Catégorie : Actualité

  • PRODUITS PETROLIERS – 29 jours d’autonomie en gasoil pour Antananarivo avec les 16 047 millions de litres stockés dans ses dépôts

    PRODUITS PETROLIERS – 29 jours d’autonomie en gasoil pour Antananarivo avec les 16 047 millions de litres stockés dans ses dépôts

    Antananarivo, 23 Mai, 10h00 – L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) écarte toute éventualité de pénurie. L’organe de régulation du secteur pétrolier aval rassure que « les stocks disponibles dans les dépôts dans toute l’île sont suffisants pour faire face à la demande dans chaque circonscription pétrolière ». Antananarivo dispose par exemple de 16 047 millions de litres de gasoil (GO) qui lui assurera une autonomie de 29 jours en ce produit pétrolier et de 3 101 millions de litres de supercarburant (SC) pour 15 jours d’autonomie.

    ⭕Il s’agit de la situation de stock publiée par l’OMH, lundi soir. Les stocks disponibles sont également amplement suffisants pour d’autres villes de Madagascar que cet organe a également cité comme exemple. Antsirabe a une autonomie de 35 jours en gasoil et 26 jours en supercarburant. Fianarantsoa dispose d’un stock de 30 jours de gasoil et de 22 jours de supercarburant. Les dépôts côtiers sont également approvisionnés régulièrement par les caboteurs et barges habituels, rassure l’OMH.

    ⭕Alors que ces stocks permettront encore donc de couvrir plusieurs jours en produits pétroliers, l’OMH annonce déjà l’arrivée du prochain tanker qui livrera les commandes en carburants du pays. Ce bateau est prévu les livrer vers la fin de ce mois de mai ou au début du mois de juin. L’Office des hydrocarbures compte également suivre de près la chaîne d’approvisionnement du pays en collaboration avec les opérateurs pétroliers, rassure-t-il.

  • ACCES A L’ELECRICITE – Les premiers branchements « mora » effectués cette semaine

    ACCES A L’ELECRICITE – Les premiers branchements « mora » effectués cette semaine

    Antananarivo, 23 Mai, 6h05 – L’opération peut démarrer. L’arrivée de 5 000 compteurs prépayés permet à la Jirama de procéder dès cette semaine aux branchements « mora ». Les agents de la société d’Etat procèderont, dans un premier temps, au raccordement des foyers de la Capitale qui se sont inscrits à ce projet et qui ont déjà payé le devis requis. L’opération se poursuivra ensuite dans les autres régions de la Grande île, étant donné que ce projet vise 200 000 branchements, comme l’a rappelé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, ce lundi.

     

    La Jirama avait indiqué avoir déjà contacté les foyers bénéficiaires de ce projet pour les inviter à payer le devis des travaux de branchement. Ils devraient payer pour l’ensemble des opérations 30 000 ariary. Cette somme inclut le devis pour l’octroi du compteur avec 10kWh de crédit d’électricité prépayé. Ils auront également le kit branchement, comprenant 30 mètres de câbles d’alimentation, une lampe LED, des prises pour connecter un poste téléviseur et autres appareils à faible voltage.

     

    La Jirama explique qu’une fois le crédit épuisé, le frais du réabonnement mensuel est fixé à 9 500 ariary. Le client paiera ainsi son droit d’abonnement et aura de nouveau 10kWh de crédit d’électricité.

     

    Le ministre Solo Andriamanampisoa rappelle que ce projet est surtout conçu pour les foyers vulnérables. L’Etat a donc facilité son accès. « Il n’est pas nécessaire de disposer d’un permis de construire pour pouvoir en bénéficier. Il suffit que les ménages soient certifiés par le Fokontany comme y étant légalement inscrits », explique-t-il. Il indique que 20 000 compteurs vont être livrés d’ici trois mois pour la poursuite de ce projet de branchements « mora ».

     

    Photo : Jirama

  • DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    Antananarivo, 22 Mai, 14h25 – 837,38 millions de dollars. C’est le montant total des 15 conventions de prêts que l’Etat malgache a conclu durant l’année 2022. Il s’agit de chiffres rapportés dans le dernier Bulletin statistique de la dette (BSD) publié par la direction générale du Trésor (DGT).

    ⭕Parmi ces conventions figurent celles qui ont été conclues entre le gouvernement malgache et ses partenaires financiers entre septembre et décembre 2022. Il s’agit notamment de la convention de prêts à hauteur de 100 millions de dollars avec la Banque mondiale pour le financement du Projet de développement durable du secteur routier (PDDR) ainsi que de la convention de prêts de 42,9 millions de dollars conclue avec l’Agence française de développement pour le Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2).

