Catégorie : Actualité

  • TRANSPORT MARITIME – Le coût des transbordements des marchandises conteneurisées auprès d’autres ports avant leur acheminement au port de Toamasina estimé entre 200 à 300 dollars par conteneurs EVP

    TRANSPORT MARITIME – Le coût des transbordements des marchandises conteneurisées auprès d’autres ports avant leur acheminement au port de Toamasina estimé entre 200 à 300 dollars par conteneurs EVP

    Antananarivo, 12 Avril, 17h05 – La majeure partie des marchandises à destination du Port de Toamasina passe d’abord par d’autres ports, notamment de la région Océan Indien, avant de débarquer sur la Grande île. « Les transbordements sont incontournables, compte tenu de la capacité encore très limitée du port principal de Madagascar », explique le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Christian Eddy Avellin. Cette voie pour faire transiter les marchandises pénalise toutefois les opérateurs, comme il a été exposé lors d’une discussion autour des enjeux et opportunités offertes par l’extension de ce port malgache, la semaine dernière.

    Comme la capacité d’accueil du port de Toamasina est encore limitée, les navires long-courriers ne peuvent pas y accoster. Ce port de la Côte Est de la Grande île a un problème d’infrastructures, expose, de son côté, le directeur de développement du Madagascar international container terminal services Ltd (MICTSL), Michael Ratrimo. La longueur du quai de Toamasina n’est que 287 mètres alors que celle du port de La Réunion est de 640 mètres et celle de Port Louis à 800 mètres. Le Port de Toamasina a également un souci avec son tirant d’eau, dont le niveau est moins élevé de ceux de ces autres ports de l’océan Indien.

    La plupart des navires long-courriers qui transportent des marchandises conteneurisées pour Madagascar effectue ainsi des transbordements, au niveau de ces deux ports entre autres. En 2021 par exemple, seuls plus de la moitié des marchandises conteneurisées qui arrivaient au Port Louis étaient pour l’île Maurice. Le reste a été transbordé pour d’autres pays, et 80% des conteneurs transbordés étaient envoyés à Madagascar, rapporte ce responsable du concessionnaire du Teminal à conteneurs au port de Toamasina.

    Ces transbordements conduisent au rallongement du transit time. Les conteneurs sont bloqués durant une semaine voire plus au niveau de ces ports de transbordement. Ce responsable du MICTSL trouve désolant que les opérateurs doivent parfois attendre jusqu’à trois semaines pour qu’un conteneur qui part de Durban arrive à Toamasina alors que la distance n’est que de trois jours de mer normalement. Ce qui a un impact sur le coût, puisqu’il y aurait 200 à 300 dollars de plus par conteneur EVP (Equivalent vingt pied) à payer sur le taux de fret entre Maurice et Toamasina. Ce montant aurait dû être économisé par les opérateurs s’il n’y avait pas transbordement, poursuit encore Michael Ratrimo.

    D’où en tout cas l’intérêt du projet d’extension du port de Toamasina, qui une fois achevé présente plusieurs avantages, soutient le directeur général de la SPAT, Christian Eddy Avellin. Il parle par exemple de l’augmentation de la productivité portuaire, de l’augmentation du nombre des touchers de navires porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, ou encore la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux.

    La première phase de ce projet d’extension qui consiste au remblayage de 10ha sur le récif Hastie et la confection de plus de 3 400 pièces de bloc de béton Dolos est déjà achevée à 100% indique-t-il. Pour la deuxième phase du projet, le directeur général de la SPAT avance qu’une première portion du quai à conteneur est prévue être achevée vers la fin de cette année. Une première portion du terminal à conteneurs devra également être achevée au mois de juillet de cette année et pourra être exploitée. Christian Eddy Avellin rappelle par ailleurs que tous les travaux d’extension du port de Toamasina devront être achevés au mois de février 2026.

  • COMMERCE EXTERIEUR – Le droit de sortie des ressources minières maintenu sauf pour les contrats signés avant la promulgation de la loi de finances 2023

    COMMERCE EXTERIEUR – Le droit de sortie des ressources minières maintenu sauf pour les contrats signés avant la promulgation de la loi de finances 2023

    La loi de finance 2023 a mis en place une disposition du droit de sortie pour les ressources naturelles non renouvelables, à hauteur de 15 à 20%. Une mesure qui avait levé un tollé auprès des exportateurs miniers. La mesure est cependant salutaire selon Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la Douane, au vu du faible taux de redevances perçues par l’Etat en termes d’exportation de produits miniers. Après plusieurs tables rondes entre les différentes parties prenantes une clause transitoire a été adoptée et actuellement l’exportation minière reprend normalement à en croire le directeur général de la Douane malgache.
  • EDUCATION – Quatre bâtiments scolaires anticycloniques inaugurés à Ikongo 

