Catégorie : Actualité

  • CONSOMMATION – 207 428 tonnes de riz importés par Madagascar durant le premier trimestre de 2023

    CONSOMMATION – 207 428 tonnes de riz importés par Madagascar durant le premier trimestre de 2023

    Antananarivo, 25 Mai, 12h30 – Poursuite de la tendance haussière durant le premier trimestre de 2023. Les importations de riz cumulées sur les trois premiers mois de de l’année 2023 ont été évaluées à 207 428 tonnes contre 160 813 tonnes pour la même période de l’année derrière. Ce qui équivaut à une hausse 46 615 tonnes, soit 29% en plus de ce que Madagascar a importé durant le premier trimestre 2022, d’après ce qu’avait rapporté l’Observatoire du riz dans son bulletin mensuel n°22.

    ⭕L’ODR expose dans son bulletin que cette hausse du volume du riz importés « peut être attribuée au gap à combler ». Les importations ont notamment servi à « pallier les éventuels désordres du marché local de riz », durant une période où la campagne rizicole n’était pas encore achevée.

    ⭕Durant le mois de mars, les cours mondiaux du riz avaient affiché une baisse. Ils avaient toutefois connu un raffermissement à la fin de ce mois cité. Et la tendance haussière des cours devaient se poursuivre pour les mois qui suivaient.

    ⭕Concernant le marché national, l’ODR rapporte des baisses des prix du riz local, toujours au mois de mars. C’est surtout grâce au début de la récolte de grande saison dans quelques régions de la Grande île. Ces baisses du prix local ont influé sur les prix du riz importé qui avait également diminué progressivement de 3,6%. Les prix du riz ont cependant augmenté si on les compare aux prix durant la même période en 2022. Selon l’ODR, les différentiels de prix ont été de 207 ariary par kilo pour le riz blanc local, et 150 ariary de plus pour le riz importé.

  • SECTEUR PETROLIER – Les chargements des camions des transporteurs d’hydrocarbures reprennent au niveau du terminal d’import de Toamasina

    SECTEUR PETROLIER – Les chargements des camions des transporteurs d’hydrocarbures reprennent au niveau du terminal d’import de Toamasina

    Antananarivo, 25 Mai, 7h20 – La situation débloquée. La Logistique pétrolière SA (LPSA) annonce la reprise des chargements des camions des transporteurs de carburants au niveau du terminal d’import de Toamasina depuis mercredi matin. Une rencontre entre cette société qui opère dans le segment logistique de l’approvisionnement de carburant et des représentants de l’Association professionnelle des transporteurs d’hydrocarbures (APTH) mardi leur aurait permis d’ »aborder les différentes problématiques évoquées et d’y apporter des solutions concrètes », indique la LPSA dans un communiqué publié mercredi soir.

     

    L’APTH avait annoncé lundi la suspension des chargements de ses camions depuis samedi. Cette décision a été prise suite au problème auquel étaient confrontés certains de ses membres ayant effectué des livraisons de carburant auprès du dépôt d’Alarobia. Selon l’association, dix camions citernes y auraient été bloqués. Elle avait fait part d’une suspicion de vol et de frelatage de carburant à leur encontre. Une situation qu’elle considérait « injuste ». Cette association a alors insisté pour que les procédures de contrôle qualité et de mesure de volume des carburants à livrer soient claires, que ce soit au niveau du terminal d’import de Toamasina qu’au niveau des dépôts réceptionnaires des produits à Alarobia.

     

    La LPSA souligne dans son communiqué que sa priorité est « d’assurer la mise à disposition de produits de qualité pour tous ses clients et pour l’ensemble de la population de la Grande île ». Le logisticien ajoute que la gestion de la qualité et de la quantité des produits qu’elle met à la disposition des consommateurs sont ses préoccupations quotidiennes pour l’atteinte de cet objectif.

