Catégorie : Actualité

  • INTERVIEW – Patrick Rajoelina rappelle les principes du non-alignement, de l’indépendance et de l’ouverture sur le monde de la diplomatie malgache

    INTERVIEW – Patrick Rajoelina rappelle les principes du non-alignement, de l’indépendance et de l’ouverture sur le monde de la diplomatie malgache

    Antananarivo, 21 Mai, 6h45 – Le bien-être du peuple malgache et les intérêts de Madagascar en priorité. Patrick Rajoelina, conseiller spécial du président de la République et ancien ministre des Affaires étrangères rappelle les raisons d’être de la diplomatie malgache et sa finalité.

     

    Dans une interview parue sur le site Revue politique et parlementaire, il rappelle que Madagascar, dans son « ambition de devenir une nation émergente » travaille « sans cesse à construire un partenariat mutuellement bénéfique avec tous les pays du monde ». « Notre pays, dont les besoins sont immenses, a besoin des expertises et des expériences de tous pour avancer », souligne-t-il, rappelant les propos présidentiels.

     

    Pour « privilégier le bien-être des Malgaches » et pour préserver les intérêts de Madagascar, Patrick Rajoelina martèle que « notre diplomatie est non alignée, indépendante, ouverte sur le monde ». Il rappelle d’ailleurs qu’il s’agit d’une « doctrine séculaire, héritée de nos souverains du XIXème siècle ».

     

    C’est dans la ligne de cette doctrine séculaire que Madagascar fait ses choix diplomatiques et adopte sa posture internationale, indique-t-il. Cette doctrine séculaire amène ainsi la Grande île à avoir des relations diplomatiques avec tous les pays du monde et à vouloir renforcer les échanges avec les pays du Sud, notamment ceux du continent africain, et les grandes nations ou les ensembles géographiques telles que l’Inde, la Turquie, les pays du Golf et l’Asie du Sud.

     

    C’est aussi cette doctrine séculaire qui dicte le choix malgache d’avoir des « accords de coopération militaire avec la France, les Etats-Unis d’Amérique, le Maroc et la Russie ». « Nous n’avons aucune exclusivité », souligne-t-il d’ailleurs, reprenant les mots du général de Gaulle indiquant que « un pays n’a pas d’amis, il n’a que des intérêts ».

     

    Mais au-delà des intérêts, ainsi que des amitiés, Madagascar entend aussi mettre en avant son attachement « au respect des droits humains partout dans le monde ». C’est ainsi que « souhaitant un règlement pacifique du conflit » russo-ukrainien, la Grande île a « accordé sa voix à la résolution intitulée Principe à la base d’une paix globale, juste et durable en Ukraine ».

     

  • TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

    TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

     

    Antananarivo, 20 Mai, 14h25 – Faire du marché unique une réalité. C’est un sujet discuté par le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, en marge de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA). Une occasion pour les ministres membres de cette alliance de se concerter une nouvelle fois sur les manières de travailler et de mutualiser les efforts pour la mise en place de ce marché unique du continent africain, a expliqué le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique du Congo, Léon Juste Ibombo, lors de l’ouverture de ces Assises à Ivandry, vendredi.

    Les infrastructures, étant un des éléments indispensables pour le secteur du numérique, sont parmi les points abordés lors de la réunion de ce Conseil des ministres. Le ministre congolais insiste en effet qu’il faut non seulement une interconnexion mais également une interopérabilité entre les pays africains pour la réussite de ce projet. A celle-ci s’ajoute la nécessité de politique qui va favoriser l’inclusion au niveau des télécommunications du continent africain, a-t-il ajouté.

    Le spécialiste en développement du numérique de la Banque mondiale, Baidy Si a déjà souligné que le financement et l’investissement dans les infrastructures qui assurent la connectivité sont essentiels pour ce projet de marché unique numérique. Il estime aussi que ces investissements doivent s’accompagner de réformes politiques et règlementaires qui créent un environnement sûr et attrayant pour les investisseurs privés. Le continent devra par ailleurs se doter d’une cyber-résilience pour instaurer et garantir le bon fonctionnement de ce marché numérique africain.

    Madagascar s’y est déjà préparé, selon son ministre de Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo. Ce membre du Gouvernement insiste pour sa part sur la nécessité de former la jeunesse, la première richesse du continent africain, sur l’usage du numérique. Il parle notamment de formation sur l’ingénierie informatique, le traitement des données, l’intelligence artificielle ou encore l’expérience client sur lesquels des pays comme Madagascar vont conforter leur présence.

