Catégorie : Actualité

  • Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 8 Juin, 8h45 – Après être tombé à des niveaux historiquement bas en 2020, le revenu par habitant de Madagascar est actuellement inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960. Cette situation résulterait d’une « succession d’épisodes de faible croissance et de crises profondes », expose la Banque mondiale dans son document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar.

     

    La Grande île est par ailleurs l’un des six pays au monde où le revenu réel par habitant a baissé sur une période aussi longue. Or Madagascar est le seul pays de ce groupe à ne pas avoir été confronté à une guerre civile prolongée ou à un conflit armé, précise l’institution de Bretton Woods.

     

    Ce déclin à long terme des niveaux de vie, la fécondité élevée et l’expérience récente d’épisodes de croissance en dents de scie expliquent pourquoi 81,6 % de la population en 2022 vivent encore sous le seuil international de pauvreté de 2,15 dollars par jour. Ce taux était de 80,7 % en 2012 et de 74,2 % en 2005.

     

    Cette situation avait déjà été soulevée par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar. Elles indiquent dans ce document que l’augmentation des taux de malnutrition et des maladies associées aura pour effet de fragiliser davantage le tissu social à Madagascar. « Les faibles productions agricoles réduiront la disponibilité alimentaire et induiront une inflation plus accentuée sur les prix des produits. Dans un contexte de faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de sous-emploi et de pauvreté, tous ces effets pourront générer de l’instabilité politique », précisent les dirigeants malgaches dans ce Pacte.

     

    Le défi premier de Madagascar est actuellement de satisfaire les besoins alimentaires de sa population en croissance continue. On estime qu’en 2027, la pays aura autour de 33,6 millions d’habitants. Les dirigeants malgaches réalisent alors que l’inaction aura d’ailleurs par conséquence l’aggravation de la sous-alimentation et de la paupérisation de la population.

     

  • PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    Antananarivo, 9 Juin, 6h30 – Le Gouvernement ne financera pas seul les élections. Madagascar compte sur l’appui financier et matériel de ses partenaires pour organiser le futur scrutin présidentiel. « Le Gouvernement et ses partenaires financeront conjointement les élections », confie Justin Tokely, ministre de l’Interieur et de la décentralisation, en marge de la rencontre avortée entre le Gouvernement et les députés a l’Assemblée nationale, jeudi. « Il y a les contributions de l’État, mais il y a aussi nos demandes et nous demandons des aides financières auprès de nos partenaires », souligne l’ancien gouverneur de la région Sava. « Nous avons toujours besoin de l’aide de nos partenaires », poursuit-il encore.

     

    Le ministre n’a cependant pas révélé le montant des aides que les autorités entendent solliciter auprès des partenaires de la Grande île. Certains bailleurs de fonds, à l’instar de l’Union européenne, ont déjà manifesté leur intention d’octroyer des fonds à Madagascar pour l’organisation des élections. Aucun montant n’a non plus été avancé, le Gouvernement n’ayant pas encore clairement indiqué ses besoins. Les appuis, du moins ceux de l’Europe, devraient néanmoins être moins importants que ce qui avait été octroyé en 2018, avait juste soulevé l’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar, Isabelle Delattre Burger.

     

    Pour ce qui est des ressources internes, le Gouvernement n’a pas non plus indiqué jusqu’ici quel serait le montant définitif alloué à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour organiser les élections. Celle-ci avait sollicité un budget de 140 milliards d’ariary alors que la loi de finances de 2023 ne lui a accordé que 40 milliards d’ariary. Le Gouvernement ne prévoyant pas de loi de finances rectificative, le Premier ministre a juste indiqué la possibilité d’effectuer des « mouvements de crédit en cas de besoins spécifiques ».

  • L’ONG Ecpat France a pris en charge plus de 500 jeunes victimes d’exploitation sexuelle en dix ans d’existence à Madagascar

    L’ONG Ecpat France a pris en charge plus de 500 jeunes victimes d’exploitation sexuelle en dix ans d’existence à Madagascar

    Antananarivo, 8 Juin, 21h30 – Ecpat France entend renforcer ses engagements en vue d’éradiquer l’exploitation sexuelle des enfants pour les années à venir. Implantée à Madagascar depuis 2013, l’organisation non-gouvernementale (ONG) œuvre pour la lutte contre la traite et l’exploitation sexuelle des enfants sous toutes ses formes.