     

    La Logistique Pétrolière s’explique alors face à la demande de l’APTH sur la clarification des procédures du contrôle de qualité et de quantité des produits que les transporteurs auront à livrer. Concernant la qualité, elle parle de contrôle qui se fait en trois étapes. Lors des importations, les produits sont analysés avant leur déchargement pour vérifier leur conformité par rapport aux normes définies par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Il y a ensuite la certification par un laboratoire agréé, assisté par un inspecteur indépendant, de la qualité des produits avant la mise à disposition des produits pour chargement des camions citernes au dépôt à Toamasina. Des analyses sont enfin réalisées par un laboratoire indépendant à l’arrivée des produits dans les dépôts de la LPSA.

     

    Pour ce qui est du contrôle de la quantité des produits, les camions citernes sont chargés au dépôt d’importation à Toamasina et déchargés aux dépôts d’Antananarivo au travers d’ensembles de comptage calibrés, étalonnés et certifiés régulièrement par le service de métrologie légale. L’objectif est de garantir aux consommateurs la précision des quantités chargées et déchargées.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Une présentation de rapport d’activités non suivie de débats à Tsimbazaza 

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Une présentation de rapport d’activités non suivie de débats à Tsimbazaza 

    Antananarivo, 25 Mai, 6h20 – Une décision de la majorité. La majorité des députés présents à Tsimbazaza mercredi décident de ne pas faire suivre le rapport d’activité du Premier ministre Christian Ntsay de débat mardi. La décision a été prise à la suite d’un vote à main levée des membres de la Chambre basse présents dans la salle des séances plénières à Tsimbazaza. Le Chef du gouvernement a ainsi été autorisé à quitter la salle sans répondre à aucune question.

     

    Les débats précédant la décision de ne pas tenir des débats après le rapport ont été animés. S’appuyant sur les dispositions de l’article 101 de la Constitution, certains parlementaires, à l’instar du député TIM, Maître Hanitra Razafimanantsoa, ont réclamé la tenue du débat après la présentation du rapport d’activités du Premier ministre. « Nous devons respecter la Constitution, n’épargnez pas le gouvernement », lance-t-elle à l’endroit du président de séance, le député Honoré Rasolonjatovo. Celle-ci accuse notamment le vice-président de l’Assemblée nationale de museler les députés en annonçant bien avant le début des rapports un programme où le débat n’est pas à l’ordre du jour.

     

    « La Constitution indique que les rapports sont suivis de débat, déjà qu’il n’y a pas eu de face à face après la motion de censure alors qu’on a beaucoup de questions », ajoute la député élue à Antananarivo. Ses propos ont été appuyés par la députée Eléonore Johasy qui a même lu l’article de la Loi fondamentale qui s’y rapporte pour convaincre ses homologues.

     

    De leur côté d’autres députés soutenant le gouvernement ont refusé la tenue des débats en arguant, entre autres, que la session est encore longue ou qu’il fallait encore analyser les documents du rapport effectué par le chef du gouvernement. « C’est un rapport qui a été fait. Nous recevons les documents et cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de débats. Il y en aura en temps voulu », réplique le député Dominique Razakandrainy élu à Sakaraha. Des propos repris par le député Fanomezantsoa Andrianjanahary qui propose que les débats aient lieu lors de la séance de questions-réponses entre le gouvernement et les députés.

     

    Suite aux échanges, le président de séance a appelé au vote, prétextant que l’Assemblée nationale est le palais de la démocratie. Après le vote, la majorité des députés présents ont décidé d’épargner la partie débats aux membres du gouvernement. Juste après la présentation du Premier ministre, les ministres de la Défense nationale, de la Sécurité publique et le Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie ont aussi présenté leurs rapports d’activités. S’en tenant au vote précédent, la Chambre basse s’est limitée à écouter les ministres lire leurs rapports sans poser aucune question.

     

    Selon l’article 101 de la Loi fondamentale, « en début de chaque première session ordinaire, le Gouvernement présente à l’Assemblée nationale un rapport d’exécution de son programme. La présentation sera suivie d’un débat portant sur les résultats des actions du Gouvernement et l’évaluation des politiques publiques ». Comme lors de la dernière session de 2022 où il n’y a pas eu les séances de questions-réponses prévues par l’article 102 de la Constitution après la tentative de motion de censure avortée, Tsimbazaza passe outre les dispositions constitutionnelles.