    EDUCATION – Quatre bâtiments scolaires anticycloniques inaugurés à Ikongo 

     

    Antananarivo, 12 Avril, 7h20 – Des infrastructures plus résistantes. Le district d’Ikongo a bénéficié de quatre bâtiments scolaires anticycloniques de l’organisation internationale du travail (OIT) dans le cadre du projet réponse aux cyclones. Ces nouvelles infrastructures sont implantées à Antavolo, Amboangisay, Vohitsivalana et Ambahimarana.

     

    A en croire Coffi Agossou, directeur du bureau de pays de l’OIT à Madagascar, la construction de ces nouveaux bâtiments « permet de lancer rapidement des actions de réponses urgentes » après le passage des cyclones Emnati et Batsiraï dans la région Fitovinany, en 2022.

     

    Dans son discours, lors de la cérémonie de l’inauguration des deux bâtiments à Antavolo dans la commune Ikongo, le diplomate a indiqué que cette intervention permettra « d’assurer la continuité urgente de l’éducation des élèves qui étaient privés de cours ». Cela permettra également de renforcer la résilience des communautés locales victimes du cyclone Batsiraï par la reconstruction des infrastructures scolaires détruites.

     

    Le ministère de l’Education nationale a fait appel à des partenaires techniques et financiers de Madagascar pour la réhabilitation des salles de classe détruites par les cyclones en 2022. C’est dans ce sens que l’OIT a répondu à l’appel du gouvernement a indiqué Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’éducation nationale.

     

    Au total, 20 bâtiments ont été construits par l’OIT dans la région Atsinanana et Fitovinany. Ces constructions se sont appuyées sur les expériences de cette organisation en matière de réalisation/réhabilitation d’infrastructures scolaires par l’utilisation de l’approche haute intensité de main d’oeuvre (Himo) structurée avec le financement du Royaume de Norvège.

     

  • ENSEIGNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala réitère que tous les enseignants FRAM deviendront des fonctionnaires en 2028

    ENSEIGNEMENT – Marie Michelle Sahondrarimalala réitère que tous les enseignants FRAM deviendront des fonctionnaires en 2028

     

    Antananarivo, 11 Avril, 21h30 – La ministre de l’Education nationale persiste et signe. « Tous les enseignants Fram deviendront des fonctionnaires en 2028 », indique Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre en charge de l’éducation, lors de la cérémonie d’inauguration d’un bâtiment scolaire dans dans le fokontany d’Antavolo, dans la commune d’Ikongo, ce mardi.

     

    Dans son discours, la membre du gouvernement demande à ces enseignants communautaires, payés par les associations de parents d’élèves, de faire preuve de patience. « Vous êtes comme les pasteurs, ils sont patients dans leur métier », poursuit-elle. Durant son passage dans ce district de la région Fitovinany, la ministre de l’Education nationale a livré une centaine de contrats aux enseignants Fram de la localité.

  • JUDO – Laura Rasoanaivo devient numéro un mondial dans la catégorie Junior féminin des moins de 70 kilos

    JUDO – Laura Rasoanaivo devient numéro un mondial dans la catégorie Junior féminin des moins de 70 kilos

    Antananarivo, 11 Avril, 18h55 – Au-dessus c’est le soleil. Laura Rasoanaivo se hisse en tête du classement mondial dans la catégorie Junior des moins de 70 kilos. Dans le classement mis à jour ce mardi, la judokate malgache gagne deux places de plus par rapport à son classement précédent et caracole en tête avec 500 points. Elle détrône l’Allemande Bock Samira qui passe à la deuxième place avec 466 points. La Tchèque Julie Zarybnicka complète le podium.

    “Suis numéro « une » mondial et j’en suis tellement fière”, se réjouit la judokate malgache. “Le chemin n’a pas été facile,quelques doutes, des hauts et des bas, des échecs, mais surtout beaucoup de leçons”, ajoute-t-elle sur son compte Facebook.

    Laura Rasoanaivo enchaîne actuellement les performances. La semaine dernière elle a décroché deux médailles d’or à l’Open d’Afrique de Luanda, en Angola, dans les catégories juniors et seniors des moins de 70 kg. Au mois de mars, elle a déjà remporté trois médailles d’or et une médaille de bronze durant les opens de Tunis et d’Alger.