     

    « Pendant ses dix ans d’existence à Madagascar, près de 570 jeunes, dont 95% sont des filles, ont bénéficié de prise en charge intégrée de la part de l’ONG. 400 enfants parmi ces 570 ont abouti à leur parcours et bénéficient de suivi par Ecpat », indique Ambininarisoa Raveloarison, responsable de programme/opérationnel Ecpat France Madagascar, en marge de l’ouverture de la célébration du 10ème anniversaire de l’Ecpat France ce jour.

     

    « Dans huit régions, à travers 140 clubs, près de 10 000 enfants ont été sensibilisés. Ils ont appris à identifier et à prévenir les situations d’exploitation et à changer de façon positive leur perception quant à l’équité du genre. Un groupe, composé de centaine d’hommes, a également été mobilisé pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle », précise l’ONG dans son communiqué.

     

    Ecpat France, cette année, célèbre ses dix ans de présence à Madagascar. Cette célébration s’étendra sur une année et sera marquée par différentes actions de l’ONG. Pour ce mois de l’enfance, particulièrement, les responsables comptent multiplier leurs actions avec les partenaires de l’ONG.

     

  • Le ministère en charge de la Population espère intégrer des programmes de protection sociale à régime contributif dans sa nouvelle stratégie nationale

    Le ministère en charge de la Population espère intégrer des programmes de protection sociale à régime contributif dans sa nouvelle stratégie nationale

    Antananarivo, 8 Juin, 20h45 – Plus d’offres de protection sociale à l’étude. Le ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF) étudie actuellement l’intégration de programme de protection sociale à régime contributif dans sa nouvelle stratégie nationale. Un atelier de consultation des divers acteurs dans ce sens s’est tenu à partir de mercredi à Anosy. L’atelier a vu notamment la participation de l’Organisation internationale du travail, de l’Unicef ou encore de la Banque mondiale.

     

    A la différence des programmes de protection sociale à régime non contributif, une cotisation est pour sa part obligatoire pour les programmes à régime contributif. “Ce genre de programme concerne surtout les personnes qui ont un emploi”, explique Miarisoa Patricia Rakotonirina, secrétaire général du MPPSPF. “Il se peut qu’il y ait des cotisations qui soient déduites des salaires et ceux octroyés par les patrons”, ajoute-t-elle. Dans un deuxième temps, il est aussi envisagé d’étendre ces programmes aux travailleurs indépendants.

     

    La nouvelle stratégie nationale en matière de protection sociale devrait être achevée d’ici la fin de l’année. La stratégie nationale actuelle prenant fin cette année. Le ministère poursuivra les programmes de protection sociale non contributif régulier ou réactif aux chocs notamment à travers le programme de filets sociaux de résilience. La Grande île a par ailleurs bénéficié d’un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale pour les projets de protections sociales.

     

    En 2022, 11% des malgaches les plus vulnérables ont bénéficié de programme de protection sociale non contributif. Cette année le ministère souhaite en atteindre 15%. La vision pour 2023 est d’atteindre 50%. Pour y arriver le ministère met en place actuellement le registre unique des bénéficiaires de filets de protection sociaux.

     

  • BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    Antananarivo, 8 Juin, 16h50 – « Nous ne sommes pas obligés d’adopter une loi de finances rectificatives ». Le Premier ministre Christian Ntsay confirme à la presse la décision prise mercredi par le Conseil des ministres. Selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, « il a été décidé qu’il n’y aura pas de loi [de finances rectificatives] » pour l’année 2023. « Le gouvernement reconnaît que le budget de 2023 peut être géré, et que tous les besoins supplémentaires peuvent être coordonnés dans le cadre du budget initial de 2023 », explique le Premier ministre en marge de la séance avortée de débats à l’Assemblée nationale.

    ⭕Selon le communiqué du Conseil des ministres, « l’Etat dispose des moyens suffisants pour répondre aux besoins des ministères ou des institutions en cas de besoins de budgets supplémentaires ». Les dispositions d’affectation de budget peuvent être prises par décret en Conseil de gouvernement, rappelle le compte-rendu. Il souligne par ailleurs que chaque ministère peut organiser à sa guise ses dépenses, la loi permettant les mouvements de crédits au sein même du ministère ou entre deux ministères.