  • JUSTICE – Arrêt temporaire de l’octroi des autorisations de corvées extérieures des prisonniers dans tout Madagascar

    JUSTICE – Arrêt temporaire de l’octroi des autorisations de corvées extérieures des prisonniers dans tout Madagascar

    Antananarivo, 25 Mai, 7h15 – La ministre de la Justice annonce de nouvelles dispositions sur la gestion des prisons à Madagascar. « A compter de ce jour, nous allons arrêter l’octroi des autorisations des corvées extérieures et des mises à disposition des prisonniers. Les partenariats avec les organisations à but non lucratif, qui emploient certains prisonniers à l’extérieur des murs de la prison, vont également cesser », précise Landy Mbolatiana Randriamanantensoa, ministre de la Justice, ce mardi.

     

    La garde des sceaux reconnaît toutefois que les corvées extérieures et la mise à disposition sont inscrites dans les textes de loi en vue de la réinsertion sociale des détenus. « Mais, de nouvelles conditions doivent être élaborées pour mieux encadrer l’octroi de ces autorisations. D’où cette décision d’arrêter l’octroi des autorisations des corvées extérieures et des mises à disposition », explique la ministre.

     

    Cette décision concerne dans un premier temps la maison d’arrêt d’Antanimora pour une période de six mois. Le ministère de la Justice compte mettre en place une nouvelle organisation au niveau de chaque prison malgache. A Antanimora par exemple,la ministre de la Justice ordonné au chef d’établissement de faire un recensement de toute la population carcérale qui s’y trouve. Elle exige ainsi des chiffres sur les nombres de prévenus, des condamnés, ceux qui ont interjeté en appel ou ont saisi la cour de cassation. Ces données feront l’objet d’une comparaison entre les chiffres au niveau des cabinets d’instruction et du tribunal d’Anosy.

     

    Cette décision ministérielle a été prise à la suite d’une visite surprise à la maison centrale d’Antanimora le 22 avril dernier. Le ministère de la Justice avait évoqué des anomalies au sein de l’établissement. Une différence entre le nombre des détenus inscrits dans les registres et celui des détenus effectivement présents a, entre autres été notée. A cela s’ajoutent la surpopulation carcérale et le nombre plus important de prévenus que de condamnés au sein de l’établissement.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Un bâtiment consacré à l’art thérapie inauguré au CHU d’Anjanamasina

    SANTÉ PUBLIQUE – Un bâtiment consacré à l’art thérapie inauguré au CHU d’Anjanamasina

    Antananarivo, 24 Mai, 21h50 – L’art au service de la santé mentale. Afin de prévenir la recrudescence des troubles de la santé mentale sur la Grande île, le ministère de la Santé publique introduit l’art thérapie au Centre hospitalier universitaire de santé mentale d’Anjanamasina. Cette thérapie a l’avantage de « faciliter le retour dans la société des personnes souffrantes », comme l’affirme Dr Odile Rahanitradrasana, directrice du CHU de santé mentale d’Anjanamasina.

     

    Pour permettre de délivrer cette thérapie aux patients, un bâtiment dédié a été inauguré ce mercredi dans l’enceinte de l’hôpital. La réhabilitation et l’équipement des infrastructures ont été pris en charge par la Fondation Axian travers le programme Miahy Jovena. Des activités telles que la peinture, la danse, la musique, la couture ou encore la broderie sont proposées au sein de ce nouveau service.

     

    « Selon les données de l’OMS [ndlr: organisation mondiale de la santé], d’ici quelques années, vers 2030, les troubles mentaux deviendront un problème de santé publique mondiale » avance le Dr Rado Razafimahatratra, directeur général de la fourniture des soins auprès du ministère de la Santé publique. « L’art thérapie est un accompagnement psychologique des personnes en difficulté, qu’il s’agisse de difficultés psychologiques, physiques, sociales ou de communication à travers des processus de création artistique et de travail sur soi », comme le souligne Bruna Hobinarindra, animateur en art thérapie au centre de santé mentale St Benoît Menni Imerintsiatosika.