  • DRAME – Deux individus décèdent à la suite d’une vindicte populaire à Ambatosoratra  Ambatondrazaka

    DRAME – Deux individus décèdent à la suite d’une vindicte populaire à Ambatosoratra Ambatondrazaka

    Antananarivo, 11 Avril, 18h00 – Le sang a coulé à Ambatosoratra, chef-lieu d’une commune à 25 km d’Ambatondrazaka. Deux hommes ont perdu la vie après avoir été lynchés par la foule mardi matin. « « Ils ont été tabassés, lapidés, puis brûlés vifs », raconte une source locale.

    « Il s’agit d’une vindicte populaire. Des gens accusent les deux personnes décédées d’être les responsables de la mort d’un autre individu il y a un mois de cela », indique Timothée Rakotomahandry, préfet d’Ambatondrazaka. Celui-ci est passé sur les lieux du drame après avoir effectué une mission dans la région. Des éléments des forces de l’ordre ont également été aperçus en sa compagnie sur les lieux.

    Les deux victimes avaient été attrapées et emmenées par la foule à la mairie. Le maire, en mission à Ambatondrazaka, avait été absent de la ville au moment des faits. « C’est là que certaines personnes avaient commencé à inciter les autres à procéder à une vindicte populaire », témoigne une source locale. « L’adjoint au maire n’a pas réussi à contenir la foule. Certaines personnes avaient fait sortir les deux hommes suspectés du bureau de la commune avant de passer à l’acte. L’affaire s’apparente à une vengeance », détaille notre interlocuteur.

    Le préfet d’Ambatondrazaka ne souhaite pas encore s’étaler sur l’affaire. « Une enquête a été ouverte. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant », affirme-t-il. « Pour l’instant, la ville reste calme », assure un habitant sur place en fin d’après-midi.

  • Lancement officiel de trois projets d’amélioration du système douanier à Madagascar financé par le gouvernement coréen

    Lancement officiel de trois projets d’amélioration du système douanier à Madagascar financé par le gouvernement coréen

    Antananarivo, 11 Avril, 15h10 – Une coopération bilatérale pour l’amélioration du système douanier à Madagascar. Trois projets du Programme de modernisation de la douane malgache inscrit dans le plan stratégique 2020-2023 ont été lancés officiellement ce lundi à Ankorondrano. Ces trois projets ont été entièrement financés par le gouvernement coréen à hauteur de 20 milliards d’ariary et seront mis en œuvre grâce au partenariat de la douane malgache et de la douane sud-coréenne.

    “Ces trois projets font partie des 31 projets du programme de modernisation de la douane”, indique Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la douane. “Ils ont été validés et seront financés par le gouvernement coréen qui à travers cela ont affirmé leur volonté d’aider la douane malgache”, poursuit-il.

    Le premier projet concerne la modernisation du cadre de gestion des risques. Il s’agit de mettre en place un système de sélectivité automatique et dynamique afin de gérer plus rapidement les flux de marchandises. Cela permettra, entre autres, de détecter et cibler plus facilement les fraudes ou encore d’accélérer le dédouanement des marchandises qui passera de jours en seulement quelques heures.

    Le deuxième projet consiste en la mise en place d’un entrepôt de données (Data Warehouse) pour la douane. Il s’agira non seulement de stocker les données mais aussi de modéliser la façon de les recueillir et les stocker. Dans le cadre de ce projet, des serveurs entièrement dévolus aux besoins de la douane vont être installés. Les données stockées serviront aux besoins de l’administration et de ses partenaires.

    Finalement, le dernier projet consiste à mettre en place un système de gestion des ressources humaines au niveau de la douane. Il s’agira de développer une application afin de gérer automatiquement les données personnelles des agents et ainsi mieux gérer les carrières.

    Toujours selon Ernest Lainkana Zafivanona, la mise en place des différents services dans le cadre de ces trois projets se fera dès cette année. Les systèmes, quant à eux, seront tous opérationnels dès le début de l’année 2024.

  • SCRUTIN – Près de 380 000 anomalies détectées sur la liste électorale arrêtée provisoirement, inscription ouverte jusqu’au 31 mai

    SCRUTIN – Près de 380 000 anomalies détectées sur la liste électorale arrêtée provisoirement, inscription ouverte jusqu’au 31 mai

    Antananarivo, 11 Avril, 14h40 – Près de 400 000 noms provisoirement écartés de la liste électorale. Selon les chiffres publiés ce mardi par la Commission électorale nationale indépendante, sur les 10 069 136 électeurs inscrits, 9 623 662 ont été retenus dans la liste arrêtée provisoirement le 10 avril. 379 161 identités ont contenu des anomalies tandis que 66 000 noms sont revenus au moins deux fois.

