascar Airlines représente donc 40% du coût de ses billets. Ce revenu comprend plusieurs strates, à savoir la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité, et la marge commerciale, indique la compagnie nationale.

     

  • IMPORTATION – 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de 2023

    IMPORTATION – 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de 2023

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h43 – La quantité de friperies importées en hausse. La direction générale des douanes (DGD) rapporte 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de cette année pour une valeur CAF de 261,1 milliards d’ariary. Ce qui équivaut à 4 100 tonnes de plus par rapport à la même période de l’année dernière pendant laquelle la quantité des friperies mises à la consommation s’établissait à 40 300 tonnes pour un montant CAF de 231,8 milliards d’ariary. Ces chiffres ont été tirés des tableaux de bord de la DGD pour les exercices 2022 et 2023.

    ⭕Pour cette année, c’est durant le second trimestre que Madagascar a enregistré la plus grosse quantité de friperies importées, avec 19 700 tonnes mise à la consommation pour une valeur CAF totale de 114,5 milliards d’ariary. La Grande île en avait importé 5 400 tonnes au mois d’avril, 7 100 tonnes au mois de mai et 7 200 tonnes au mois de juin.

    ⭕La mise à la consommation est le régime douanier par lequel toute importation, à l’exception des opérations privilégiées prévues par le Code des douanes, est subordonnée à l’acquittement des droits et taxes, pour pouvoir disposer librement de la marchandise sur le territoire douanier. Le montant CAF pour sa part est le prix d’un bien à la frontière du pays avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport.

    ⭕Concernant l’année 2022, la quantité des friperies mises à la consommation durant l’ensemble de cet exercice avait été de 48 500 tonnes pour un montant CAF d’environ 280,7 milliards d’ariary. C’était également durant le second trimestre que le pays en a importé le plus, avec 14 400 tonnes importées du mois d’avril au mois de juin 2022.