    ⭕Ce bulletin de la DGT rapporte par ailleurs que le stock de la dette publique a été de 5 444,7 millions de dollars soit 24 176,6 milliards d’ariary à fin décembre 2022. Il était composé à 83,9% de dette extérieure et de 16,1% de dette intérieure.

    ⭕Concernant cette dette extérieure qui a été donc de 20 273 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière, l’encours est constitué de 66,7% de dette envers les organisations multilatérales, 15,5% de dette envers les créanciers bilatéraux, 12,4% envers les institutions financières et 0,7% envers les banques commerciales. Les 4,6% restants représenteraient des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers.

    ⭕Pour ce qui est de la dette intérieure, l’encours total à fin décembre 2022 s’élève à 3 903,63 milliards d’ariary. Elle est constituée à 76% par les titres d’emprunt intérieur, par les dettes envers la Banque centrale de Madagascar qui constituent 23% et 1% par les dettes envers des sociétés.

  • GASTRONOMIE – Des mets turcs à déguster au Radisson Blu Water Front dans le cadre de la semaine culinaire Turque

    GASTRONOMIE – Des mets turcs à déguster au Radisson Blu Water Front dans le cadre de la semaine culinaire Turque

    Antananarivo, 22 Mai, 7h45 – C’est parti pour la deuxième édition de la semaine culinaire turque à Madagascar. Du 21 au 27 mai, ceux qui souhaitent découvrir les saveurs de la Turquie pourront se faire plaisir en dégustant des mets turcs au déjeuner et au diner au Radisson Blu à Ambodivona. « Il y aura bien plus que des Kebab », confie Ishak Ebrar Çubukçu, ambassadeur de la Turquie à Madagascar lors de la cérémonie de lancement de la manifestation qui s’est tenue à la résidence de la Turquie.

     

    Cette année, les saveurs et spécialités de la région d’Antakya « dont l’art de la table est mondialement connu » sont à l’honneur. Cette région a fait la une des journaux en début d’année suite aux séismes qui l’ont sévèrement affectée. Là bas, « les saveurs sont imprégnées par les traditions imposées par son environnement géographique, historique et culturel et ont inspiré les traditions du pays de la Méditerranée et du Moyen orient en général », explique le diplomate turc. Tout un programme.

     

    La semaine culinaire turque est célébrée dans les 260 représentations extérieures de la Turquie dans le monde tous les ans. Son objectif est entre autres de promouvoir la cuisine turque. « L’art de la cuisine est un moyen efficace pour affirmer une identité culturelle nationale », poursuit le diplomate. « C’est aussi un vecteur de partage et de convivialité et cet aspect est commun à toutes les civilisations du monde », conclut-il.

     

  • SPORTS – Les disciplines des Jeux des îles réduites à 17

    SPORTS – Les disciplines des Jeux des îles réduites à 17

    Antananarivo, 21 Mai, 22h30 – Exit les disciplines qui devaient se jouer en mer ou en bord de mer. Le Conseil international des Jeux (CIJ) décide ce jeudi de ne faire jouer que 17 disciplines au lieu des 23 initialement proposées par le Comité olympique malgache. Le beach soccer et le beach volley qui étaient prévus se jouer à Mahajanga, ainsi que la voile qui devait se tenir à Sainte Marie et le surf qui devait se concourir à Tolagnaro n’ont finalement pas été retenus lors de l’ultime réunion de décision du CIJ avec le Comité d’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien (Coji).

     

    Sur les six nouvelles disciplines qui devaient également faire leur entrée lors des Jeux de Madagascar, seul le basket-ball 3×3 est retenu. L’équitation, le kick-boxing, le tir à l’arc, le surf et le beach soccer devront encore attendre avant de faire partie des Jeux. Quelques épreuves féminines, comme le football féminin ou encore la boxe féminine, proposées lors de la réunion de décembre, ne sont pas non plus retenues.

     

    Puis, il y a les épreuves qui ont déjà été au programme lors de certaines éditions précédentes mais qui, cette fois-ci, ne seront pas jouées. Tel est, par exemple, le cas du beach-volley, qui a fait son entrée aux Jeux de Maurice de 2019 mais qui n’est pas retenu pour 2023. Le rugby à 15 n’est plus prévu non plus même si les amoureux du rugby auront la possibilité d’apprécier le rugby à 7 comme cela a été le cas en 2019. Le tae kwon do qui avait à nouveau été pressenti après n’avoir fait qu’une apparition lors de l’édition 2007 de Madagascar n’est pas non plus retenu.