  • ENVIRONNEMENT – Des étudiants de l’Université catholique de Madagascar formés à la gestion de déchets

    ENVIRONNEMENT – Des étudiants de l’Université catholique de Madagascar formés à la gestion de déchets

    Antananarivo, 24 Mai, 19h10 – Des étudiants se mettent au service de l’environnement. Le Catholic Relief Services (CRS), à travers son programme  »The Change Makers », entend éveiller, conscientiser, responsabiliser et mobiliser les jeunes pour qu’ils deviennent acteurs du changement sur la gestion responsable des déchets. Ce jeudi, des étudiants de l’Université catholique de Madagascar ont suivi une séance de formation sur la gestion des déchets.

    Des intervenants issus des entreprises qui œuvrent dans ce domaine sont venus partager leurs expériences avec ces étudiants. Ceux-ci ont découvert, à l’issue des deux heures de rencontre, le concept de traitement des déchets électroniques de la société Vohitra ou encore des activités de recyclage des déchets de la Société de tri compactage valorisation (SCTV).

     »Notre objectif est de créer des jeunes, “Change Makers” capables et engagés, qui initieront le changement au sein de leur communauté respective. Nous nous attendons par exemple à la naissance de start-up pour la gestion des déchets et d’autres initiatives de réduction, de réutilisation et de recyclage durables dans tous les arrondissements d’Antananarivo », explique Rado Ravonjiarivelo, Environmental Compliance Program Manager au sein de CRS Madagascar.

    D’autres sessions de renforcement des capacités des jeunes sont encore au programme. Une journée collective, qui réunira tous les jeunes souhaitant faire partie du mouvement, est prévue ce 3 juin, toujours à Ambatoroka.

  • RUGBY – Les Makis dames écrasent les XV Camerounaises pour leur deuxième matchs au « Rugby women’s cup »

    RUGBY – Les Makis dames écrasent les XV Camerounaises pour leur deuxième matchs au « Rugby women’s cup »

    Antananarivo, 24 Mai, 17h45 – Une victoire très importante. Les Makis dames ont terrassé les XV Camerounaises pour leur deuxième match à la Coupe d’Afrique des nations 2023. La sélection malgache a battu l’équipe nationale camerounaise sur un score de 30 à 10 au stade Makis Andohatapenaka, ce mercredi.

    Les Makis dames ont dominé leur adversaire tout au long de la rencontre. A la fin de la première mi-temps, les Malgaches étaient déjà devant au score avec un avantage de 15 à 10. Au retour des vestiaires, les Makis ont encore montré leur envie de gagner ce match et d’obtenir le point du bonus offensif.

    Durant la deuxième mi-temps, elles ont encore augmenté le rythme du match, en ne laissant aucune seconde perdue. Claudia Rasoarimalala, Zouanah Fanantenana et leurs coéquipières, très en jambes ce mercredi, ont encore marqué 15 points, en ne laissant aucun point aux Camerounaises. En tout, les Makis dames ont marqué cinq essais dont un transformé et un coup de pied de pénalité contre deux essais pour leur adversaire.

    Madagascar se trouve donc à la deuxième place du classement provisoire après cette large victoire face au Cameroun et en empochant un point de plus pour le bonus offensif. L’Afrique du Sud, futur adversaire de l’équipe nationale malgache est déjà assurée de disputer un Mondial, en battant le Kenya 48 à 0. Ce dernier est provisoirement troisième et jouera contre le Cameroun durant la dernière journée.

    Afin de se placer parmi les deux premières places de cette CAN 2023, Madagascar doit battre l’Afrique du Sud. Un match qui ne sera pas facile pour les Malgaches. Mais, Claudia Rasoarimalala, capitaine de cette sélection malgache de rugby à XV féminine est optimiste. «Nous sommes prêtes pour obtenir une victoire face à l’Afrique du Sud», déclare-t-elle en fin de match au micro de Rugby Afrique.