  • INTERNET – Une baisse du coût du gigaoctet de data à 1 dollar attendue avec la libéralisation du secteur telecom

    INTERNET – Une baisse du coût du gigaoctet de data à 1 dollar attendue avec la libéralisation du secteur telecom

    Antananarivo, 20 Mai, 7h45 – Entre 25 et 50% d’économie. Même si Madagascar se place déjà parmi les pays d’Afrique où le prix du data mobile figure parmi les moins chers avec 1,35 dollar pour 1 gigaoctet de données, les usagers devraient voir ce coût réduit avec la libéralisation du secteur des télécommunications. Cette libéralisation permettra de baisser ce coût à 1 dollar par gigaoctet de data à partir de l’année prochaine, indique le ministre en charge des Télécommunications, Tahina Razafidramalo, en marge de l’ouverture de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique, ce vendredi.

     

    Le ministre Tahina Razafindramalo avance cette marge, en tenant compte du temps qu’il faudra aux opérateurs pour les investissements et pour mettre en place leur cahier de charges. L’Etat a également besoin de ce temps pour bien réguler le marché et pour parvenir d’être un bon «gendarme des télécommunications» afin que le partage de la valeur puisse se faire en faveur de la population, a-t-il soutenu.

     

    La libéralisation du secteur des télécommunications décidée par l’Etat, il y a quelques semaines devrait permettre à tous les opérateurs « d’avoir les mêmes armes pour se battre et d’avoir les mêmes avantages pour pouvoir travailler et développer leurs infrastructures », avance le ministre des Télécommunications. Il rappelle que « les autres opérateurs dépendaient auparavant d’un ou de deux opérateurs simplement ». Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque « ces autres opérateurs peuvent désormais investir massivement et ils pourront également avoir leur propre structure de tarification », d’après ses explications.

     

    Ce membre de gouvernement soutient aussi que les autres opérateurs vont pouvoir introduire Internet par les câbles sous-marins à Madagascar et pourront transporter la partie « data » dans les grandes villes. Ces changements vont s’opérer dès cette année et se poursuivra l’année prochaine, lance-t-il.

     

    Dans cette démarche de libéralisation, l’Etat devrait sortir des actes administratifs pour encourager l’investissement dans l’infrastructure numérique et pour rendre les services à large bande plus abordables. Parmi eux, le décret sur les licences et les déclarations introduisant des licences unifiées et mettant fin aux droits exclusifs sur tous les segments de la chaine de valeur. Il y a également le décret sur l’interconnexion et l’accès, qui traite la position dominante et les pratiques anti-concurrentielles. Sans oublier l’arrêté ministériel fixant les plafonds de prix révisés pour le backbone.

     

    L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) devrait pour sa part publier des règles pour un marché concurrentiel. Un décret fixant les redevances de licence et un autre fixant les droits de licence dans le cadre d’un nouveau système d’octroi avait été demandé. Il a par ailleurs été imposé l’utilisation de nouvelles procédures pour l’attribution des fonds gérés par le Fonds pour le développement des technologies de l’information et de la communication (FDTIC).

     

    Et enfin pour assurer la pérennité des principes de concurrence, une nouvelle loi sur les télécommunications devait être soumis au Parlement, suivi des décrets d’applications correspondants.

     

  • JEUX DES ILES – Le nombre des disciplines sportives sera réduit « à 17 ou 18 » au lieu de 23 

    JEUX DES ILES – Le nombre des disciplines sportives sera réduit « à 17 ou 18 » au lieu de 23 

    JEUX DES ILES – Le nombre des disciplines sportives sera réduit « à 17 ou 18 » au lieu de 23

     

    Antananarivo, 20 Mai, 6h00 – Certaines disciplines annoncées pour les Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) à Madagascar ne seront finalement pas de la partie. « Nous allons le [nombre des disciplines] réduire pour pouvoir bien organiser les Jeux », annonce Haja André Resampa, ministre de la Jeunesse et des sports, en marge de la présentation de l’hymne et du logo des onzièmes JIOI qui se dérouleront dans la Grande île du 25 Août au 3 Septembre, vendredi à Ivato.

     

    Antonio Gopal, président du Conseil international des jeux (CIJ), donne quelques explications à cette éventuelle décision. « 23 disciplines c’est beaucoup pour un « Jeux des îles ». Lors de la précédente édition, il n’y en avait que 14. Il est vrai que Madagascar avait déjà organisé des Jeux avec 17 disciplines mais 23 c’est trop », confirme-t-il avant de faire part d’un autre argument. « Il y a aussi le ralentissement de la construction de infrastructures, cela pose aussi des problèmes », avance-t-il.