     

    Les disciplines classiques, elles, seront bien au programme : l’athlétisme et son volet handisport, le badminton, le basketball qui se jouera à 5 et à 3, la boxe mais uniquement avec les hommes, le cyclisme, le football masculin, l’haltérophilie, le judo, la natation et la para-natation, le tennis, le tennis de table et le volley-ball. Le handball qui n’a été joué qu’en 1998 et en 2015 lors des Jeux de La Réunion a également été retenu. Tout comme la pétanque, discipline de prédilection des Malgaches et uniquement jouée lors des Jeux de Madagascar en 1990 et en 2007. Le karaté, présent en 1998 à La Réunion et en 2007 à Madagascar, ainsi que la lutte, en tournoi à Madagascar en 1990 et en 2007 puis à La Réunion en 1998, sont également de la partie. Le rugby à sept, joué en 2019 est aussi retenu pour 2023.

     

    Antonio Gopal, président du CIJ avait indiqué, lors de la présentation de l’hymne et du logo que cette décision de réduire les disciplines en compétition a été prise pour des raisons logistiques, le CIJ ayant constaté un ralentissement des travaux sur les infrastructures. « 23 disciplines, c’est très nombreux pour des Jeux des îles », a avoué vendredi le Seychellois lors de la cérémonie de de présentation du logo et de l’hymne des Jeux à Ivato.

     

    De fait, l’ensemble des compétitions sera organisé dans la Capitale malgache. Des épreuves avaient été prévues se jouer à Mahajanga, à Toamasina, à Nosy Be et à Sainte Marie, mais celles-ci ont été, soit supprimées, soit relocalisées.

     

    Bien que la liste des disciplines ait été drastiquement revue à la baisse, leur nombre bat encore le record des disciplines pratiquées aux Jeux des îles. Ce record est détenu par les Jeux de La Réunion de 1998 avec 16 épreuves, suivi des Jeux de Madagascar de 2007 avec 15 épreuves. Un volet Jeunesse est également prévu pour 2023.

     

     

  • PARITE – Un score de 69,4 sur 100 pour Madagascar en matière d’égalité juridique entre les sexes, dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit » 2023

    PARITE – Un score de 69,4 sur 100 pour Madagascar en matière d’égalité juridique entre les sexes, dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit » 2023

    Antananarivo, 21 Mai, 11h30 – 69,4 sur 100. C’est le score global obtenu par Madagascar en matière d’égalité juridique entre les sexes, indiqué dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit » (WBL) 2023 de la Banque mondiale. Ce score global est inférieur à la moyenne régionale de 72,6 sur 100 de l’Afrique subsaharienne ; un groupe dans lequel des pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon ont obtenu le score maximum de 95 sur 100.

     

    La WBL est un rapport qui présente un indice couvrant 190 économies et structuré autour du cycle de vie d’une femme active. Il passe au crible les lois et règlements dans huit domaines qui influent sur la participation des femmes à la vie économique, à savoir la mobilité, le travail, la rémunération, le mariage, la parentalité, l’entrepreneuriat, les actifs et la retraite.

     

    La Banque mondiale explique que 35 questions ont été notées pour ces huit indicateurs. Les scores globaux avaient ensuite été calculés en prenant la moyenne de chaque indicateur. Les données, arrêtées au 1er octobre 2022, pour Madagascar se réfèrent aux lois et règlements applicables à Antananarivo, la principale ville d’affaires du pays. Mais des règles différentes pouvaient s’appliquer dans d’autres juridictions.

     

    Parmi les points forts de Madagascar figurent les lois affectant la décision des femmes de travailler et celles affectant le montant de la pension d’une femme. Le pays y a obtenu des bons scores. Des améliorations doivent cependant être apportées dans d’autres domaines. Des réformes visant à améliorer l’égalité juridique pour les femmes peuvent être envisagées, selon ce rapport.

     

    Ces réformes devraient être menées face aux contraintes liées à la liberté de circulation, les contraintes liées au mariage, à la création et à la gestion d‘une entreprise par les femmes et les différences entre les sexes en matière de propriété et d’héritage. Il y a également les réformes à mener par rapport aux lois affectant le salaire des femmes ou aux lois affectant le travail des femmes après avoir eu des enfants.

     

    La Banque mondiale prend l’indicateur mesurant les lois affectant la rémunération des femmes comme exemple. C’est d’ailleurs sur cet indicateur que Madagascar a eu l’un des scores les plus faibles. D’après cette institution qui a publié la WBL, le pays pourrait envisager d’imposer une rémunération égale pour un travail de valeur égale, d’autoriser les femmes à occuper des emplois jugés dangereux et un emploi industriel au même titre que les hommes.