    ⭕Le communiqué du Conseil des ministres indique, par ailleurs, que pour ce qui est des recettes, notamment des aides budgétaires comme celles attendues de la Banque mondiale, « celles-ci sont déjà inscrites dans la loi de finances initiales ». Pour les dépenses, le gouvernement fait part d’un engagement de 48% au 2 juin. « Ce qui laisse encore 52% du budget pouvant être utilisés jusqu’à la fin de l’année », indique-t-il. Pareil pour le budget consacré aux Projets d’investissement publics (PIP) dont « seulement 10% sont pour le moment utilisés, et dont 90% peuvent donc encore être utilisés jusqu’à la fin de l’année », poursuit-il encore.

    ⭕Mais la première raison avancée par le Conseil des ministres est le facteur temps. Le communiqué publié mercredi souligne que « le peu de temps restant pour cet exercice ne permettrait pas à l’Etat de procéder à un ajustement du cadrage macroéconomique ou du financement puisque celui-ci nécessitera la suspension momentanée des dépenses publiques qui pourrait retarder les projets qui restent à réaliser ».

  • PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    Antananarivo, 8 Juin, 14h18 – Ambiance tendue ce jeudi matin à l’Assemblée nationale. 35 députés sur les 59 présents dans la la salle de séance à Tsimbazaza ont voté le report du débat censé suivre le rapport d’exécution du programme du gouvernement après presque 40 minutes d’échange entre les députés.

    ⭕Alors que les députés ont fixé dans leur ordre du jour la tenue de ce rendez-vous attendu entre les membres du gouvernement et les députés ce jeudi et vendredi, la cette rencontre est encore reportée. La date du report est encore à définir, indique Brunelle Razafitsiandraofa, vice-président de Fianarantsoa, ayant dirigé la séance.

    ⭕Le député élu à Ikongo a pourtant insisté pour que le programme avance, mais de nombreux députés ayant pris la parole ont demandé à passer au vote pour l’annulation de la rencontre. Ces élus notamment argué de l’insuffisance du nombre de membres du bureau permanent présents au perchoir.

    ⭕A l’ouverture de la séance, seul le vice-président élu pour le compte de la province de Fianarantsoa est assis sur la table réservée au président de séance. Dix minutes plus tard, Jocelyne Maxime Rahelianta, vice-présidente pour le compte d’Antsiranana rejoint son pair sur le perchoir. Honoré Tsabotokay, élu à Vohipeno a cependant demandé à ce que la réunion ne commence qu’avec trois responsables à la tribune.

    ⭕D’autres députés ont demandé l’annulation de la rencontre. Certains sont même allés plus mois, en demandant « l’annulation de la rencontre et une réunion à huis clos pour dissoudre le bureau permanent », ainsi que s’est exprimé Clarisse Raharijaona, député élue à Farafangana.

    ⭕Une partie des députés, mise en minorité dans la salle, ont de leur côté voulu poursuivre cette rencontre.  » Cela ne pose pas du tout un problème s’il n’y a que deux membres du bureau permanent présents », soutient Eléonore Johasy, élue à Vangaindrano.  » Nous avons déjà organisé des réunions avec un ou deux dirigeants », poursuit-elle.

    ⭕Brunelle Razafitsiandraofa a expliqué  » qu’aucune ligne dans le règlement intérieur ne mentionne la présence de trois membres du bureau permanent pour diriger une réunion ». 35 minutes après l’ouverture de la séance, Jean Michel Henri premier questeur complète le nombre demandé par les députés sur le perchoir. Mais, la demande d’annulation persiste. Cette fois-ci avec un autre argument : le retard du début de la rencontre.

    ⭕C’est la deuxième fois que les débats attendus entre les députés et les membres du gouvernement sont reportés. Selon l’article 101 de la Constitution, ceux-ci sont prévus après la présentation du rapport d’activités du gouvernement. La dernière rencontre officielle avec des échanges entre les membres du gouvernement et les députés remonte en juin 2022, vers la fin de la première session. La seule séance de questions-réponses prévuelors de la deuxième session ordinaire de 2022 a été définitivement annulé après la motion de censure avortée à l’encontre du membre du gouvernement.