     

    Le patron du CIJ affirme que les parties engagées dans cette onzième édition sont « convaincues de réduire à 17 ou 18 le disciplines ». « En tant que président, je ne peux vous annoncer [les disciplines retenues ou non retenues] qu’après la validation de tous », affirme-t-il. De son côté Haja André Resampa précise que tout sera décidé « dimanche » à l’issue de la réunion du CIJ.

     

    En Décembre 2022, il avait été question d’organiser des Jeux avec 23 disciplines sportives. Cinq villes avaient été annoncées pour accueillir le rendez-vous à savoir Antananarivo, Toamasina, Mahajanga, Taolagnaro et Nosy Boraha. Outre les disciplines « classiques » comme l’athlétisme, le football, la natation ou encore le basket-ball, il y avait également le surf, le voile, beach volley ou encore le beach soccer dans la liste initiale.

     

    Malgré cela, le CIJ fait part de sa confiance pour la tenue du rendez-vous dans la Grande île. « Nous sommes convaincus que les Jeux vont se tenir à Madagascar. Le président de la République [Andry Rajoelina] nous a invités et il nous a donné sa garantie pour l’organisation des Jeux. Même sans cette garantie, nous savons que Madagascar peut organiser ces Jeux », rassure Antonio Gopal.

     

  • FACILITÉ ÉLARGIE DE CRÉDIT – La décision du conseil d’administration du FMI sur un éventuel décaissement de 32 millions de dollars en faveur de Madagascar attendue au mois de juin

    FACILITÉ ÉLARGIE DE CRÉDIT – La décision du conseil d’administration du FMI sur un éventuel décaissement de 32 millions de dollars en faveur de Madagascar attendue au mois de juin

     

    Antananarivo, 19 Mai, 20h30 – Un accord a été trouvé entre les missionnaires du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont rendus récemment à Madagascar et les autorités malgaches, à l’issue de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit. Le conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods va se pencher sur cet accord au mois de juin. C’est lui qui statuera sur le décaissement ou non du montant d’environ 32 millions de dollars en faveur de Madagascar pour permettre au pays de couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire, communique le FMI ce vendredi.

     

    Dans son rapport de mission, Fréderic Lambert, le chef de délégation du FMI parle de performances mitigées des autorités malgaches par rapport aux cinq objectifs macroéconomiques à atteindre. Il salue les progrès qui se sont poursuivis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles. Fréderic Lambert cite par exemple la finalisation et la publication du manuel des investissements publics par les autorités. Le projet de code minier révisé qui est soumis au Parlement est conforme aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale. Le cadre juridique des marchés publics a été modifié. Ce sont des critères sur lesquelles les autorités malgaches ont eu des points lors de cette quatrième revue du programme sur la FEC.

     

    Au final, trois sur les cinq objectifs qui ont été fixés ont été atteints par les autorités malgaches. Parmi les mauvaises performances figure la faible collecte des taxes douanières pétrolières qui a fait que le critère de solde primaire intérieur a été plus largement dépassé à fin décembre 2022. Frédéric Lambert rapporte également que le plancher des avoirs extérieurs nets de la Banque centrale de Madagascar a été « manqué de peu ».

     

    Les autorités malgaches se sont en tout cas engagées à « revenir à la discipline budgétaire ». Celle-ci est indispensable pour « financer davantage de dépenses propices à la croissance », soutient ce missionnaire du FMI. L’amélioration de l’exécution des dépenses sociales et d’investissements figure également dans leurs engagements. Tout comme le contrôle de la gestion des entreprises publiques comme la Jirama pour réduire les risques budgétaires.

     

  • FOOTBALL – L’Afrique représentée par les premiers des neufs groupes constitués pour la Coupe du monde 2026

    FOOTBALL – L’Afrique représentée par les premiers des neufs groupes constitués pour la Coupe du monde 2026

     

    Antananarivo 16 Mai, 20h30 – La Coupe du monde 2026 est lancée pour l’Afrique. La Confédération africaine de football (CAF) décide de mettre en place neuf poules pour la qualification au Mondial qui se jouera aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. « Les vainqueurs de chaque groupe se qualifieront automatiquement pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 », indique le communiqué de la réunion du Comité exécutif de la CAF du vendredi à Alger.

     

    Outre les neufs pays directement qualifiés, l’Afrique pourra encore placer un autre représentant à la phase finale de la plus prestigieuse compétition de football même si le chemin reste sinueux. « Les quatre meilleurs deuxièmes (des groupes) joueront dans un tournoi de barrage de la CAF. Le vainqueur (tournoi de barrage de la CAF) participera au tournoi de barrage de la FIFA », détaille le communiqué.