    Cette liste apurée des doublons et des anomalies n’est évidemment pas encore définitive. Elle sera rendue au niveau des fokontany pour que les électeurs puissent vérifier si leur nom se trouve bien dans la liste et n’en ont pas été omis, ou si d’autres personnes qui ne devraient pas s’y trouver y sont inscrites.

    A en croire le communiqué de la Ceni, les citoyens ont 20 jours pour effectuer ces vérifications. Les réclamations et les demandes de correction seront reçues jusqu’au 6 mai, précise la Ceni. La liste, elle sera transmise aux fokontany au plus tard ce 16 avril.

    Il reste également possible de demander à s’inscrire pour ceux qui n’ont pas encore pu s’inscrire. « L’inscription sur la liste électorale, elle, est encore ouverte et cela jusqu’au 31 mai”, ajoute la Ceni dans son communiqué. Selon le chronogramme officiel, la liste électorale devrait être définitivement arrêtée le 10 juin.

  • DOUANE – 23 kilos de pierre précieuse saisis à Mahajanga et des armes en provenance de la Réunion saisies à Toliara lundi

    DOUANE – 23 kilos de pierre précieuse saisis à Mahajanga et des armes en provenance de la Réunion saisies à Toliara lundi

    Antananarivo, 11 Avril, 12h55 – Les saisies se multiplient aux frontières de Madagascar. Selon Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la Douane, “23 kilos de pierres précieuses” ont été saisis lundi 10 Avril à Mahajanga. Ces marchandises non déclarées prévues à l’exportation ont été cachées avec des pierres industrielles, selon les explications du numéro un de l’administration douanière.

    A part cela, le DG de la douane rapporte aussi la saisie de “plusieurs armes” sur un vol en provenance de la Réunion à Toliara. Ces armes ont été saisies avec de nombreuses munitions, indique-t-il. Dans les deux cas, les services de la douanes sont encore entrain de collecter d’informations. Des informations qui devraient tomber dans le cours de la journée, explique le service de communication de la douane.

    Ces saisies sont, entre autres, les fruits de la mise en place de la nouvelle direction de la surveillance douanière, précise Ernest Lainkana Zafivanona. Le directeur a été nommé il y a tout juste un mois et le service est actuellement toujours en structuration dans le but de booster la surveillance des côtes malgaches.

    Outre ces différentes prises du week-end pascal, les saisies de drogues au niveau des aéroports et ports se multiplient aussi selon le DG notamment plusieurs kilos de méthamphétamine il y a tout juste deux semaines. “Madagascar est aujourd’hui une plaque tournante de la drogue” précise le DG. Les saisies et les arrestations se multiplient d’où le renforcement de la surveillance douanière

  • Le sénégalais Atou Seck succède à Marie-Chantal Uwanyiligira pour représenter la Banque mondiale à Madagascar

    Le sénégalais Atou Seck succède à Marie-Chantal Uwanyiligira pour représenter la Banque mondiale à Madagascar

     

     

    Antananarivo, 11 Avril, 9h05 – Le mandat de Marie-Chantal Uwanyiligira arrivera bientôt à son terme. Son successeur est déjà connu. Ce sera l’actuel responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin, Atou Seck, qui prendra le relais dans la représentation de l’institution de Bretton Woods à Madagascar, d’après ce qu’a annoncé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, sur sa page Facebook.

    Madagascar sera le troisième pays africain auprès duquel cet économiste sénégalais va représenter la Banque mondiale. Avant d’être responsable des opérations au Bénin, il avait été le représentant résident de cette institution financière à Djibouti.

    Atou Seck s’est par ailleurs consacré à d’autres pays d’Afrique, du Moyen-Orient et du Maghreb, puis à la Région Amérique latine et Caraïbes auparavant. Mais il a particulièrement été chargé du volet éducation dans certains pays, dont en tant qu’économiste spécialisé en éducation au Mali ou encore spécialiste sénior en éducation au Cameroun.

    Atou Seck va ainsi succéder à Marie-Chantal Uwanyiligira, spécialisée dans le domaine du développement. Celle-ci arrivera bientôt au terme de son mandat de responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar qui a débuté en septembre 2019. Marie-Chantal Uwanyiligira s’est surtout illustrée durant son mandat à Madagascar par sa forte implication dans le secteur de l’énergie et du développement humain du pays.

    Crédit Photo : Ministre de l’Economie et des Finances.