  • SPORT – L’Etat octroie des subventions au Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien

    SPORT – L’Etat octroie des subventions au Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien

    Antananarivo, 8 Juin, 13h39 – Un appui financier. Le Conseil des ministres de mercredi valide l’octroi de subventions pour le Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien (COJI). “Le Coji est une institution indépendante (…) sous la tutelle financière du ministère de l’Economie et des finances et sous la tutelle technique du ministère de la jeunesse et des sports”, précise le conseil des ministres.

    ⭕Cette enveloppe, dont le montant n’est pas révélé, servira entre autres à assurer l’organisation des jeux sur tous ses aspects mais surtout à la finalisation des diverses infrastructures qui ne sont pas encore achevées à quelques semaines d’échéance. Le décaissement des fonds se fera par ailleurs par des “procédures d’urgence” compte tenu de l’ampleur des travaux qui restent à faire et du temps qui reste pour les réaliser. ur la réalisation de nombreux travaux qui restent à faire.

    ⭕Le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif rapporte, par ailleurs, diverses consignes présidentielles sur la mise aux normes des infrastructures qui recevront les divers épreuves, mais aussi sur la nécessité d’héberger les athlètes sur des sites respectueux des normes.

    ⭕Le ministère travaille actuellement sur la question de l’hébergement et de restauration des délégations étrangères et des délégations nationales. Une réunion avec le ministère du tourisme et des différents acteurs de l’hôtellerie sont au programme. Il en est de même pour le transport, la sécurité, le protocole ou encore la communication. Il est aussi prévu de distribuer 4 000 cartes Sim pour les délégations étrangères.

    ⭕Les 11ème Jeux des îles de l’océan Indien se dérouleront à Madagascar du 25 août au 3 septembre 2023. Les jeux se déroulent exclusivement à Antananarivo et le nombre d’épreuves a été réduit à 17, ainsi que décidé lors de la dernière réunion du Conseil international des Jeux (CIJ). Cette décision a été prise pour des raisons logistiques notamment le retard dans la réalisation des infrastructures.

  • ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    Antananarivo, 8 Juin, 11h37 – L’Exécutif passe à l’acte. Le conseil des ministres de ce mercredi officialise les démarches en vue de la création de la 24ème région de Madagascar. Celle-ci regroupe les districts de Maroantsetra et de Mananara Avaratra, et portera le nom d’Ambatosoa. “En vue de la création de cette nouvelle région, le conseil a adopté le projet de loi modifiant la loi 2014-020 du 27 septembre 2014”, indique le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif. La nouvelle région aura comme chef-lieu la ville de Maroantsetra. Ainsi, un nouveau bureau du gouverneur sera construit d’ici peu.

    ⭕Tout semble aller très vite pour la création de cette nouvelle région. Lors de sa tournée dans cette localité le week-end dernier, Andry Rajoelina avait accédé à la demande formulée par un sénateur pour la création de cette nouvelle région. Il a annoncé durant son discours que les démarches administratives seront entamées dès que possible. L’objectif, selon le locataire d’Iavoloha, est que les deux districts ne dépendent plus d’Analanjirofo. Maintenant, la balle est dans le camp des parlementaires pour entériner définitivement cette décision de l’Exécutif.

    ⭕En 2004, lors de la naissance des régions, des élus des districts issus des districts de l’Est du pays avaient déjà demandé à ce qu’il y ait deux régions dans cette zone Nord de la province de Toamasina, notamment Analanjirofo et Ambatosoa. Près de 20 ans plus tard, la scission d’Analanjirofo en deux régions distinctes devrait bientôt être une réalité.

  • FORMATION PROFESSIONNELLE – Une hausse de 20% du nombre des jeunes qui s’inscrivent à l’Institut national du tourisme et d’hôtellerie

    FORMATION PROFESSIONNELLE – Une hausse de 20% du nombre des jeunes qui s’inscrivent à l’Institut national du tourisme et d’hôtellerie

    Antananarivo, 8 Juin, 10h08 – Une filière qui attire de plus en plus de jeunes. Accueillant annuellement environ 1 000 étudiants, l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie (INTH) rapporte, pour cette année, l’inscription de 1 200 étudiants cette année, que ce soit pour les formations en cycle court ou celles en cycle long. Ce qui correspond ainsi à une hausse de 20%, indique Johann Pless, réélu récemment président du Conseil d’administration de cet institut de formation.