  • SCRUTIN – Le gouvernement tente de rassurer l’opinion sur la tenue de la présidentielle

    SCRUTIN – Le gouvernement tente de rassurer l’opinion sur la tenue de la présidentielle

    Antananarivo, 24 Mai, 17h45 – Le gouvernement précise sa position sur la présidentielle. Le Premier ministre Christian Ntsay réaffirme l’intention de l’Exécutif de tenir la course à la magistrature suprême avec la loi électorale en vigueur malgré l’appel de l’opposition et celui des membres de la société civile à la retoucher. « Le gouvernement ne projette pas de rectifier la loi électorale quelques mois avant la présentielle », affirme-t-il en marge de la présentation du rapport d’activités de son équipe à l’Assemblée nationale à Tsimbazaza ce mercredi matin.

    Le chef du gouvernement soutient que de telles modifications engendrent de nombreuses conséquences. « C’est délicat (…) On serait obligé de retoucher plusieurs éléments (…) Ce n’est pas bon de le faire à quelques mois des élections », argumente-t-il.

    Christian Ntsay répond également sur la position du gouvernement de ne pas prendre le décret de convocation des électeurs en ce moment. Il rappelle le délai d’au 90 jours, au plus tard, avant la date du scrutin, exigé par la loi, pour prendre un tel décret pour souligner que l’Exécutif reste dans les temps par rapport à la proposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de tenir le premier tour de la présidentielle le 9 Novembre.

    Le chef du gouvernement assure ainsi la volonté de l’Exécutif d’aller aux urnes même si certains points restent à préciser. Il n’annonce pas le budget final alloué à l’organisation de la consultation populaire. Il souligne une réflexion menée par rapport au budget prévisionnel soumis par la Ceni pour préparer le scrutin. « Nous partons d’une réalité. Nous avons organisé des élections en 2018, en 2019 et en 2020. Nous ne partons pas de rien. Le gouvernement discute avec la Ceni pour confectionner le budget afin de tenir la présidentielle », avance-t-il.

    Christian Ntsay indique en même temps l’existence de l’évaluation réalisée par l’Organisation des nations unies récemment. «Elle fait part de son intention d’aider la CENI dans la préparation et dans l’organisation des élections», informe-t-il.

    Dans un communiqué du 23 mai, une cinquantaine de membres des Organisations de la société civile se posent des questions sur la tenue d’un scrutin pouvant conduire à une alternance douce. Tout comme l’opposition, ils réclament la retouche de la loi électorale et des informations précises sur le budget alloué à l’organisation du scrutin. Ils s’adressent à la CENI pour la publication des détails du budget proposé par cette dernière pour la tenue de la présidentielle, tout comme le minimum requis « pour une élection crédible ».

    Isabelle Delattre Burger, ambassadeur de l’Union européenne avait partagé à la presse un budget prévisionnel de 143 milliards d’ariary soumis par la CENI pour la tenue de la présidentielle, le 8 Mai. « Le Premier ministre avait indiqué que [ledit budget] devait sans doute être revu à la baisse mais que normalement le gouvernement devrait être mesure de financer les élections », relaie-t-elle, rapportant la réponse du chef du gouvernement à sa question sur le sujet.

    « Dans la loi de finances il y a actuellement 40 milliards d’ariary qui sont prévus. Même si le budget est revu à la baisse, mettons même de moitié, il restera toujours du déficit à combler », ajoute la diplomate. Elle note toutefois la disposition de l’Union européenne à participer à un panier commun, en cas de constitution de celui-ci, tout en prévenant que cette participation sera « marginale » par rapport à 2018. « Nous sommes prêts à contribuer, dans la mesure du possible, si la communauté internationale a les moyens un peu logistiques et aussi politiques, de le faire dans le cadre d’un panier ».

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Reprise attendue des activités de la ligne ferroviaire Fianarantsoa Côte-Est après Pentecôte

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Reprise attendue des activités de la ligne ferroviaire Fianarantsoa Côte-Est après Pentecôte

    Antananarivo, 24 Mai, 16h17 – La ligne ferroviaire Fianarantsoa Côte-Est (FCE) devrait bientôt revenir sur les rails. Pour marquer cette reprise, le train assurera d’abord le tronçon de trajet Fianarantsoa – Manampatrana. Un premier voyage inaugural de ce retour de la ligne, par le Président Andry Rajoelina, aura lieu ce vendredi, lors de son déplacement à Fianarantsoa.