     

  • ÉLEVAGE – Un million de ruches modernes à distribuer dans tout Madagascar pour promouvoir la filière apicole

    ÉLEVAGE – Un million de ruches modernes à distribuer dans tout Madagascar pour promouvoir la filière apicole

    Antananarivo, 21 Mai, 10h15 – « Les abeilles sont une richesse et sont nos amis ». Fort de ce slogan, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage entend prioriser la filière apicole. Ses objectifs sont alors, pour commencer, de préserver les abeilles de l’extinction et de pérenniser leur existence. « Sauvons les abeilles à travers une production respectueuse des insectes pollinisateurs », soutient le ministère à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des abeilles.

     

    Dans sa politique de développement de l’apiculture, le ministère prévoir d’installer un site d’élevage de reines d’abeilles, de distribuer un million de ruches modernes dans tout Madagascar, de favoriser l’utilisation de ruches et d’équipements modernes, de former des apiculteurs, et de lutter contre la maladie de la  »varroa ». Pour pérenniser l’existence des abeilles, les apiculteurs sont également appelés à produire du miel biologique. Dans ce sens, le ministère indique que la loi relative à cette production biologique est actuellement en cours d’adoption.

  • EDUCATION – Le Collège Saint Michel fête son 135ème anniversaire

    EDUCATION – Le Collège Saint Michel fête son 135ème anniversaire

    Antananarivo, 21 Mai, 21h15 – La grande famille du Collège Saint Michel en communion ce dimanche pour les 135 ans de cet établissement catholique. L’anniversaire a été marqué par une messe ce dimanche. La célébration a été l’occasion pour les responsables du collège de récompenser la judokate Laura Rasoanaivo dont les récentes performances ont fait la fierté du pays.

     

    « Elle est la seule athlète malgache à atteindre ce niveau. Elle n’est pas une expatriée mais une athlète formée localement, ici », souligne le Père Jean de Dieu Randrianaivo, recteur du collège. La championne d’Afrique est pensionnaire du club de judo de l’Association sportive de Saint Michel (ASSM). « Je suis fière de porter les couleurs de Saint Michel », déclare d’ailleurs la judokate.

     

    Le collège Saint Michel n’est pas seulement un vivier des matières grises de la Grande île mais a permis à de nombreux sportifs de haut niveau d’éclore avec l’ASSM. « Nos judokas vont participer aux Championnats d’Afrique, aux Jeux de la Francophonie et bien évidemment aux Jeux des îles », indique un responsable du club de judo de l’ASSM.

     

    En natation, par exemple, le bassin d’Amparibe fournit une bonne partie des meilleurs nageurs du pays. Outre Holy Antsa Rabejaona par exemple, une jeune prodige du collège a réalisé de très belles performances lors des Championnats de Madagascar. « Marie Ange Praxat Andrianaho figure parmi les nageuses présélectionnées aux prochains Jeux des îles à seulement 13 ans », fait savoir le responsable du club de natation du collège.

     

    Depuis jeudi, c’est la fête à Amparibe. Les jésuites, les anciens du collège, les clubs sportifs, les parents et les éducateurs ont célébré cet anniversaire du collège et aussi les 40 ans de l’établissement technique supérieur (ETS). Il s’agit de l’un des établissements supérieurs du collège et « le premier établissement supérieur privé du pays », rappelle le Père Jean de Dieu Randrianaivo, recteur du collège lors de la messe d’anniversaire de ce dimanche.

     

    Le collège Saint Michel a été fondé 1888 suite à une idée du Père Michel Lanusse de passage à Antananarivo à l’époque. Le nom du collège a été d’ailleurs donné en son honneur. Son éducation est ancrée sur la spiritualité ignatienne appellée « magis », « plus, plus, toujours plus », à l’instar de tous les établissements jésuites.

     

    L’établissement, de la maternelle en M2, compte aujourd’hui plus de 3000 élèves. Parmi les anciens, il compte un certain nombre de hautes personnalités, pour ne citer que les anciens chefs d’Etat Gabriel Ramanantsoa et Didier Ratsiraka.