     

    Le tirage au sort des qualifications aura lieu le 12 juillet à Cotonou, au Gabon. Selon le calendrier établi, les deux premières journées des éliminatoires se dérouleront les 13 et 21 novembre. Les deux prochaines journées sont programmées pour les 3 et 11 juin 2024 tandis que la neuvième et la dernière journée sont fixées pour les 6 et 14 octobre 2025. Les barrages pour l’Afrique auront lieu les 10 et 18 Novembre de la même année. Le vainqueur disputera un ultime tour avec une autre nation issue d’un autre continent pour le dernier ticket en jeu.

     

    Pour Madagascar, la course contre la montre est engagée dans une atmosphère d’incertitudes. Les Barea ne disposent pas encore de sélectionneur, du moins pour les deux derniers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024. Ils accueilleront pourtant les Black Stars du Ghana le 18 Juin à Madagascar avant la dernière journée en Angola le 4 Septembre.

     

    Sauf changement, la Fédération malgache de football (FMF) ne souhaite pas non plus engager un sélectionneur au-delà de Septembre, date de la fin de son mandat. Elle laisse à la future équipe de la Fédération de désigner celui qui va diriger les Barea pour la campagne de la Coupe du monde qui va débuter en novembre.

     

  • MOBILE MONEY : 639 millions de dollars de transactions effectuées en 2020

    MOBILE MONEY : 639 millions de dollars de transactions effectuées en 2020

    Antananarivo, 19 mai, 16h08 – La société financière internationale (SFI) parle d’un boom de l’argent mobile. Rien qu’entre 2016 et 2020, la valeur des transactions effectuées par téléphone portable a plus que doublé, pour atteindre 639 millions de dollars, rapporte cette institution du groupe de la Banque mondiale dans une publication au mois de février.

    ⭕Dans son diagnostic du secteur privé, la SFI soutient que « la dynamique à Madagascar suit la tendance observée en Afrique subsaharienne, où les gains de l’inclusion financière ont été tirés par l’argent mobile ». Il est d’ailleurs rapporté dans ce document que la demande d’argent mobile n’a cessé d’augmenter avec les trois fournisseurs de mobile money présents dans le pays. Les comptes de leurs abonnés servent principalement à faire des transferts d’argent et à payer les services publics de base comme l’électricité et l’eau.

    ⭕L’expansion des services financiers numériques comme les services d’argent mobile, constitue selon la SFI un nouveau moyen d’assurer l’inclusion financière à Madagascar, en particulier pour les résidents les plus pauvres et mal desservis des zones reculées. Plusieurs contraintes sont toutefois encore à levées pour encourager le développement des services financiers numériques. La SFI parle entre autres dans son diagnostic du cadre juridique et règlementaire, du coût d’entrée sur le marché élevé pour les nouveaux concurrents ou encore de la nécessité de formation en finance et d’un cadre de protection des consommateurs.

  • EGLISE CATHOLIQUE – Le Père Jean Nicolas Rakotojaona nommé évêque auxiliaire de Morondava

    EGLISE CATHOLIQUE – Le Père Jean Nicolas Rakotojaona nommé évêque auxiliaire de Morondava

     

    Antananarivo, 19 Mai, 13h02 – Le Pape vient de nommer un nouvel évêque ce vendredi 19 mai. Il s’agit du Père Jean Nicolas Rakotojaona jusqu’ici recteur du Grand séminaire d ‘Antsirabe. Il occupera le poste d’évêque auxiliaire du diocèse de Morondava. C’est un clergé diocésain d’Antananarivo. Son ordination episcopale est prévue le 2 juillet prochain.

    Le nouvel évêque auxiliaire de Morondava est né le 18 janvier 1973 à Anosy Avaratra et a été ordonné prêtre le 3 août 2002 à Faliarivo Ambanidia. Il a poursuivi ses études à l’Université catholique de Madagascar et à l’Université de Fribourg, où il a respectivement obtenu une maîtrise en Philosophie et un doctorat en Théologie.

    Après son ordination, le Père Jean Nicolas Rakotojaonina a été engagé dans la pastorale paroissiale à Ihazolava, Andohadapenaka, Ambanidia, professeur près de divers séminaires. Depuis 2017, il a été vice-recteur du Grand séminaire d’Antsirabe avant de devenir recteur de ce centre de formation des futurs prêtres de l’archidiocèse d’Antananarivo en 2018.