    ⭕ »Après Pentecôte, la ligne FCE reprendra, avec des voyages réguliers, entre Fianarantsoa et Manapatrana. Nous allons alterner transport des marchandises et des voyageurs », indique Privat Andriamiarantsoa, président du comité de redressement de la ligne FCE. Selon ce dernier, la reprise complète du trafic pourrait avoir lieu en juin. « Le drainage des voies ferrées se poursuit et atteint déjà Manakara », ajoute ce responsable.

    ⭕La reprise de cette ligne est une bonne nouvelle pour les habitants et l’économie de ces localités. Avec l’arrêt de la ligne FCE, c’est tout le quotidien de la population qui a été pénalisé notamment sur les axes desservis par la ligne. “Les opérateurs ne viennent pas chez nous pour acheter les produits », témoigne Charles Manamirija Randrianjanahary, un habitant d’Ikongo, regrettant que les produits agricoles de la localité pourrissent sur place. Les produits provenant des autres localités ont, pour leur part, connu une hausse importante des prix. « Depuis que la ligne a été suspendue, le ravitaillement en PPN et en médicaments est difficile”, ajoute-t-il.

    ⭕Le ministre Valéry Ramonjavelo a inscrit le dossier FCE parmi ses priorités. Il a annoncé dès sa prise de fonction la reprise des activités de cette ligne avant le mois d’août.

  • ELECTION – La société civile réfute toute idée de transition

    ELECTION – La société civile réfute toute idée de transition

    Antananarivo, 24 Mai, 9h06 – « Madagascar doit avoir un président élu début 2024 ». La revendication émane d’un collectif regroupant plusieurs organisations de la société civile à l’instar de Rohy, de Safidy ou de Transparency International dans une double déclaration adressée à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante ( Ceni) et de l’Assemblée nationale mardi. Pour la plateforme, “une transition qui n’est pas issue d’un vote démocratique est inacceptable”.
    ⭕Pour ces organisations de la société civile, une transition est “une violation de la constitution et est contre toutes les dispositions légales”. La plateforme demande ainsi à toutes les institutions de s’y opposer et de se poser en exemple dans le respect de la loi.
    Afin de garantir la tenue des élections en fin d’année comme prévu, la société civile demande entre autres à l’Assemblée nationale de garantir l’octroi d’un budget suffisant à la CENI pour l’organisation des scrutins. “C’est la responsabilité de l’Assemblée nationale de voter le budget de l’Etat, on invite ainsi la Chambre basse à inciter l’exécutif à corriger le budget actuel pour que celui-ci réponde aux besoins de l’organisation des élections”.
    ⭕La société civile réitère aussi une énième fois sa demande concernant la révision du code électoral. Pour elle, la Ceni a fait un grand pas en réunissant tous les acteurs concernés le 24 mars dernier. Une réunion à l’issue de laquelle la majorité des acteurs se sont dits convaincus que la loi électorale avait besoin d’amélioration et demandent ainsi à l’Assemblée nationale de prendre ses responsabilités. “En tant qu’organe législatif, l’Assemblée nationale a la lourde tâche de proposer et voter des améliorations afin de garantir des élections justes et propres”, suggère la plateforme.
    ⭕Le financement des élections reste pour le moment dans le flou. La Ceni avait déjà annoncé un budget de 140 milliards d’ariary pour les élections alors que seuls 40 milliards sont inscrits dans la loi de finances initiale de 2023. Lors d’une rencontre avec l’Union européenne, le gouvernement aurait déjà indiqué que le budget demandé par la Ceni devrait être revu à la baisse.
    ⭕Pour l’instant, ni le projet de loi de finances rectificative ni le budget de la Ceni qui y sera inscrit ne sont pas encore disponibles. Il faut encore attendre la décision du gouvernement sur le sujet, avait indiqué le grand argentier la semaine dernière en marge d’une signature à Antaninarenina. Le projet de loi de finances rectificative n’est pas encore passé en Conseil des ministres et n’est donc pas encore à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale actuellement en session ordinaire.
    Photo : Mouvement Rohy