     

     

  • ART ORATOIRE – L’Université d’Antananarivo dans le carré final du concours de débat inter-universitaire de La Haye après avoir battu l’Université libre de Bruxelles 

    ART ORATOIRE – L’Université d’Antananarivo dans le carré final du concours de débat inter-universitaire de La Haye après avoir battu l’Université libre de Bruxelles 

    Antananarivo, 21 Mai, 12h45 – Victoire encore. L’Université d’Antananarivo emporte son match de quart de finale face à l’Université libre de Bruxelles au concours de débat inter-universitaire de La Haye. A l’issue d’un affrontement verbal de haut niveau, l’équipe d’Ankatso s’impose avec un score de 252 contre 235 et accède comme prévu au carré final de conconcours international.

     

    Le match était serré, selon les spécialistes. Les deux équipes ont débattu sur le thème de la production des supports pédagogiques dans les universités francophones et si oui ou non il fallait se concentrer sur l’environnement et le développement durable dans ces supports. Il s’agit d’un « sujet difficile à aborder », selon Hasina Gaël Rafidison, président de la fédération malgache des clubs d’art oratoire. Mais après avoir fait un grand travail de recherche, les représentants de Madagascar ont su structurer des arguments forts. Du côté de Bruxelles, l’équipe est éloquente, mais l’Université d’Antananarivo s’est très bien battue, et a arraché la victoire.

     

    Avec cette victoire de l’Université d’Antananarivo, qui a été précédée de celle de l’Université catholique de Madagascar, les deux équipes malgaches sont donc en demi-finale. Vu le parcours des deux équipes qui sont jusqu’ici montré invaincues, une finale exclusivement malgach est attendue. Dans le milieu de l’art oratoire, l’espoir est bien là et la confiance est de mise. Hasina Gaël Rafidison organise une levée de fond pour que les champions maogaches aillent dès les demi-finales à La Haye.

  • SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    Antananarivo, 21 Mai, 12h15 – Un classement en amélioration. Le port de Toamasina se trouve au 227ème rang sur 348 dans le classement mondial des ports à conteneurs. Ce classement est établi sur la base du rapport de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CCPI) 2022, mis au point par la Banque mondiale et l’entreprise spécialisée dans l’analyse financière S&P Global market intelligence. Ce rapport été publié le 18 mai 2023.

     

    L’indice CCPI permet selon la Banque mondiale de comparer les performances de ces 348 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité. Ces performances sont mesurées sur la base du temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaison effectué. Il vise également à identifier les lacunes des infrastructures portuaires commerciales et à formuler des recommandations qui profiteraient à tous les acteurs clés du commerce mondial.

     

    Le port de Toamasina a amélioré son classement l’année dernière, puisqu’en 2022, il se trouvait encore 279ème selon l’approche administrative et 280ème selon l’approche statistique de la CCPI 2021. Ce port principal de la Grande île s’est aussi trouvé 10ème port à conteneur de la région d’Afrique subsaharienne en 2022.

     

    Les ports de Djibouti et de Berbera sont les plus performants de cette zone. De nombreux ports de la région pâtissent de la durée excessive des cycles de chargement/déchargement, faisant peser un risque constant de perturbation sur la chaîne logistique, indique le rapport récemment publié.

     

    Les acteurs locaux sont conscients des grands défis que le port de Toamasina doit encore relever, notamment en matière d’infrastructures. Plusieurs points ont été soulevés durant la discussion autour des enjeux et opportunités offertes par son extension au mois d’avril, comme sa capacité d’accueil limitée ne permettant pas aux navires long-courriers de s’y accoster. Cette capacité limitée fait que la plupart des navires long-courriers qui transportent des marchandises conteneurisées pour Madagascar effectue des transbordements au niveau des ports de la Réunion et de Port Louis.

     

    En 2021 par exemple, seulement plus de la moitié des marchandises conteneurisées qui arrivaient au Port Louis étaient pour l’île Maurice. Le reste a été transbordé pour d’autres pays, et 80% des conteneurs transbordés étaient envoyés à Madagascar, avait rapporté un responsable du concessionnaire du Terminal à conteneurs au port de Toamasina. Ce responsable avait exposé que ces transbordements ont un impact sur le coût, puisqu’il y aurait 200 à 300 dollars de plus par conteneur EVP (Equivalent vingt pied) à payer sur le taux de fret entre Maurice et Toamasina.

     

    Le projet d’extension du Port de Toamasina revêt ainsi plusieurs enjeux. Il permettra d’augmenter la productivité portuaire, l’augmentation du nombre des touchées de navire porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, tout comme la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux, ainsi que l’expose le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) Christian Eddy Avellin. Les travaux d’extensions sont prévus être achevés au mois de février 2026. Une nette amélioration du classement du port de Toamasina au niveau mondial est à prévoir.