    Jeudi, lors de la célébration de la messe de l’Ascension, Mgr Fabien Raharilamboniaina, évêque de Morondava a convié les fidèles de son diocèse à se réunir à la salle d’œuvre de la cathédrale de la ville ce vendredi à 13 heures “pour une surprise”. “Une bonne nouvelle pour l’église à Madagascar”, lance-t-il sans donner plus de détails. Et voilà que l’actuel président de la conférence épiscopale de Madagascar (CEM) aura un évêque à ses côtés pour l’aider dans l’évangélisation de ce vaste diocèse.

    A noter que la première évangélisation date de 1918 à 1928 pour la partie nord du diocèse actuel. Elle a été initiée par des Pères Spiritains de Mahajanga suivi par des missionnaires de la Salette ou encore des Jésuites. Le diocèse de Morondava a été érigé le 14 Septembre 1955 par le Pape Pie XII avec les huit autres diocèses de Madagascar comme Ambanja, Antananarivo, Antsiranana, Mahajanaga, Miarinarivo, Toamasina, Fianarantsoa, Tolagnaro. Actuellement, Morondava dispose de deux cathédrales, l’une à Namahora et l’autre à Miandrivazo. La bénédiction de cette co-cathédrale a été effectuée le 1er mai 2022

  • INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    Antananarivo, 19 Mai, 6h50 – Les premières sanctions tombent sur les militaires soupçonnés d’avoir frappé des civils à Avaradoha. Dans une publication sur Facebook, le ministère de la Défense nationale annonce avoir pris « les mesures les plus sévères » à l’encontre de ses hommes dont les images ont été vues sur une vidéo rapportant des coups et des violences faites sur des civils dans la rue. « Celles-ci ont conduit à leur renvoi de l’Armée », poursuit le communiqué du ministère sa qui indique que « l’Armée ne protège pas et n’éduque pas des malfaiteurs ».

     

    Avec cette mesure, le ministère de la Défense nationale entend montrer « un exemple » de sévérité à « ceux qui seraient tentés de déshonorer l’Armée et ses valeurs » à travers leur geste et leur comportement au sein de la société. Le renvoi n’est d’ailleurs pas la seule sanction prise à l’encontre des concernés. A en croire la publication du ministère, ceux-ci ont tout de suite été « livrés aux gendarmes ». Des enquêtes seront ainsi menées avant qu’ils ne soient traduits en justice.

     

    La vidéo montrant les actes d’agression perpétré par ces soldats ont fait le tour des réseaux sociaux jeudi. La vidéo montre des hommes en treillis frappant avec véhémence des civils dont un allongé au sol. Si l’on en croit la publication d’Ampahibe, les suspects n’étaient pas de service au moment des faits qui leur sont reprochés. « Ils sont d’ailleurs encore en cours de service national », poursuit le communiqué.

     

    Suite à la fuite de la vidéo, les habitants d’Avaradoha ont manifesté dans la rue jeudi dans la soirée. Ils ont brandi des pancartes qui dénoncent les violences perpétrées à l’encontre des membres de leur communauté. Dans son message, le ministère présente ses « excuses aux victimes et à leurs familles ».

     

  • ART ORATOIRE – L’Université catholique de Madagascar va en demi-finale du concours de débat inter-universitaire de La Haye

    ART ORATOIRE – L’Université catholique de Madagascar va en demi-finale du concours de débat inter-universitaire de La Haye

    Antananarivo, 19 Mai, 6h05 – Un match serré. 21 points ont séparé l’Université catholique de Madagascar de l’Université de Tours au quart de finale du concours interuniversitaire de débats de La Haye. Face au tenant du titre, l’équipe d’Ambatoroka est sortie victorieuse avec un score de 261 à 240. Cette courte victoire lui permet d’aller en demi-finale où elle va affronter l’Université de Tahiti.

     

    Hasina Gaël Rafidison, président de la fédération malgache des clubs d’art oratoire, reconnaît que la confrontation avec l’Université de Tours a été difficile. Des trois membres du jury, un seul a octroyé un écart de plus de 10 points à l’Université catholique de Madagascar. Un autre lui a même donné des points inférieurs à ceux de de son adversaire. La joute n’a pas été évidente mais cela n’a pas empêché l’équipe ucémienne d’accéder au carré final.

     

    En attendant les résultats de l’équipe de l’Université d’Antananarivo, Hasina Gaël Rafidison reste confiant pour les équipes malgaches. L’objectif, déclare-t-il, c’est d’avoir deux équipes malgaches en finale. Un cas de figure qui n’est pas à exclure vu le parcours des deux équipes qui jusqu’à présent ont réalisé un sans faute.