    L’INTH s’efforce d’atteindre son objectif qui est de dispenser des formations qui convergent avec les besoins du métier du tourisme et les différents opérateurs. Ces formations devraient assurer une employabilité avoisinant les 100%, pour que les étudiants qui sortent de l’institut puissent trouver du travail au sein des entreprises de THR, soutient Johann Pless. Il ajoute que l’INTH attend d’ailleurs le décret sur l’alternance qui permettra aux étudiants de travailler à mi-temps en société tout en poursuivant leurs études.

    ⭕Cet institut prévoit de s’attaquer cette année à la rénovation de ses infrastructures existantes, notamment son bâtiment à Ampefiloha ainsi que la construction d’un autre bâtiment sur place. Le projet de construction de l’INTH à Antsiranana concocté depuis 2021 pourrait démarrer l’année prochaine, avance-t-il.

    ⭕La création, avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) de nouveaux référentiels notamment sur les métiers de billettiste, de la vente en agence et tour operating, ainsi que le guidage est également un des grands chantiers pour l’institut. Pareil pour le rebranding que l’INTH mène actuellement, impliquant entre autres un nouveau site internet, un nouveau logo ou encore la creation d’un bureau d’orientation et d’employabilité qui réunira les employeurs et les étudiants avec les offres d’emplois, de stage et d’alternance.

    ⭕Dans son nouveau mandat de PCA de l’INTH, Johann Pless mise sur la poursuite des travaux entrepris en 2022 suite à la crise du Covid19, en rappelant les trois objectifs. Le premier est de contribuer à la redynamisation du tourisme, en dispensant divers programmes de formation pour tous les métiers du tourisme. Le second objectif c’est de rehausser l’image de l’institut par le renforcement des relations avec des partenaires ou la participation à différents salons sur la formation. « Ceci permettra de nouer des relations avec d’autres instituts dans le monde et d’envoyer éventuellement des élèves dans des instituts à l’étranger. Ils pourront ainsi revenir au pays avec d’autres connaissances et tisser des liens avec des sociétés nationales et internationales pour les stages ou pour développer l’alternance », explique-t-il. Le troisième objectif c’est de garantir la bonne gouvernance, conclut-il.

    Photo d’illustration

  • ENVIRONNEMENT – Le Pr Lily-Arison Rene de Roland remporte le Prix National Geographic/Buffett pour le leadership en matière de conservation 2023

    ENVIRONNEMENT – Le Pr Lily-Arison Rene de Roland remporte le Prix National Geographic/Buffett pour le leadership en matière de conservation 2023

    Antananarivo, 8 Juin, 6h38 – Un Malgache remporte à nouveau le prix National Geographic/Buffett pour le leadership en matière de conservation. Après la chercheure malgache Jeannie Raharimampionona en 2020, c’est au tour du professeur Lily-Arison Rene de Roland de recevoir le prix pour le continent africain cette année. Le vénézuélien José Manuel Briceño Linares remporte pour sa part le prix pour le continent américain.

    ⭕Le professeur Lily-Arison Rene de Roland est notamment reconnu pour ses travaux de conservation ayant abouti à la création de cinq aires protégées à Madagascar mais aussi la découverte de nombreuses nouvelles espèces. Il y a tout juste quelques mois, il a fait partie de l’équipe de The Peregrine Fund’s Madagascar Program qui avait redécouvert l’oiseau rare Dusky Tetraka du côté d’Andapa. Il est aussi reconnu pour avoir “encadré plus de 100 étudiants diplômés dans le pays” pour son “impact profond sur la préservation de la diversité biologique et l’amélioration des moyens de subsistance et des capacités de ses concitoyens”.

    ⭕Le “National Geographic/Buffett award for Leadership in Conservation” est un prix octroyé par National Geographic en partenariat avec la Fondation Howard G. Buffett qui a pour but d’honorer les personnes qui font preuve de leadership dans la gestion et la protection des ressources naturelles dans leurs régions et pays. Chaque année deux prix sont décernés, un pour l’Afrique et l’autre pour l’Amérique latine.

    Photo : Fondation Tany Meva